Les lois de protection des lanceurs d’alerte dans les Etats membres de l’Union Européenne (carte)

Journalism.cmpf.eui.eu

whistleblowing-mapUne couverture médiatique en progression sur les activités de dénonciation au cours des dernières années a fait prendre conscience aux décideurs de l’Union européenne de l’importance des lois de protection des lanceurs d’alerte. Cependant, très peu de pays disposent déjà d’une législation spécifique sur la dénonciation. Au lieu de cela, les employés et les fonctionnaires de la plupart des États membres doivent se pencher sur les dispositions anti-corruption, professionnelles et pénales pour se protéger contre les représailles de leur employeur.

Les médias ont joué un rôle crucial dans l’évolution de la perception de l’opinion publique sur les dénonciations. Pour les journalistes, la connaissance de la situation spécifique des lanceurs d’alerte dans les différents États membres semble donc cruciale. Leur rôle de canal de communication externe devrait à l’heure actuelle être atténué et remplacé par des systèmes forts et indépendants de dénonciation interne, dans les pouvoirs publics et les entreprises privées, par lesquels les irrégularités peuvent être exprimées de manière sûre et anonyme. Si des dénonciations externes semblent nécessaires dans certains cas, les journalistes doivent veiller à l’anonymat des employés ou des fonctionnaires qui signalent des irrégularités dans leur entreprise ou leur autorité publique. Une protection forte et de grande portée des sources journalistiques peut donc être perçue comme une protection indirecte pour les lanceurs d’alerte.

La carte

Cette carte vise à évaluer la situation actuelle de la protection des lanceurs d’alerte dans les différents États membres, en tenant compte des questions juridiques et sociétales.

Les sujets:

La législation

  • Existe-t-il une législation (en cours) sur la divulgation interne/externe dans le secteur public et/ou privé?
  • Sinon, existe-t-il un certain degré de protection par des dispositions différentes dans différentes lois?

Jurisprudence

  • Les tribunaux (les plus élevés) reconnaissent-ils les droits des lanceurs d’alerte? Existe-t-il des mécanismes d’appel?
  • Y a-t-il une possibilité d’indemnisation pour un préjudice pécuniaire ou émotionnel?
  • La dénonciation interne est-elle faisable dans la pratique (jurisprudence)? Les « employés » ont-ils foi dans la poursuite de la procédure interne sans crainte de représailles possibles, d’atteinte aux affaires de confidentialité ou de sanctions pénales?

Opinion publique

  • Comment l’opinion publique perçoit-elle les dénonciations?

Politique d’entreprise

  • Existe-t-il une législation sur la gouvernance d’entreprise (pour les sociétés cotées et/ou non cotées)? Existe-t-il des systèmes internes de déclaration établis dans les entreprises?

Journalistes

  • La protection des sources journalistiques est-elle protégée dans le pays? Peut-on demander aux journalistes de divulguer leurs sources auprès d’institutions publiques, par exemple la police?

Source: http://journalism.cmpf.eui.eu/maps/whistleblowing/

Carte: cliquer sur chaque pays pour voir les législations existantes

Les Panama Papers ont eu des effets historiques à l’échelle mondiale – et les répercussions continuent

ICIJ, Will Fitzgibbon et Emilia Díaz-Struck, 01/12/2016

L’enquête a produit des mouvements réglementaires à un rythme presque quotidien, des histoires et des appels supplémentaires lancés par des politiciens et des militants pour plus d’action afin de combattre le secret financier à l’étranger

  • Au moins 150 enquêtes, audits ou études sur les révélations des Panama Papers ont été annoncées dans 79 pays à travers le monde
  • Environ 135 milliards de dollars ont été effacés de la valeur de près de 400 entreprises après les Panama Papers
  • Les gouvernements enquêtent sur plus de 6 500 contribuables et entreprises, et ont récupéré au moins 110 millions de dollars jusqu’à présent en impôts impayés ou saisies d’actifs
  • Neuf bureaux de Mossack Fonseca ont fermé leurs portes à travers le monde, et le cabinet d’avocats a été condamné à une amende de près d’un demi-million de dollars

Lire la suite: https://panamapapers.icij.org/20161201-global-impact.html

La déradicalisation terroriste en Arabie Saoudite est en fait un programme de radicalisation secrète, selon un prisonnier de Guantanamo

 Independent, Samuel Osborne, 01/12/2016

« C’est la cause d’un roi. Ce n’est pas un vrai jihad »

guantanamoLe centre de déradicalisation terroriste de l’Arabie Saoudite est en fait un « programme de radicalisation cachée », a prétendu un prisonnier de Guantanamo Bay accusé d’être un fabricant de bombes d’al-Qaïda.

Le prisonnier saoudien Ghassan Abdullah al-Sharbi a déclaré à une commission de libération conditionnelle de Gitmo: « Vous voulez me renvoyer en Arabie Saoudite, parce que vous croyez qu’il y a un programme de déradicalisation en surface, c’est vrai.

Vous avez à 100% raison, il y a un programme de radicalisation important, mais ne vous y trompez pas, en dessous il y a un programme caché de radicalisation. »

Al-Sharbi a fait ces commentaires à la Commission d’examen périodique, qui évalue si les prisonniers de Guantanamo peuvent être libérés, en juin, selon des documents récemment déclassifiés.

Lire la suite: http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/saudi-arabia-terrorist-rehab-secret-hidden-radicalisation-programme-guantanamo-prisoner-claim-a7449191.html

Le documentaire « Project X » sur le bâtiment ultra-secret de la NSA à Manhattan est en ligne gratuitement

Fieldofvision.org, Laura Poitras et Henrik Moltke

Un manuel top-secret emmène les téléspectateurs vers un voyage clandestin à Titanpointe, le site d’un partenariat caché. Raconté par Rami Malek et Michelle Williams, et basé sur les documents classifiés de la NSA, Project X révèle le fonctionnement interne d’un gratte-ciel sans fenêtre dans le centre de Manhattan.

Ce film est le produit d’un projet de reportage commun entre Field of Vision et The Intercept.

Voir le documentaire: https://fieldofvision.org/project-x

Le Yémen, au centre de la guerre pour le pétrole, selon WikiLeaks

Communiqué WikiLeaks, 25 novembre 2016

Aujourd’hui, vendredi 25 novembre, WikiLeaks publie les Yemen Files.

Les Yemen Files sont une collection de plus de 500 documents de l’ambassade des États-Unis à Sanaa, au Yémen. Comprenant plus de 200 emails et 300 fichiers PDF, la collection détaille la correspondance et les documents officiels relatifs à l’Office of Military Cooperation (OMC) situé dans l’ambassade américaine. Cette collection d’étend sur une période allant de 2009 à la veille de la guerre au Yémen qui éclate sérieusement en mars 2015. Cette période couvre à la fois le mandat d’Hillary Clinton en tant que secrétaire d’État (2009-2013) et les deux premières années du mandat du secrétaire John Kerry.

Julian Assange a déclaré: « La guerre au Yémen a produit 3,15 millions de personnes déplacées en interne. Bien que le gouvernement des États-Unis ait fourni la plupart des bombes et soit profondément impliqué dans la conduite de la guerre elle-même, le reportage sur la guerre en anglais est manifestement rare.

Le Yémen est d’un intérêt stratégique significatif, car le Yémen contrôle un point d’étranglement étroit vers la mer Rouge et le canal de Suez par lesquels 11% du pétrole mondial passe chaque jour. En outre, le Yémen est à la frontière de l’Arabie saoudite (au nord) et de l’Oman (à l’est), et il a accès à la mer d’Arabie, à travers laquelle 20% du pétrole mondial passe depuis le détroit d’Ormuz (incluant le pétole saoudien et de l’Iran). L’Arabie Saoudite cherche à contrôler un port du Yémen afin d’éviter la contraction potentielle de ses expéditions de pétrole par l’Iran le long du détroit d’Ormuz ou par des pays qui peuvent contrôler son autre chemin d’expédition de pétrole le long de la mer Rouge.

Les Yemen Files offrent des preuves documentaires de l’armement, de la formation et du financement des forces yéménites par les États-Unis pendant les années qui ont précédé la guerre. Les documents révèlent, entre autres, l’acquisition de nombreux types d’armes: aéronefs, navires, véhicules, propositions pour le contrôle de la sécurité des frontières maritimes et l’achat par le Yémen de systèmes biométriques américains.

Une présence américaine est restée dans le pays jusqu’en février 2015, lorsque les États-Unis ont fermé leur ambassade en raison de l’agitation continue entre les différentes factions du pays. La guerre a éclaté un mois plus tard.

Source: https://wikileaks.org/yemen-files/

L’Australie cesse des dons de plusieurs millions de dollars à des organismes de charité de la famille Clinton

News.com.au, Rohan Smith, 25/11/2016

220px-Secretary_Clinton_8x10_2400_1L’AUSTRALIE a finalement cessé de verser des millions de dollars sur des comptes liés aux œuvres de charité d’Hillary Clinton.

Ce qui pose la question: pourquoi, premièrement, leur avons-nous fait des dons?

Le gouvernement fédéral a confirmé à news.com.au qu’il n’a renouvelé aucun de ses partenariats avec la Fondation Clinton en proie aux scandales, mettant effectivement fin à 10 années de contributions financées par les contribuables [australiens] pour une valeur de plus de 88 millions de dollars.

La Fondation Clinton a un passé difficile. Elle a été décrite comme une « caisse occulte« , elle est toujours au centre d’une enquête du FBI, et il a été révélé qu’elle a dépensé plus de 50 millions de dollars pour des voyages.

Malgré cela, le site officiel de l’organisme de charité présente des contributions de l’AUSAID et du Commonwealth d’Australie, chacune représentant entre 10 et 25 millions de dollars.

News.com.au a contacté le ministère des Affaires étrangères et du Commerce pour obtenir des commentaires sur le montant des dons et la raison pour laquelle la Fondation Clinton a été choisie comme bénéficiaire.

Un porte-parole du DFAT [Ministère des affaires étrangères et du commerce] a déclaré que tout le financement est utilisé « uniquement pour des projets de développement approuvés » et les organismes de charité Clinton ont « fait leurs preuves » dans l’aide aux pays en développement.

En sortant du navire, l’Australie montre une tendance post-élections américaines qui s’éloigne de l’ancienne secrétaire d’État et des levées de fonds de la candidate présidentielle.

Source: http://www.news.com.au/finance/economy/australian-economy/australia-ceases-multimilliondollar-donations-to-controversial-clinton-family-charities/news-story/219577919ed8dfbd79cf808321234eba

La Lithuanie suspend une télévision russe après des commentaires anti-américains

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RFERL, 17/11/2016

La Lithuanie a coupé la diffusion d’une station de télévision de l’Etat russe après qu’un législateur russe a été vu, critiquant la politique des États-Unis dans des remarques que les régulateurs considèrent comme une « incitation à la guerre, la discorde et la haine ».

L’ordre du 16 novembre de la commission de radio et de télévision du pays suspend les émissions de RTR Planeta, le service international du radiodiffuseur d’Etat russe VGTRK, pendant trois mois.

L’ordre est intervenu après qu’une émission récente dans laquelle Vladimir Zhirinovsky, membre de la Douma russe, a été montré disant que si les troupes américaines s’approchent des frontières de la Russie, « ils vont brûler avec l’équipage ».

Lire la suite: http://www.rferl.org/a/lithuania-suspends-russian-tv-anti-american-comments/28124570.html

Lutte anti-corruption en Ukraine (reportage France 24)

23 novembre, à Londres: « Après les élections US, un monde plus dangereux? »

Mercredi 23 novembre, au Arlington Conference Center, à Londres, a lieu un débat sur le thème de « la direction [que] va prendre la politique étrangère américaine sous Donald Trump et comment le mouvement anti-guerre devrait y répondre ».

Parmi les intervenants, on note la présence de Tariq Ali qui était présent lors du discours de Julian Assange en août 2012, à l’ambassade d’Equateur, à Londres, et qui avait apporté son soutien au fondateur de WikiLeaks en prenant la parole publiquement parmi d’autres soutiens.

Infos sur la conférence: http://stopwar.org.uk/index.php/events/national-events/2265-23-november-london-after-the-us-elections-a-more-dangerous-world

« Les drones fabriqués en Chine jouent un rôle plus important au Yémen qu’on ne le pensait auparavant »

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Mise à jour des Bases de données sur les drones

Sharurah, Arabie Saoudite

DroneCenter, 18/11/2016

Une image satellite du 31 octobre 2016 montre que plusieurs drones de frappe ont été déployés à l’aéroport régional de Sharurah dans la province de Najran, en Arabie Saoudite, près de la frontière avec le Yémen. L’image, qui a été accessible sur Google Earth, montre trois drones chinois de moyenne altitiude CAIG Wing Loong (également connu sous le nom Pterodactyl) destinés à la surveillance de longue endurance et aux frappes. L’image montre également de multiples avions habités, ainsi que de nouvelles constructions pour tenir compte de l’augmentation de la présence militaire. Les drones appartiennent probablement à l’armée saoudienne, bien que les Emirats arabes unis fassent aussi voler le Wing Loong et soient soupçonnés de faire opérer des drones à partir des bases aériennes saoudiennes. Le nombre de drones Wing Loong sur l’image suggère que les drones fabriqués en Chine jouent un rôle plus important dans la campagne aérienne menée par l’Arabie saoudite au Yémen qu’on ne le pensait auparavant.

Lire la suite: http://dronecenter.bard.edu/drone-bases-updates/

Source:

Sur le même sujet: Un drone Wing Loong écrasé au Yémen http://www.eastpendulum.com/drone-wing-loong-ecrase-yemen