Les donateurs ultra-riches de la campagne d’Hillary Clinton impliqués dans les Panama Papers: « Les Clinton les connaissent depuis des dizaines d’années »

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Inquisitr, Mohit Priyadarshi, 24/04/2016

Hillary Clinton a un nouveau problème qui fait obstacle à sa vue du bureau oval.

Quand on a demandé la première fois à Clinton de commenter les révélations des Panama Papers, la candidate démocrate à la présidentielle n’a pas tardé à dénoncer ceux qui sont nommés dans les documents divulgués, décrivant les révélations comme « des évasions et des paradis fiscaux scandaleux que les gens super-riches à travers le monde exploitent ».

« Nous poursuivons toutes ces escroqueries et nous nous assurons que tout le monde paie sa juste part, ici, en Amérique », avait déclaré Hillary Clinton. « Je vais leur demander des comptes, et nous allons faire un effort particulier pour suivre toutes ces ressources là où elles pourraient conduire ».

Mais selon un nouveau rapport de McClatchy, l’un des organes journalistiques ayant accès aux Panama Papers, de nombreux donateurs de la campagne d’Hillary Clinton et de proches collaborateurs ont utilisé le cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca pour leur comptabilité à l’étranger.

Cet article nomme certains de ces riches donateurs qui ont eu des relations étroites avec la famille Clinton sur la période des quatre dernières décennies.

Frank Giustra

Frank Giustra est un dirigeant d’entreprise minière canadien dont la société offshore a été nommée dans les Panama Papers et qui est actuellement l’un des membres du conseil d’administration de la Fondation Clinton. Il y a onze ans, Giustra est devenu un donateur important pour la Fondation Clinton, plus tard mettant en place le chapitre du Grand Nord Blanc de la fondation, selon RT.

En 2005, Bill Clinton, Frank Giustra, et le président du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev, ont signé un contrat trouble qui, selon les mots du New York Times, « ont stupéfié l’industrie minière, en transformant une société coquille inconnue en l’un des plus importants producteurs d’uranium au monde dans une transaction en fin de compte valant des dizaines de millions de dollars à M. Giustra ».

Deux ans plus tard, Giustra a entamé le Clinton Giustra Enterprise Partnership (CGEP), et tous ses donateurs ont été gardés secrets malgré qu’Hillary Clinton et Barack Obama ont signé un « protocole d’accord » pour divulguer ses donateurs chaque année quand elle a été nommée secrétaire d’État.

La relation de Frank Giustra avec les Clinton a été, en outre, mise en évidence en 2010, lorsque Hillary Clinton, secrétaire d’Etat, a approuvé la fusion de la compagnie de Giustra avec Rosatom, l’organisme de réglementation de la Russie de son complexe nucléaire.

La famille Chagoury

La famille Chagoury, de proches collaborateurs des Clinton pour plus d’une décennie, a versé des millions de dollars dans les carrières politiques du couple. La famille est également soupçonnée d’avoir fait entre 1 million et 5 millions de dollars de dons à la Fondation Clinton. La société offshore de la famille est mentionnée dans les documents divulgués.

Développeur international basé au Nigeria, la famille Chagoury est connue pour être associée avec le dictateur Sani Abacha.

Gilbert Chagoury, que vous pouvez voir en photo avec Bill Clinton ci-dessous, a permis à Abacha de voler des milliards de dollars et de remplir ses propres poches dans le processus, selon Nuhu Ribadu, un agent nigérian du ministère qui a suivi de près les affaires de la famille Chagoury dans le passé.

Ng Lap Seng

Ng Lap Seng, un milliardaire chinois dont les deux sociétés ont été nommées dans les Panama Papers, a été un proche collaborateur des Clinton depuis les années 1990. Selon Philly.com, Lap Seng était au centre d’un scandale de collecte de fonds démocrates quand il a utilisé des méthodes illégales pour financer le Comité national démocrate pour que les Clinton l’utilisent pour leurs campagnes dans les années 1990.

En 2015, il a été arrêté pour avoir amené 4,5 millions $ aux Etats-Unis sur deux ans.

Marc Rich

Le regretté Marc Rich, qui a fait face à 65 accusations criminelles au cours de sa vie, est connu pour avoir fait don de plus d’un million de dollars à la bibliothèque présidentielle Clinton, au Parti Démocrate, et à la campagne sénatoriale d’Hillary. Après avoir fait sa fortune dans « la Libye de Mouammar Kadhafi, en Afrique du Sud à l’ère de l’apartheid, sous la Roumanie de Nicolae Ceausescu, le Cuba de Fidel Castro et le Chili d’Augusto Pinochet », selon Reuters, il a fui les Etats-Unis en 1983, mais a continué à avoir des liens étroits avec les Clinton pour la plus grande partie des trois dernières décennies.

Fait intéressant, Rich a été gracié le dernier jour de Bill Clinton à son bureau en 2001.

Sandy Weill

Peut-être le visage le plus reconnaissable dans la liste, Sandy Weill, le créateur de Citigroup et « l’homme derrière l’homme » qui a abrogé le Glass-Steagall [Act] en 1999, a ouvert la voie à la crise financière mondiale de 2008.

Il a contribué à faire signer l’acte à Bill Clinton. Selon la journaliste de WSJ, Monica Langley, Weill aurait déclaré à ses associés qu’il « vient de faire du président des États-Unis un initié » après avoir raccroché un appel avec Bill Clinton dans lequel il avait organisé une fusion entre Travelers Insurance et Citibank.

Sandy Weill continue d’être un proche collaborateur des Clinton.

Outre les personnes mentionnées dans cette liste, plusieurs sources confirment qu’Hillary Clinton et d’autres associés de Bill Clinton ont également été nommés dans les Panama Papers ou ont été connus pour avoir utilisé des sièges de cabinets d’avocats comme Mossack Fonseca pour créer des entités offshore. Selon McClatchy, Jean-Raymond Boulle, Gabrielle Fialkoff, Vinod Gupta, Sant Chatwal, et le législateur indien Amar Singh, qui « a été arrêté sous la loi de prévention de la corruption pour avoir corrompu trois membres du Parlement lors d’un vote crucial en 2008 », ont tous été de proches collaborateurs des Clinton pendant le dernier nombre d’années.

Bien qu’il soit difficile d’établir quoi que ce soit comme directement illégal sur les relations que ces magnats des affaires ont avec les Clinton en attendant une enquête plus approfondie, le grand nombre de connexions qu’Hillary et Bill Clinton ont avec ceux qui sont nommés dans les Panama Papers sera une cause de consternation au sein du camp Clinton. En outre, le fait que les Américains sont maintenant plus conscients que jamais du lien entre l’argent frauduleux et le pouvoir politique frauduleuse pourrait être un aspect extrêmement troublant pour Hillary Clinton, dont la campagne actuelle semble dépendre du financement de ces sources.

Bien qu’Hillary ait jusqu’à présent réussi à échapper à un examen public approfondi sur ses relations avec ces escrocs d’affaires, le financement de sa campagne présidentielle a été fait sur le dos de ces relations, et il serait impossible pour elle d’éviter un examen plus approfondi, même si elle parvenait à réussir son tir sur le bureau oval en janvier prochain.

Pour Hillary Clinton, la route à venir n’en deviendra que plus difficile.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.inquisitr.com/3020673/hillary-clinton-campaigns-ultra-rich-donors-implicated-in-panama-papers-the-clintons-have-known-them-for-decades-report/

Un documentaire projeté à Cannes révèle comment les Clinton ont gagné leur argent

Peter Schweizer, auteur du documentaire « Clinton Cash » parle de l’adaptation de son livre en film dans l’émission Fox & Friends.

Lire l’article en français à ce sujet: http://fr.euronews.com/2016/05/19/clinton-cash-documentaire-a-charge-contre-hillary-clinton/

Sur Joseph E. Stiglitz (2003), La Mondialisation et ses mécontents, New York: W.W. Norton & Company.

Zero Anthropology, 25/04/2016

« Aujourd’hui, la mondialisation est contestée dans le monde entier….pour des millions de personnes, la mondialisation n’a pas fonctionné. Beaucoup ont été effectivement plus durement touchés, alors qu’ils ont vu leurs emplois détruits et leur vie devenue plus précaire. Ils se sont sentis de plus en plus impuissants contre les forces indépendantes de leur volonté. Ils ont vu leurs démocraties affaiblies, leurs cultures érodées ». (Stiglitz, 2003, p. 248)

Il y a au moins deux raisons principales pour lesquelles les approches réformistes passées face aux mesures d’austérité imposées par le FMI, la déréglementation des marchés, la libéralisation du commerce et la privatisation — certains des principes fondamentaux de la mondialisation néolibérale — ont largement tourné court. La première est que les institutions telles que le FMI sont parfaitement antidémocratiques, non représentatives et responsables, tout comme elles sont hystériquement idéologiques, insensibles et donc résistantes au changement. Une autre [raison] est que certaines des réformes proposées sont presque pires que ce qui doit être réformé – ou elles peuvent le sembler avec le temps qui passe. Un exemple serait la proposition selon laquelle le « libre-échange » a été injuste pour les pays en développement (parce qu’il n’est pas libre, quand des pays développés maintiennent des subventions, des tarifs et d’autres protections nationales), alors la meilleure façon d’avoir un commerce équitable c’est de le rendre gratuit absolument partout. Ce qui ressemble maintenant à une généralisation de la misère, — mais cela est « juste » si elle est uniformément répartie. Alors que des pertes d’emplois massives ont balayé le « monde développé » dans une marée montante de désindustrialisation avec l’avènement d’une batterie d’accords de libre-échange, il y en a quelques-uns au bout qui appeleraient cela une étape positive.

Relire La Mondialisation et ses mécontents de Joseph E. Stiglitz dans le contexte actuel (plus d’une décennie depuis qu’il a été publié) pourrait provoquer la prise de conscience que, quelque puisse avoir été la chance de réformer la mondialisation néolibérale, ce temps a passé. Ce que Stiglitz appelle la mondialisation (ce que d’autres appellent le néolibéralisme) était quelque chose qu’il voyait comme une valeur digne d’être sauvée, même en reconnaissant combien largement injuste, inégale, et idéologiquement entraînée, elle ait été. En ce qui concerne les questions de commerce, d’austérité et de privatisation, Stiglitz fait une critique cinglante dans ses remarques sur le FMI, la Banque mondiale et l’OMC. Parlant à titre d’initié, — comme quelqu’un qui a siégé au Conseil des conseillers économiques du président Bill Clinton, puis économiste en chef et vice-président de la Banque mondiale, — Stiglitz a amassé une connaissance considérable du fonctionnement de ces institutions, mais a néanmoins maintenu un certain niveau de croyance dans les avantages de la mondialisation et a maintenu l’espoir pour la réforme. Sur ces deux fronts, l’optimisme prudent était injustifié.

Lire l’intégralité de l’article: https://zeroanthropology.net/2016/04/25/globalization-beyond-discontent/

Etats-Unis, Pennsylvanie: une municipalité légalise la désobéissance civile dans une loi locale

PublicHerald.org, 4 mai 2016

[Extrait de l’article]

Hier soir [3 mai], le canton de Grant dans le comté de l’Indiana, en Pennsylvanie, aura marqué un moment dans l’histoire. La municipalité a adopté une loi locale légalisant la désobéissance civile. Selon la nouvelle loi, quiconque commet un acte non-violent de désobéissance civile afin de protéger les droits de la communauté selon sa Charte de l’autonomie interne a le droit de le faire – mais pas seulement – la loi interdit également « tout acteur privé ou public de porter des accusations criminelles ou le dépôt d’une action pénale civile ou autre contre ceux qui participent à l’action directe non-violente « .

Lire l’intégralité de l’article: http://publicherald.org/pennsylvania-township-legalizes-civil-disobedience-bad-boy-tim-dechristopher-back/

Voir la vidéo sur Russia Today: « La désobéissance civile vient de devenir un devoir civique »

Chad Nicholson, du fond de défense légale de la communauté environnementale (CELDF), rejoint le journaliste Thom Hartmann.

Extrait du communiqué de presse du CELDF cité dans la vidéo de Russia Today:

Si un tribunal ne respecte pas le droit du peuple à mettre fin aux activités des entreprises menaçant le bien-être de la communauté, l’ordonnance codifie que « toute personne physique peut alors faire respecter les droits et les interdictions de la charte par l’action directe ».

 

Entretien avec Ute Elisabeth Gabelmann, alias Piratenlily (Parti Pirate allemand)

[Un aperçu sur la vie politique à Leipzig]

PiratenPartei.de, 22/03/2016

Nous t’avons posé quelques questions à propos de la déclaration « chacun doit payer sa fête » et à propos de ton travail à la mairie de Leipzig.

Tu es conseillère municipale de Leipzig: quelles impressions as-tu de la politique locale?

UTE-ELISABETH-GABELMANN-AKA-PIRATENLILLY-FOTO-JOACHIM-MUELLER-CC-BY-SA-4.0-BLOGJe suis en poste depuis un peu plus d’un an et depuis le début deux points m’ont frappée: tout d’abord, je pensais que les clichés au sujet d’un autre parti n’étaient que des clichés, mais en fait,  ceux du parti de gauche sont vraiment de gauche, les verts sont typiquement verts, etc… C’est une surprise pour moi. J’avais pensé que ce serait plus « nuancé» que je l’avais imaginé.

La 2nde grosse  impression est qu’on ne regarde pas vraiment si une proposition, une idée ou une motion est pleine de sens, mais, au contraire, si c’est bien la bonne personne qui a rédigé cette motion. Cela concerne autant les propositions issues du camp non démocratique que les autres motions du spectre des partis. Il n’est pas rare qu’une équipe ne dépose pas la motion d’un partenaire de motion parce que ce partenaire appartient précisément à la «  mauvaise » aile du parti.

La nouvelle s’est répandue  parmi les conseillers municipaux que mes motions entraient automatiquement dans le processus, de sorte que j’ai été plusieurs fois priée de jouer les intermédiaires.

Tu as souvent été mentionnée dans la presse parce que tu as lancé des référendums. Qu’en est-il ?

C’est une « vieille lune » qui réapparait encore et encore. En 2014, Leipzig a décidé avec l’ancien conseil municipal de doter d’1 million d’euros la 100ème journée catholique, ici, à Leipzig. J’ai lancé  un référendum sous le label « (pas) de million » qui incluait notamment les Pirates et  différentes unions ou sympathisants qui tous pouvaient réunir plus de 18 000 signatures. Nous avons manqué de très peu le palier des 22.500 (signatures), c’est pourquoi la décision du conseil municipal est entrée en vigueur.

Cet été a lieu le jour des Catholiques et nous voulons l’accompagner de manière critique. Pour cela, de plus amples informations seront données dans les semaines à venir. Je me réjouis donc des pirates et amis de pirates qui peuvent et veulent me soutenir énergiquement pendant les 5 jours à venir en mai (du 25 au 29/5).

Ta protestation, ton opposition concerne-t-elle la séparation de l’Etat et de l’Eglise, ou a-t-elle quelque chose à faire avec la réalité économique à Leipzig ?

Notre critique se réfère à une série de points:

D’abord, l’aspect laïc de la séparation de l’Etat et de l’Eglise. Nous Pirates, nous nous sommes clairement positionnés sur ce sujet et je représente précisément cette position au sein de « (pas) de Million ».

Mais, même si l’on n’est pas un gros défenseur de cette séparation, il y a d’autres points de critique: la rentabilité économique est, en effet, un thème important. Beaucoup des promesses qui ont été faites de la part du Comité Central des Catholiques ne seront pas tenues, à mon avis. Cela n’ouvrira pas de places de travail supplémentaires, l’hôtellerie n’atteindra pas plus le chiffre d’affaire souhaité.

Dès le début, j’ai mentionné qu’il était important que le financement de la journée catholique qui n’est précisément pas inclus dans notre budget financier général communal pouvait se résoudre en consultant les citoyens. C’est pourquoi j’ai recours au référendum.

C’est devenu un lieu commun que les états, les régions et les villes ouvrent leur bourse pour les grands évènements et manifestations. Que penses-tu de cette évolution?

Cela dépend principalement s’il s’agit de grandes manifestations qui peuvent se prendre en charge elles-mêmes ou mobiliser des sponsors ou des soutiens financiers, ou bien s’il s’agit de manifestations qui ont besoin d’un financement initial pour assurer un bon travail. Je favoriserais prioritairement des manifestations ayant un caractère social ou formateur.

À ceci s’ajoutent 2 facteurs: le budget de la « journée catholique » (JC) est somptueusement prévu à 10 millions dont 4,5 millions proviennent des deniers publics. Si l’on avait simplement prévu une manifestation plus petite, on s’en serait certainement sortis avec les 5,5 millions qui pouvaient être mobilisés par ailleurs. Il aurait sûrement été possible à l’institution de l’Eglise Catholique de favoriser cette JC qu’elle souhaite tant. Qu’elle esquive ainsi sa responsabilité me semble incompréhensible.

Est-ce que cela aurait eu plus de sens dans le contexte de la participation citoyenne que la ville de Leipzig intègre les citoyennes et citoyens?

Oui, tout à fait! Je ne comprends pas pourquoi tel n’est pas le cas.

Mais je sais par des discussions *hors contexte que la JC avait reçu l’affirmation qu’elle pouvait compter sur un financement déjà bien avant que le conseil municipal en entende parler. L’état de Saxe a encore ajouté 3 millions d’euros à condition que la ville de Leipzig paie aussi son million. Avec de telles promesses interdépendantes, c’est naturellement difficile pour une administration de lancer un sondage citoyen.

Le plus choquant est que cette décision soit presque arrivée sur scène sans bruit et sans que les habitants de Leipzig en aient eu connaissance, si je n’avais pas par hasard relevé les faits et si je n’avais pas mené une activité de relations publiques en collaboration avec la fondation Giordano-Bruno. Je me réjouis également que notre travail sur place ait ouvert la voie et que le conseil municipal de Münster ait rejeté le voeu du comité central des catholiques pour un financement de la JC. Mon souhait maintenant est que d’autres villes  suivent cet exemple. Ici à Leipzig, on n’a rien  appris de cela. Je dois donc reprocher à mes collègues un important manque de jugeote.

Pour quels autres thèmes t’es-tu aussi engagée dans le conseil municipal de Leipzig?

Mon thème préféré est le développement de la ville et la construction, car les implications sont multiples.

Il y a un aspect social: comment pouvons-nous fournir un logement approprié aux  habitants quelque soit leur quartier? Un impact esthétique: comment ce que nous construisons doit-il paraître ? Cela plaira-t-il aux gens qui doivent y habiter? Et la prise en compte des espacements: comment partageons-nous les choses qui composent une ville?

Dans cet urbanisme, il y a beaucoup plus que la simple question de savoir où de nouveaux logements doivent être construits. Il s’agit d’écoles, de jardins d’enfants, de parcs, de monuments, de fontaines, d’installations sportives, de bâtiments culturels, de nommer les rues, de transports en commun, de stationnement, de protection des bâtiments historiques, etc.

Mon 2ème axe essentiel est la politique du travail, ce qui se cantonne le plus souvent dans la politique communale aux questions concernant le pôle-emploi. C’est pour cela que je siège pour ma part au conseil de l’agence locale d’aide à l’emploi et je me suis fermement attaquée dans mes 5 années de mandat à rendre compte de la situation du pôle-emploi.

Cela a jusqu’à présent bien marché: en novembre, j’ai rendu publics quelques mails internes du pôle-emploi, nombre d’allocataires de Leipzig ont  ainsi pu s’assurer du paiement d’hébergement à des frais plus élevés, ce qui autrement leur aurait échappé.

Pour cette action, j’ai déjà été citée par la commission à la protection des données et on m’a laissé entrevoir une procédure disciplinaire.

Traduit et proposé par Yadl

Crédit texte : CC-BY piratenpartei.de

Source: https://www.piratenpartei.de/2016/03/22/interview-mit-ute-elisabeth-gabelmann-aka-piratenlily/

Pourquoi 93% de la jeunesse irakienne considère les Etats-Unis comme leur ennemi?

« Les Irakiens en dessous de l’âge de 25 ans n’ont pas connu un seul jour sans que leur pays ne soit bombardé, sanctionné ou occupé par les Etats-Unis. C’est peut-être pourquoi 93% d’entre eux considèrent les Etats-Unis comme leur ennemi », explique la vidéo.

JH interrogé dans la vidéo: « Bien sûr, les Américains sont l’ennemi de l’Irak. Tout ce qui arrive dans notre pays, depuis les attentats jusqu’aux assassinats, les Etats-Unis l’ont même planifié avant l’occupation ».

« Alors, pourquoi les Etats-Unis ne peuvent-ils pas quitter l’Irak? » demande Dena Takruri, en expliquant la place géostratégique du pays pour les Etats-Unis en remontant au début des années 1980 et en expliquant les rapports de force régionaux entre Iran, Arabie Saoudite et Irak.

La situation géostratégique s’est perpétuée jusqu’à aujourd’hui, avec la montée de l’Etat Islamique favorisée par d’anciens soldats de l’armée irakienne qui se sont brutalement retrouvés sans emploi avec la chute de Saddam Hussein après l’invasion américaine.

Source: http://www.juancole.com/2016/05/iraqi-youth-think.html

Le hacker roumain emprisonné ‘Guccifer’, qui prétend s’être introduit dans les emails d’Hillary Clinton, dit que le FBI l’a interrogé à bord de l’avion

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Par Kiri Blakeley pour le Daily Mail, le 8 mai 2016

  • Marcel Lehel Lazar, 44 ans, aurait piraté les serveurs de messagerie de Colin Powell, Sidney Blumenthal, et d’autres détenteurs de pouvoir
  • Il insiste aussi qu’il s’est introduit dans les emails d’Hillary Clinton « deux fois » depuis son petit village roumain
  • « C’était facile », a-t-il dit à Fox News de soi-disant gagner l’accès aux emails de la favorite Démocrate
  • Quand il a été extradé pour faire face à des accusations de piratage en Virginie, il a été interrogé à bord de l’avion par le FBI
  • Il a dit que les missives de Clinton « n’étaient pas intéressantes » et étaient des « trucs de vote politique »
  • Le camp Clinton nie que son serveur ait jamais été compromis par le pirate

Lire la suite: http://www.dailymail.co.uk/news/article-3579125/Jailed-Romanian-hacker-Guccifer-claims-broke-Hillary-Clinton-s-emails-says-FBI-interrogated-plane.html

Appel international de #NuitDebout: 7 et 8 mai 2016

A CONVERGER A PARIS LES 7 ET 8 MAI 2016 POUR UNE #NUITDEBOUT PARTOUT (#GLOBALDEBOUT) LE WEEK-END DU 15 MAI 2016

Le #46mars (15 avril), deux semaines après la grande mobilisation du 31 mars à Paris, le mouvement Nuit Debout ne cesse de s’étendre. Dans de nombreuses villes françaises et étrangères, des Nuits Debout voient le jour et témoignent d’espoirs et de révoltes communes. Tous ceux qui sont passés sur les places occupées et qui y participent le savent bien: il se passe quelque chose.

Source/Voir l’événement: https://www.facebook.com/events/254751298208004/

Les tests relayés par Greenpeace sur la dangerosité des produits toxiques contenus dans les ordinateurs portables toujours d’actualité en 2016?

21 August 2006 - Hatherly Lab, Exeter, UK Image shows dismantling of laptops to enable testing of individual components and materials for a range of hazardous substances as part of a Greenpeace study ‘Toxic Chemicals in Computers Exposed’ that revealed the presence of toxic substances in five well-known brand laptops, with HP and Apple having the highest contamination levels. ©Greenpeace/Rose

21 August 2006 – Hatherly Lab, Exeter, UK
Image shows dismantling of laptops to enable testing of individual components and materials for a range of hazardous substances as part of a Greenpeace study ‘Toxic Chemicals in Computers Exposed’ that revealed the presence of toxic substances in five well-known brand laptops, with HP and Apple having the highest contamination levels.
©Greenpeace/Rose

Zoom: Démontage d’un ordinateur portable avant l’essai sur les produits chimiques toxiques.

Greenpeace.org, 18 septembre 2006

Certains des ordinateurs portables les plus connus sont contaminés par certains des pires produits chimiques toxiques. Parmi les cinq grandes marques, nous avons testé Hewlett-Packard et les ordinateurs portables d’Apple qui ont montré les pires niveaux de contamination.

Un laboratoire danois indépendant a testé la présence de plusieurs produits chimiques toxiques, y compris les retardateurs de flamme bromés (RFB), le plastique polychlorure de vinyle (PVC), et en a même conduit sur de nouveaux ordinateurs portables des cinq principaux fabricants mondiaux (Acer, Apple, Dell, HP, Sony). Les ordinateurs portables d’HP et Apple contenaient les plus hauts niveaux de contamination.

Nous avons fait pression sur les entreprises électroniques de premier plan pour abandonner les produits chimiques toxiques en faveur d’alternatives plus sûres. Les tests d’ordinateurs portables révèlent si Ies entreprises répondent aux belles paroles écologiques avec de l’action réelle.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.greenpeace.org/international/en/news/features/hp-apple-toxic-laptops180906/

Voir l’étude publiée par Greenpeace: http://www.greenpeace.org/international/en/publications/reports/laptopreport2/ (pdf: http://www.greenpeace.org/international/Global/international/planet-2/report/2007/10/laptopreport2.pdf)

Sur le même sujet: http://www.nextinpact.com/archive/39619-PC-portables-encore-toxiques-etude-greenpeac.htm et http://www.liberation.fr/terre/2008/09/26/mac-pro-le-pepin-toxique-pour-apple_24661

Panama Papers: Des espions et des alliés obscurs se cachent en secret avec l’aide d’une société offshore

Une société vient en aide à des agents de la CIA et d’autres personnages – réels ou imaginaires – du monde de l’espionnage pour mettre en place des sociétés offshore pour masquer leurs transactions

ICIJ, Will Fitzgibbon, le 5 avril 2016

Dans cette histoire

  • Des chefs d’espionnage, des agents secrets et de présumés contracteurs de la CIA parmi ceux à utiliser des sociétés offshore
  • Des agents secrets ont utilisé des sociétés offshore, entre autres choses, pour avoir des terrains de golf
  • Octopussy, Goldfinger, Skyfall, GoldenEye, Moonraker parmi les noms de société offshore utilisés par Mossack Fonseca

Un jour, au cours de sa campagne présidentielle de réélection en septembre 1996, Bill Clinton est entré dans une salle à l’hôtel Westin Crown Center à Kansas City, Missouri. En jeu, un quart de million de dollars dans la collecte de fonds de campagne. Clinton se tourna vers son hôte généreux, Farhad Azima, et conduit les invités en chanson.

« Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire… »

Azima, né en Iran, et directeur américain d’une compagnie aérienne charter, a longtemps fait des dons aux deux administrations démocrates et républicaines. Il a visité la Maison Blanche sous Clinton 10 fois entre octobre 1995 et décembre 1996, y compris les cafés privés de l’après-midi avec le président. Des années plus tard, alors qu’Hillary Clinton se présentait pour l’élection au Sénat en décembre 1999, Azima l’a accueillie avec 40 invités pour un dîner privé qui a levé 2500 $ par tête.

Les activités de collecte de fonds démocrates d’Azima ont fourni une tournure intéressante dans la carrière d’un homme qui se trouve dans une tempête médiatique de l’un des plus grands scandales politiques de l’Amérique, l’affaire Iran-Contra, pendant l’Administration des Républicains sous Reagan.

panama-papersAu milieu des années 1980, les hauts responsables de l’administration Reagan se sont secrètement arrangés pour vendre des armes à l’Iran pour aider à libérer sept otages américains, puis ont utilisé ensuite le produit de la vente pour financer les rebelles nicaraguayens de droite connus comme les Contras. Lors d’une mission à Téhéran en 1985, l’un des avions cargo Boeing 707 d’Azima a livré 23 tonnes de matériel militaire, rapporte le New York Times. Azima a toujours prétendu ne rien savoir sur le vol ou même si cela est arrivé.

« Je n’ai rien à voir avec l’Iran-Contra », a déclaré Azima à l’ICIJ. « J’ai été examiné par tous les organismes connus aux États-Unis et ils ont décidé qu’il n’y avait absolument rien », a dit Azima. « Ce fut une chasse aux oies sauvages. L’application et la réglementation du droit y sont tombés ».

Maintenant, les documents obtenus par le Consortium international des journalistes d’investigation, le journal allemand Süddeutsche Zeitung et d’autres partenaires des médias révèlent de nouveaux détails sur l’un des donateurs de fonds politiques les plus colorés de l’Amérique. Les dossiers décrivent également les contrats offshore faits par une autre figure de l’Iran-Contra, le milliardaire saoudien Adnan Khashoggi.

Lire l’intégralité de l’article: https://panamapapers.icij.org/20160405-spies-secret-offshore-companies.html

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