Pourquoi HADOPI porte en soi sa propre fin et nous pousse à aller vers un monde en Creative Commons

Toute chose porte en soi sa propre fin, sa propre contradiction. Ainsi pourrait-il en être d’Hadopi. Si Hadopi a beaucoup été évoquée dans les médias et si ce nom peu sympathique a marqué plus ou moins les esprits (si je n’en avais jamais entendu parler, j’aurais peut-être pensé qu’Hadopi est le nom d’un animal sorti de la jungle tropicale…), on ne se souvient pas vraiment de ce que signifie cette loi. On comprend généralement Hadopi comme une loi qui lutte contre le partage illégal de contenus protégés par le droit d’auteur (notamment des fichiers de musique, films, etc). Mais alors que la majorité de nos communications et de nos activités passent par Internet, à quel niveau commence le téléchargement illégal? Pour en avoir longtemps entendu parler dans les médias, c’est seulement grâce à un article récent de Numerama que j’ai réussi à y voir un peu plus clair: « Non, il n’est pas possible de recevoir un courrier d’avertissement Hadopi si l’on fait du téléchargement direct (HTTP, FTP, Newsgroups), ou si l’on regarde des films ou des séries TV sur un site de streaming », notamment en précisant que « seuls BitTorrent, eMule et d’autres réseaux P2P permettent de trouver l’adresse IP » et d’envoyer des notifications Hadopi. Au final, ceux qui me disaient que regarder des films ou des documentaires sur des sites de streaming n’étaient pas une chose légale avaient donc tort. J’ai mis du temps à comprendre cette simple chose, car pendant longtemps la médiatisation autour d’Hadopi m’avait fait penser que beaucoup de ces choses légales ne l’étaient pas.

Le problème d’Hadopi ne réside pas principalement dans les avertissements ou les condamnations, car ceux qui connaissent bien la loi sont conscients des responsabilités tandis que la plupart d’entre nous ne téléchargent pas des contenus protégés par le droit d’auteur de cette manière (il faut déjà avoir de bonnes bases en informatique pour pouvoir le faire). En fait, la plupart des gens vont certainement aller sur youtube ou des sites de streaming gratuits pour voir des films et des documentaires, et si certains téléchargent de temps en temps des titres de musique, cela nous est sans doute arrivé à tous au moins une fois de manière accidentelle, parce qu’un site web à l’apparence légale proposait un titre à télécharger. Mais même de tels cas de téléchargements via une connexion http ne seraient pas concernés par des notifications Hadopi, comme le décrit Numerama. Non, le problème d’Hadopi réside plutôt dans l’image négative que cela donne d’Internet et du partage sur Internet, d’abord parce que la médiatisation de cette loi a eu tendance à faire l’amalgame entre toutes ces formes de téléchargement (http, BitTorrent, P2P, etc) qui ne sont pas toutes concernées par Hadopi, et ensuite parce que cette médiatisation a eu tendance à véhiculer un stéréotype selon lequel toute personne qui télécharge des choses sur Internet ferait potentiellement une chose illégale. C’est l’impression que j’ai eu pendant ces dernières années.

Hadopi imprègne l’inconscient collectif et aurait tendance à donner une mauvaise image du téléchargement gratuit sur Internet, une image qui s’éloigne de plus en plus de l’idéal de partage qu’Internet représentait à l’origine de sa création. Toute chose téléchargée gratuitement n’est pas illégale, et avec Hadopi on a tendance à retenir surtout ce qui pourrait être illégal, plutôt que d’insister sur tous les autres aspects du partage gratuit et du téléchargement légal, par exemple pour tous les contenus publiés en licence Creative Commons. Et le nom même qui a été choisi, « Hadopi », un nom intriguant qui rappelle étrangement le nom de cette divinité grecque « Hadès [qui] règne sous la terre et pour cette raison est souvent considéré comme le « maître des Enfers » (Wikipedia), Hadopi comme une sorte de bête monstrueuse sortie du fond d’une grotte obscure (la grotte d’Internet), pour venir traquer les utilisateurs jusque sur leur ordinateur personnel… plus de peur que de mal, au final.

Mais alors qu’on entend beaucoup parler de cette loi Hadopi et qu’on se pose des questions à ce sujet, pourquoi ne remettons-nous pas plus en cause nos modes de consommation culturelle sur Internet? peut-être qu’une manière efficace de se libérer de ces lois qui tendent à criminaliser le téléchargement gratuit sur Internet, serait tout simplement de télécharger davantage de contenus en licences libres, comme l’Art Libre, ou le Creative Commons? peut-être que nos propres modes de création devraient être remis en cause: et si les créateurs, qu’ils soient musiciens, photographes, réalisateurs de vidéos, écrivains, artistes de toute nature, et si ces créateurs partageaient davantage leurs oeuvres en permettant la réutilisation gratuite (à usage non-commercial, ce qui leur permettrait de continuer à être rémunérés sur la vente de leurs oeuvres, mais sans criminaliser ceux qui partagent et téléchargent ces oeuvres à des fins non-commerciales, ou créent d’autres oeuvres à partie de ces oeuvres mais sans fins commerciales), alors il n’y aurait pas besoin de lois Hadopi dans ce monde, car une telle loi n’aurait aucun sens. La création de contenus culturels serait plus libre et davantage libérée de l’aspect économique et financier qui est actuellement au coeur du problème.

Heureusement, beaucoup de contenus culturels sont déjà publiés dans ce type de licences qui permettent le téléchargement et la réutilisation gratuites des oeuvres, et il faut espérer que cela continuera dans les années à venir. Par exemple, il y a toutes les oeuvres qui sont déjà dans le domaine public (une oeuvre tombe automatiquement dans le domaine public 70 ans après la mort de l’auteur), qu’on peut trouver en partie sur des sites comme Wikimedia, Wikisource, Gallica ou des portails d’oeuvres mises à disposition par les musées. Mais nous n’avons peut-être pas tous encore l’habitude d’aller consulter de tels sites Internet pour chercher des oeuvres qui sont déjà dans le domaine public et ainsi apprécier le téléchargement légal et la possibilité de réutiliser ces oeuvres de manière tout aussi légale.

Ensuite, pour les oeuvres qui ne sont pas encore dans le domaine public, mais dont le téléchargement est légal et gratuit, on trouve toutes ces oeuvres publiées en Creative Commons, on en trouve toujours sur Wikimedia pour les images et les photographies, et pour la musique on en trouve par exemple sur Free Music Archive avec des titres de musique Creative Commons de tous styles de musique pour n’en citer que quelques-uns parmi les milliers de titres disponibles au téléchargement légal, comme « Reliable Source« , « Universal Libraries« , « Sky of blue« , « Eighty Waves« , « Easter Island« , « I know your name« , « I before E« , « La paloma de la paz« , « Rarified« , « Philae« , « Justice« , « We’ll never dream again« , ainsi que des playlists sur Soundcloud (qui propose des groupes en Creative Commons), mais aussi des labels moins connus comme Danosongs (« Sunspark« ) ou Dramacore avec de la musique à l’accent plus expérimental, mais parfois il arrive qu’on tombe sur une perle rare, comme Ghouliez.

En conclusion, mieux faire face à des lois comme Hadopi (que cette loi nous semble justifiée ou pas, même si l’on n’est pas concernés par les notifications) nécessite de mieux connaître le droit d’auteur et les licences disponibles pour partager une oeuvre. Mais comme beaucoup de gens font encore mal la distinction entre ce que ces lois qualifient de légal ou pas, Hadopi aurait eu sans doute plus de mérite à commencer son travail en éduquant d’abord les usagers Internet aux nombreuses licences qui permettent le partage gratuit et le téléchargement légal en ligne, à nous apprendre davantage tout ce qui est disponible légalement, tout ce qui relève de licences libres, plutôt que de se lancer dans une forme de répression de ceux qui ne respectent pas la loi à travers ces messages négatifs diffusés dans les médias.

En outre, une loi comme Hadopi nous fait mieux prendre conscience de l’utilité des licences libres et Creative Commons pour sortir du système qui tend à criminaliser le partage gratuit et le téléchargement en ligne de la culture dans certains cas précis. Les licences libres mènent la société vers plus de progrès culturel et scientifique. Du côté culturel, ces licences permettent d’effacer durablement les inégalités entre des populations qui ont accès à la culture et les populations qui, pour des raisons économiques, n’ont pas toujours accès à cette culture et n’ont pas les moyens d’en consommer. Mais du côté de la science, les licences libres pourraient impacter encore plus durablement le monde, plus que pour la sphère culturelle: si des vaccins ou des médicaments étaient partagés en licence libre, par exemple, on en verrait vite les bénéfices pour des pays qui n’ont pas assez d’argent pour soigner leur population, qui pourraient recréer ces médicaments à tarif abordable (voire gratuitement) et sauver les vies de millions de personnes. Cela créerait moins d’inégalités entre les pays développés et les pays plus pauvres et on pourrait facilement soigner les populations d’un côté à l’autre de la planète. Mais cela relève peut-être d’une utopie de pouvoir partager intégralement le savoir de l’humanité, la culture et la science en licence libre?

kimono

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Comment rendre les hommes politiques français plus vertueux (pour ceux qui ne le sont pas encore)

Alors que nous vivons dans une époque où les scandales politiques font partie de notre quotidien, peut-être qu’il suffirait d’une idée simple pour rendre les hommes politiques français plus vertueux (pour ceux qui ne le sont pas encore): et si on alignait le salaire présidentiel sur le Smic? Au lieu d’augmenter le salaire des présidents ou de le comparer aux salaires internationaux (le salaire du président français actuel est évalué à « 179.000 euros bruts annuels », selon La Tribune), ce serait sans doute plus simple de l’aligner sur le Smic national à 9,76 euros montant horaire au 1er janvier 2017. Comme ça, le jour où le Smic est réévalué, on saura que l’augmentation du salaire présidentiel sera comparable à celle des autres citoyens français et cela créera une forme d’égalité à l’échelle nationale.

Derrière leurs bureaux, les employés, ouvriers, étudiants, chômeurs, retraités, etc – quelle que soit l’origine sociale, chaque citoyen en France pourrait potentiellement se dire qu’il ou elle se sent l’égal(e) d’un(e) président(e) qui serait à leur niveau, qui vivrait avec un salaire semblable et qui vivrait proche de la réalité quotidienne des français. Pourquoi ne pas imaginer que le salaire d’un président puisse être réévalué par rapport au Smic? Aux Etats-Unis, on a bien vu Donald Trump renoncer à son indemnité présidentielle évaluée à 400 000 dollars et cela n ’empêche pas la Maison Blanche de fonctionner normalement et d’intervenir sur la scène politique internationale.

Cela pourrait aussi rendre les représentants politiques plus vertueux, et même si certains d’entre eux le sont déjà (et ne méritent pas d’être comparés à tous ceux qui sont empêtrés dans des scandales), leur image n’en serait que plus vertueuse. Qu’aurait en effet à gagner un président payé au Smic, si ce n’est l’honneur même de servir la nation française et d’oeuvrer pour le bien de son pays, sans aucune prétention à s’enrichir personnellement ou de bénéficier de privilèges que les autres n’ont pas? Pourquoi ne pas rétablir une forme de modestie dans la fonction de président, ainsi qu’une forme d’égalité entre ceux qui ont voté pour un représentant politique et ceux même qui ont été élus et exercent leur fonction au plus haut de l’échelle du pouvoir politique?

Une égalité de salaire donnerait peut-être une image plus noble de la fonction présidentielle, une image désintéressée, donc plus vertueuse. Plus personne ne pourrait dire, par exemple, à un président payé au Smic: « vous faites ce métier pour l’argent, ou pour les privilèges liés à ce métier ». Dans un tel monde, avec un salaire présidentiel aligné sur le Smic, ce genre de remarque n’aurait plus de sens. Mais il y aurait peut-être des polémiques sur d’autres sujets dans ce monde différent du monde actuel, car l’être humain aime les polémiques et pourrait difficilement s’en passer.

Mais si notre blog pouvait poser une question aux candidat(e)s à la présidentielle, ce serait donc la suivante: accepteriez-vous d’être payé(e)s au Smic si vous étiez élu(e)s président(e)? seriez-vous toujours dans la course aux élections présidentielles, si demain le salaire d’un président en France ne valait pas plus que ce que perçoit un employé de bureau, un ouvrier, un retraité, un chauffeur de taxi, un boulanger, un vendeur en magasin, etc? … est-ce qu’un tel salaire changerait votre vision de la politique et votre vision du monde?…

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Le changement climatique pourrait conduire à l’augmentation des tremblements de terre et de l’activité volcanique

Les conséquences du changement climatique sont multiples. Dans les médias, on parle principalement de la montée du niveau des océans, ou encore de la fonte des glaces, du dérèglement du climat à l’échelle mondiale et des ours blancs en voie de disparition. Mais quels seront les autres effets du changement climatique? Certains sont parfois évoqués dans des articles, mais sont moins connus du public. Nous avons essayé de rassembler ce que nous avons lu ici et là pour tenter de comprendre le changement climatique dans une perspective plus globale. Le changement climatique impacte toute la terre, et ce qui arrive de manière ponctuelle dans certains pays peut aussi nous donner signe de ce qui peut arriver ailleurs dans les années à venir.

1. Le niveau des océans, des prédictions « dépassées » 

Pour commencer, avons-nous suffisamment conscience de l’ampleur que peut prendre la montée des océans? Il y a 15,000 ans, un changement climatique est supposé avoir fait monter le niveau des océans de plusieurs mètres sur une période de quelques siècles, un changement comparable à ce qui se déroule aujourd’hui sur notre planète comme l’explique un article de Science Daily. Les scientifiques actuels font-ils des prédictions suffisamment réalistes en ce qui concerne la rapidité avec laquelle ces événements vont se produire sur notre planète? Il y a une différence entre un réchauffement climatique qui mettrait quelques siècles, ou quelques décennies à se produire, ou s’il devait au plus tard se réaliser dans une vingtaine d’années. Les mesures pour déplacer et reloger les populations, par exemple, devraient déjà commencer à être envisagées, si un réchauffement climatique brutal devait se produire d’ici 20 ans. Or, aucun modèle ne permet de savoir précisément comment va se dérouler ce changement climatique. Tout semble incertain en ce qui concerne la montée des océans, beaucoup de villes pourraient être concernées, y compris des villes comme Londres, qui pourrait être une ville fortement impactée par la montée des océans, comme l’explique également un autre article de Science Daily:

Il existe un risque important que les mers autour de la Scandinavie, de l’Angleterre, des Pays-Bas et du nord de l’Allemagne augmentent d’environ 1,5 mètres au cours de ce siècle.

« Les prédictions d’il y a quelques années sont déjà dépassées », mais tant d’incertitude peut faire craindre le pire, et rien n’est fait pour nous rassurer, comme le rappelle un article du National Geographic:

Le niveau des océans augmente plus rapidement qu’il y a 50 ans, et il est très probable que cela s’aggravera, selon un scientifique de la NASA.

En attendant d’en savoir plus de la part des scientifiques, on peut calculer en ligne la montée des océans, par exemple sur Flood Map, un site qui permet d’enregistrer un niveau de montée des océans allant de 0 à 800 mètres. Parmi les prédictions évoquées, certains avancent des chiffres d’1 mètre, 3 mètres, 9 mètres, voire 65 mètres. Avec ce logiciel, chacun peut se faire une petite idée de la montée des océans et sélectionner la valeur voulue.

capture-decran-2017-02-12-a-20-35-34Mais prenons simplement 1 mètre de montée des océans, il y aurait déjà de graves conséquences sur nos villes, même en Europe (ici, une copie écran de Flood Map montrant la Belgique, les Pays-Bas et le Nord de la France affectés par une montée d’un mètre du niveau de la mer). Ce genre d’outils permettent d’imaginer de manière plus réaliste les conséquences du changement climatique, d’autant que certains estiment qu’une montée d’un mètre serait tout à fait probable d’ici la fin de notre siècle:

Une telle élévation [1 mètre] du niveau de la mer inonderait les zones côtières fortement peuplées du monde, ce qui pourrait forcer le déplacement de 187 millions de personnes (selon une étude)

D’autres estiment que la montée des océans pourrait même atteindre 65 mètres, avec la fonte de toutes les glaces sur terre (modifiant peut-être aussi par endroits la répartition de la masse de la croûte terrestre là où d’importantes quantités de glace auront disparu), ou encore comme on peut le voir dans cette animation vidéo:

A quoi ressemblerait la Terre si toute la glace fondait

2. L’augmentation des tremblements de terre (l’exemple de l’Himalaya)

Le changement climatique n’est pas seulement responsable de la montée des océans. Il pourrait aussi augmenter le nombre des tremblements de terre. Comme on peut le constater, la fréquence des tremblements de terre semble avoir augmenté ces dernières années à l’échelle mondiale, comme en Amérique Latine (Equateur, Chili, Colombie), en Asie (Japon, Indonésie), ou en Europe (Italie). Revenons sur le cas de l’Himalaya pour comprendre l’impact du climat sur les tremblements de terre.

Un article de Live Science explique comment l’eau qui s’écoule des montagnes fait trembler la terre, en Himalaya, après la saison des pluies. Les « variations saisonnières », le passage d’une saison plus froide à une saison plus chaude, mais aussi la variation des pluies et des températures, modifient la structure des sols et les fragilisent par endroits. L’hiver est la saison où se produisent ces variations, ce qui conduit à une augmentation des tremblements de terre pendant la saison hivernale dans l’Himalaya.

A l’échelle mondiale, on sait que le changement climatique va modifier les variations saisonnières dans certaines régions. Par un méchanisme semblable à celui de l’Himalaya (et cela reste une hypothèse), on peut imaginer que des tremblements de terre pourraient aussi s’intensifier dans d’autres régions montagneuses, y compris en Europe, où les variations saisonnières interviennent plutôt au printemps. En modifiant le cycle des pluies à l’échelle de la planète, le changement climatique pourrait aussi augmenter la fréquence des tremblements de terre dans d’autres pays lors des changements saisonniers.

3. Les éruptions volcaniques (l’exemple de l’Islande)

En Islande, les volcans font partie du paysage et de la vie quotidienne. Mais ils sont aussi surveillés par les scientifiques, et ce qui inquiète depuis ces dernières années, c’est que les volcans les plus importants d’Islande « sont tous dans une phase inhabituelle d’activité », selon ce que rapporte le WND.

L’explication donnée à cette activité volcanique inhabituelle pourrait se trouver dans le réchauffement climatique. En effet, tout en rappellant l’éruption du volcan islandais qui avait paralysé les aéroports européens en 2010, un article du Yale Scientific explique les liens entre l’activité des volcans et la fonte des glaciers:

Alors que la planète souffre d’un climat de plus en plus chaud, une hausse des niveaux de magma en Islande pourrait causer un pic d’activité volcanique

L’article détaille le mécanisme qui conduit les glaciers à augmenter l’activité volcanique en Islande. En fondant, les glaciers exercent en effet moins de pression sur les roches, laissant ainsi le magma remonter plus facilement à la surface, ce qui entraîne une activité volcanique plus intense. Par un méchanisme semblable, la fonte des glaciers pourrait augmenter la fréquence des éruptions volcaniques dans d’autres régions du monde, donc pas seulement en Islande.

4. L’affaissement des sols avec la fonte du permafrost (le cas de la Russie)

Plus inquiétant, « des villes en Russie pourraient s’effondrer d’ici 2050, à cause de la fonte du permafrost », annonce un article du Daily Mail. Ce problème pourrait se poser plus tôt que prévu, d’ici à 2020, pour des régions et des villes situées à l’est de la Russie, proches du cercle polaire arctique.

Le changement climatique risque, en effet, de changer la structure des sols et de rendre instable la base sur laquelle reposent les villes et les bâtiments qui ont été construits. En fondant, le permafrost va ramollir et déstabiliser les sols sur des régions entières. Soient les bâtiments devront être reconstruits, soit il faudra déplacer des populations entières vers d’autres villes.

Mais la fonte du permafrost ne concerne pas seulement la Russie. La fonte du permafrost et les émissions de méthane qui en résultent ont été étudiées plus largement « sous les lacs de l’Arctique en Alaska, en Sibérie et au Canada », et l’étude suggère que « l’Arctique se réchauffe plus vite qu’aucune autre région du monde », selon un article du National Geographic.

Si le Daily Mail évoque la possibilité que des villes s’effondrent en Russie, on peut imaginer que la même chose pourrait se produire en Alaska (nord des Etats-Unis), et au Canada, même si ces régions sont peut-être moins peuplées que la Sibérie, en Russie.

Dans tous les cas, les effets n’en seraient pas moins désastreux sur les écosystèmes, comme on peut le lire dans un article du CCIN [Canadian Cryospheric Information Network] qui explique l’impact de la fonte du permafrost au Canada (la même chose vaut pour les autres régions du monde concernées par la fonte du permafrost, que ce soient la Russie, ou l’état de l’Alaska aux Etats-Unis):

Cette dégradation du permafrost a des implications importantes pour les processus du paysage (terrain, pente et stabilité côtière), l’hydrologie (régimes d’eaux de surface et souterraines), les caractéristiques de surface (végétation, albédo), les sources de gaz à effets de serre et les puits (tourbières, sols, hydrates de gaz), ainsi que pour les écosystèmes, l’ingénierie et l’infrastructure.

5. La modification du champ magnétique terrestre

Enfin, dans les prédictions les plus pessimistes, des articles font aussi le lien entre le réchauffement climatique et la modification du champ magnétique terrestre. Un article de Discover Magazine soulève une hypothèse intéressante:

Pour établir un lien causal direct entre la diminution du champ magnétique terrestre et l’augmentation des niveaux du Co2 dans l’atmosphère, Vares et Persinger citent un document de 2008 qui a constaté que le magnétisme affecte la solubilité du Co2 dans l’eau.

Le Co2 serait moins soluble dans les océans avec un champ magnétique plus faible. Et comme on constate ces dernières décennies une baisse significative du champ magnétique terrestre, ceci pourrait donc avoir un impact sur le réchauffement climatique et accentuer ses effets sur la planète. Mais cela ne suffirait pas à expliquer l’importance du changement climatique à l’échelle de la planète.

D’autres études font plus directement le lien entre le réchauffement climatique et « les variations du champ géomagnétique trouvées à des intervalles irréguliers au cours des derniers millénaires, en utilisant le dossier archéologique de l’Europe jusqu’au Moyen-Orient. Ces phénomènes semblent corrélés à des événements climatiques importants dans la région de l’Atlantique Nord », selon le résumé d’un article de Science Direct.

Si le champ magnétique terrestre s’est régulièrement inversé au cours de l’histoire, une animation vidéo résume ce qui pourrait arriver sur Terre:

L’inversion des pôles magnétiques terrestres

L’inversion des pôles magnétiques qui a eu lieu il y a 13 000 ans, et il y a 26 000 ans, comme l’explique la vidéo, conduirait soit à une inversion complète des pôles soit à un basculement de la Terre sur 90°. Pendant ce temps, le noyau de la Terre ne serait en rien affecté, car seule la croûte terrestre viendrait, en quelque sorte, à dériver, jusqu’à un point où elle se stabilise de nouveau pour quelques milliers d’années. Mais pour ceux qui vivent à la surface de la terre, ce serait une période difficile à survivre.

Un changement des pôles magnétiques serait catastrophique, car la brutalité du phénomène créerait des tremblements de terre et des tsunamis sur toute la planète. Des articles n’hésitent pas non plus à imaginer qu’avec le réchauffement climatique et l’inversion des pôles magnétiques, d’anciennes zones volcaniques éteintes pourraient éventuellement se réactiver. Mais on peut aussi imaginer qu’un changement des pôles magnétiques pourrait faire entrer en éruption un supervolcan.

On constate aujourd’hui que les phénomènes d’éruptions volcaniques et de tremblements de terre occupent une place importante dans l’actualité et ces phénomènes semblent augmenter leur fréquence, comme on a pu le voir ces derniers mois avec les tremblements de terre à répétition en Italie ou dans d’autres régions du monde. On fait rarement le lien de ces phénomènes avec le changement climatique. Pourtant, en dehors de la montée des océans (phénomène le plus visible), le changement climatique aura un impact sur le fonctionnement global du système terrestre et l’augmentation actuelle de ces catastrophes peut aussi être liée au changement climatique déjà en cours. L’ensemble des conséquences directes (montée des océans, catastrophes naturelles, etc) et indirectes (conséquences sociales et politiques) du changement climatique nous font mieux comprendre l’ampleur de ce phénomène et les dangers que cela représente à l’échelle mondiale.

Texte CC BY-SA

Vidéos: youtube
image: Floodmap

Trois vidéos pour illustrer un esprit contestataire et la dénonciation de la guerre

Dans ce post, nous vous présentons un choix de vidéos sur le thème de la dénonciation de la guerre. Le point commun entre toutes ces vidéos, c’est que le montage a été réalisé en mêlant les images d’événements historiques marquants avec de la musique, des chansons dont les paroles traduisent le plus souvent une dénonciation de la guerre ou du système qui engendre les inégalités, les injustices, les conflits, dont sont victimes les sociétés humaines. Ces vidéos datent d’époques différentes, mais le message est toujours le même aujourd’hui: dénoncer la guerre dans ce qu’elle a de plus absurde, les victimes civiles, l’aveuglement des armées, les guerres pour le pétrole déguisées sous le nom de « guerre contre le terrorisme ». A chaque guerre, ce sont des générations entières qui meurent. Aujourd’hui, de telles vidéos pourraient-elles encore avoir un impact sur la conscience humaine, pour que les milliers de gens qui protestent, par exemple, contre Donald Trump dans plusieurs pays, se mettent plutôt à protester contre la guerre au Yémen, ou contre d’autres guerres dans le monde? Pourquoi si peu de mobilisations massives contre la guerre?

« Bullets » d’Archive (vidéo de Zunamkiagna)

"Bullets" du groupe ArchivePour commencer, notre vidéo préférée (qui a déjà fait l’objet d’un article sur ce blog). Il s’agit d’une vidéo réalisée avec des images de la guerre en Irak. Celle qui nous parle le plus, étant donné la proximité des événements. Il est difficile de ne pas avoir vu au moins une de ces images dans les médias occidentaux (qui montrent George Bush, l’armée américaine, la chute de Saddam Hussein, les prisonniers irakiens, etc). Les images parlent à tous et rappellent aussi les révélations WikiLeaks sur l’Irak, mais entrent d’autant plus en résonnance avec les paroles de la chanson qui a été choisie pour illustrer la vidéo. La chanson est celle du groupe Archive, un groupe britannique (de rock progressif), qui d’après Wikipedia, sort l’album « Controlling Crowds » dont est issue la chanson en mars 2009. Le titre lui-même pourrait sembler militant: « controlling crowds » ou « en contrôlant les foules », n’est-ce pas ainsi d’ailleurs que les foules sont menées inexorablement vers la guerre, parce que nous sommes d’une certaine manière tous contrôlés par le discours des hommes politiques, par le discours officiel des médias, etc? Les paroles de la chanson ont une raisonnance forte avec la vidéo, même si le groupe Archive n’en est pas à l’origine: comment ne pas penser dès les premières lignes à ce soldat américain parti faire la guerre en Irak et « qui a cette violence sous la peau » (« underneath my skin there is a violence »), mais qui de manière tout aussi absurde peut considérer la beauté d’un ciel qui explose au milieu des balles et des bombes (« bullets are the beauty of the blistering sky », dit le refrain). Soldat coupable des crimes qu’il commet, ou simplement ignorant parce qu’il a obéi aux ordres sans réfléchir, ou impuissant face à des événements internationaux qui le dépassent? Les paroles se confrontent aux images, comme si deux mondes s’affrontaient, mais l’un et l’autre tout aussi absurdes: l’absurdité de la guerre.

Lien de la vidéo: https://rutube.ru/video/9080c9c0512f8240c10ba69573cc28d8/

« The 4th Branch » d’Immortal Technique

Une autre vidéo qui nous a plu par son message pacifique et révolutionnaire est une vidéo du groupe Immortal Technique, classé dans la catégorie « Rap politique ». On retrouve un montage vidéo semblable à celui de la vidéo précédente, avec des images reprises des médias et des actualités, mêlées à d’autres images de protestations dans les rues, de bombes qui explosent dans le ciel, de parades militaires, symboles religieux, etc. La chanson utilisée dans cette vidéo vient d’un album sorti en novembre 2003, d’après Wikipédia, ce qui peut expliquer pourquoi ici les paroles de « The 4th branch » évoquent la guerre en Irak et Saddam Hussein: « Ils ont bombardé des innocents, tout en essayant d’assassiner Saddam; Lorsque vous lui avez donné ces armes chimiques pour aller en guerre contre l’Iran » (« They bombed innocent people, tryin’ to murder Saddam; When you gave him those chemical weapons to go to war with Iran »). Le texte fait aussi mention de « Guantanamo Bay », de « violations des droits de l’homme » et du « terrorisme ». On a donc une résonnance directe entre la vidéo qui montre des images de guerre et les paroles écrites pour dénoncer la guerre, ou en tout cas, semblant vouloir faire passer ce message contestataire. On retrouve aussi l’idée du contrôle de masse, l’idée que l’humanité suit aveuglément les actualités, la politique, sans se questionner. Depuis cette chanson datée de 2003, il y a eu sans doute un réveil politique avec des mouvements comme Anonymous, Occupy Wall Street, etc. Pour autant, gardons à l’esprit le message de la chanson: « C’est comme le MK-ULTRA, qui contrôle ton cerveau; Penser de façon suggestive, c’est ce qui fait changer la perspective de ta pensée » (« It’s like MK-ULTRA, controlling your brain; Suggestive thinking, causing your perspective to change ») et « Arrêtez de laisser les grands médias raconter des mensonges à vos enfants » (« stop letting corporate news tell lies to your children »). De telles vidéos contestataires s’adressent à notre conscience et à notre inconscient, par le pouvoir des mots et des images qui y sont exposés.

Lien de la vidéo: https://youtu.be/GSfk0wLs4EE

« Holiday in Cambodia » de Dead Kennedys

Pour finir, une troisième et dernière vidéo, « Holiday in Cambodia » de Dead Kennedys, un groupe de musique américain (classé « anarcho-punk »). Il nous sera plus difficile d’en parler, étant donné que la vidéo date d’une autre époque (mai 1980). Mais le message contestataire et anti-guerre est tout aussi évident, comme l’explique Wikipedia: « La chanson est une attaque contre l’étudiant américain stéréotypé, moralisateur et privilégié. Ses paroles offrent une vision satirique des jeunes américains aisés et intransigeants, un tel mode de vie contrastant avec la dictature génocidaire des Khmers Rouges, menée par Pol Pot (représenté sur l’étiquette du single original et mentionné dans les paroles), qui est responsable de la mort de quelque deux millions de personnes au Cambodge entre 1975 et 1979. »

Lien de la vidéo: https://youtu.be/KRwUlLahpiI

De telles vidéos sont nécessaires pour permettre une prise de conscience dans le monde: prendre conscience que la guerre ne mène qu’au chaos, que la majorité des victimes de la guerre sont des victimes civiles y compris des enfants, que ceux qui s’enrichissent dans ces guerres ne sont pas les mêmes que ceux qui combattent dans ces guerres, et que les soldats qui participent aux combats sont aussi le plus souvent victimes de ces guerres, car certains sont blessés, handicapés à vie, et parfois souffrent de troubles psychiques bien des années après être revenus dans leur pays, tandis que d’autres y ont laissé leur vie. Ce sont de beaux messages qui ont été adressés contre la guerre dans ces vidéos, même si les images sont parfois violentes. Un militant indigné m’a dit, un jour, que l’art nous détourne du combat politique, de la réalité, mais dans ce type de vidéos, l’art est aussi capable de rejoindre le combat politique en libérant nos esprits et en nous montrant la vérité.

Texte CC-BY-SA

 

 

Théorie du complot: A qui profite réellement le terrorisme?

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Cette réflexion, nous l’intitulons « théorie du complot », car il ne s’agit pas d’accuser ou de pointer une responsabilité sur qui que ce soit, mais plutôt de montrer quels pourraient être les vrais enjeux du terrorisme dans un monde parallèle. Dans un monde parallèle, où il est possible de dire que des marchands d’armes (y compris des individus, des groupes liés de près ou de loin au commerce des armes, des mafias de toute nature) auraient un intérêt économique face à la montée du terrorisme. Pourquoi ne pas se poser la question et voir les implications possibles d’une telle théorie?

L’expression « théorie du complot », trop souvent rabaissée, trop souvent perçue de manière négative, nous la considérons au contraire comme une expression positive. Par « théorie du complot », nous désignons toute démarche à caractère scientifique qui émet une hypothèse probable (parmi d’autres hypothèses), mais ne comportant pas de preuves pour appuyer cette affirmation. Le complotiste, loin d’être aveugle dans sa démarche, est plus proche, selon nous, d’un scientifique ou d’un enquêteur qui émet une hypothèse, cherche une piste, des explications, envisage des théories dans sa recherche de vérité. Avant de confirmer la vérité, il faut bien passer par des théories.

Le complotiste, tout comme un scientifique, construit sa pensée dans le doute. Il élabore des théories, se remet souvent en cause, et peut-être que, dans plusieurs années, au bout d’une longue recherche et après avoir été moqué des gens, peut-être qu’un jour il aura enfin la preuve que ce qu’il disait était vrai. Des scientifiques comme Galilée et Copernic, défendant la théorie de l’héliocentrisme, n’ont-ils pas, de leur temps, été victimes de l’opposition de tous ceux qui ne voulaient pas croire que la Terre tournait autour du Soleil? C’est bien la preuve que des esprits libres peuvent parfois avoir raison, même face à l’opposition d’une société entière, et même si cela prend parfois des siècles.

Mais pour en revenir au terrorisme, nous ne disons pas que ce schéma est une certitude. Plutôt que, dans certains pays, développés ou peu développés – cela ne fait pas de différence -, les réseaux terroristes pourraient être manipulés dans le but de servir directement ou indirectement les intérêts de l’industrie de l’armement ou d’autres groupes qui y auraient un intérêt économique. C’est une hypothèse envisageable, car ce qui est en jeu, ce sont des sommes qui correspondent à plusieurs millions, voire plusieurs milliards. La corruption existe partout dans le monde, et le terrorisme a sans doute aussi ses propres réseaux de corruption.

Première possibilité (de notre théorie du complot). Imaginons un pays pauvre, en proie au terrorisme: la déstabilisation d’un tel pays peut servir les intérêts de pays étrangers, d’industriels de l’armement, de multinationales ou encore de mafias étrangères ayant besoin d’imposer leur hégémonie sur l’économie d’un pays. Envoyant des moyens et dépensant beaucoup d’argent pour aider ce petit pays qui n’arrive pas à faire face au terrorisme, voilà que des pays ou des groupes extérieurs venus en « frères bienveillants » revendiquent au bout de plusieurs années le droit d’exploiter les richesses économiques de ce pays ravagé. Les concurrents sont balayés, l’industrie de l’armement, ou peut-être des mafias étrangères, se sont renforcées. Le pays pauvre aura bien du mal à refuser les offres de collaboration économique, pensant avoir une dette envers le ou les pays ou groupes extérieurs venu(s) l’aider à sortir du terrorisme.

Deuxième possibilité (de notre théorie du complot). Imaginons un pays, riche ou pauvre, en proie au terrorisme. Le pays, n’ayant plus connu de guerres pendant un certain temps, commence par diminuer les budgets de la défense. Les industriels de l’armement ne voient pas cela d’un bon oeil. L’un d’eux, qui sera plus motivé par le gain économique que par l’idée qu’un pays puisse vivre en paix, entre secrètement en contact avec des réseaux terroristes. Il donne beaucoup d’argent. On leur dit de commettre des attentats au nom d’une cause religieuse, politique, etc. Les recrues obéissent et commettent l’irréparable. Le pays ne peut plus désormais diminuer ses budgets de la défense, il va devoir réinvestir de l’argent dans du matériel militaire et des technologies de surveillance. Le débat sur le terrorisme envahit la société.

Quand un attentat se produit, les médias parlent du nombre des victimes, des revendications, etc. Mais au-delà de ça, il y a beaucoup d’autres questions. Des marchands d’armes, des sociétés et des individus liés au commerce des armes, ainsi que des mafias, il y en a beaucoup dans le monde. Sans les guerres, sans le terrorisme, sans les attentats, il n’y aurait plus besoin d’investir dans l’armement et la société pourrait se tourner vers d’autres objectifs liés à l’éducation et au progrès social. Plus il y a de guerres et de terrorisme, plus on a l’impression que le monde se tourne vers son passé, au lieu de se projeter vers l’avenir.

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Les musulmans qui s’engagent dans le terrorisme islamiste sont comparables à des victimes de mind-control

mind_wikiLe mind-control, ou contrôle de la pensée, « est une théorie scientifique controversée selon laquelle les sujets humains peuvent être endoctrinés d’une manière qui cause « une altération de l’autonomie, une incapacité à penser indépendamment, et une perturbation des croyances et des affiliations. Dans ce contexte, le lavage de cerveau se réfère à la rééducation involontaire des croyances et des valeurs fondamentales » (wikipedia). Parler de mind-control dans le cas du terrorisme est tout à fait justifié, puisque l’individu qui commet un acte terroriste a toujours été victime d’un endoctrinement préalable qui le conduit à « une altération de l’autonomie, une incapacité à penser indépendamment » et que, dans d’autre cas, cet individu a aussi subi des tortures physiques ou psychiques pour accomplir un acte terroriste, ou même reçu des drogues qui ont « pour effet de limiter les capacités cognitives et discriminantes du sujet » (wikipedia). Le documentaire de Michael Tsarion évoque le mind-control comme remontant à des époques anciennes, comme la secte des Assassins qui, selon lui, est un culte basé sur l’utilisation du haschisch qui faisait disparaître chez les combattants tout sentiment de peur face à la mort.

Dans le phénomène du terrorisme radical, pour en revenir à l’époque moderne et à ce qui a pu être expérimenté par certains régimes totalitaires à partir du 20ème siècle, on retrouve dans le terrorisme actuel les mêmes techniques employées par les programmes secrets de mind-control, notamment le lavage de cerveau, la propagande, la torture et l’utilisation des drogues.

  • Pour ce qui est du lavage de cerveau, dont le but est « de supprimer la capacité d’analyse » (wikipedia), il apparaît évident à travers l’endoctrinement des individus. L’endoctrinement peut être rendu possible par le contact avec des recruteurs jihadistes, comme cela a été révélé dans les médias pour certains auteurs d’attentats, mais cela peut être aussi rendu possible à travers un endoctrinement des enfants et des adolescents, par exemple dans des écoles coraniques. En septembre 2016, on découvre qu’une mosquée en France « abritait en toute illégalité une école coranique » où « il y avait des risques d’endoctrinement » (FranceTVinfo). Mais la situation est bien plus dangereuse dans d’autres pays. On apprend, par exemple, au Pakistan, l’existence d’une école coranique où « la moitié des ministres et des commandants talibans ont été ses élèves » (Courrier Int., 01/10/2003). L’article n’est pas tout récent, mais cela montre bien les dangers et l’étendue que peut prendre l’endoctrinement, un endoctrinement fondé sur la propagande, comme dans le cas des enfants utilisés comme « bourreaux » par l’Etat Islamique (L’Express, 17/05/2016).
  • Pour ce qui est de la propagande, le terrorisme y a recours dans une même perspective de contrôle de l’esprit, ou mind-control, mais dans une dimension plus collective. Alors que l’endoctrinement vise des individus, la propagande s’adresse à des populations entières « en influençant et en modifiant l’attitude d’une population à l’égard d’une cause, d’une position ou d’un agenda politique précis » (wikipedia). Il peut y avoir un objectif de semer la peur au sein d’une population, ou bien un objectif de recrutement en incitant de jeunes européens à rejoindre les rangs de l’EI, en utilisant « des codes familiers aux Occidentaux » (L’Express, 02/10/2014) selon l’analyse d’un politologue et postant des selfies avec des chats. Cette propagande renforce le phénomène de mind-control et elle se propage d’autant plus facilement que nous vivons dans des sociétés connectées en permanence à Internet et aux réseaux sociaux.
  • Pour ce qui est de la torture, celle-ci a largement été utilisée par les groupes terroristes pour contrôler et faire peur à la population, que ce soit à l’égard des prisonniers, des otages, ou même utilisée contre les « déserteurs » de ces groupes terroristes (Sputnik News, 11/05/2016). Le contrôle mental repose ici sur le phénomène de peur et de dissuasion, en montrant le sort réservé à ceux qui désertent un groupe terroriste. La torture est subie par des individus, mais a une dimension collective, car elle a pour but de mieux contrôler le reste de la population ou le reste du groupe terroriste. La torture est un outil de mind-control à part entière.
  • Pour ce qui est de l’utilisation de drogues, il apparaît que « le Captagon, drogue euphorisante, voire déshumanisante, apparaît être de plus en plus utilisée dans les rangs des jihadistes et des candidats aux attentats-suicides » a été retrouvé « dans différents lieux où ont habité Salah Abdeslam […] et certains de ses complices » et dont les assaillants du Bataclan semblaient également présenter les symptômes (RFI, 17/11/2015). Si l’on ne peut nier qu’un terroriste soit un criminel quand il tue d’autres individus, il faudrait parallèlement dire qu’il est aussi dans certains cas victime de mind-control, si le fait qu’il ait agi de manière déshumanisée et sans peur de la mort a été préalablement conditionné, par exemple, par l’usage d’une drogue administrée volontairement et parfois sans qu’il ait lui-même eu conscience de l’administration de cette drogue. Cela change la nature du problème. Ce n’est plus seulement un problème de terrorisme, c’est un problème plus large qui concerne aussi la manipulation de ces individus, des actes qui n’auraient peut-être pas été commis sans l’effet de ces drogues. De la même manière, l’usage de la méfloquine sur des prisonniers de Guantanamo a été dénoncé sur des forums complotistes comme pouvant relever d’une expérimentation de mind-control, la méfloquine ayant « des effets qui vont de la dépression et l’anxiété, à la psychose et même au suicide » (AlJazeera, 20/08/2013)

Si des musulmans engagés dans le terrorisme sont directement ou indirectement victimes de mind-control, l’émancipation est toujours possible en revenant justement à ces « croyances et valeurs fondamentales » qui ont été détruites dans l’esprit de ces personnes. Les valeurs fondamentales, ce sont ces valeurs avec lesquelles l’individu a grandi et qui peuvent être, par exemple, les croyances religieuses. La valeur fondamentale d’une religion, c’est la vie. Toutes les mythologies et les religions se fondent sur les origines de la vie et donnent un sens à l’existence du monde. C’est pourquoi tout mouvement terroriste qui se réclame d’une religion est en contradiction avec cette valeur fondamentale qui prône la vie. Des terroristes qui revendiquent la mort des victimes d’un attentat, par exemple, ont rompu avec cette valeur fondamentale qui accordait la plus grande importance à la vie. Ce n’est pas ce qui leur a été inculqué depuis leur enfance, donc à ce stade, il y a bien eu une altération de leur pensée, pour qu’ils arrivent à un stade où la mort est devenue pour eux plus importante que le phénomène de la vie. C’est un stade où ils ne discernent plus le bien du mal.

Pour revenir aux valeurs fondamentales, les individus engagés dans le terrorisme doivent faire la différence entre les valeurs fondamentales de vie et une idéologie qui repose sur le fondement de la mort. En tant qu’être vivant, il n’y a rien de naturel que quelqu’un soit tenté par un acte suicidaire ou souhaite se donner la mort au nom d’une cause terroriste. Vouloir sa propre mort n’a rien de naturel, car tout ce qui existe sur terre depuis des millions d’années est fait d’êtres vivants qui luttent au contraire pour vivre. Le terrorisme est placé sous le signe de la mort, il est donc à l’opposé de toutes les valeurs qui régissent la vie. Mais pour que cette distinction soit de nouveau possible, il faut arriver à émanciper ces individus de leurs pensées radicales qui sont venues se substituer à leur personnalité antérieure. Selon Noam Chomsky, « l’être humain doit être autonome et avoir l’esprit critique pour ne pas se faire manipuler » (wikipedia). Autrement dit, cette émancipation de l’esprit désigne aussi ce que l’on appelle aujourd’hui par le terme de « déradicalisation » en ce qui concerne les terroristes. La déradicalisation désigne ce fait d’émanciper l’esprit du jihadiste en lui rendant sa liberté de pensée qui avait été altérée par une manipulation ou un endoctrinement extérieurs aux valeurs fondamentales sur lesquelles s’était contruit l’individu. Le terrorisme a remplacé la valeur fondamentale de vie par la valeur fondamentale de mort. Dans cette inversion des valeurs, le terroriste ou le jihadiste dont le discernement est manipulé ne peut aller que vers son auto-destruction dans la négation la plus totale des valeurs qui régissent le vivant.

Peut-être que la déradicalisation donne l’impression d’échouer aujourd’hui en France, parce que l’on ne se questionne pas assez sur ces valeurs fondamentales. Un discours moralisateur ou des vidéos construites comme des messages publicitaires, manquant de clarté et jouant sur l’émotion, reprenant même parfois les codes de la propagande jihadiste, ne seront jamais la réponse au problème. Il faut donner à ces personnes les clés pour émanciper leur esprit et les aider à comprendre qu’il y a eu des formes de manipulation de la pensée, comparables à ce qu’ont vécu les victimes de MK-Ultra dans les programmes secrets de la CIA des années 1950 à 1970, comparables aussi à ce qui a été expérimenté par les scientifiques allemands pendant la 2ème guerre mondiale, notamment « des expériences concernant les psychotropes ainsi que les expériences cliniques sur des êtres humains in vivo » (wikipedia). Si les terroristes ou les jihadistes arrivaient à prendre suffisamment de distance pour comprendre la manipulation dont ils ont pu être victimes, peut-être que la plupart d’entre eux renonceraient au terrorisme.

CC-BY-SA

Sources:

Mind-control: https://en.wikipedia.org/wiki/Mind_control

Manipulation mentale, émancipation: https://fr.wikipedia.org/wiki/Manipulation_mentale#.C3.89mancipation

Manipulation mentale, techniques: https://fr.wikipedia.org/wiki/Manipulation_mentale#Techniques

Lavage de cerveau: https://fr.wikipedia.org/wiki/Lavage_de_cerveau

Propagande: https://en.wikipedia.org/wiki/Propaganda

Projet MK-Ultra: https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_MK-Ultra

Contrôle de masse et futur de l’humanité, Michael Tsarion (documentaire): https://www.youtube.com/watch?v=h7POcUyTtd0

Le Captagon, la drogue des terroristes: http://www.rfi.fr/moyen-orient/20151117-attentats-captagon-drogue-terroristes-kamikaze-syrie

Un médicament contre le paludisme surdosé sur les prisonniers de Guantanamo Bay? http://america.aljazeera.com/articles/2013/8/20/powerful-drug-overusedongitmoprisoners.html

Les militants islamiques sont-ils victimes de MK-Ultra? https://forum.davidicke.com/showthread.php?t=189281

Enfants français, bourreaux de Daech: « Un défi adressé à l’Occident » http://www.lexpress.fr/actualite/societe/enfants-francais-bourreaux-de-daech-un-defi-adresse-a-l-occident_1792840.html

« Daech mise sur nos faiblesses » http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/daech-mise-sur-nos-faiblesses_1603400.html

Des dizaines de « déserteurs » enterrés vivants par Daech en Irak https://fr.sputniknews.com/international/201605111024918150-daech-deserteurs-executions/

Campagne du gouvernement français: « Stop Djihadisme » https://youtu.be/ke3i9-7kkQM

Lutte contre le terrorisme: une école coranique clandestine découverte http://www.francetvinfo.fr/france/lutte-contre-le-terrorisme-une-ecole-coranique-clandestine-decouverte_1805219.html

L’écheveau afghan. L’école coranique qui a formé les chefs fondamentalistes http://www.courrierinternational.com/article/2001/10/11/l-ecole-coranique-qui-a-forme-les-chefs-fondamentalistes

William Binney, lanceur d’alerte de la NSA, qualifie le rapport américain qui accuse la Russie de « blague »

William Binney est interviewé sur RT

William Binney, lanceur d’alerte de la NSA, a déclaré dans une interview que les services secrets américains qui ont publié le rapport de l’ODNI [Bureau du directeur du renseignement national] sur l’ingérence russe « devinent [les informations], ce qui signifie qu’ils ont perdu la discipline professionnelle du renseignement » et qu’on ne peut les croire. Dans le contexte des dernières semaines de la présidence d’Obama, il a déclaré que cela crée aussi un problème pour le futur président Trump qui va devoir résoudre cette difficulté.

Ancien employé de la NSA, William Binney a l’avantage d’avoir un regard interne sur le travail des services de renseignement américains, puisqu’il a lui-même travaillé à la NSA [National Security Agency] pendant 30 ans. L’analyste a ajouté que le renseignement américain est aujourd’hui utilisé « à des fins politiques de diverses manières, et qu’au lieu de chercher la vérité et des preuves concrètes, les services de renseignement collectent des millions de données mais ont toujours autant de mal à comprendre et analyser ce qui se trouve dans ces données ».

De plus en plus de données sont stockées par les Etats-Unis, et de plus en plus de datacenters sont construits, mais la quantité des données ne signifie pas que les services de renseignement sont capables de donner une information de meilleure qualité, là où un travail d’analyse est nécessaire pour comprendre ces informations qui sont collectées dans le monde entier. « Les données ne sont pas le renseignement, et c’est le processus qu’ils sont en train de perdre », conclut William Binney, en évoquant la qualité médiocre du rapport américain.

Lire le rapport de l’ODNI sur l’ingérence russe: https://www.dni.gov/files/documents/ICA_2017_01.pdf

CC-BY-SA

Vidéo: Russia Today

Un ado de 14 ans aurait pu pirater les emails Podesta, selon Assange

Ray McGovern est interviewé sur RT

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a récemment déclaré à Fox News qu’un adolescent aurait pu pirater les emails de John Podesta et que la Russie n’était pas la source des emails divulgués. Manila Chan, de RT America, est accompagnée d’un ancien analyste de la CIA, Ray McGovern, pour évoquer les questions, discuter de la sympathie du président élu Donald Trump pour Assange et de l’incroyable disparité entre le récit des médias traditionnels aux États-Unis et les preuves du contraire. (youtube)

L’establishment US a-t-il oeuvré à la défaite d’Hillary Clinton?

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En pleine période où les médias relaient les accusations américaines accusant la Russie d’avoir cherché à influencer le résultat des élections, et malgré le fait que les dernières preuves avancées par les services secrets américains semblent largement insuffisantes pour appuyer de telles accusations, personne ne semble se poser une autre question qui pourrait révéler une théorie tout aussi probable: et si l’establishment américain lui-même avait tenté d’oeuvrer à la défaite d’Hillary Clinton, par volonté de renouveler la politique après une longue période marquée par le couple Clinton?

Beaucoup de gens étaient critiques de la politique étrangère américaine ces dernières années, notamment suite aux guerres au Moyen-Orient, et en particulier en Irak, dont l’invasion en 2003 est considérée comme l’origine du chaos dans toute cette région du monde, et qui, d’une manière ou d’une autre, a conduit à l’émergence et à la multiplication des groupes terroristes. Même si Hillary Clinton n’est pas responsable de tous les échecs militaires américains au Moyen-Orient et en Irak, elle symbolise et incarne néanmoins par son personnage très médiatique les défaites de ce système et de la politique étrangère menée par les Etats-Unis.

En ce qui concerne la Libye, Obama lui-même, questionné sur ce qu’il aurait changé dans la politique menée sous sa présidence, a admis que ce serait l’opération militaire en Libye, en 2011: « j’ai trop compté sur d’autres pays pour ensuite stabiliser et aider à soutenir la formation gouvernementale, et maintenant c’est un peu le désordre », a-t-il déclaré selon l’article de Foreign Policy. Cet article rappelle bien toute la problématique qui se poserait au candidat qui allait être élu président des Etats-Unis: celui ou celle qui allait succéder à Obama allait aussi prendre la succession de tous les échecs des Etats-Unis de ces dernières années, pas seulement en ce qui concerne l’Irak, ou la Libye, mais aussi pour le chaos en Syrie et la montée de l’Etat Islamique, et la situation compliquée en Ukraine. Au regard de tout cela, on comprend mieux que l’establishment politique et militaire américain a sans doute constaté ces échecs à répétition et peut-être cherché indirectement à souhaiter la défaite d’Hillary Clinton.

Si la Russie a peut-être souhaité la défaite d’Hillary Clinton aux élections américaines, rien ne prouve que la Russie a eu un rôle actif dans les piratages qui lui sont attribués. Même si des hackers russes étaient impliqués, comment prouver qu’ils étaient au service de la Russie, et pas au service d’un autre pays? Beaucoup de pays sont capables de mener des attaques informatiques d’envergure, y compris des pays comme la Chine accusée régulièrement de piratage par Washington, la Corée du Nord (piratage de Sony), Israël (affaire Stuxnet), des pays européens ayant des capacités semblables à la NSA, etc.

D’autre part, au vu des capacités d’espionnage des services secrets américains, un employé de la NSA aurait également pu pirater des emails du Parti Démocrate aux Etats-Unis. Comme l’avait dit Snowden lors de l’interview qu’il a donné quand il était réfugié à Hong Kong en 2013, il aurait pu mettre sur écoute n’importe qui, y compris le président des Etats-Unis, quand il travaillait à la NSA, simplement en obtenant un email. On peut retrouver ici la transcription de cette interview. D’après ce que Snowden a déclaré en 2013, on peut en conclure qu’un employé de la NSA disposant des accès et des autorisations suffisantes, et ayant un simple email du Parti Démocrate, aurait également pu pirater les emails d’Hillary Clinton et les rendre publics, sans compter les dernières révélations de Craig Murray qui parle de fuites internes au DNC.

Tout cela pour dire qu’il y a beaucoup de pistes possibles dans cette affaire de piratage attribuée à la Russie. Il y a également une partie de l’establishment politique américain qui cherche à apaiser les relations avec la Russie. Or, une présidence sous Hillary Clinton aurait certainement conduit à plus d’opposition dans les relations avec Vladimir Poutine, plus de sanctions, peut-être même une guerre. Un article de l’Independent, publié ces derniers jours, attribue d’ailleurs à Henry Kissinger, politologue et ancien diplomate américain, la volonté de « conseiller à Trump d’accepter la Crimée comme faisant partie de la Russie », dans un effort pour mettre fin aux sanctions contre la Russie et pour apaiser les relations entre les deux pays dans le but d’éviter une nouvelle guerre froide. Sans affirmer que l’establishment américain a pu conduire directement à la défaite d’Hillary Clinton, on peut néanmoins conclure qu’une présidence sous Clinton n’était sans doute pas souhaitée par une partie du monde politique américain, car cela n’aurait pas été une bonne alternative pour les Etats-Unis. Certaines personnalités politiques américaines soutenaient une pacification des relations entre les Etats-Unis et la Russie, et certains se sont ainsi posés en soutien direct ou indirect de Donald Trump, qui incarnait pour eux ce changement de cap dans la politique étrangère américaine.

Pour ceux qui croient aux théories du complot, on pourrait aller jusqu’à dire que les accusations de piratage russe ne sont sans doute que la partie visible de l’iceberg, et que derrière ces accusations, il y a sans doute des révélations qui auraient pu impliquer plusieurs pays participant à ce piratage, ou des services secrets de gouvernements étrangers, dont certains auraient pu aussi être des alliés des Etats-Unis. Dans le monde du renseignement, qui est un monde obscur et secret, chacun sait que tout est possible, et que la version présentée dans les médias est parfois très loin de la réalité. L’establishment américain aurait pu lui-même être impliqué dans des opérations de piratage des emails de la campagne Clinton, pour tourner la page sur des décennies d’échecs de la politique étrangère américaine et pour amener un renouveau sur la scène internationale. Mais alors que tout le monde pointe du doigt la Russie, personne n’ose peut-être se poser ces questions. L’insistance même avec laquelle tous les médias centrent l’attention sur la Russie devrait nous paraître suspecte.

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Michael Tsarion – Les architectes du contrôle: contrôle de masse et futur de l’humanité

Documentaire de Michael Tsarion et Blue Fire Film (2008)

Michael Tsarion, auteur et chercheur, cite le livre de Jim Keith (1949-1999) au début de ce documentaire (un livre consacré au contrôle de l’esprit, au Projet Monarch et à la manipulation de masse):

Voici le nouvel homme. Sa conception de la réalité est une danse d’images électroniques qui sont tirées sur son cerveau antérieur, une délicate construction de ses maîtres, conçue de telle sorte qu’il ne percevra en aucun cas le véritable ou le réel. Son bonheur lui est livré par un tube ou une connexion électronique. Son Dieu se cache derrière un rideau électronique; Quand le rideau est retiré, nous trouvons le sorcier de la CIA et le manipulateur des médias (Contrôle de Masse: L’Ingénierie de la Conscience Humaine, Jim Keith, 2003)

Le documentaire évoque plusieurs aspects du contrôle de masse. « La vraie guerre est une guerre contre la conscience. Il est très important de toujours se rappeler que le contrôle de l’esprit est omniprésent. C’est presque une question de savoir qui est contrôlé mentalement, en opposition à qui n’est pas contrôlé mentalement. Il y a juste une différence de degrés. La question d’ensemble qui consiste à savoir ce qu’est la conscience et comment celle-ci peut être manipulée est l’une des questions les plus importantes de notre époque. »

Néanmoins, régulièrement supprimé de youtube, il est possible que le lien de la vidéo que nous donnons dans cet article ne soit plus accessible d’ici quelques semaines. Il suffit de faire une recherche youtube avec les termes suivants « Architects Of Control: Mass Control & The Future of Mankind » pour retrouver les extraits du documentaire.