La mère du fondateur de WikiLeaks lance un appel au soutien

La mère de Julian Assange s’adressant à la presse. Source : Hackernews. DR.

Par Pierre Fontaine, le 19 juillet 2012

Dans une lettre ouverte au peuple australien, Christine Assange lance un appel pour la vérité et pour le renforcement du soutien de son fils. Un appel qui, de fait, devient international…

Julian Assange, toujours réfugié au sein de l’ambassade de l’Equateur à Londres, pour éviter son extradition vers la Suède, peut compter sur un soutien indéfectible, celui de sa mère. Christine Assange a, en effet, un petit quelque chose d’une mère courage.

Comme le rapporte le site Hackernews, elle vient d’adresser une lettre ouverte (PDF) à ses concitoyens. Cette missive est accompagnée d’un courrier destiné aux membres du parlement australien et signé par des membres de WikiLeaks. Ce dernier message rappelle, entre autres, que Julian Assange, sans avoir jamais commis aucun crime, a déjà été incarcéré 540 jours. Que l’extradition vers la Suède serait synonyme de procès plus ou moins secret, de confinement et très rapidement d’une extradition vers les Etats-Unis, où « Julian pourrait être enfermé indéfiniment dans une prison militaire, pendant que les Etats-Unis constituent un dossier contre lui pour la diffusion des câbles diplomatiques américains ».

Liberté ?

Et cette liberté de parole, comme un crime de lèse-majesté contre les Etats-Unis, est également au cœur de la lettre de Christine Assange. Un courrier qui commence par un constat simple : « Un grand nombre de déclarations publiques faites à propos de Wikileaks et de son rédacteur en chef, Julian Assange, sont factuellement inexactes. » Et de continuer : « Certaines de ces déclarations sont dues à une mauvaise information, mais d’autres sont destinées à entacher Julian, à réduire le nombre de ses soutiens publics, à discréditer le travail de Wikileaks et à éviter la publication d’autres vérités inconfortables. »
Ces contre-vérités, elle va tenter de les terrasser en donnant des informations complémentaires, non sans avoir rappelé, incidemment, que, pour beaucoup, le gouvernement australien, resté muet sur l’affaire Assange, donne l’impression d’être une chambre d’écho pour les grandes entreprises et le gouvernement américains.

Une cible à abattre ?

Elle rappelle ensuite ce qu’est WikiLeaks et l’impact qu’il a eu en termes de liberté de communication de données, notamment dans la presse ; tout en prenant soin de préciser que personne n’a été blessé physiquement à cause des informations révélées et que leur authenticité n’a jamais été mise en doute, même par les gouvernements incriminés.
Christine Assange évoque ensuite rapidement les faits constituant l’affaire suédoise qui pourrait faire tomber son fils. Non sans mettre en avant quelques détails assez troublants qui laissent entendre que Julian Assange est l’homme à abattre, et avec lui, WikiLeaks. Un site dont on peut discuter les méthodes mais dont on ne peut nier le rôle important depuis son lancement en 2006, pour le journalisme en particulier mais aussi, et surtout, pour la liberté d’expression en ligne en général.
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