Le Royaume-Uni ne peut pas empêcher le vol d’Assange vers l’Equateur

Par willsummer, 5 août 2012

Dans un reportage diffusé hier, samedi 4 août, sur al-Jazeera English, la rédaction prend acte du constat que les autorités britanniques, en cas d’accord des autorités équatoriennes sur sa demande d’asile, n’auront comme unique choix que de le laisser y partir – et j’ajoute ceci personnellement, dans les meilleures conditions possibles, responsabilité incombant à la réputation d’une puissance telle que le Royaume-Uni devant l’audience publique mondiale. Ci-dessous la vidéo, et ensuite la transcription, en français, des commentaires s’y trouvant:

Emma Hayward pour al-Jazeera, devant l’ambassade équatorienne de Londres, ce samedi 4 août 2012

Transcription française de l’anglais original:

Julian Assange a passé presque sept semaines retranché à l’intérieur de l’ambassade de l’Équateur à Londres. Non pas à cause de liens personnels avec le pays, mais parce qu’il espère que celui-ci lui offrira un havre sûr. Ses supporters sont partis de devant l’ambassade, mais il a trouvé un nouveau soutien fort et disposant de beaucoup d’influence.

L’ancien Juge espagnol Baltasar Garzon a dit qu’il défendrait Julian Assange gratuitement, et que son client n’est « ni un pirate, ni un terroriste ». Garzon n’est pas étranger aux controverses, puisqu’il avait mené l’accusation contre l’ancien leader du Chili, Augusto Pinochet.

[Le Juge Baltasar Garzon] M. Assange n’a pas peur d’aller devant un tribunal pour faire face aux accusations qui seraient hypothétiquement portées contre lui, une fois qu’il serait en Suède: ce qui lui fait peur, c’est la situation actuelle et sa manière d’évoluer. Elle porte clairement le risque d’être une couverture, ou un écran de fumée, pour l’envoyer aux USA.

Julian Assange est détenu au Royaume-Uni depuis plus d’une année et demie, un an après que son mandat d’arrêt ait été émis. Un Procureur en Suède dit qu’il doit y répondre d’accusations de crimes sexuels ; des accusations qu’Assange a toujours démenties.

Alors que WikiLeaks continue d’opérer, son fondateur a fait tout ce qu’il a pu pour éviter de se faire extrader. Ses supporters disent que s’il était envoyé en Suède, il pourrait bien en être extradé vers les USA, où il aurait à répondre à des questions concernant WikiLeaks.

Julian Assange s’est retrouvé ici à la mi-juin. En vertu des règlements diplomatiques, à moins qu’il n’en parte, il ne peut pas être arrêté.

L’Équateur est toujours en train de considérer sa position sur la demande d’asile d’Assange. Ses supporters affirment que, si celui-ci est accordé, le Royaume-Uni n’aura d’autre choix que de lui permettre de partir – Emma Hayward, al-Jazeera, Londres.

Traduction depuis le web par willsummer

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