Willsummer: Les suites du rassemblement de Saint-Michel du 10 août à Paris

Dimanche 12 août 2012


C’est ce soir que se terminent les premiers Jeux Olympiques ouvertement cyberpunk de l’histoire, où des athlètes se font sponsoriser en se faisant tatouer le logo d’une marque sur le corps, et où des sandwicheries londoniennes ont été contraintes de changer le nom de leur enseigne, parce qu’il contenait l’adjectif « olympique ».

Alors que des drones armés provenant d’un Etat se déclarant en guerre contre un ennemi invisible ravagent les zones tribales du Waziristan tuant hommes, femmes et enfants non-combattants, des « féministes » occidentales paradent sur Tower Bridge à Londres pour appeler à l’exclusion des pays pratiquant la Charia des JO, et à l’obscénité de la sur-consommation érigée en sacro-saint modèle, s’ajoute le foulement aux pieds des principes olympiques: ce sont les USA qui empochent le plus grand nombre de médailles, et ils sont « en guerre » à travers le monde, soit ouvertement soit par moyens détournés.

Ceci est une réalité que depuis maintenant plusieurs années WikiLeaks et Julian Assange ont contribué à rendre évidents par des éléments devenus irréfutables, et qui constituent un faisceau de présomptions tellement large et solide qu’il contient de quoi faire trembler jusqu’à ses bases l’infernal édifice de la bestiale mentalité prédatrice qui infecte la société des hommes tel un cancer.

Car WikiLeaks est une organisation journalistique. En tant que telle, elle s’est donné la mission de fournir au grand public les informations qu’il réclame: la vérité, de quoi lui faire comprendre les événements qui interviennent dans sa vie et celle de ses pairs, de manière à ce qu’il puisse agir en connaissance de cause, pour la présence et le maintien d’un environnement propice à son épanouissement et à celui de sa famille, comme de ses pairs.

Or, voici que l’organisation dont Julian Assange est l’un des co-fondateurs nous explique depuis des années, preuves à l’appui (ces fuites par millions n’ont pas été contestées, et les poursuites contre Manning et Assange sont la preuve de leur véracité), que ce gouvernement à l’aigle chauve, dont le siège du pouvoir est à Washington, qui se présente dans nos foyers à travers la petite lucarne de nos téléviseurs comme le parangon de la justice – fût-elle armée jusqu’aux dents, de la défense des opprimés et des Droits de l’Homme, se révèle être le plus grand assassin en masse que l’histoire contemporaine ait portée.

Qu’ils flattent la docilité du peuple pour lui imposer une loi féroce – faire garder des moutons par des loups – et lui mentent sur toutes les informations qu’ils lui laissent voir au travers de sa petite lucarne pour lui en servir une version adaptée à leur discours et à la gloutonnerie de leurs entreprises. Qu’ils n’ont cure de la valeur d’une vie humaine, qu’ils sont capables de dévaster des régions entières pour l’accès aux ressources et de violer des sociétés dans leur plus profonde intimité pour y asseoir une mainmise tentaculaire…

Il y a des centaines de milliers de CableGate Files, d’Iraq et d’Afghanistan War Logs, cinq millions et demi de Stratfor Files et plus de deux millions de Syria Files. Il y a quelques sites web composés de journalistes professionnels, et d’autres personnes actifs et actives à éplucher, examiner, vérifier ces documents afin d’en extraire ce qui en fait la moëlle épinière: les éléments qui ne pourront pas être contestés devant un tribunal. Lorsqu’elle sera entre nos mains, nous la jetterons sur la place publique pour qu’elle y soit brûlée vive sous le regard furieux de la population…

Nous venons chacun(e) de notre horizon particulier, pour défendre Assange, Manning et WikiLeaks (et Jeremy Hammond, hacker Anonymous risquant 20 ans de prison pour avoir aidé WikiLeaks); nous partageons certaines choses, et pas d’autres: les goûts et les couleurs, c’est une affaire personnelle. Mais nous sommes unis par l’indéfectible refus de l’injustice, du mensonge et de l’irrespect de la vie humaine. Julian Assange est notre ami, et nous sommes à ses côtés. Devant la volonté du peuple de savoir, il n’y a pas de secret qui tienne: les affaires, leurs ramifications et implications sont beaucoup trop graves, et notre silence équivaudrait à une complicité.

Quand Fred Barton, le patron de Stratfor, disait de Julian Assange: « Assange sera un beau gibier en prison. Bousillez le terroriste. Il bouffera à jamais de la pâtée pour chien », je sais qu’il ne veut pas du bien à mon ami. Je sais aussi que je n’en voudrais pas comme ami, car je n’ai pas de plaisir à penser au mal, ou à le commettre. Ainsi les parties en présence sont définies, et c’est ma plus intime conviction que nous triompherons de ces êtres malfaisants, dont Fred Barton n’est qu’un des molosses, dans le domaine de la collecte de renseignements.

Dès demain, avec le conseil des anges et de sa bonne conscience, l’Equateur devra se prononcer en faveur ou non de son soutien à Julian Assange. Ce n’est pas un acte sans conséquences que d’accorder l’asile politique à l’homme le plus recherché des services secrets des USA, ils ne seront pas contents… J’ai bon espoir que l’Equateur accède à la requête du fondateur de WikiLeaks. Correa, le président de l’Equateur, est un homme qui comprend bien l’importance, à son niveau, d’actes en accord avec les justes aspirations des peuples; l’Equateur, comme beaucoup de nations latino-américaines, a beaucoup souffert des ingérences états-uniennes.

Par willsummer

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