Assange: l’Equateur considère comme surmonté l’incident avec le Royaume-Uni

Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, sur le balcon de l’ambassade équatorienne à Londres le 19 août 2012 – Carl Court afp.com

publié le 25 août 2012

Le président de l’Equateur, Rafael Correa, a considéré comme étant surmonté l’incident diplomatique avec le Royaume-Uni né des « menaces » britanniques de pénétrer dans l’ambassade équatorienne pour arrêter le fondateur de Wikileaks Julian Assange.

« Nous considérons que ce malheureux incident est surmonté, cela a été une grave erreur de la diplomatie britannique que de dire qu’ils allaient entrer dans notre ambassade », a déclaré le chef de l’Etat équatorien.

« C’est une bonne chose que le Royaume-Uni ait renoncé à sa menace, nous faisons comme si nous n’avions jamais reçu de menace. Dorénavant, il faut chercher une solution consensuelle par la voie du dialogue au cas de M. Julian Assange », a ajouté M. Correa.

« C’est bien qu’on reprenne la voie du dialogue (…) et que l’on recherche une issue consensuelle, sans jamais abdiquer de nos principes, sans jamais négocier les droits de l’homme d’une personne », a poursuivi le président équatorien.

M. Correa a ajouté que la solution passerait par un transfert de Julian Assange en Suède à condition qu’il ne soit pas extradé vers un pays tiers ou par l’octroi par le Royaume-Uni d’un sauf-conduit afin que le fondateur de Wikileaks puisse sortir en sécurité de l’ambassade équatorienne à Londres et se rende là où il le souhaite.

Le 16 août, l’Equateur a accordé l’asile politique au fondateur australien de Wikileaks Julian Assange, âgé de 41 ans, qui tente d’échapper à une extradition en Suède où il est accusé de viol et d’agression sexuelle.

M. Assange dit redouter d’être transféré aux Etats-Unis pour y répondre d’espionnage après la divulgation par son site de 250.000 télégrammes diplomatiques, ce qui pourrait selon lui lui valoir une condamnation à la peine de mort.

Mais la Grande-Bretagne refuse de le laisser quitter libre son territoire.

Le président équatorien s’est réjoui de la « rétractation » de Londres dans une note diplomatique dans laquelle la Grande-Bretagne indique selon lui qu' »elle n’a jamais songé à pénétrer dans notre ambassade, qu’il n’y a jamais eu de menace ».

Vendredi, lors d’une réunion ministérielle de l’Organisation des Etats américains, la Grande-Bretagne, par la voix de son observateur permanent à l’OEA Philip Barton, avait invité « le gouvernement équatorien à reprendre le plus rapidement possible le dialogue constructif », tout en assurant que son pays n’avait « à aucun moment proféré de menaces contre l’ambassade de l’Equateur ».

L’OEA avait manifesté sa « solidarité et son soutien » à l’Equateur tout en appelant les deux pays à « poursuivre le dialogue ».

M. Correa n’a pas précisé quand reprendraient les contacts pour régler la situation du fondateur de Wikileaks.

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