Amnesty International: La Suède doit donner l’assurance qu’elle n’extradera pas Julian Assange vers les Etats-Unis

Les autorités suédoises doivent donner l’assurance au Royaume-Uni et à Julian Assange que, s’il quitte l’ambassade de l’Équateur à Londres et accepte de se rendre en Suède pour répondre d’accusations d’agression sexuelle, il ne sera pas extradé vers les États-Unis dans le cadre de l’affaire WikiLeaks, a indiqué Amnesty International.

Alors que le cofondateur de WikiLeaks s’est adressé à l’ONU et que des discussions doivent s’ouvrir entre le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, et des responsables équatoriens, Amnesty International a ajouté qu’il était temps de sortir de l’impasse.

« Si les autorités suédoises sont en mesure de confirmer publiquement que Julian Assange ne finira pas par se retrouver dans un avion vers les États-Unis s’il s’en remet à l’autorité des tribunaux suédois, cela pourrait permettre d’atteindre deux objectifs : premièrement, de sortir de l’impasse actuelle et, deuxièmement, de faire en sorte que les femmes qui ont porté des accusations d’agression sexuelle ne soient pas privées de justice, a expliqué Nicola Duckworth, directrice générale chargée des recherches à Amnesty International.

« Il est vital que les États se montrent déterminés à prendre en compte les allégations de violence sexuelle et à respecter les droits des femmes qui portent plainte comme ceux de la personne accusée. »

Amnesty International ne dispose d’aucun élément prouvant que la Suède prévoit d’extrader Julian Assange vers les États-Unis. Toutefois, à n’en pas douter, les craintes relatives à cette éventualité ont fortement pesé dans l’impasse actuelle.

Amnesty International estime que le transfert forcé de Julian Assange vers les États-Unis dans les circonstances présentes l’exposerait au risque réel de subir de graves violations des droits humains, notamment de son droit à la liberté d’expression, et au risque d’être détenu dans des conditions qui bafouent l’interdiction de la torture et de tout autre traitement cruel, inhumain et dégradant.

PRE01/458/2012

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2 Commentaires

  1. jean-jacques MU

     /  30 septembre 2012

    http://alt1040.com/2012/05/julian-assange-rafael-correa-entrevista

    Rafael Correa nous apprend que la police même de l’Equateur était financée par les Etats-Unis, qui sont préjudiciables à la souveraineté de tous les pays. Les contacts avec la Chine et la Russie permettent de diversifier les marchés, et c’est un moyen de se libérer de la prépondérance américaine. Le droit à l’information que défend WikiLeak permet la liberté d’expression des personnes et des Etats quand ils sont de bonne foi, en dépit des différends, car il n’est pas question d’idéaliser les intérêts économiques et politiques. Les medias actuels sont soumis à des dictatures, mais les moyens de communication apprennent à se libérer des banquiers qui ne défendent que leurs positions et pervertissent des positions contraires en mettant en danger les démocraties populaires comme celles de l’Equateur. Les monopoles peuvent être combattus par une régulation qui protège la répartition des gouvernances locales, ainsi se démocratiseront les échanges d’informations et leurs analyses. La capacité d’accepter les autres et se servir les uns des autres, c’est aussi un système qui élimine la dépendance de la pauvreté. Nos différences sont légitimes quand elles concernent le bien public. Le président Obama n’est pas capable de résister à ces forces obscures qui confisquent l’information. Il est nécessaire de se confronter à la corruption, pour servir les services sociaux, car les peuples changent par l’indignation. Les protestation citoyennes sont une voie à suivre, une voix à entendre quand on a des pouvoirs de présidence. L’influence des Etats-Unis se détériore. De sorte que c’est le capitalisme qui, en changeant à son tour, laisse du champ à l’optimisme pour définitivement mettre en place des sociétés qui maîtrisent leurs échanges en fonction des besoins du plus grand nombre. L’Amérique latine est prête pour ces changements. Dans les salutations finales, Assange remercie le président Correa en lui disant :  » Ne les laissez pas vous assassiner.  » Et Correa répond :  » Merci. Ca, c’est à la grâce du peuple.  »

    Jean-Jacques M’u http://www.abceditions.net http://www.mediapart.fr/club/blog/jjmuFaceBook : abceditions ah bienvenus clandestinsSkype : jean-jacques.muTwitter : https://twitter.com/#!/ABCeditions01 41 60 07 54 06 69 58 02 57

    Date: Sat, 29 Sep 2012 19:17:46 +0000 To: jjmu@hotmail.fr

    Répondre
  2. blackmetalnow

     /  29 septembre 2012

    Je pense qu’il ne s’agit plus d’un crime commun que nous sommes en train d’assister, mais à un feuilleton, où des petits bourgeois sont en train de tourner. Après tout Wikileaks c’est dangereux, informer son peuple c’est dangereux, surtout quand c’est de l’information, et non de la propagande mensongère. Pourtant un crime de droit commun est considéré comme une atteinte énorme à plein de pays. Aussi les Etats Unis se mêle de son cas, je croit qu’il devrait mieux se mêler des actes de tortures contre les irakiens au sein de prison, du camp de Guantanamo et d’autre problème. Aussi combien de soldats américains ont violés des âmes innocentes? Question sans réponse. Que les Etats Unis essuie leur merde au lieu de créer des polémiques dont ils sont les seules responsable. Aussi les Etats Unis est un des pays qui respecte le moins les DDHU.

    Répondre

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