Le contrôle de l’information, autour de Bradley Manning

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Publié le 2 décembre 2012 par CaT.V

La propagande autour de l’affaire Bradley Manning a commencé. Le journal MailOnline du Daily Mail au Royaume-Uni rend sa cage métaphorique, et donne l’impression que Quantico, après une semaine, était bien, avec la description, prêtant à confusion, de « moindres restreintes ». Il faut s’engager à diffuser TOUS les faits concernant le traitement inhumain et cruel enduré par Bradley Manning. Le seuil à partir duquel la défense peut en faire la démonstration est heureusement bas, et ils ont l’opinion de Juan Mendez, Rapporteur Spécial de l’ONU sur la torture, de leur côté.

Toutefois le monde doit savoir, puisque nous venons de l’apprendre, que la cage de Manning au Koweït était une vraie cage, et très, très petite – à peu près 2,5m²! Elle servait d’habitude pour les animaux, et était située sous une tente. Il y était détenu en permanence, sauf pendant 20 minutes par jour, et y était même nourri. Il était forcé d’être éveillé durant la nuit et d’y dormir durant le jour, dès 13h, dans des températures atteignant les 40°C. Manning n’a eu presque aucun contact humain pendant 2 mois et il n’avait pas la moindre idée de ce qui pouvait lui arriver. C’est alors qu’il a ressenti que son « monde avait rétréci ». Son espace de vie ainsi que sa perception du monde avaient littéralement rétréci. C’est à ce moment-là qu’il songea au suicide.

À Quantico la cellule de Manning était vraiment du « luxe » en comparaison: 2,70m par 1,80m sous vigilance anti-suicide, il y était détenu 24/24.

« La vigilance anti-suicide implique que je sois assis dans ma cellule 24 heures sur 24. Je suis privé de tous mes vêtements à l’exception de mes sous-vêtements. Mes lunettes de vue me sont retirées. Je suis contraint d’être assis dans une quasi-obscurité, sauf aux moments où je lis ou suis accordé des privilèges limités où je peux regarder la télévision. Mes lunettes me sont alors rendues. De plus, il y a un garde assis devant la porte de ma cellule en permanence. »

Source: Bradley Manning, Plainte Article 138

La vie n’était pas vraiment meilleure pour moi sous le régime de vigilance précédent, « POI » (Prevention Of Injury, prévention de blessure, ndt). Comme pour la vigilance anti-suicide, j’étais tenu à l’isolement. Pendant 23 heures par jour, j’étais assis dans ma cellule. Les gardes venaient vérifier mon état toutes les cinq minutes en me demandant si j’allais bien. J’étais requis de fournir une espèce de réponse affirmative. La nuit, si le garde ne pouvait pas me voir clairement, parce que j’avais une couverture sur la tête ou que j’étais tourné vers le mur, ils me réveillaient afin de pouvoir être sûrs que j’allais bien. Je recevais chacun de mes repas dans ma cellule. Je n’avais pas le droit d’avoir des oreillers ou des draps. Je n’avais pas le droit d’avoir des effets personnels dans ma cellule. Je n’avais droit qu’à un seul magazine ou livre à lire à la fois.. Le livre ou le magazine m’étaient retirés à la fin de chaque journée avant que je ne m’endorme. J’étais quotidiennement empêché de faire de l’exercice. Les gardes m’emmenaient vers une pièce vide et me permettaient de marcher. Je faisais le plus souvent des huit autour de la pièce. Quand je me couchais pour dormir, il fallait que je me déshabille jusqu’à mes sous-vêtements et donne mes vêtements aux gardes. Ils m’étaient alors rendus le lendemain matin.

Source: Bradley Manning, Plainte Article 138

Nous avons également appris que la lumière électrique de la cellule était perpétuellement allumée. Manning n’avait pas le droit de détourner la tête de cette lumière ou de recouvrir sa tête avec sa couverture rugueuse pendant qu’il dormait, et s’il le faisait, les gardes découvraient ou forçaient sa tête vers l’ampoule.. Lorsqu’il était réveillé à 5h du matin, il devait soit rester debout toute la journée, ou être assis sur le lit avec les pieds sur le sol mais sans que son dos ne s’appuie sur le mur. Ce sont, d’après l’avocat Michael Ratner, des « positions de stress » et il a spécifié qu’elles rappellent les techniques de Rumsfeld pour briser un prisonnier. Ratner est aussi président émérite du Center for Constitutional Rights (CCR, centre pour les droits constitutionnels, ndt) à New York, et président du Centre Européen pour les Droits Constitutionnels et Humains à Berlin. Il est actuellement conseiller juridique pour WikiLeaks et Julian Assange.

Sous les termes « prévention de blessure », ce traitement fut maintenu à Quantico pendant le restant des neuf mois qu’y passa Manning, allant contre les avis répétés de psychiatres, dont l’un déclara que son opinion avait été ignorée pour la première fois en 24 années de service. Manning fut aussi contraint de signer des déclarations, administré des anti-dépresseurs et d’autres médicaments. Ses toilettes étaient à côté de son lit et il était observé pendant qu’il s’en servait.

Les militaires sont en train d’affirmer que l’ensemble de ce traitement était « approprié ».

Source: http://thing2thing.com/?p=2884

Traduit depuis le web par Willsummer

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