Syrie: Les USA et l’OTAN ont soutenu des terroristes d’al-Qaeda dotés d’armes de destruction massive contre le peuple syrien

Par Tony Cartalucci, le 19 mars 2013

Après une guerre et une occupation sur 10 ans en Irak, la mort de plus d’un million de personnes dont des milliers de soldats US (et de la coalition, ndt), toutes basées sur des allégations pertinemment fausses de possession d’armes de destruction massive (ADM), c’est d’une outrageante hypocrisie que de voir l’Occident armer, financer, et soutenir politiquement des terroristes en Syrie qui en fait détiennent, et maintenant utilisent de telles armes contre le peuple syrien.

Au moins 25 personnes sont rapportées avoir été tuées après qu’une attaque chimique contre des soldats syriens fut lancée par des terroristes soutenus par l’OTAN dans la ville d’Alep, au nord.

Alep est située près de la frontière turco-syrienne. Si les stocks d’armes chimiques pillés en Libye avaient été envoyés en Syrie, ils seraient passés à travers la Turquie avec des armes envoyées de Libye par les USA et des milliers de terroristes libyens qui de leur propre aveu opèrent à l’intérieur de la Syrie, et seraient certainement utilisés pour cibler des villes comme Alep.

Encore pire, toute arme chimique importée à l’intérieur du pays impliquerait l’OTAN soit directement soit par négligence caractérisée, puisque les armes auraient dû transiter par la Turquie membre de l’OTAN, au nez et à la barbe d’agents de la CIA qui opèrent de façon connue le long de la frontière et aux côtés de terroristes soutenus par l’Occident à l’intérieur de la Syrie.

L’arsenal syrien était tombé aux mains d’extrémistes sectaires avec l’assistance de l’OTAN en 2011 au cours des points culminants des efforts menés pour renverser la nation nord-africaine. Depuis, les militants libyens menés par les chefs du LIFG (Libya Islamic Fighting Group, Groupe Libyen Islamique Armé, ndt) d’al-Qaeda ont armé des extrémistes sectaires à travers le monde arabe, aussi loin à l’ouest que le Mali, et à l’est qu’en Syrie.

En plus des armes légères, des armes lourdes trouvent également leur chemin au travers de ce réseau étendu. Le Washuington Post dans son article, « Des missiles libyens en cavale« , rapportait:

Deux anciens officiers du renseignement anti-terroristes m’ont dit la semaine dernière que des techniciens avaient récemment restauré 800 de ces systèmes de défense anti-aérienne portables par l’homme (connus comme des MANPADS) – quelques-uns pour un groupe djihadistes africain qui s’appelle Boko Haram qui est souvent vu comme un allié d’al-Qaeda – pour un possible usage contre des avions commerciaux entrant au Niger, au Tchad et peut-être au Nigéria.

Bien que ces armes soient sans aucun doute aussi destinées au Niger, au Tchad, et peut-être au Nigéria, elles sont véritablement destinées à la Syrie. Il est confirmé que des terroristes libyens du LIFG débarquent en Syrie depuis la Libye. En novembre 2011, le Telegraph rapportait dans son article, « Un Islamiste libyen majeur a rencontré le groupe d’opposition de l’Armée Syrienne Libre« :

Abdulhakim Belhadj, chef de Conseil Militaire de Tripoli et ancien leader du LIFG, « a rencontré des chefs de l’Armée Syrienne Libre à Istanbul et le long de la frontière avec la Turquie », a dit un officiel de l’armée travaillant avec M. Belhadj. « Mustapha Abdul Jalil (le président libyen par intérim) l’y a envoyé.

Un autre article du Telegraph, « Les nouveaux dirigeants libyens offrent des armes aux rebelles syriens« , reconnaissait que:

Des rebelles syriens ont tenu des discussions secrètes avec les nouvelles autorités libyennes vendredi, cherchant à s’assurer d’armement et de financement pour leur insurrection contre le régime du président Bachar al-Assad, a appris le Daily Telegraph.

Lors de la réunion, qui s’est tenue à Istanbul et comprenait des officiels turcs, les Syriens ont demandé une « assistance » de la part des représentants libyens et il leur fut offert des armes, et potentiellement des volontaires.

« Il y a quelque chose qui est planifié pour envoyer des armes et même des combattants libyens en Syrie », a dit une source libyenne, parlant sous condition d’anonymat. « Il y a une intervention militaire à venir. D’ici quelques semaines vous verrez. »

Plus tard ce mois-là, quelques 600 terroristes libyens seraient entrés en Syrie pour commencer des opérations de combat et continueraient depuis à arriver en nombre dans le pays.

Le Libyen Mahdi al-Harati, de l’organisation terroriste listée par le Département d’Etat US, l’ONU et le Home Office britannique (page 5, .pdf) LIFG, s’adressant à des collègues terroristes en Syrie. Harati commande maintenant une brigade libyenne en opération à l’intérieur de la Syrie et cherchant à détruire le gouvernement syrien et à soumettre la population syrienne. Traditionnellement, cela s’appelle une « invasion étrangère ».

Les « missiles en cavale » relatés par le Washington Post en Libye apparaissent maintenant sur le champ de bataille en Syrie. Bien que des médias comme le Guardian, dans son article « Armes et Manpads: les rebelles syriens obtiennent des missiles anti-aériens« , rapportent que les missiles sont déployés à travers la Syrie, ils ont tenté de dénigrer toute connexion à l’arsenal libyen pillé et aux terroristes d’al-Qaeda qui les ont importés. Par contraste, le magazine Time a publié des confessions ouvertes de la part de terroristes eux-mêmes admettant qu’ils reçoivent des armes lourdes, y compris des missiles sol-air depuis la Libye.

Dans l’article de Time, « Les combattants libyens exportent leur révolution en Syrie« , il est rapporté que:

Quelques Syriens sont plus francs sur l’assistance que fournissent les Libyens. « Ils ont des armes plus lourdes que nous, » note Firas Tamim, qui a voyagé dans des zones contrôlées par les rebelles pour garder le contact avec les combattants étrangers. « Ils ont amené ces armes en Syrie, et elles servent sur le front, au combat. » Parmi ces armes, qu’a vu Tamim se trouvent des missiles sol-air de fabrication russes, connus sous le nom de SAM-7.

Les combattants ignorent en général les questions sur le transfert d’armement, mais en décembre ils ont affirmé que c’est précisément ce qu’ils faisaient. « Nous sommes en train de collecter des armements en Libye, » a dit un combattant libyen en Syrie au quotidien français Le Figaro. « Une fois que c’est fait, nous devrons trouver un moyen de les amener ici. »

Clairement, l’intervention de l’OTAN en Libye a laissé un vaste arsenal dévastateur entre les mains d’extrémistes sectaires, menés pas le LIFG, et qui exporte désormais cet armement et les militants vers l’autre front de l’OTAN en Syrie. Il est confirmé qu’à la fois des terroristes libyens et des armes passent la frontière turco-syrienne avec l’assistance de l’OTAN, et il est dorénavant clair que des armes lourdes, comprenant des armes anti-aériennes ont aussi traversé la frontière.

Le Guardian a rapporté dans un article de novembre 2011, « Les stocks d’armes chimiques libyennes sont intacts, affirment les inspecteurs« , que:

Les stocks libyens de gaz moutarde et de produits chimiques servant à produire de l’armement sont intacts et n’ont as été dérobés au cours du soulèvement qui a renversé Mouammar Qaddafi, ont déclaré les inspecteurs.

Mais tout en rapportant que:

L’abandon ou la disparition d’armement de l’ère Qaddafi a suscité des inquiétudes selon lesquelles une telle puissance de feu pourrait éroder la sécurité régionale si elle tombait entre les mains de militants islamistes ou de rebelles en Afrique du Nord. Certains craignent que des loyalistes à Qaddafi répandent l’instabilité en Libye.

Le mois dernier Human Rights Watch a pressé le conseil national de transition libyen au pouvoir de prendre des mesures au sujet des grandes quantités d’armes lourdes, comprenant des missiles sol-air, que l’organisation a dit étaient laissées sans surveillance plus de deux mois après que Qaddafi ait été renversé. Mercredi le secrétaire-général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a dit que l’ONU enverrait des experts en Libye pour s’assurer que des matériaux nucléaires et des armements chimiques n’étaient pas tombées entre les mauvaises mains.

Et alors que les inspecteurs affirment que les armes chimiques en Syrie sont « entre les mains du gouvernement » et pas entre celles « d’extrémistes », il est clair de par l’aveu du gouvernement libyen lui-même, qu’ils sont eux-mêmes impliqués dans l’envoi de combattants et d’armement en Syrie.

Il reste à voir d’où provenaient ces armes chimiques. Si il s’avérait qu’elles viennent de l’arsenal libyen, l’OTAN, et surtout les USA et la Turquie, seraient impliqués dans la fourniture d’armes de destruction massive à des terroristes d’al-Qaeda, précisément le scénario face auquel l’Occident a depuis 10 ans été paralysé de peur, a délaissé ses propres libertés et répandu le sang de milliers de ses propres soldats, aux fins de l’empêcher.

Les implications de terroristes soutenus par l’Occident se servant d’armes chimiques, quelque soit leur origine, coûtent à l’Occident sa légitimité déjà affaiblie, mis ses institutions en danger, et a davantage ébranlé la confiance de beaucoup des actionnaires qui ont investi chez eux – politiquement, financièrement, industriellement, et stratégiquement. De tels actionnaires seraient sages de commencer à rechercher des issues et à cultiver des alternatives externes à l’ordre international Wall Street – Londres.

Source: http://www.globalresearch.ca/syria-us-nato-backed-al-qaeda-terrorists-using-wmds-chemical-weapons-against-the-syrian-people/5327507

Traduit depuis le web par Will Summer

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