La NSA reçoit une aide «ciblée» du Luxembourg

Le Luxembourg figure dans les pays qui coopère de manière étroite avec la NSAPhoto: Document de la NSA (cliquer pour voir le diaporama)

LUXEMBOURG – Une note interne de l’agence américaine révèle que le Grand-Duché collabore avec les États-Unis. Un document qui contredit les déclarations officielles depuis des mois.

Que ce soit pour Jean-Claude Juncker (CSV) ou pour Jean Asselborn (LSAP), les choses sont claires. Les autorités luxembourgeoises ne sont ni écoutées par les États-Unis ni ne participent à ces écoutes. Un discours tenu en août dernier par le Premier ministre, qui indiquait que «le SREL n’espionne pas au profit de la NSA», et ce jeudi par le ministre des Affaires étrangères, qui indique «que le Luxembourg n’est pas une priorité pour les Américains». Des propos que vient contredire en partie un document interne de la NSA, classifié Secret/Noforn (secret – réservé aux citoyens américains), remis par Edward Snowden au quotidien espagnol El Mundo et qui circule sur la Toile.

Dans ce document, le Luxembourg apparaît, tout comme 19 autres pays comme la Belgique ou le Portugal, dans la liste des pays utilisés comme source de coopération ciblée (focused cooperation). Autrement dit, le pays a pu ou est encore appelé à soutenir ponctuellement les activités de la NSA en partageant des informations. Des révélations qui viendraient confirmer les propos du général Keith Alexander, patron du renseignement américain qui affirmait mardi, devant la commission du renseignement de la Chambre des représentants, que les informations obtenues par Washington provenaient de «données fournies par des partenaires européens».

Sous couvert d’anonymat, un spécialiste luxembourgeois du secteur des nouvelles technologies estime que ces révélations n’ont «rien de surprenant, seule leur ampleur l’est». Et ce dernier de s’interroger sur la nature exacte des informations transmises par le Grand-Duché aux États-Unis. Et surtout des informations que ces derniers ont pu collecter au Grand-Duché. «Ce n’est pas en raison du poids politique international que possède le Luxembourg que les États-Unis possèdent une ambassade de cette dimension dans la capitale.» Une référence évidente aux enjeux que représente la place financière luxembourgeoise en Europe. Que ce soit en terme de volume de fonds ou en produits financiers gérés…

Le document de la NSA

Le document énumère une première liste de pays «A» avec lesquels la NSA a une «coopération globale». Il s’agit des alliés les plus proches: Grande-Bretagne, Australie, Canada, Nouvelle-Zélande.

La seconde liste de pays, pays «B», évoque une «coopération ciblée», et contient, dans l’ordre alphabétique, l’Autriche, la Belgique, la République tchèque, le Danemark, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l’Islande, l’Italie, le Japon, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, le Portugal, la Corée du Sud, l’Espagne, la Suède, la Suisse, la Turquie.

La troisième fait état de la France, de l’Inde, du Pakistan et d’Israël. La quatrième fait état des pays qui ne coopèrent que de manière exceptionnelle.

Source: http://www.lessentiel.lu/fr/news/luxembourg/story/27336799

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