Les Etats-Unis nient les affirmations faites par WikiLeaks d’un complot pour renverser le président bolivien

TelesurTV.net, le 6 octobre 2015

Coroico_townLa Bolivie dit qu’elle lance une enquête approfondie sur des révélations rendues publiques par un rapport de WikiLeaks

Les États-Unis ont réfuté les rapports selon lesquels ils prévoyaient de renverser le gouvernement de Bolivie.

La controverse a commencé après qu’un rapport ait fait surface sur WikiLeaks selon lequel le gouvernement américain avait comploté une tentative d’assassinat contre le président Evo Morales, en 2008.

Un représentant a décrit les accusations de WikiLeaks comme « absolument fausses et absurdes ».

Dans un communiqué très ferme, l’ambassade américaine en Bolivie a déclaré: « Le gouvernement des États-Unis n’a été impliqué dans aucun complot, ni tentative de renverser le gouvernement de la Bolivie ou d’assassiner le président Morales. Ce genre d’allégations sans fondement ne contribue pas à améliorer les relations bilatérales », a déclaré un porte-parole.

Malgré les dénégations, le gouvernement bolivien a annoncé qu’il continue en lançant une enquête approfondie.

Un ministre du gouvernement a révélé sur la télévision d’Etat, mardi matin, de nouvelles informations provenant d’un rapport de WikiLeaks.

Carlos Romero a rapporté des réunions qui ont eu lieu entre les dirigeants de l’opposition avec des représentants de l’ambassade des États-Unis entre 2007 et 2008. Romero a déclaré à TV Bolivia que les révélations montrent l’implication « catégorique » des Etats-Unis dans la coordination des « théories de conspiration » contre le gouvernement d’Evo Morales.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.telesurtv.net/english/news/US-Denies-WikiLeaks-Claims-of-Plot-To-Topple-Bolivian-President-20151006-0019.html

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L’Equateur envisage d’exclure les offres comme Wikileaks, bien qu’il « loge » Assange

Mike Masnick, 22 août 2013

depuis le département faites-attention-à-qui-sont-vos-amis

Nous avons toujours souligné que l’Equateur était un choix quelque peu étrange de Julian Assange pour demander l’asile, étant donné que le pays ne dispose pas d’une grande expérience sur la liberté de la presse. Et certaines actions récentes ont suggéré que, même si Assange est retranché dans l’ambassade équatorienne à Londres, la relation entre Assange et l’Equateur est tendue. Considérant cela, peut-être n’est-il pas surprenant que l’Équateur envisage maintenant un nouveau projet de loi qui criminaliserait la publication de documents classifiés, ce qui certainement ferait devenir une partie importante de Wikileaks en une opération criminelle:

Pablo Romero, le directeur de l’agence de renseignement SENAIN de l’Équateur, a demandé au Comité de la justice de l’Assemblée nationale de l’Equateur, le 8 Août d’élaborer une législation qui «criminaliserait la divulgation de renseignements confidentiels de l’Etat» et exigerait d’éventuels éditeurs à obtenir l’approbation du gouvernement avant publication. Romero a donné comme exemple la publication hypothétique des salaires des agents spéciaux.

Le projet de loi interdirait la publication de documents classifiés, même s’ils avaient déjà été publiés à l’étranger.

Ceci est, bien sûr, une belle attaque d’envergure sur la liberté de la presse, ce qui semble un peu ironique. Je sais que les gens vont probablement l’utiliser pour attaquer Assange, tout comme ils attaquent Ed Snowden de se retrouver en Russie – mais, dans les deux cas, ceci semble de la colère mal placée. La colère doit être orientée vers les pays qui mettent en place de telles terribles politiques. Le fait qu’Assange ait fini avec l’Équateur et Snowden avec la Russie a beaucoup plus à voir avec les réalités politiques de gens qui essaient de rester à l’écart d’un gouvernement américain plus agressif que jamais et qui semble tenir mordicus à placer les deux hommes en prison aussi longtemps que possible. Compte tenu de cette réalité – combinée avec le fait que les États-Unis ont retiré le passeport de Snowden – ils avaient vraiment peu de choix. Oui, ce serait bien si les croyants à la liberté de la presse pouvaient aller dans un endroit qui respecte la liberté de la presse, mais il y en a, malheureusement, très peu qui se qualifient de nos jours – et lorsque le pays qui se met en place comme le plus grand protecteur de la liberté de la presse, les États-Unis, piétine ces libertés pour essayer d’obtenir ces deux gars, leurs options sont exceptionnellement restreintes.

Source: https://www.techdirt.com/articles/20130821/22402024279/ecuador-looks-to-ban-wikileaks-like-offerings-despite-housing-assange.shtml

Affaire Snowden: la France aphone, par Eva Joly

EDWARD-SNOWDEN

Eva Joly,
Députée européenne EELV,
ancienne candidate à la présidentielle de 2012

Publication: 15/07/2013 06h29

Alors que Edward Snowden vient de demander l’asile à la Russie de Vladimir Poutine, il convient de rappeler que l’aspect feuilletonesque des tribulations du lanceur d’alerte ne doit pas nous faire oublier l’essentiel: nous ne sommes pas dans une fiction, et cette affaire jette une lumière crue sur la réalité des relations internationales et sur le rang qu’y tient la France.

Notre vieille nation aime à croire qu’elle est une grande nation; influente sur le cours du monde parce qu’écoutée dans le concert des nations. Plaident pêle-mêle pour cette thèse notre Histoire, le rôle central que nous jouons dans la construction européenne, notre statut de membre du conseil de sécurité à l’Onu, notre rang économique, la place particulière que nous occupons sur le continent africain, la capacité de résistance que l’on prête volontiers à nos dirigeants et la réputation d’être le pays des droits de l’Homme.

A rebours de cette vision par trop optimiste, nombre d’esprits préfèrent entonner l’éternel refrain du déclin de la France. Rien ne me porte à rejoindre leurs rangs, car je connais la vitalité démocratique de notre pays, et ce, d’autant plus que parcourant le monde, je sais quels espoirs le simple mot de France peut susciter partout sur la planète. Mais je dois constater avec tristesse que la manière dont l’actuel gouvernement a agi dans sa gestion de l’affaire Snowden illustre une forme de renoncement à tenir notre rang qui ne présage rien de bon.

Je rentre du Brésil: le récent comportement du gouvernement français y a suscité doutes, interrogations, inquiétudes et déception. Comment expliquer que nous ayons pu interdire à Evo Morales de survoler notre territoire au motif, au demeurant erroné, que l’avion présidentiel aurait pu transporter Edward Snowden? Cette décision constitue une triple faute.

En premier lieu, elle est signe de faiblesse. Nous venons de donner l’impression que la France est devenue l’auxiliaire de police du gouvernement des Etats-Unis, et que celui-ci peut à sa guise nous dicter notre conduite. Rappelons quand même que nous venons de découvrir que la France faisait partie des pays espionnés par les Etats-Unis. De manière hallucinante, notre réponse ne fut pas de trouver une réponse à la hauteur du problème ni même de seulement tendre l’autre joue: elle fut de céder complaisamment aux demandes impérieuses d’un Etat qui n’était pourtant pas en situation d’exiger de nous une telle chose, au regard de son comportement inamical. Ce réflexe de soumission est dévastateur.

En second lieu, il s’agit d’une faute stratégique: pour faire plaisir à Barack Obama, nous venons d’envoyer un bien mauvais signal à l’Amérique latine. Nous fâcher avec les pays d’Amérique latine en humiliant inutilement le président bolivien est une erreur majeure. Quelle méconnaissance de notre histoire ! Alors que dans les années 70, la France fut terre d’accueil pour nombre de réfugiés politiques chiliens, argentins ou uruguayens, nous voilà aujourd’hui aidant à la traque d’un homme dont le seul crime, jusqu’à ce qu’on nous apporte la preuve du contraire, est d’avoir dénoncé des actes scandaleux de la part de son gouvernement. Pensons-nous que l’Amérique latine a oublié le tristement célèbre plan Condor et est disposée à accepter que nous nous fassions dicter notre politique par les Etats-Unis quand il s’agit d’agir pour les droits de l’Homme? Je gage que notre image est durablement écornée par le mauvais road-trip aérien que nous avons imposé au président d’une nation dont la dignité vaut bien celle des Etats-Unis d’Amérique.

En dernier lieu, je considère qu’il était moralement infondé d’agir de la sorte. Loin de participer à une chasse à l’homme, la protection des lanceurs d’alerte devrait au contraire être un objectif naturel d’un pays tel que le nôtre. Nous aurions dû offrir l’asile politique à Snowden au lieu de concourir, même de manière indirecte, à le pourchasser. Je crois à un monde multipolaire, et je milite pour un rééquilibrage des relations internationales. Les Etats-Unis sont nos alliés. En aucun cas nous ne devons admettre de devenir leurs vassaux. Entre les coups de menton cocardiers de l’ère Sarkozy et la génuflexion contrite du président Hollande, il existe une autre voie, qui est celle d’une France offensive dans la défense de ses valeurs et réaliste dans la défense de ses intérêts. Les choses sont parfois plus simples qu’on ne le croit. Quand on hésite sur le chemin à suivre, souvenons-nous que le courage peut servir de boussole. Sur la scène internationale, le premier acte de l’existence, c’est la résistance. Dans l’affaire Snowden, la France doit quitter les rivages du silence embarrassé, et faire enfin entendre sa voix. C’est une question de valeurs autant que de géopolitique.

Source: http://www.huffingtonpost.fr/eva-joly/affaire-snowden-la-france-aphone_b_3595768.html?utm_hp_ref=international

Lire aussi: « EELV demande à François Hollande d’accorder l’asile politique à Edward Snowden »
http://eelv.fr/2013/07/01/eelv-demande-a-francois-hollande-daccorder-lasile-politique-a-edward-snowden/

Snowden/Bolivie: La France doit cesser de se soumettre à l’administration Obama

Paris, le 4 juillet 2013 – Au cours de ma campagne présidentielle, de nombreux journalistes m’ont constamment accusé, avec des airs entendus, d’avoir collé une moustache sur le visage de Barack Obama. [1] En fait, ce sont mes amis américains qui l’avaient fait et si je les soutenais totalement, c’était pour dénoncer la soumission de la politique française à l’Empire de la City et de Wall Street, relayée par les gouvernements de Londres et de Washington. Je craignais que cette soumission continue, quel que soit notre nouveau Président.

Le refus de notre gouvernement d’autoriser le survol de notre territoire par l’avion transportant le président bolivien Evo Morales confirme malheureusement mes craintes. Comme l’Italie, le Portugal et l’Espagne, nous nous sommes empressés d’obtempérer aux ordres de la Maison Blanche. L’ambassadeur de la Bolivie auprès des Nations unies a eu raison de l’affirmer. En agissant ainsi, nous avons non seulement violé les principes du droit international et bafoué la souveraineté nationale d’un Etat, mais aussi mis en péril la vie de son Président, en contraignant son avion à un atterrissage d’urgence dans un pays qui a bien voulu l’accueillir. Le prétexte de notre décision était la présence supposée à bord d’Edward Snowden, le « lanceur d’alerte » américain. Or, d’une part celui-ci ne s’y trouvait pas et de l’autre, il faudrait réaliser une fois pour toutes que nous ne sommes plus au temps où Guy Mollet faisait intercepter en vol l’avion transportant M. Ben Bella et les principaux dirigeants du FLN. Du moins avait-on alors le motif de faire face à un soulèvement armé contre une partie de notre territoire, et non comme aujourd’hui celui d’obéir à un chef d’Etat étranger qui nous espionne.

La réalité est que ce gouvernement joue pour le moins un double jeu. D’une part, le président de la République dénonce la manière dont le NSA américain nous espionne et d’autre part, il collabore avec lui pour capturer le lanceur d’alerte qui a dénoncé cet espionnage ! Il se trouve que je connais l’avocat du père d’Edward Snowden, Bruce Fein. Je partage sa dénonciation des constantes atteintes portées à la Constitution américaine par Barack Obama. La section 215 du Patriot Act et la section 702 du Foreign Surveillance Act, qui justifient un espionnage tous azimuts, sont de fait contraires à l’esprit et la règle de la Constitution américaine et en particulier à son Préambule. Obama a, de plus, lancé ses opérations militaires en Libye et livré des armes aux rebelles syriens sans consulter le Congrès de son pays, ce qui est anticonstitutionnel, et s’est arrogé des pouvoirs personnels de vie ou de mort par un recours sans précédent aux drones de combat. Voilà donc une moustache qui se met à grandir !

Evo Morales, lors de sa conférence de presse à Vienne, a eu raison de dénoncer « un prétexte pour nous intimider et nous réduire au silence, pour empêcher notre combat contre les politiques économiques de pillage, de domination et d’intervention ».

Dans les circonstances actuelles, nous devons donner des signes forts que nous ne nous soumettons pas. Nous devons dire haut et fort que le Patriot Act ne s’applique pas chez nous. Nous devons nous retirer, seuls s’il le faut, de la négociation du Traité de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis (TTIP). Nous devons exiger la négociation immédiate de dispositions internationales protégeant les lanceurs d’alerte, en particulier Edward Snowden. Nous devons, au cœur du système, porter atteinte au conglomérat d’intérêts financiers qui constituent l’Empire de la City et de Wall Street en faisant voter, chez nous, une vraie loi de séparation bancaire, telle que Solidarité et Progrès l’a proposée.

Faute de cela, on pourra comparer François Hollande à Guy Mollet, en pire, non pas en tant qu’individu, mais parce que le défi est aujourd’hui à l’échelle du monde. La démocratie républicaine ne se négocie pas.

Source: http://www.jacquescheminade.fr/Snowden-Bolivie-La-France-doit-cesser-de-se-soumettre-a-l-administration_00988

“Au Brésil, six familles contrôlent 70% de l’information” dit le fondateur de Wikileaks

Non à la corruption, protestation au Brésil

Folha de Maringá (Brésil)

Réfugié à l’ambassade d’Équateur à Londres, Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, a reçu le journaliste Jamil Chade, correspondant de l’Estado de São Paulo, pour parler du livre Cypherpunk, Liberté et futur d’Internet. Dans l’interview, Assange dit que l’un des principaux problèmes en Amérique Latine est la concentration des médias. “Au Brésil, six familles contrôlent 70% de l’information”.

Voici les principaux extraits de la conversation :

Le web comme arme

La technologie produit le pouvoir, au point que l’histoire de la civilisation humaine est l’histoire du développement des diverses armes de types différents. Par exemple, lorsque les fusils étaient les armes dominantes, ou les navires de guerres ou encore les bombes atomiques. Depuis 1945, les relations entre les supers puissances étaient définies par qui possédait l’arme atomique. Aujourd’hui, internet a redéfini les relations de forces auparavant définies par les armes. Toutes les sociétés qui ont un développement technologique, qui sont des sociétés influentes, se sont fondues dans l’internet. Il n’y a donc plus de séparation entre la société, les individus, les Etats et internet. Internet est aujourd’hui le fondement de la société et connecte les Etats au delà des frontières. La connaissance est le pouvoir.

Surveillance globale

La communication entre individus se fait par internet. Les systèmes de téléphonie sont sur internet, les banques et les transactions utilisent internet. Nous mettons nos pensées les plus intimes sur internet, des détails comme des conversations entre mari et femme et même notre localisation géographique. Enfin, tout est exposé sur internet. Cela signifie que les groupes qui agissent dans la surveillance des masses s’approprient une énorme connaissance. Cela est le plus grand vol de l’histoire.

Google et Facebook

Google sait ce que vous pensez, et sait ce que vous pensiez auparavant, car lorsque vous cherchez des informations, vous utilisez Google. Les sites qui ont Google Adds, c’est à dire tous les sites, enregistrent votre visite. Google sait quels sont les sites que vous avez visités, il sait tout ce que vous avez cherché. Il vous connait mieux que vous même. Vous savez ce que vous avez cherché il y a deux jours ? Non. Mais Google le sait. Certains disent que Google ne cherche qu’à vendre de la publicité. Mais en réalité, toutes les agences d’intelligence des États-Unis ont accès aux données de Google. Ils ont eu accès à ces données dans notre cas. (…) Des pays comme l’Islande ont une pénétration sur Facebook de 88%. Même si vous n’êtes pas sur Facebook, votre frère y est et parle de vous.

L’utilisation par la CIA

Les gens veulent partager quelque chose avec leurs amis et les amis de leurs amis, mais pas avec la CIA. Les gens sont trompés.

Concentration des médias

[Rafael Correa, le président de l’Équateur] devrait attaquer plus. La première responsabilité de la presse est la précision et la vérité. Le grand problème en Amérique Latine est la concentration des médias. Il y a six familles qui contrôlent 70% de la presse au Brésil, mais le problème est bien pire dans divers autres pays. En Suède, 60% de la presse sont contrôlés par un éditeur. En Australie, 60% de la presse écrite sont contrôlés par (Ruppert) Murdoch. Donc, lorsque nous parlons de liberté d’expression, nous devons inclure la liberté de distribution, une des choses les plus importantes qu’internet nous a données.

Des révélations sur le Brésil

Oui. Nous publierons beaucoup sur le Brésil cette année.

Traduction par Chico Libri

Source: http://raoni.com/actualites-562.php

http://www.folhademaringa.com.br/no-brasil-seis-familias-controlam-70-da-informacao-diz-fundador-do-wikileaks/#!prettyPhoto

Image: http://agenciabrasil.ebc.com.br/galeria/2012-04-21/movimento-brasil-contra-corrupcao-grupo-apartidario-realiza-marcha-contra-corrupcao-na-esplanada-dos-

Stratfor Files: L’Argentine répond fermement aux déclarations du Premier Ministre britannique sur les Malouines

David Cameron, Premier Ministre britannique en plein discours, aux USA

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Date 2011-06-17 12:30:53
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Réponse cinglante du gouvernement à la déclaration du Premier ministre britannique sur les Malouines

Rapport de Guido Braslavsky : « Londres met un « point final » à l’affaire des Malouines : réponse cinglante de l’Argentine » ; Clarin.com.
Jeudi 16 juin 2011 20 : 20 :34
Dans un communiqué publié hier soir, le ministre des Affaires étrangères a déclaré qu’il « déplore » le fait que le gouvernement britannique « revendique l’autorité de mettre un terme à l’histoire du conflit de souveraineté sur les îles ». Il a également accusé Londres de faire montre d’un « mépris permanent » et d’afficher « un manque de respect pour le droit international » en ce qui concerne le mandat de l’ONU et les appels de la communauté internationale pour que les deux pays reprennent les négociations.

Le Ministre des Affaires étrangères Hector Timerman s’est servi de Twitter pour alimenter une dispute avec Cameron, rejetant l’expression « fin de l’histoire » que le politologue américain Francis Fukuyama avait introduit dans les discussions globales des années 1990. « Aux Malouines, je dis au Premier ministre que la fin de l’histoire n’est jamais une décision prise par une seule personne, quel que soit son sentiment de toute-puissance », a twitté le ministre des Affaires étrangères.

Ce nouvel échange diplomatique a eu lieu mercredi, au lendemain du 29ème anniversaire de la fin de la guerre, laquelle coïncide avec la chute de Puerto Argentino (Port Stanley) ; date que les Kelpers célèbrent comme « Jour de Libération ». Cameron s’est ensuite adressé au parlement britannique, confirmant la position officielle du Royaume-Uni sur la question des Malouines : il refuse de négocier la souveraineté, à moins que les Kelpers lui demandent de le faire.

« Tant que les Malouines manifestent l’intérêt de rester un territoire sous souveraineté britannique, elles doivent continuer à être un territoire sous souveraineté britannique. Point final. Fin de l’histoire », Cameron a t’il déclaré énergiquement, considérant la question comme close.

Comme il le fait chaque semaine, le Premier ministre du Parti conservateur est allé à la Chambre des communes pour présenter son rapport. La question des îles malouines a fait surface pendant la séance consacrée aux questions, période pendant laquelle des questions orales peuvent être posées sur les problèmes qui ne sont pas à l’ordre du jour. Le problème a été soulevé lorsqu’un député du Parti conservateur, Andrew Rosindell, a demandé à Cameron de rappeler au président Barack Obama lors de leur prochaine réunion que Londres n’acceptera jamais aucune négociation quelle qu’elle soit en ce qui concerne l’archipel de l’Atlantique sud. Cette préoccupation était motivée par le fait que la semaine dernière l’OEA ait exhorté l’Argentine et le Royaume-Uni à se rencontrer afin de négocier la question des Malouines « dès que possible ».

Cette semaine, Cristina Kirchner a réitéré cette demande à deux reprises. Elle l’a d’abord fait lundi pendant la visite du Secrétaire général Ban Ki-moon à Buenos Aires, en présence de qui elle a renouvelé sa demande que le Royaume-Uni respecte les résolutions de l’ONU et a critiqué le deux poids, deux mesures que les nations les plus puissantes appliquent dans les relations internationales. Elle est revenu sur la question mardi, lorsqu’elle inaugurait l’héliport présidentiel « Roberto Mario Fiorito ». Son nom est un hommage au seul pilote d’hélicoptère mort lors de la guerre de 1982. Lors de cette cérémonie, la présidente a également délivré un DNI (document national d’identité) à James Peck, qui est né à Port Stanley en 1968. Il est Kepler de quatrième génération et fils d’un ancien combattant britannique, et  a plus tard choisi de devenir citoyen argentin.

En mai 2010, Cristina a parlé avec Cameron lors du Sommet de l’Union de Madrid « Amérique latine –Europe » Dans le discours qu’elle y a fait la présidente avait de nouveau exhorté le Royaume-Uni à négocier, Londres opposa son refus habituel, déclarant qu’il considère les îles comme un « territoire d’outre-mer » qui appartient au Royaume-Uni.

Ces dernières années, les relations bilatérales sont devenues plus tendues en raison de la décision britannique d’autoriser les explorations d’hydrocarbure au nord des îles. A cela, l’Argentine a répondu avec un décret émis en février 2010 obligeant les navires en route vers les îles et qui souhaitent traverser la mer argentine ou mouiller dans les ports argentins à demander l’autorisation au gouvernement argentin. Il a également promulgué la loi 2659, laquelle pénalise les entreprises qui procèdent à des explorations sur le plateau continental argentin sans avoir obtenu la permission du gouvernement argentin.

Dans un autre rapport écrit en espagnol et publié le 16 juin La Nacion ajoute : « Le Premier ministre britannique a confirmé le droit des insulaires à l’autodétermination ».

C’était une réponse direct et quasi- automatique aux revendications que l’Argentine venait de rappeler à l’Organisation des Nations Unies et au soutien qu’elle avait reçu de l’OEA. Hier, le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré au Parlement britannique que la souveraineté des Malouines « n’est pas négociable » et il a confirmé le droit à l’autodétermination des insulaires.

Ce faisant, le gouvernement britannique a tué dans l’œuf les récentes tentatives de la Casa Rosada pour entamer des pourparlers avec Londres concernant la souveraineté. Cameron, un membre du Parti conservateur, était présent hier au Parlement britannique et a abordé, entre autres, la question des Malouines.

En réponse au député conservateur Andrew Rosindell qui suggérait à Cameron que lors de sa prochaine rencontre avec le président Barack Obama, il lui dise que la Grande-Bretagne ne sera jamais d’accord pour négocier la souveraineté de l’île avec l’Argentine, le Premier ministre a parlé avec force : « Tant que les Malouines manifestent l’intérêt de rester un territoire sous souveraineté britannique, elles devront continuer à être un territoire sous souveraineté britannique. Point final. Fin de l’histoire ».

La demande de Rosindell a été faite la semaine dernière, après que l’OEA, dont les Etats-Unis sont également membres, ait unanimement exhorté l’Argentine et la Grande-Bretagne à se rencontrer « dès que possible » pour négocier en vue de trouver une solution au conflit.

Cameron a également tenu ces propos au cours de la semaine même pendant laquelle la présidente Cristina Kirchner et le secrétaire général Ban Ki-moon se sont réunis à Buenos Aires, et elle a renouvelé la requête argentine auprès de Londres de négocier la souveraineté de l’île avec Buenos Aires et de se conformer à la résolution de l’ONU qui incite les nations à se réunir afin de négocier lorsque des situations conflictuelles surgissent.

Il y a deux jours, lorsqu’elle a inauguré l’héliport présidentiel Roberto Mario Fioriti, nommé en l’honneur du seul pilote d’hélicoptère décédé dans la Guerre des Malouines ; il est mort lorsqu’il venait en aide à un bateau de pêche ; la présidente a déclaré : « Affirmer avoir une hégémonie géographique à une distance de plus de 14 000 kilomètres frise le ridicule ».

‘Arrogance’

Il n’y a pas que du guano, des algues et du poisson aux îles Malouines…

Hier, sept heures après que Cameron ait parlé, le gouvernement a dénoncé les propos tenus par le premier ministre britannique. Un communiqué du ministère des Affaires étrangères proclame : « L’Argentine déplore le fait que le gouvernement du Royaume-Uni s’arroge, avec une arrogance lamentable, le pouvoir de mettre fin à cette histoire, se référant à un conflit de souveraineté dont l’existence a été reconnue par les Nations-Unies et qui est toujours dans l’attente d’être résolu ».

« Le gouvernement a déclaré que la Grande-Bretagne fait preuve d’un mépris constant à l’égard du nouveau mandat des Nations-Unies et à l’encontre des multiples appels de la communauté internationale exhortant l’Argentine et le Royaume-Uni à reprendre les négociations afin de parvenir à une solution au conflit de souveraineté concernant les Îles Malouines ».

Pendant ce temps, à New York, l’ambassadeur argentin aux Nations-Unies, Jorge Arguello, a déclaré que « la communauté internationale doit juger consciencieusement jusqu’à quel point il est approprié de continuer à reconnaître le statut de membre permanent au Conseil de Sécurité des Nations-Unies aux pays qui ignorent ou violent systématiquement les décisions de l’Assemblée générale ».

Arguello a également annoncé que « les déclarations de M. Cameron confirment que le Royaume-Uni défendra ses intérêts par n’importe quel moyen. Ils ne sont pas prêts à agir conformément à la loi, mais semblent déterminés à défendre leur position de facto dont les origines remontent à l’utilisation de la force au 19ème siècle ».

« Les propos de Cameron ont été tenus un jour après que le gouvernement ait donné un DNI à James Peck, un indigène des îles Malouines, et le fils d’un ancien combattant britannique (qui a combattu dans la guerre de 1982. Peck a choisi de devenir citoyen argentin). »

(Description des sources : Buenos Aires Clarin.com en espagnol – version en ligne extrêmement consultée, quotidien en format tabloïd propriété du group de médias Clarin ; généralement critique envers le gouvernement ; URL : http://www.clarin.com. )

Le matériel de World News Connection est généralement la propriété de la source citée. L’autorisation d’exploitation doit être demandée au propriétaire. Toute demande de renseignement concernant l’exploitation peut être adressée au NTIS, le département américain de commerce.

Traduit via le Forum WikiLeaks par Dragonfly84

Lien vers l’article original: https://wikileaks.org/gifiles/docs/2985193_united-states-americas-government-replies-to-british-pm-s.html

Traduit en français: https://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,14517.0.html

Résolution de la vingt-septième réunion consultative des Ministres des Affaires étrangères de l’Organisation des Etats Américains

Le « Hall des Héros » de l’Organisation des Etats Américains, à Wasgington, DC

 Communiqué de presse, approuvé durant la séance plénière tenue le 24 août 2012, de la 27è réunion des membres de l’OEA

La réunion consultative des Ministres des Affaires Étrangères,

Gardant à l’esprit que dans la résolution CP/RES. 1005 (1863/12) du Conseil Permanent de l’Organisation, datée du 17 août 2012, une Réunion de Consultation des Ministres des Affaires Étrangères a été convoquée « pour adresser la situation entre l’Équateur et le Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord concernant l’inviolabilité des locaux diplomatiques de l’Équateur au Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord selon les termes des lois internationales » et « de convenir des mesures appropriées devant être prises »;

Considérant:

Que les États américains ont réaffirmé dans la Charte de l’Organisation des États Américains que « la loi internationale est le standard de conduite des États dans leurs relations réciproques » (article 3.a);

Que la stricte conformité est, par conséquent, essentielle de la part de tous les Etats aux standards qui régissent la protection, le respect et l’inviolabilité des locaux des missions diplomatiques et bureaux consulaires, lesquels standards ont été codifiés dans la Convention de Vienne sur les Relations Diplomatiques du 18 avril 1961, tout particulièrement les provisions contenues dans l’Article 22 de ce traité; et dans la Convention de Vienne sur les Relations Consulaires du 24 avril 1963, en particulier les provisions de l’Article 31 de ce traité;

Que le Gouvernement de la République de l’Équateur a annoncé publiquement que le 15 août 2012, il avait reçu de la part du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord un aide-mémoire qui affirme, qu’entre autres, « … il y a des dispositions légales au Royaume-Uni – le Diplomatic and Consular Premises Act de 1987 – qui nous permettraient de prendre des mesures pour arrêter M. Assange dans les locaux actuels de l’Ambassade »; et

Que le Gouvernement de la République de l’Équateur, le 16 août 2012, a annoncé sa décision d’accorder l’asile politique à M. Julian Assange, qui l’avait demandé le 19 juin 2012, à l’Ambassade d’Équateur à Londres,

Résout:

1. De réitérer l’entière validité des principes et standards qui gouvernent les relations diplomatiques entre les Etats, surtout ceux qui concernent le plein respect de l’inviolabilité des locaux des missions diplomatiques et des bureaux consulaires, tels que reconnus dans la Convention de Vienne sur les Relations Diplomatiques de 1961 et la Convention de Vienne sur les Relations Consulaires de 1963.

2. De réaffirmer que ces principes et standards constituent les règles fondamentales pour assurer la coexistence pacifique de tous les pays qui composent la communauté internationale.

3. De réitérer l’entière validité des principes établis dans la loi internationale, tels que le respect de la souveraineté, la conformité loyale envers les traités internationaux, le règlement pacifique des disputes, la coexistence pacifique entre Etats, et le rejet de le menace ou de l’usage de la force pour régler les disputes.

4. De rejeter toute tentative qui puisse mettre à risque l’inviolabilité des locaux des missions diplomatiques, de répéter l’obligation à tous les Etats de ne pas invoquer des provisions de leurs lois domestiques pour justifier la non-conformité à leurs engagements internationaux et, dans ce contexte, de témoigner de sa solidarité et de son soutien envers le Gouvernement de la République d’Équateur.

5. D’enjoindre les Gouvernements de l’Équateur et du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord de continuer à poursuivre le dialogue de manière à régler leurs différends actuels en accord avec la loi internationale, prenant en compte les déclarations récemment faites par des autorités des deux gouvernements.

6. De déléguer au Conseil Permanent le suivi de cette affaire.

Référence: E-67

Source: http://www.oas.org/en/media_center/press_release.asp?sCodigo=E-67

Traduit depuis le web par willsummer

Une solution pour Correa, Assange et la justice pour tous

la grosse lèvre d’Obama est le résultat du coup de Julian Assange, pas de Michelle Obama, comme a été rapporté

par Paul Sedowski, 13 août 2012

Le président Correa a été mis dans une position délicate par la demande de Julian Assange de lui accorder l’asile politique en Équateur.

D’une part, la requête est entièrement raisonnable, étant donnée la réalité de la situation et, clairement, Assange a plus que gagné le soutien total de toute personne de conscience de par le monde. Il n’y a aucun doute dans mon esprit que le président Correa, en privé, ferait n’importe quoi pour aider Assange. Je ne doute pas que beaucoup de responsables gouvernementaux dans la plupart des pays voudraient – secrètement – faire la même chose, si seulement ils en avaient le courage.

Mais d’autre part, avec l’attitude sans compromis et continuellement anti-constitutionnelle du régime Obama, Correa doit se rendre compte que, dût-il accorder sa requête à cet unique homme, héroïque et injustement calomnié, sa nation toute entière serait exposée à d’immédiates difficultés, car Obama prendrait sûrement des mesures de représailles rapides et injustes.

Pour un pays aussi marginalisé (par le gouvernement US) que l’Équateur, il est fichu s’il le fait et il est fichu s’il ne le fait pas.

Alors que feriez-vous si vous étiez Correa? Je pense que la solution est en réalité assez simple.

1) Construisez une coalition de chefs d’Etats amis et de responsables gouvernementaux. Pas seulement en Amérique Latine, mais tout autour du monde. Faites qu’ils expriment de la solidarité – rien de plus – avec la position tirée de principes, humaniste et légitime, que la requête d’Assange représente. Je suis confiant du fait que les simples soutiens de la « justice », de « l’équité », et de la « liberté de l’information » seraient embrassés par la plupart des dirigeants libres d’esprit autour du monde, qu’ils osent l’admettre publiquement ou non. Et la totalité de ce soutien ne viendrait pas que de pays « renégats » ou du « tiers-monde », non plus.

2) Faites immédiatement une adresse aux Nations Unies lors d’une session d’urgence. Citez la justesse du cas d’Assange, l’injustice de sa persécution (arrestation sans accusation en Suède, soutenue par la Grande-Bretagne), la sournoiserie de l’attitude anti-constitutionnelle d’Obama (suppression de la liberté de parole et de l’intégrité journalistique) et citez le soutien envers la position de principe de l’Équateur de tous ces autres chefs d’Etats et de gouvernements à travers le monde. Annoncez ensuite que l’Équateur va accueillir Assange, dans la mesure où il est possible d’organiser qu’il soit amené sans danger à l’intérieur de ses frontières. Terminez l’appel aux Nations Unies en condamnant l’immoralité du principe sur lequel les USA, le Royaume-Uni et la Suède demandent rétribution à Assange et expliquez comment ceci a forcé l’émergence de la crise actuelle; rappelez ensuite au monde les objectifs éclairés de la Constitution des USA ainsi que le soutien pré-électoral d’Obama pour la règle du droit et des valeurs constitutionnelles.

3) Rappelez au monde que les USA appliquent les lois de nations étrangères avec un zèle quasi-aveugle (sous la loi Lacey, l’une des centaines d’exemples ridicules pourrait être l’affaire Schoenwetter où l’accusé fut condamné à 8 ans (!) dans une prison états-unienne – en application de la loi du Honduras – qui dit que le poisson doit être emballé dans du plastique plutôt que dans des boîtes…); et déclarez que l’Équateur désire que ses lois soient appliquées également par les USA – équité envers les citoyens qui n’ont pas encore été accusés, ou arrêtés, les citoyens souhaitant coopérer, mais dont la coopération est refusée par ceux qui veulent l’interroger, les citoyens qui veulent connaître la situation au sujet d’un possible acte d’accusation secret, mais à qui la vérité est déniée – dans ce cas par le gouvernement US.

4) Mettez l’attention internationale la plus forte possible sur le sujet dans tous les médias possibles (la plupart ne coopéreront pas, mais certains si), et mettez la honte sur Obama s’il refuse d’en prendre compte. Et ensuite accordez l’asile, demandant la coopération internationale, en commençant par la Grande-Bretagne à laquelle un appel devrait être fait de ne pas appliquer le mandat d’arrêt illégal. Appel à l’équité, à la justice et à la Constitution US.

Qu’en ressortirait-il?

Cela emmènerait-il Assange sain et sauf en Équateur? Est-ce que cela renforcerait ou affaiblirait la réputation internationale de l’Équateur? Est-ce que cela aiderait ou nuirait à son peuple? Ferait enrager les USA et la Grande-Bretagne? Embarrasserait la Suède? Exposerait le coup monté de l’affaire contre Assange et des personnes qui l’ont commandité? est-ce que cela apporterait la justice? Le monde en serait-il meilleur?

Vu qu’au moins quelques douzaines de pays, grands et petits, suivraient très certainement un geste aussi large, et vu « qu’assez » de diffuseurs de médias publieraient l’histoire (y compris les médias alternatifs sur internet), Obama aurait deux options: soit rester campé sur ses positions et clairement et ostentatoirement – quelques semaines avant sa campagne de ré-élection – renforcer son image, en déclin rapide, d’un homme amoral. Ou alors, il pourrait concéder, magnanime, que l’Équateur a raison et se déclarer vis-à-vis de ses intentions au sujet d’Assange, les amenant à la lumière – et donc donner à Assange une vraie chance devant la loi.

Assange atterrirait-il plus vite en Équateur? Serait un homme libre, peut-être? Peu de chances, à court terme. Mais sa position juridique se trouverait grandement renforcée et ses chances d’une victoire finale grandement augmentées. Et notre bénéfice – les citoyens du monde – serait immense.

L’Équateur pourrait-il bénéficier de ce genre d’action? Aux yeux de tous les êtres d’esprit et de coeur – oui. Mais économiquement et politiquement, il serait affecté par la colère du régime US, avec trop à perdre, si la justice et la liberté doivent avoir gain de cause.

Est-ce que cela humilierait la Suède, le Royaume-Uni ou les USA? Ils sont déjà humiliés. Le problème est qu’ils s’en foutent. mais la vraie question est de savoir – s’ils prendraient le risque de réparer les dommages qu’ils ont causés en s’accrochant à leur position actuelle? Ma réponse, tristement, est non. Ils continueront, quoiqu’il arrive, confiants que si les citoyens payent le prix pour leur trahison scandaleuse, cela ne déroulera pas pendant leur quart.

Le monde en serait-il meilleur? Oui. Quelle qu’en soit l’issue, une position morale prise par un chef d’Etat ne peut avoir que des répercussions positives plus loin le long de la route.

Source: http://www.opednews.com/articles/A-Solution-for-Correa-Ass-by-Paul-Sedkowski-120813-977.html

Traduit depuis le web par willsummer

Stratfor Files: Re: APERCU – VENEZUELA – CANVAS monte en puissance

La chute de Salto Angel, au Vénézuela

N° de mail 1116408
Date 12-01-2010 22.51.02

De reva.bhalla@stratfor.com

A marko.papic@stratfor.com, secure@stratfor.com

Hé, j’aime le guide « comment procéder », vendons-le à Chavez

Le 12 Janv 2010 à 15h 49, Marko Papic a écrit:
CODE de la SOURCE : SR 501
PUBLICATION : NON
DESCRIPTION de la SOURCE : Dirigeant de CANVAS
ATTRIBUTION : Pas encore, pas avant qu’ils nous laissent publier
FIABILITE de la SOURCE : A
CREDIBILITE de l’OBJET : 5
TRAITEMENT SPECIAL :
DISTRIBUTION : Sécurisée
RESPONSABLE de la SOURCE : Marko

Voir le document en pièce jointe. C’est la stratégie de CANVAS pour le Vénézuéla. Ils sont en train de monter en puissance leur travail là-bas. Très actifs. Le document m’est parvenu avec le mail suivant:

« Cette année nous augmentons franchement notre activité au Vénézuéla. Ils ont des élections en Septembre, et nous sommes en étroite relation avec des militants de là-bas et avec des gens prêts à les aider (S’il vous plaît gardez cela pour vous pour le moment, pas de publication).
La première phase de notre préparation est en cours.
Conformément au « Plan Format » de CANVAS (que les militants appliquent dans des ateliers), il y a quatre étapes pour une stratégie réussie:

1. Analyse de la situation (que nous faisons maintenant)
2. Conception de l’opération (à faire)
3. Phase d’exécution (Comment diable allons-nous réussir à gagner cette guerre?)
4. Opérations technologiques (administration, logistique, coordination et communication)

C’est la ligne directrice, en fait, que nous avons présentée à George au Colorado, et c’est la base de notre « graphique directeur ».
Tel est le fondement de notre brouillon d’analyse sur ce que nous prévoyons de faire au Vénézuéla, qui est attaché en pièce jointe. »

http://wikileaks.org/gifiles/docs/1116408_re-insight-venezuela-canvas-ramping-up-.html

http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,12561.0.html (anglais)

http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,12784.0.html (français)

Traduit sur WikiLeaks par Irien

Stratfor Files: APERCU – VENEZUELA – CANVAS monte en puissance

Hugo Chavez en une de son site, http://www.chavezhugo.wordpress.com

Mail n°1116441
Date: 12-01-2010 22.49.50

De marko.papic@stratfor.com
A secure@stratfor.com

CANVAS Service d’Analyses
Janvier 2010

SUJET: Analyse de la situation au Venezuela, Janvier 2010 (BROUILLON)

INTRODUCTION: Cette analyse présente la situation (I), les piliers du régime (II), les partenaires clés de l’opposition et leurs alliés, la liste des sujets potentiels de la campagne (IV) dans la société Vénézuelienne dans la perspective des élections législatives de Septembre 2010, et elle est fondée sur les Estimations Stratégiques effectuées par CANVAS et ses partenaires Vénézueliens en  2006, une série d’ études indépendantes et  universitaires en 2006-2009, ainsi que sur les opinions d’analystes internationaux compétents en janvier 2010. Son objet est de fournir une base pour une étude plus détaillée qui pourra être faite ultérieurement par les intervenants intéressés et par CANVAS. Le suivi de cette analyse apparaîtra dans le Plan Format plus tard dans le processus, après consultation des partenaires,

BREVE ANALYSE : Les élections de 2010 sont perçues comme importantes par la majorité des Vénézueliens. Le régime perd de la popularité, mais reste sur une position offensive contre une opposition fragmentée et stratégiquement divisée. Des groupes informels d’opposition au régime gagnent d’avantage de soutien, même s’il n’est pas certain qu’ils soient capables d’influencer le résultat des élections.
La clé du résultat des élections, en conséquence, peut résider dans la capacité des groupes d’Étudiants, et d’autres « acteurs informels » à construire l’infrastructure de leur mouvement et exploiter leur légitimité, à travailler dans une coalition plus large, à créer et développer une stratégie audible pour les élections avec leurs partenaires, à développer la coopération avec les leaders importants de l’opposition afin de mettre une pression sur les partis d’opposition pour qu’ils s’unissent dans les élections à venir, à conduire des mobilisations et des campagnes « Sortez voter », à réitérer leur tentative réussie de surveiller et rendre compte du résultat du dernier référendum, et enfin à mobiliser les gens pour défendre les résultats électoraux en cas de fraude électorale par le régime.

I: SITUATION:
Éléments clés de la situation actuelle (politique, socio-économique, internationale, et militaire):
a) POLITIQUE :
1. Chavez est offensif contre une opposition défensive et partiellement active (mais principalement réactive) constituée de civils, de groupes étudiants, et d’individus isolés dans le monde des affaires et des médias.
2. Existence d’une « façade démocratique »: à travers une concentration croissante des pouvoirs publics et des institutions. Même dans ce système hautement centralisé, les élections législatives de 2010 sont perçues comme « importantes « ou « très importantes » par la majorité de la population.
3. Le régime emploie la plupart de ses ressources à assurer sa réélection, à travers un contrôle direct sur le pouvoir électoral, l’utilisation de propagande d’Etat, et l’usage abusif de l’appareil légal (y compris des restrictions sur des potentiels candidats d’opposition, dont quelques-uns seront empêchés de se présenter)
4. Les partis d’opposition: perçus comme faibles, travaillant pour leurs propres intérêts, liés à d’anciennes élites économiques, inorganisés, opaques, et avec un leadership faible, sans idées, sans crédibilité. Partis politiques et société civile inactifs et en situation d’immobilisme. Le fait de maintenir une opposition active sur plusieurs « tableaux » aux élections de septembre permettra d’empêcher une victoire facile pour les candidats du régime. Il y a un espace pour de nouvelles idées et de nouveaux mouvements politiques
5. La perception « gagnant/perdant »: Même les victoires de l’opposition, comme celles sur le référendum de la modification constitutionnelle, et le gain de sièges de Maires et de Gouverneurs dans les élections locales, sont efficacement minimisées par le régime, qui est encore perçu comme ayant la mainmise sur la société. Il y a un élément très puissant, le « facteur intangible », qui conduit les électeurs Vénézuéliens à « soutenir le gagnant »
6. Les opposants clés: Parmi les institutions non soumises au gouvernement, le Mouvement Étudiant et l’Eglise sont perçus comme crédibles et rencontrent plus de soutien, si on en croit le peuple, que la plupart des institutions gouvernementales et des partis d’opposition.
7. Chavez trouve le noyau dur de son soutien principalemnt parmi les pauvres et les personnes peu éduquées, et aussi chez les employeurs d ‘Etat. Il y a un fort  élément qui est l’endoctrinement des sympathisants. Les Chavistes sont continuellement abreuvés de propagande d’Etat, afin de les maintenir braves et prêts à agir (y compris physiquement contre les groupes d’opposition).
b)SOCIO-ECONOMIQUE
1.  Des ressources économiques fondées sur le Pétrole, utilisées pour couvrir les principaux besoins et le contrôle social, montrent leur faiblesse comme les prix du Pétrole continuent de chuter sur le marché mondial. Cela cause beaucoup de difficultés à une économie presque exclusivement fondée sur le Pétrole.
2. La criminalité croissante et le manque de sécurité dans la société.
3. La poursuite des « Nationalisations » conduites par l’État, contre le secteur privé national et international détériore la situation de l’économie. Les preuves des entreprises privées selon lesquelles « L’État est en fait un très mauvais manager » sont détournées par la propagande institutionnelle, mais les conséquences commencent à être reconnues par les employeurs.
4. Accroissement de l’utilisation de piliers coercitifs par le régime: Usage de la peur et de la dépendance économique comme outils de contrôle social. Pressions sur les syndicats patronaux et de salariés, et aussi sur l’église. Prise de lois répressives. Les droits de l’Homme sont violés et non garantis. Le niveau de discrimination envers les dissidents augmente.
5. Médias de masse subissant la censure et l’autocensure. Liberté d’expression limitée. Répression continuelle des médias privés afin de restreindre l’espace politique disponible pour l’opposition.
6. Haut niveau d’attentes positives d’opportunités, détériorant la confiance du public envers les institutions malgré le solide charisme personnel de Chavez, son discours d’affrontement, son populisme et sa démagogie.
7. Utilisation d’un affrontement non conventionnel contre des organisations conventionnelles opérée par le régime.
c) INTERNATIONAL ET MILITAIRE :
1. Alliance avec Cuba et d’autres pays stratégiques, comme l’Iran, la Chine, la Lybie etc. (remplacement de Vénézuéliens par des non Vénézuéliens – Ressources humaines, compétences et connaissances).
2. La croisade de Chavez contre l’ « impérialisme Américain » lui confère beaucoup de charisme dans la région et dans le monde entier. Il y a une campagne de communication continuelle par le régime, nationale et internationale aux fins d’exploiter le sentiment anti-américain dans le pays et internationalement (partiellement mise à mal par le départ de « Bush Satan » et son remplacement par un président Obama internationalement plus populaire et généralement plus modéré.
3. Course aux armements de Chavez avec l’acquisition d’armes (AK 49) et d’avions (NdT: le texte dit plains, plaines mais je suppose que c’est une faute de frappe pour planes avions).
4. Neutralisation et contrôle des militaires, en particulier par la création de troupes de réserve sous le contrôle direct de Chavez. Formation d’organisations de renfort politique parallèles, comme les bandes de rue Bolivariennes, les Forces Armées Bolivariennes, l’Armée de Réserve.

II : Les piliers du soutien à Chavez
(Institutions et organisations clés soutenant le régime actuel)
1.  Armée et Police
2.  Justice et Bureaucratie
3.  Industrie pétrolière et autres secteurs économiques nationalisés.
4.  Système éducatif.
5. Médias
6.  CNE (Conseil National Électoral)
7.  Acteurs étrangers régionaux: Cuba et Bolivie
8.  Acteurs étrangers globaux: Russie et Iran.

III : Acteurs clés et alliés potentiels
Les particuliers pris en compte par cette analyse proviennent de différents partis, mais, comme dans le cas de la Serbie, ils sont considérés comme importants soit à cause d’anciennes fonctions électives (bien que les pouvoirs Municipaux aient été largement réduits par le gouvernement central avec une série de mesures, après que des Maires d’opposition aient pris leurs fonctions en Novembre 2008), ou bien à cause de leur autorité ou de leur potentiel. En suivant le modèle suggéré de construction d’une Unité, utilisé efficacement en Serbie, les efforts du mouvement pour l’Unité devraient se concentrer d’abord sur les personnalités importantes ci-après sélectionnées, puis, éventuellement, sur l’appareil des 15 partis d’opposition et les nombreuses organisations listées comme « alliés potentiels »,
1, Antonio Ledezma, Maire de Caracas, et leader du parti de centre gauche Intrépide Alliance du Peuple, potentiellement modèle de comportement pour rassembler, tout comme pour développer une stratégie commune pour le mouvement,
2. Carlos Eduardo Ocariz Guerra:, ex-membre du parlement, est devenu une référence politique de l’opposition au Président Hugo Chavez. Lors des élections du 23 Novembre 2008, il a été élu Maire de la municipalité de Sucre dans le district métropolitain de Caracas. Sucre constituant un environnement Chaviste typique, avec un grand nombre de barrios et une criminalité élevée, c’est un modèle de bataille de terrain réussie, qui, exploité par le mouvement pourrait être transposé à d’autres parties du pays, spécialement en mobilisant les citoyens les plus pauvres. Chavez est très attentif à son potentiel et en conséquence concentré sur Ocariz et le secteur de Sucre.
3.  Henrique Capriles Radonski, gouverneur de l’Etat de Miranda, son autorité provient de sa base électorale précédente dans la municipalité de Baruta et de son expérience au parlement dont il a été le plus jeune membre dans la législature précédente,
4. Leopoldo Lopez Mendoza, ancien Maire de la municipalité de Chacao, district de Caracas, plus tard interdit d’exercer par le gouvernement, il a une relation symbolique et exploitable avec Simon Bolivar et jouit d’une attention médiatique internationale significative.
5. Alexandra Belandria, militante étudiante et journaliste TV, une des membres fondateurs de Cambio, groupe qui a initialement mobilisé des étudiants jusque-là neutres et inactifs en 2006 et 2007. (ancêtre des groupes qui ont plus tard développé le mouvement étudiant tel que nous le connaissons aujourd’hui.) Grandes capacités d’organisation et expérience variée dans l’organisation de communautés, y compris des « OTPOR » activités provocantes et humoristiques dans les barrios.
6. Yon Goicoechea. Étudiant en Droit Vénézuélien à l’Université Catholique Andrès Bello et actif dans l’opposition au gouvernement du président Vénézuélien Hugo Chavez. Goicoechea a été l’un des principaux organisateurs du Movimiento Estudiatil Venezolano (Mouvement Etudiant vénézuélien), cité comme un facteur clé du rejet de la proposition de modification constitutionnelle de Chavez lors du référendum constitutionnel de Décembre 2007.

Liste des principaux alliés à considérer dans la campagne :
1. Partis politiques qui s’opposeront à Chavez lors des élections (de préférence unis)
2. Les étudiants et les groupes civils, potentiellement actifs dans la mobilisation de la jeunesse.  Campagne « Sortez Voter » et activités « contrôler les urnes et défendre les votes ».
3. Médias : Indépendants, étrangers.
4. Guildes, Syndicats et Associations professionnelles : journalistes, secteur médical, ingénieurs, juristes.
5. Federacion Campesina (Fédération Paysanne)
6 Federacion Venezolana de Maestros (Fédération Vénézuélienne de l’Enseignement)
7. Fedecamaras (Fédération de chambres de Commerce)
8. Fedenagas (Fédération d’éleveurs)
9. Acteurs du divertissement et de la culture (savoir s’ils sont organisés)
10. Communautés d’immigrés au Vénézuéla (Association Italo-Vénézuélienne, Fraternité Galicienne, etc.)
11. Associations de voisinage.
12. Asamblea de Ciudadanos (Assemblée de Citoyens): discute de la situation politique.
13. Assamblea de Padres y Representantes (assemblée de Pères et Représentants- Secteur de l’éducation privée Catholique)
14.  Fe y Alegria (Foi et Joie – mouvement d’éducation populaire Catholique)
15.  Dividendo Voluntario para la Comunidad (organisation d’entreprises privées finançant des projets sociaux)
16.  Rotary Club
17. Communautés sportives (joueurs de base ball aux US, FIFA)
18. Anciens travailleurs du secteur pétrolier et dirigeants
19. Eglise Catholique
20. Membres de l’Université.

IV Liste des sujets potentiellement exploitables dans la campagne :
1. Crime et insécurité: 18000 meurtres par an et des zones entières dans les barrios ingouvernables par les forces de sécurité. La situation s’est dramatiquement détériorée depuis 2006. Raison de vouloir le changement.
2. Education : Le gouvernement est en train de s’emparer du système éducatif : Les professeurs doivent être mis au pas. Ils devront perdre leur travail ou se soumettre. Ils ont besoin d’être encouragés, et il y aura un risque. Nous devons les convaincre que nous leur permettrons d’accéder aux plus hauts niveaux de la société : ils ont la responsabilité la plus importante. Les Maîtres devront convaincre les étudiants. Qui les influencera ? Comment arriverons-nous à les toucher ?
3. La jeunesse: Le message doit être adapté à toute la jeunesse, non juste aux étudiants de l’université.
4. L’économie: Le Pétrole appartient au Venezuela, non au gouvernement, c’est notre argent, notre droit! Santé et Sécurité Sociale.
5. Les femmes: Que veulent les femmes? Règle de Droit, la police sous la direction des autorités locales, nous ne voulons plus de voyous.
6. Les transports: Les travailleurs doivent pouvoir atteindre leur travail. C’est votre argent. Nous devons en rendre le gouvernement plus responsable et ce n’est pas le cas actuellement.
7. Gouvernement. Redistribution de la richesse, tout le monde doit avoir une opportunité de s’enrichir.
8. Il y a une forte tendance présidentialiste au Vénézuela. Pouvons-nous la changer ? Comment pouvons-nous avancer malgré cela ?

Une analyse détaillée de la situation sera prête en février 2010. Avec des partenaires significatifs, et utilisée pour des développements analytiques/ définitions d’objectifs.

Ne pas citer ou distribuer sans consultation préalable

Belgrade, Janvier 2010
Centre pour l’Action Non-Violente Appliquée et la Stratégie, tous droits réservés.

http://wikileaks.org/gifiles/docs/1116441_insight-venezuela-canvas-ramping-up-.html
http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,12563.0.html (anglais)

http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,12772.0.html (français)

Pour plus d’informations sur ce qu’est CANVAS voir ici: (more information about what CANVAS is here)
http://apublica.org/2012/06/revolucao-a-americana/ (brésilien_portugais seulement/ brasilian_portuguese only)

EDIT le 29 Juillet 2012: L’article en brésilien/ portugais de a publica a été traduit en anglais et se trouve sur ce forum à l’adresse: http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,13329.0.html

Traduit sur WikiLeaks par Irien

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