Un informateur du FBI, lié à des cyberattaques à l’étranger

Hector Xavier Monsegur a aide le FBI apres son arrestationPhoto: Hector Xavier Montsegur (Sabu) a aidé le FBI après son arrestation

New York Times, par Mark Mazzetti, 23 avril 2014

WASHINGTON – Un informateur travaillant pour le FBI a coordonné une campagne 2012 de centaines de cyberattaques sur des sites internet étrangers, dont certains exploités par les gouvernements de l’Iran, la Syrie, le Brésil et le Pakistan, selon des documents et des interviews avec des personnes impliquées dans les attaques.

Exploitant une vulnérabilité dans un logiciel d’hébergement web populaire, l’informateur a ordonné à au moins un pirate d’extraire de grandes quantités de données – de relevés bancaires jusqu’aux informations de connexion – des serveurs gouvernementaux d’un certain nombre de pays et de le transférer à un serveur contrôlé par le FBI, selon les déclarations de la cour.

Lire la suite: http://mobile.nytimes.com/2014/04/24/world/fbi-informant-is-tied-to-cyberattacks-abroad.html

Les opérations Anonymous, des opérations gouvernementales pour piéger les hackers?

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Depuis les années 80, les gouvernements livrent une bataille sans merci contre les hackers qui menacent leur ordre établi. Certains hackers ont eu des destins tragiques, certains sont morts et ont été assassinés, d’autres ont accepté de collaborer avec des gouvernements pour échapper à la prison ou pour rester en vie. On ne peut pas en vouloir à ceux qui ont dû travailler pour un gouvernement, si c’était une question de vie ou de mort. Néanmoins, cela montre à quel point les hackers sont menacés par les gouvernements, quels que soient leurs pays; à quel point ils sont les cibles des services secrets; et à quel point ils sont utiles au changement social, car même s’ils sont arrêtés, ils sont un moteur essentiel de la révolution dans le monde.

Les gouvernements préfèrent collaborer avec les hackers, plutôt que de les mettre en prison

Les hackers ont toujours eu des liens étroits, mais controversés, avec les gouvernements. Citons quelques exemples.

Tout d’abord, Julian Assange: avant d’être le fondateur de Wikileaks, Julian Assange a été un hacker, arrêté en 1991 lors de l’Opération Weather, condamné, puis relâché par la justice de son pays. Entre son arrestation en 1991 et son inculpation en 1994, avec 31 accusations criminelles, Assange n’aurait pas eu d’autre choix que de collaborer à l’époque avec les services secrets. Il a été libéré sous caution et n’a finalement obtenu qu’une simple amende, signe pour certains que Julian Assange a accepté de collaborer avec le gouvernement. Comme le souligne le journaliste Wayne Madsen, certaines attaques de hackers ont aussi servi à piéger les hackers et à infiltrer leurs groupes. On apprend dans le livre Underground (chap. 9) que la police australienne a demandé au personnel des universités visées par les attaques de hackers, de laisser les failles de sécurité afin de pouvoir surveiller à distance l’activité des hackers et les localiser en vue de leur arrestation. C’est ce qui aurait permis l’arrestation de Julian Assange. Wayne Madsen considère aussi que Julian Assange est toujours impliqué dans les activités du gouvernement australien et des services secrets, et que Wikileaks n’est que l’émergence de ce rôle.

De même, le hacker israélien Ehud Tenebaum n’aurait eu d’autre choix que de collaborer avec le gouvernement israélien après son arrestation en 1998.

Ce qui s’est produit dans les années 80 et 90 continue de se produire, et les hackers continuent d’être aujourd’hui piégés et recrutés par les gouvernements, notamment pour infiltrer « les systèmes des gouvernements étrangers« .

Dans l’affaire des mails Stratfor, publiés par Wikileaks, Jeremy Hammond a accusé le FBI d’avoir utilisé les hackers pour recueillir des informations sur les gouvernements étrangers et d’avoir été piégé par Sabu:

« Il est bien connu que Sabu a été utilisé pour monter des affaires contre un certain nombre de pirates, y compris moi-même. Ce que beaucoup ne savent pas, c’est que Sabu a également été utilisé par ses gestionnaires afin de faciliter le piratage de cibles de choix du gouvernement – y compris de nombreux sites web appartenant à des gouvernements étrangers (…)

Ce que les Etats-Unis n’ont pas pu accomplir par la loi, ils ont utilisé Sabu, et par extension, mes coaccusés et moi, pour l’accomplir illégalement ». (Hacker News Bulletin)

Jeremy Hammond a accusé le hacker Sabu, un informateur du FBI qui avait infiltré le réseau Anonymous, d’avoir permis au FBI d’arrêter un certain nombre d’autres hackers et d’avoir permis des procès contre eux. Sabu avait coordonné apparemment des attaques à la demande du FBI, il a aussi transmis les « Syria Files » à Wikileaks, mais il n’a jamais dit s’il avait fait cela à la demande du FBI.

On imagine bien qu’aux Etats-Unis, les peines contre les hackers sont très lourdes. Ceux qui ne négocient pas avec le gouvernement ont des risques de passer plusieurs années en prison, comme Jeremy Hammond.

Dernièrement, un hacker britannique de 28 ans, Lauri Love, risque l’extradition vers les Etats-Unis, ainsi que 10 ans de prison, pour avoir piraté des ordinateurs gouvernementaux.  Présenté comme « un hacker sophistiqué et prolifique » par les Etats-Unis, on imagine bien que son extradition pourrait intéresser les autorités américaines afin de pouvoir le recruter et de négocier sa peine en échange de ses services.

Tel est le destin des hackers, héroïque mais tragique quand on s’aperçoit que leur courage et leur intelligence sont utilisés parfois à de mauvaises fins par les gouvernements.

Anonymous Africa: après les guerres au Moyen-Orient, un projet contre les dictatures et la corruption en Afrique

Anonymous Africa, créé en juin 2013, est un exemple parmi d’autres de ces groupes de hackers qui peuvent être infiltrés par les gouvernements, soit en étant un groupe autonome indépendant d’un gouvernement, soit en étant un groupe soutenu et financé par un gouvernement sous une identité anonyme. Anonymous Africa est un site écrit dans un anglais parfait, faisant la promotion du logiciel TOR et qui ne semble pas avoir été vraiment revendiqué en Afrique. Les groupes Anonymous étant par définition anonymes et sans identité, il est d’autant plus difficile de savoir qui se cache derrière la multitude de groupes et de personnes qui appartiennent à ces réseaux.

Il est certain que lutter contre les dictatures en Afrique est difficile et qu’il vaut mieux rester anonyme quand on se lance dans ce genre de projets, et il est certain que c’est un projet noble de défendre la liberté d’expression, néanmoins la lutte contre la corruption et la lutte contre les dictatures ont souvent été jusqu’à présent soutenues par des gouvernements occidentaux. On s’en rappelle pour le Moyen-Orient, dont le projet de réforme et de démocratisation a été initié par George Bush. Il faut toujours percevoir l’agenda politique de ces groupes, car lutter contre les dictatures, c’est bien, mais si c’est uniquement pour servir les intérêts américains et les plans de guerre du Pentagone, ce n’est pas forcément servir la démocratie dans le monde.

Après la démocratisation du Moyen-Orient et le Printemps Arabe, où certaines attaques de hackers ont aussi ciblé des dictatures, la lutte contre les dictatures en Afrique pourrait bien apparaître, sous un certain angle, comme la continuité de ce projet occidental qui a été initié par les Etats-Unis: celui de la transparence politique et de la lutte contre la corruption dans des pays situés hors de la zone d’influence de l’Occident, en Afrique, au Moyen-Orient, en Russie ou en Asie. Le gouvernement américain a les moyens financiers et les capacités d’infiltrer ce genre de réseaux Anonymous, on comprend donc pourquoi c’est un outil facile à utiliser pour les gouvernements.

Les récentes attaques en Australie: quand Anonymous ne met pas tout le monde d’accord chez les hackers

Il y a quelques jours, Anonymous Indonesia a attaqué plusieurs sites australiens, le site de l’ASIS (les services secrets australiens) et 170 sites non-gouvernementaux. Il faut remarquer que certains groupes Anonymous ne sont pas toujours d’accord sur la cible des attaques informatiques. Bizarrement, alors que la majorité des hackers Anonymous ont pour projet de créer une société plus libre et plus égalitaire, le groupe Anonymous Australia a dénoncé les dernières attaques d’Anonymous Indonesia contre des sites australiens qui n’avaient pas de rapport direct avec les sites gouvernementaux. Alors, pourquoi dénoncer des attaques informatiques, quand on est un hacker?

« Ces sites que vous avez attaqué ne sont pas affiliés au gouvernement australien et doivent être laissés en paix » peut-on lire dans un communiqué. (The Australian)

On croirait presque lire un communiqué qui tente de dissuader sa population, comme pour dire « surtout ne faites pas la révolution ». Pirater, c’est pourtant le principe même qui permet aux Anonymous de protester virtuellement et de manifester leur présence en société. Les attaques contre des sites non-gouvernementaux sont donc des signes essentiels de cette protestation. Pourquoi Anonymous Australia tente-t-il de dénoncer ces attaques: est-ce qu’il dit cela avec sincérité, ou bien est-ce qu’il dit cela parce qu’il est infiltré ou qu’il agit au nom du gouvernement australien?

Y aurait-il deux voix différentes au sein d’Anonymous? Anonymous Australia défend-il vraiment la voix des hackers dans ce communiqué? Entre ceux qui défendent une révolution par les armes numériques, comme semblait le soutenir Julian Assange dans son livre, et ceux qui défendent des attaques ciblées, mais contrôlées, autrement dit des attaques sans danger fondamental pour l’ordre établi par la société – mais que veulent vraiment les hackers, la révolution ou pas?

Dans les années à venir, de plus en plus de hackers seront peut-être amenés à travailler pour des services secrets et pour des gouvernements, comme aux Etats-Unis, soit parce qu’ils y seront forcés, soit parce qu’ils auront été piégés dans des opérations de piratage, soit parce que certains d’entre eux auront reçu des offres financières suffisamment intéressantes de la part des gouvernements. Tandis que la France développe son budget de la défense, l’Union Européenne prévoit de créer un service comparable à la CIA. Avec l’affaire Prism, il y aura encore plus de surveillance et les gouvernements auront encore plus besoin de recruter des hackers. La seule question est de savoir comment les hackers utiliseront leurs talents: est-ce qu’ils sauront les utiliser en faveur de la démocratie? comment arriveront-ils à se libérer du pouvoir des gouvernements, malgré toutes les persécutions qu’ils subissent, et comment feront-ils pour réaliser jusqu’au bout leur idéal de révolution mondiale?

Ecrit par kimono

Anonymous essaie de déclencher le Printemps Africain et de faire tomber les dictateurs

Anonymous AfricaPar Joseph Hughes, le 23 juillet 2013

« Le printemps africain est arrivé. A bas les dictateurs! Cette fois pour l’Afrique! » (Anonymous Afrique)

Le groupe hacktiviste Anonymous envisage d’étendre ses opérations sur le continent africain, dans un effort pour destituer les dirigeants politiques corrompus. Le groupe international est tristement célèbre pour avoir fermé des sites Web du gouvernement des États-Unis à la Corée du Nord. La nouvelle branche d’Anonymous est active depuis juin et a été responsable de la fermeture de près de 50 sites internet différents du gouvernement sud-africain, y compris celui du parti au pouvoir, le Congrès National Africain [African National Congress, ANC].

Le blog du groupe a notamment dénoncé les actions du président du Zimbabwe Robert Mugabe, ainsi que la monarchie autoritaire oppressive du Swaziland. Le groupe a récemment ciblé des agences de presse zimbabwéenne pour avoir fait l’éloge notoire du président Robert Mugabe. Le Zimbabwe se prépare actuellement pour une élection présidentielle qui a été critiquée par la communauté internationale pour avoir été truquée. Anonymous Afrique a également cité ce qu’ils désignent comme l’un des «génocides non-dit de l’Afrique » dans lequel 20.000 personnes ont été tuées.

Le président Mugabe est au pouvoir depuis l’indépendance du Zimbabwe en 1963 et a toujours refusé de céder le pouvoir. Human Rights Watch a mis en garde contre d’éventuelles violences électorales si les choses ne changent pas dans le pays.

Le mouvement, bien que noble, pourrait se révéler faire plus de mal que de bien. L’Afrique est connue pour les violences post-électorales (voir le Mali, le Kenya, le Zimbabwe pour ne citer qu’eux). La rébellion à grande échelle du Printemps Arabe pourrait conduire à encore plus d’instabilité et de violence sur une échelle massive. Les gouvernements africains n’ont tout simplement pas les capacités de construire de nouveaux gouvernements à partir de la base émanant du haut de la rébellion politique. Si Anonymous veut vraiment faire la différence, il faut y aller doucement et examiner les conséquences de ses actions.

Source: http://www.policymic.com/articles/56041/anonymous-attempts-to-spark-african-spring-and-bring-down-the-dictators

Anonymous #NOV5TH2013 – « Le lion ne dort plus »

« Le lion ne dort plus », vidéo postée par Anonymous le 28 juin 2013

Message de la vidéo:

Greetings world
[Salutations au monde]
We are Anonymous We are the people
[Nous sommes Anonymous Nous sommes le peuple]
Governments of the world, take this as your last will and testament
[Gouvernements du monde, prenez ce message comme votre dernière volonté et testament]
The game is officially over
[Le jeu est officiellement terminé]
Social media has given birth to something new
[Les médias sociaux ont donné naissance à quelque chose de nouveau]
Now its time to set the record straight
[Maintenant, il est temps de remettre les pendules à l’heure]
This video was intended as that spark that gets delivered straight into the hearts and minds of the world
[Cette vidéo a été conçue comme cette étincelle qui soit délivrée droit aux coeurs et aux esprits du monde]
This video is an idea, a shared idea, so listen very carefully
[Cette vidéo est une idée, une idée partagée, alors écoutez très attentivement]
And make sure you are sitting down
[Et assurez-vous d’être bien assis]
On the 5th of November 2013, Anonymous calls for a GLOBAL day of civil dosobedience
[Le 5 Novembre 2013, Anonymous appelle à un jour MONDIAL de désobéissance civile]
This time we target all government facilities across the globe, calling on all free thinkers
[Cette fois, nous ciblons toutes les installations des gouvernements à travers le monde, en appelant tous les libres penseurs]
The time for global civil disobedience is now
[Le temps de la désobéissance civile mondiale est venu]
This time it seems that Unions from around the world are also supporting this action
[Cette fois, il semble que les Unions à travers le monde soutiennent aussi cette action]

THE LION SLEEPS NO MORE
[LE LION NE DORT PLUS]
Ask yourself « Where will you be, when we make history? »
[Posez-vous la question « Où serez-vous, quand nous écrirons l’histoire? »]
November 5th 2013, worldwide
[Le 5 Novembre 2013, partout dans le monde]
Now it’s a Vendetta, now it’s personal, now it’s time to occupy everywhere
[Maintenant c’est une Vendetta, maintenant c’est personnel, maintenant c’est le moment d’occuper partout]
It’s time to throw everything we have at November 5th
[C’est le moment de jeter tout ce que nous avons pour le 5 Novembre]
It’s time to re-light the flame of protest till our demands are met
[C’est le moment de faire revivre la flamme de la protestation jusqu’à ce que nos demandes soient satisfaites]
Now it’s time for our brothers and sisters of the awakening to take to the streets
[Le moment est venu maintenant pour nos frères et nos soeurs du réveil de prendre les rues]
Austerity means WAR
[L’austérité signifie la GUERRE]

Here’s to the dreamers, the ones who stand for human freedom
[Voici pour les rêveurs, ceux qui défendent la liberté humaine]
The Occupiers, the ones who change things
[Les militants Occupy, ceux qui changent les choses]

It’s about solidarity, but more than that, it’s about the people
[Il s’agit de solidarité, mais plus que ça, il s’agit des gens]
The people we can help, the people we meet, the people of this once great nation standing together for a common goal
[Les gens que nous pouvons aider, les gens que nous rencontrons, les gens de cette nation qui fut grande et qui se rejoignent dans un but commun]
Concerned by numerous ecological and social problems, we stand united
[Concernés par de nombreux problèmes sociaux et écologiques, nous sommes unis]
As long as there are young and idealistic people out there who share the ideas of ultimate human freedom
[Tant qu’il y aura dehors des jeunes gens idéalistes qui partagent les idées de la liberté ultime de l’homme]
There will always be hope for the world
[Il y aura toujours un espoir pour le monde]

We are Anonymous
[Nous sommes Anonymous]
We are Legion
[Nous sommes Légion]
We do not Forgive
[Nous ne pardonnons pas]
We do Not Forget
[Nous n’oublions pas]
On November 5th 2013
[Le 5 Novembre 2013]
EXPECT US!
[ATTENDEZ-NOUS!]

Le 5 Novembre 2013, la nuit aux 1 million de masques

L’Assemblée du Peuple: Message d’Anonymous (avec John Reese, historien, écrivain et penseur de gauche, qui s’est exprimé lors de l’assemblée dans un discours contre l’austérité et qui a appelé à mener des actions le 5 Novembre)

Isanon: Retour sur l’opération Anonymous vs Scientologie à Lausanne, en Suisse, le 1er septembre 2012

1. Qui sont les Anonymous de Suisse Romande ?

Nous nous basons sur l’Idéologie de Jo Falxius, plus connu sous le nom de Guy Fawkes, dont le principe était que le pouvoir appartenait au peuple, ainsi que les droits d’opinion et d’expression dans une Angleterre à l’époque qui étouffait sous le joug totalitaire du protestantisme violent et cruel, implacable avec les contestataires.
Autre temps autres meurs, Fawkes voulut faire exploser le parlement anglais pour éliminer l’aristocratie dirigeante et rendre la liberté et le pouvoir au peuple, mais il fut arrêté peu avant.

Chez nous, en Suisse, nous avons notre symbole: Guillaume Tell, également contestataire rebelle et victime de l’oppression des puissants!

http://la2apsr.blogspot.ch/p/2apsr-definititions.html

2. Succès de l’action contre la scientologie à Lausanne

De retour de notre régulières #OP sur Lausanne… cette fois-ci contre les locaux de la scientologie, avec les flics arrivant 2 heures après pour nous demander de nous tirer… mais bien sûr, pas de bloblème, on ne cherche pas la bagarre, juste à informer… 10m plus loin, re musique anonymous, tract, banderolle et on a fait comme ils ont dit, on est pas resté sur place

Une belle réussite, tout d’abord le nombre de personnes, le noyau dur (Fondateur moteur de l’équipe) s’est agrandi à 7 personnes et le premier cercle de gens motivés est de 10.

Enormément de gens nous ont demandé de faire la pause: c’est l’évènement “quand on débarque en viiiileeuuu”… (Balavoine) Et la population commence à nous connaître et nous soutenir, l’action contre la scientologie a été très favorablement accueillie et l’on venait nous demander des tracts lorsque les personnes n’en avaient pas…

500 tract A4, 150 A3, 50 affiches… avec le son à donf grâce à un ampli où on a passé Sound System en arrivant, lancé des textes audio expliquant qui est Anonymous, puis qui est la scientologie… ainsi que des slogans et des appels en prenant les sciento non comme des méchants, mais comme des victimes à sauver, ce qui nous fait éviter le harcèlement dans le cadre d’une agression.

http://www.20min.ch/ro/news/vaud/story/28571144

3. Pourquoi avoir créé Anonymous en Suisse Romande ?

Après vous avoir observé, circonspects, la crise mondiale pendant 2 bonnes années et demi, certains d’entre nous ont rejoint Anonymous, puis nous avons décidé face à l’inertie des Suisses de créer une petite équipe, la 2AP@SR (Anonymous Actifs Permanent de Suisse Romande) afin de créer une dynamique permanente dans notre région et des actions régulières telles que trolling (informer les habitants par la farce), information du public (distributions régulières de tracts), actions diverses du Troll à la mini #OP comme celle d’aujourd’hui, dont l’équipe d’organisateurs a eu droit à sa photo dans le journal « 20 Minutes ».

4. Quel est le combat des Anonymous en Suisse ?

La Suisse est un pays avec une telle politique qu’il n’est pas de tradition de se révolter contre le pouvoir en place, ni de se révolter tout cours, la Suisse bénéficiant d’une loi qui leur permet de réunir 200 000 signatures pour créer, confirmer, infirmer, transformer une loi… Aussi ce pays est-il une prison dorée de drogués par le confort, à qui on ne parle qu’un minimum de ce qu’il se passe à l’étranger, un pays qui n’est pas conscient que sans le système économique qui est en train inéluctablement de sombrer, la Suisse serait le pays le plus pauvre d’Europe car privée de terre, de richesses autre que l’argent des autres… Et même si la Suisse est un pays riche, il existe aussi des inégalités de richesses dans la population et la crise pourrait à tout moment les accentuer.

La Suisse n’est pas une bulle hors de la réalité et ce qui se passe à côté de nous pourrait arriver jusqu’ici ou avoir des répercussions directes et graves sur notre économie et nos échanges de ressources vitales, car nous sommes à l’aube d’un éclatement mondial que les Etats préparent dans l’ombre par la seule stratégie qu’ils connaissent : la force et la destruction, l’emprise sur les peuples et la répression…

5. Le rôle de WikiLeaks pour combattre la dictature mondiale

Pour combattre cela, il faut combattre des Etats, empêcher l’obscurantisme de refaire surface comme au début du siècle, ce en quoi WikiLeaks joue un rôle primordial, il est la vitrine mondiale de la transparence et rien ne saurait empêcher les diffusions de WikiLeaks sans que le monde ne se transforme encore plus vite en une prison où la dictature se nommerait “Code Pénal”.

Les évènements sont identiques et nous versons par soi-disant nécessité dans la dictature la plus totalitaire qui soit, la dictature mondiale.

Dernière action des Anonymous: le 5 novembre pour Guy Fawkes.

Isanon

(#2AP@SR=Anonymous Actifs Permanents de Suisse Romande) http://la2apsr.blogspot.ch/

Interview exclusive: Réponse d’Anonymous sur WikiLeaks et leurs combats pour la liberté d’informer

par John Robles, le 28 octobre 2012, à 16:44 heure de Moscou

Le modèle de WikiLeaks est devenu insoutenable du fait qu’il possède une tête et peut donc être décapité ainsi que nous en sommes témoins avec Assange, et la plateforme TYLER d’Anonymous vient pour circonvenir à ce problème. « La situation avec Julian Assange ne va pas changer – c’est une chasse aux sorcières ». Anonymous espère qu’il porte sa candidature au sénat et obtienne l’immunité diplomatique. « L’un des accusateurs d’Assange a des liens avec la CIA et nous n’en entendons quasiment jamais rien sur CNN, contrôlé par l’Etat ». Le gouvernement US s’efforce de légaliser la propagande à l’encontre du public états-unien. Anonymous proclame que ses propres méthodes peuvent être le dernier espoir pour diffuser de l’information sur la corruption sans crainte d’une incarcération illégale.

Cher Lecteur, chère Lectrice,

Après avoir écrit mon article sur un schisme entre WikiLeaks et Anonymous, dans lequel je demandais à Anonymous et à WikiLeaks de bien vouloir me contacter au sujet de cette situation, Anonymous fut assez aimable pour le faire. Je demandai une interview Audio ou en studio mais c’était impossible à cause de leurs besoins en sécurité. Nous nous accordâmes sur une interview via e-mail, les résultats desquels ont été publiés la semaine dernière.

Au cours du temps qui s’est écoulé un autre membre d’Anonymous rassemblait les réponses à toutes mes questions de la part du groupe et s’arrangea pour que le son soit inclus. Les sources ont été authentifiées. La voix digitalisée est là pour protéger l’identité du/des membre(s) d’Anonymous, qui désire(nt) demeurer anonyme(s). Les réponses ci-dessous reflètent l’opinion d’un nombre aléatoire issu du groupe entier après une semaine de sondage de leurs opinions, alors que dans notre interview antérieure était plus limitée dans son étendue en termes du nombre de participants. Anonymous fait référence à la conscience collective du groupe comme à une « ruche » et déclare que pour obtenir un feedback approprié il faudrait demander la participation de plus de 9000 Anons.

Je pense qu’il est important de noter qu’Anonymous est une entité vivante qui s’adapte, assimile et est flexible au sein de l’environnement dans lequel elle (Anonymous, ndt) se trouve. Pour ce qui est de WikiLeaks et d’Anonymous eh bien, j’imagine que vous pourriez dire, avec de la licence littéraire, qu’ils se sont embrassés et raccommodés.

Je crois à la protection de mes sources, comme l’ont fait mes merveilleux supérieurs, et il a donc été convenu de se servir de la voix. Merci pour votre attention et restez, s’il vous plaît, avec Voice of Russia. Il y en a davantage à venir…

John

Interview avec le groupe hacktiviste Anonymous, 1ère Partie.

Robles: Pouvez-vous nous donner d’autres raisons, qui n’aient pas encore été publiées, expliquant pourquoi Anonymous et WikiLeaks ont décidé de prendre des chemins différents?

Anonymous: Il n’y a pas de positionnement officiel d’Anonymous sur WikiLeaks. Tout Anonymous ne s’est pas séparé de WikiLeaks (gardez à l’esprit qu’Anonymous est fréquemment abusé par des idiots et des infiltrateurs qui essayent de publier des absurdités pour nous discréditer). Soyons directs et clairs: WikiLeaks fait du bon boulot et nous savons tous ce qui a été fait à Assange jusqu’à maintenant. Anonymous défend la liberté de parole ainsi que la liberté d’information.

Sur les bases de la polémique sur WikiLeaks au sujet du paywall où il était impossible pour le visiteur en ligne d’accéder à leurs câbles sans faire une donation. Quelques Anons y ont vu une ‘claire’ censure de l’information et ont craint que WikiLeaks ne devienne ce contre quoi ils s’étaient naguère battus. C’est la raison pour laquelle il existe aujourd’hui des sites comme Par:AnoiA (par-anoia.net)qui diffusent de l’info séparément de WikiLeaks. Mais une fois de plus – au bout du compte il s’agit de liberté de parole et de liberté d’information. Cela n’aurait aucun sens de ne PAS soutenir la transparence et la non-divulgation de sources. Comme vous pouvez le voir en fin de compte nous n’avons pas besoin d’être d’accord les uns avec les autres tout le temps.

Le modèle de WikiLeaks a cependant prouvé son insoutenabilité, du fait qu’il possède une tête et peut donc être décapité ainsi que nous en sommes témoins avec Assange. Aucune crainte TYLER arrive pour y circonvenir.

Robles: Il y a eu des déclarations selon lesquelles Anonymous projetait de diffuser des dossiers secrets concernant WikiLeaks, pouvez-vous nous donner quelques détails sur ces dossiers et sur le genre de révélations qu’ils fourniront?

Anonymous: Où avez-vous eu cette info?

Robles: Si WikiLeaks descend les tuyaux (de la justice, ndt) comment pensez-vous que cela affecte Julian Assange et sa situation actuelle?

Anonymous: C’est de la spéculation plutôt sauvage, là. Nous n’avons pas plus de boule de cristal que nous n’aimons « dire la bonne aventure ». La situation actuelle comprend suffisamment d’emplois et de soucis pour s’en concerner. La situation actuelle avec Julian Assange ne va pas changer – c’est une chasse aux sorcières. Nous espérons qu’il se porte candidat au sénat et qu’il obtienne l’immunité diplomatique.

Sa situation est malheureuse parce que la réponse des ministères est évidemment exagérée. Il y a de nombreux articles d’information à même d’amener le public à croire que les charges contre lui sont fausses mais ils sont rarement rapportés.

L’un de ses accusateurs, par exemple, a des liens avec la Central Intelligence Agency (CIA, ndt) et nous doutons que vous en entendiez jamais quoique ce soit sur CNN, média contrôlé par l’état.

Robles: Pouvez-vous nous dire quelque chose que personne d’autre ne connaît au sujet de TYLER?

Anonymous: Le secret est qu’il n’y a PAS de secret. N’en dirai pas plus pour une bonne et simple raison – la liberté de l’information. Compris? Nous disons ce que nous pouvons dire, de plus: nous serions vraiment heureux, si les journalistes s’intéressaient davantage au contenu des infos/câbles plutôt que d’aller vers ce qu’ils pensent être des secrets ou du drame. Ceci nous aiderait à atteindre une nouvelle étape dans la diffusion de la vérité au public, sur des choses dont les gens devraient vraiment se préoccuper. Ou peut-être, oui…

Robles: De quelles manières TYLER sera-t-il meilleur que WikiLeaks?

Anonymous: TYLER sera un ergo de Structure du Cypher-espace en Wiki-P2P Massivement Distribué Incensurable et Collaboratif pas de système centralisé, pas de têtes – ceci évitera tous les problèmes liés au fait d’avoir un porte-parole: les problèmes Assange.

Robles: Y avait-il une raison spéciale pour avoir choisi la date du 21 décembre 2012? Certaines personnes croient qu’à la date où toutes les planètes s’alignent et que le calendrier Maya se termine, le monde, tel que nous le connaissons, va prendre fin.

Anonymous: Ainsi que vous avez sans doute fait vous-même la recherche, le calendrier Maya continue. Beaucoup de personnes pensent que c’est un point d’ascension, un changement de la conscience globale. Le mème du 21/12/2012 peut être utilisé pour faire ressortir de fortes émotions depuis l’intérieur de la psyché humaine, surtout dans la culture occidentale où l’apocalypse est le bouton rouge. OU peut-être croyons-nous vraiment que ceci causera la fin du monde… Qui sait. ;)

Juste une petite clarification: TYLER n’est pas destiné à être activé le 21 décembre. La date réelle de publication est le 12 décembre. Veuillez regarder cette vidéo http://www.youtube.com/watch?v=FUz-Dhk7dYU pour plus d’informations.

Robles: Quelle est la situation actuelle de tous les membres d’Anonymous qui ont été mis en accusation aux USA? Pouvez-vous nous fournir des détails sur les développements de leurs affaires respectives?

Anonymous: Nous n’allons pas parler d’affaires en cours, en plus des informations dont tout le monde dispose déjà, de toute façon. Nos frères et sœurs qui sont tombé(e)s ne seront toutefois jamais oubliés. L’information est largement disponible dans leurs comtés et juridictions respectives pour davantage de renseignements vous pouvez aller sur http://freeanons.org/ et http://wiki.par-anoia.net/wiki/Main_Page .

Robles: Quelle est la philosophie sous-jacente des Anonymous?

Anonymous: Nous n’avons pas « d’agenda » – nous sommes des êtres humains qui sommes inquiets des choses que nous voyons, qui se déroulent dans le monde en ce moment-même, et nous exprimons nos préoccupations: c’est une question d’exposition de la corruption, de liberté de parole, de liberté d’information et de protection de l’Internet, qui est l’éther duquel la libération émergera. Au-delà de cela, il s’agit d’exposer qui sont réellement les élites dirigeantes et comment ils manipulent et asservissent l’humanité. (Attends… Je croyais que NOUS étions l’élite? Lulz :D )

En général le soutien de la justice et des droits humains universels semblent être au cœur d’Anonymous en cet instant. C’est difficile à définir, parce qu’Anonymous est constamment en train de changer. Ses principes sont définis par des décisions collectives. Jusqu’ici, toute personne ayant essayé de faire dérailler l’idée de promotion de l’égalité universelle et de réelle justice a été attaquée par des Anons et dénoncée.

Robles: Qu’auriez-vous à dire à ceux qui disent que vous êtes des criminels?

Anonymous: « Dire NON à un gouvernement est-il un crime? » Nous les encouragerions à s’éduquer eux-mêmes, de penser hors des jalons préconçus tout en se servant de leur logique. Nous les instruirions probablement aussi sur certaines distorsions médiatiques qui jouent un grand rôle lorsqu’il s’agit de thèmes comme celui-ci. En fonction de cette logique. Ils auraient alors à appeler les manifestants aux piquets de grève des criminels.

Robles: Décrivez s’il vous plaît la nature décentralisée d’Anonymous, pourquoi n’y a-t-il pas de portes-parole officiels et pourquoi en est-il ainsi?

Anonymous: Anonymous est un collectif à maillons peu serrés. S’il y avait des leaders ou un porte-parole officiel Anonymous pourrait être affaibli ou à portée des FEDs (police fédérale US, ndt). Ceci donne du pouvoir à Anonymous. Veuillez visionner cette vidéo qui explique magnifiquement cette idée: http://www.youtube.com/watch?v=UIARz-RE_T8 .

Anonymous n’est pas une idée. Pas un objectif immédiat. C’est magnifique la manière dont, à l’intérieur de la structure collective vous êtes absolument libres. Chacun, chacune a ses propres raisons d’être Anonymous. Nous nous ressemblons tous et toutes mais derrière le masque nous sommes des personnes individuelles, des personnes qui ne voulons pas être commandé(e)s.

Ayez à l’esprit que, toute action que vous entreprenez, quand elle est véritablement choisie par vous-même et pas du fait du commandement de qui que ce soit amène à un engagement de 100%. « Unis nous tenons debout divisés nous tombons » (le slogan « United we stand divided we fall, ndt)

Robles: Pouvez-vous discuter de certaines des tentatives par des agences de renseignements et des organismes des forces publiques pour infiltrer Anonymous?

Anonymous: Ces tentatives ont toujours été et seront toujours là. Pour nous elles sont bonnes en termes de conscience publique. Nous espérons que les raisons de nos actions, ainsi que les actions elles-mêmes soient transportées dans le domaine public avec ces histoires d’infiltration. De manière générale ceci veut dire pour nous qu’Anonymous n’est pas seulement un jeu, mais il faut être conscient de ses actes et aussi être capable de se préoccuper de sa sécurité. C’est pourquoi nous avons des canaux spécifiques dans notre communication afin de fournir aux nouveaux Anons des informations de sécurité &c.

À la fin le jeu tourne autour du nom. Comme nous sommes Anonymes nous ne partageons pas d’informations personnelles. Tout comme nous sommes dressé(e)s ensemble par nos idées et nos idéaux c’est une autre manière de nous protéger nous-mêmes. Nous souhaitons fournir aux gens la référence des livres d’histoire sur ce sujet. Vous devriez investiguer un groupe d’activistes pendant la guerre du Vietnam connu sous le titre de « Camden 28« .

Le public états-unien en particulier devrait être conscient du fait que dans le National Defense Authorization Act de 2013 (NDAA, ndt), le gouvernement fédéral US tente de rendre légal l’usage de la propagande contre le public de la nation, une chose qui a été illégale depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. C’est une réforme de la Loi Smith-Mundt. Les gens doivent en prendre conscience car ceci pourrait permettre au gouvernement de financer des comptes des médias sociaux pour marionnettes de tissu, quelque chose qui est déjà en train de se produire. Le gouvernement israélien est fameux pour l’utilisation de ce genre de techniques contre sa propre population.

Robles:Pouvez-vous nous fournir des détails spécifiques sur les tentatives du FBI/CIA/MI-6 pour s’en prendre aux vôtres, influencer les Anonymous et l’infiltration &c?

Anonymous: Non, nous ne fournirons aucun détail particulier.

Robles: Pourquoi vos membres sont-ils/elles prêt(e)s à mettre leurs vies en jeu pour votre cause?

Anonymous: C’est le réel activisme ou hacktivisme (Internet). Si vous vous contentez de vivoter et de regarder la TV ou quelque chose du même acabit, rien ne changera. Des vies en jeu? Nous nous érigeons pour l’humanité toute entière. Pensez-vous que Gandhi ait mis sa vie en jeu seulement pour son propre bénéfice?

Il y a ceux et celles qui sont quelque peu éveillé(e)s au fait de l’occupation bancaire de cette planète et il y a ceux et celles qui sont assoiffé(e)s de vérité mais ne parviennent pas à comprendre comment la dénicher! Ils savent que quelque chose ne va pas avec leurs vies et surtout pour les vies des plus pauvres parmi les pauvres. Tous et toutes veulent débarrasser le monde de la pauvreté, et c’est faisable si seulement c’était permis. Si nous devons mettre nos cous sur le billot pour exposer les banquiers qui ne le permettent pas… Alors ainsi soit-il.

J’imagine que vous pouvez nous considérer comme des dommages collatéraux. Nous constatons tout autour du monde ces chaînes d’événements et d’influences d’actions que les citoyen(ne)s ‘moyen(ne)s’ ne voient pas ou ne veulent pas voir. Quelques ami(e)s qui sont journalistes aux USA et au Moyen-Orient, s’opposent ouvertement à la corruption et sont fréquemment détenu(e)s/arrêté(e)s, et certain(e)s sont même placés en détention pénitentiaire.

Anonymous est peut-être notre dernier espoir pour diffuser de l’information nécessaire au sujet de la corruption sans crainte d’incarcération illégale. Il n’y a pas de héros ici. Nous faisons tout ceci activement parce que c’est la bonne chose à faire quelles qu’en soient les conséquences.

Fin de la première partie.

La voix est digitalisée (*, ndt) dans cette interview pour préserver l’identité de l’orateur/rice qui désire demeurer anonyme et parle pour le mouvement ou groupe dans son entièreté. Après la publication de notre dernière interview j’avais demandé le son, si cela était possible. Du fait de questions de sécurité il a été impossible de mener une interview téléphonique normale. Le collectif Anonymous entier, ou du moins suffisamment d’entre eux/elles pour être sûr(s) qu’ils s’exprimaient au nom de tous les membres, se sont réuni(e)s et au cours des deux dernières semaines ont collectivement répondu à chacune des questions. La voix digitalisée est la voix officielle d’Anonymous dans sa totalité.

* – NOTE: Il n’a pas été possible au traducteur et rédacteur de cet article de reproduire ici l’image ET la vidéo du lien original. Vous pouvez l’écouter en la téléchargeant depuis le lien fourni sous la photo ci-dessus ou en cliquant sur le lien source de cet article, en bas de page – willsummer.

Source: http://english.ruvr.ru/2012_10_28/We-stand-for-all-humanity-and-the-freedom-of-speech-and-information-interview-with-Anonymous-part-1/

traduit depuis le web par willsummer

Blog du Parti Pirate: Anonymous, WikiLeaks et la campagne présidentielle américaine

Le 3 octobre, WikiLeaks a publié dans un nouveau communiqué une vidéo appelant à voter WikiLeaks, dans le cadre des élections américaines:

http://wikileaks.org/donate2012/

On y voit Obama soutenu par une foule qui acclame son nom, mais en retrait, on entend les paroles de Julian Assange qui contredisent les images et leur donnent un autre sens, un sens engagé et militant, notamment à travers des questions comme:

  • « Peut-on commencer des guerres dans des pays lointains sans l’autorisation du Congrès ? » (référence aux guerres en Irak et en Afghanistan)
  • « peut-on déclarer le monde entier en incluant son propre pays comme un champ de bataille où des citoyens peuvent être détenus sans aucune charge sous la loi militaire ? » – c’est le cas de Bradley Manning
  • et aussi concernant la crise financière de Wall Street, « peut-on transférer des milliards de dollars d’Américains qui travaillent dur pour les donner à nos amis de Wall Street en échange de promesses de financement de campagne ? »

Si les Anonymous ont regretté que la vidéo soit « imposée » comme un paywall sur le site de WikiLeaks (voir le compte Twitter @YourAnonNews) – mais le paywall a depuis été enlevé – on oublie surtout le sens de cette vidéo. Cette vidéo invitait, en effet, à faire réfléchir le visiteur du site et le citoyen potentiel, et en particulier le citoyen américain.

Même s’il est enlisé dans des difficultés financières, le but de WikiLeaks n’était pas d’imposer un don, mais surtout d’inviter les gens à regarder la vidéo et à écouter son message. Comme dans la ligne du communiqué de presse, il n’y a pas de parti pris pour un candidat, Obama ou Romney. Mais en se mettant à distance des élections, comme le font les mouvements Occupy et les Indignés, il s’agit avant tout de dire que les guerres risquent de continuer, quel que soit le candidat élu. WikiLeaks lance un constat d’échec de la politique actuelle. Aujourd’hui, le système politique s’appuie sur la finance internationale et des lobbys puissants qui provoquent des guerres et des crises politiques, et ils s’enrichissent au détriment du citoyen.

Le message était avant tout celui-ci : si nous continuons à voter pour des candidats qui nous promettent la paix, la stabilité économique et la justice, mais par derrière ne tiennent pas leurs promesses, WikiLeaks a, en effet, bien soulevé une question importante du monde politique actuel. Et ceci d’autant plus que la situation des droits de l’homme aux États-Unis est beaucoup plus inquiétante qu’en Europe, par exemple, avec les cas de torture dénoncés à Guantanamo, mais aussi la torture de citoyens américains, comme c’est le cas de Bradley Manning qui n’a pas encore été jugé.

La question est surtout de savoir à quoi ressemblera le monde de demain et si nos pays veulent suivre ce modèle des États-Unis qui sont en train d’imposer un retour en arrière sur les acquis des droits de l’homme et de liberté d’expression. Qui plus est, ce que l’on ne sait pas toujours en tant qu’européen, c’est que les États-Unis ont des accords d’extradition avec des pays comme le Royaume-Uni et l’Australie, et c’est aussi pourquoi la vidéo de WikiLeaks a un sens. Car, en effet, pour le monde anglophone, les citoyens américains, australiens et britanniques, ont déjà subi des atteintes aux droits de l’homme. La Suède est aussi concernée. Si, un jour, des accords d’extradition sont instaurés entre la France et les États-Unis, au nom du terrorisme, alors notre propre pays pourrait basculer dans la même angoisse que les citoyens américains. Aux États-Unis, de simples hackers, comme Jeremy Hammond, sont emprisonnés et reconnus comme de potentiels terroristes et ennemis de la nation. Les enjeux évoqués dans cette vidéo sont ceux du présent, mais aussi ceux du futur, un futur qui est global et qui se pose pour tous les pays du monde.

Alors, si l’on pouvait effectivement « voter WikiLeaks », ce serait peut-être simplement voter pour ceux qui, sans avoir jamais fait de promesses électorales, ont néanmoins défendu nos libertés et nos droits humains, sans attendre de reconnaissance en retour et sans attendre de récompense autre que celle d’avoir dit la vérité.

16 octobre 2012, CC-BY

Source: https://www.partipirate.org/spip.php?article198

Note de WikiLeaks à Anonymous, le 15 octobre 2012

Solidarité de base chez WikiLeaks & Anonymous

Par Julian Assange

La liberté n’est pas gratuite, la justice n’est pas gratuite et la solidarité n’est pas gratuite. Elles demandent toutes de la générosité, de la discipline, du courage et un sens des réalités.

Des groupes unis fleurissent et ceux qui ne le sont pas sont détruits et remplacés par ceux qui le sont.

Les armées traditionnelles obtiennent l’unité par l’isolation, l’obéissance ritualisée, et des mesures coercitives appliquées aux dissidents, allant jusqu’à la mort.

Des groupes qui n’ont pas de techniques d’uni(ci)té nées de la solidarité et une cause commune seront dominés par des groupes disposant d’une unité coercitive.

En fin de compte ce sont les techniques d’unité qui dominent notre civilisation. Les groupes unis croissent et multiplient. Les groupes qui manquent d’unité se mettent, ainsi que leurs alliés, en danger.

Il importe peu quels sont les principes défendus par le groupe. S’il n’est pas capable de démontrer une unité de base il sera dominé par des alliances qui le peuvent.

Lorsqu’un groupe devient grand la presse devient un médium à travers lequel le groupe se parle à lui-même. Ceci donne à la presse publique une influence sur la conscience du groupe de lui-même. La presse a ses agendas. Tout comme les infiltrés qui lui parlent.

Pour de grands groupes, des infiltrés au groupe qui interagissent avec la presse publique sont à même de se placer en position d’influence interne (au groupe, ndt) via l’influence de la presse.

Parce qu’Anonymous est anonyme, ceux qui obtiennent ce genre d’influence au niveau dirigeant, ou d’autres, peuvent être secrètement écartés et remplacés par d’autres intérêts.

C’est exactement ce qui s’est passé dans l’affaire Sabu. Un élément important d’Anonymous vint à être contrôlé par le FBI. La cooptation de son agent le plus emblématique, Sabu, fut alors utilisée pour piéger d’autres Anons.

Des agents du FBI ou des indics ont par la suite engagé des opérations d’infiltration contre WikiLeaks en se présentant comme des éléments d’Anonymous.

Selon les actes d’accusation du FBI, des serveurs d’Anonymous ont été, plusieurs fois, contrôlés par le FBI. Nous devons présumer qu’actuellement un nombre substantiel de serveurs Anonymous et d’éléments « dirigeants » sont compromis. Ceci ne veut pas dire qu’Anonymous doive être paralysé par la paranoïa. Mais il faut reconnaître la réalité de l’infiltration. La promotion de « anonhosting.biz » et de dispositifs similaires qui ne peuvent être distingués d’opérations d’infiltration ne doit pas être tolérée.

La force d’Anonymous était de ne pas avoir de leadership ou d’autres passifs et actifs faciles à prendre pour cibles. Quand chaque personne a peu d’influence sur l’ensemble, et qu’aucune possession n’a de valeur particulièrement essentielle, les opérations d’infiltration sont onéreuses et inefficaces. La cryptographie utilisée chez Friends of WikiLeaks (FoWL, ndt) repose sur ce principe alors que WikiLeaks en tant qu’organisation possède une phalange déjà éprouvée et publique de direction afin de prévenir toute tentative de remplacement du leadership par voies détournées.

Les possessions d’un groupe (actifs et passifs, ndt) suscitent la propriété et les conflits autour du contrôle de ces biens. Ceci comprend les biens virtuels tels que les serveurs, les comptes Twitter et les channels IRC.

La question que doit se poser Anonymous est de savoir s’ils veulent demeurer un simple gang (« attendez-vous à nous ») ou être un mouvement de solidarité. Un mouvement de solidarité acquiert son unité au travers de valeurs communes et par la célébration symbolique d’individus dont les actions tendent vers ces valeurs communes.

Évaluation de la déclaration de « @AnonymousIRC« 

En relation à de présumés associés de WikiLeaks. Il est rarement dans les intérêts d’un présumé associé, surtout dans les premiers stades d’une affaire, que notre appui ou notre aide soit visible. De tels actes peuvent servir de preuves contre eux. Ils élèvent l’enjeu de prestige de procureurs qui se serviraient probablement de ces associés présumés dans une guerre par procuration contre WikiLeaks. Nous ne faisons pas de campagnes publiques pour des associés présumés à moins d’être sûrs que leur équipe juridique est d’accord et que nos actions privées doivent rester privées. Ce calcul devrait être évident.

Il y a plusieurs semaines, WikiLeaks a commencé une campagne de quête de dons en relation avec l’élection US qui expire le jour de l’élection présidentielle, le 6 novembre.

Le pop-up de la campagne de WikiLeaks, qui a été activé il y a des semaines, requiert des tweets, partages, lectures ou donations une fois par jour.

Des torrents, qui ne sont pas affectés par ce pop-up demeurent disponibles depuis la première page.

Ces détails auraient dû être rendus plus clairs mais étaient disponibles pour qui voulait bien les lire. La logique exacte et le nombre de secondes sont dans la page source. Nous sommes contraints par le temps et les ressources. Nous avons beaucoup de batailles à mener. Autre que rajouter une ligne de clarification, nous n’avons pas changé la campagne ni avons-nous l’intention de le faire.

Nous savons que c’est énervant. C’est censé être énervant. C’est là pour vous rappeler que la perspective de la destruction de WikiLeaks par un blocus financier illégitime et un éventail d’enquêtes militaires, du renseignement, du DoJ (Minsitère de la Justice US, ndt) et du FBI ainsi que par des affaires juridiques associées sont une affaire sérieuse.

WikiLeaks fait face à des coûts sans précédent du fait de son implication dans plus de 12 cas légaux interconnectés de par le monde, y compris notre litige avec l’armée US dans l’affaire Bradley Manning. Notre dossier au FBI au tournant de l’année avait crû à 42.135 pages.

Des officiels US ont déclaré à des diplomates australiens que l’enquête sur WikiLeaks est « d’une échelle et d’une nature sans précédent ». Des personnes de chez nous sont régulièrement détenues. Notre éditeur a été emprisonné, placé sous assignation à résidence pendant 18 mois, et est en ce moment-même encerclé dans une ambassade à Londres où il lui a été formellement accordé l’asile politique. Notre personnel et nos associés sont régulièrement harcelés par le FBI pour devenir des informateurs contre notre direction.

Depuis la fin 2010, nous avons été assujettis à un blocus financier illégitime et déloyal. Le blocus fut trouvé illégal par les Tribunaux islandais, mais les compagnies de crédit ont fait appel devant la Cour Suprême. Des actions dans d’autres juridictions sont en cours,  dont une enquête de la Commission Européenne qui se perpétue depuis plus d’un an.

Malgré cela, nous avons gagné chaque bataille de publication et avons vaincu chaque menace. Le mois dernier, le Pentagone a réitéré ses requêtes que nous cessions de publier des matériels militaires et de « solliciter » des sources militaires US. Nous vaincrons ici aussi, non pas parce que nous sommes adroits, ce que nous sommes, mais parce que le faire est une vertu qui crée une cause commune.

Solidarité

Julian Assange

Ambassade d’Équateur

Londres

Lien vers la publication originale: http://www.twitlonger.com/show/jl9vdt

Traduit depuis le web par willsummer

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