Les musulmans qui s’engagent dans le terrorisme islamiste sont comparables à des victimes de mind-control

mind_wikiLe mind-control, ou contrôle de la pensée, « est une théorie scientifique controversée selon laquelle les sujets humains peuvent être endoctrinés d’une manière qui cause « une altération de l’autonomie, une incapacité à penser indépendamment, et une perturbation des croyances et des affiliations. Dans ce contexte, le lavage de cerveau se réfère à la rééducation involontaire des croyances et des valeurs fondamentales » (wikipedia). Parler de mind-control dans le cas du terrorisme est tout à fait justifié, puisque l’individu qui commet un acte terroriste a toujours été victime d’un endoctrinement préalable qui le conduit à « une altération de l’autonomie, une incapacité à penser indépendamment » et que, dans d’autre cas, cet individu a aussi subi des tortures physiques ou psychiques pour accomplir un acte terroriste, ou même reçu des drogues qui ont « pour effet de limiter les capacités cognitives et discriminantes du sujet » (wikipedia). Le documentaire de Michael Tsarion évoque le mind-control comme remontant à des époques anciennes, comme la secte des Assassins qui, selon lui, est un culte basé sur l’utilisation du haschisch qui faisait disparaître chez les combattants tout sentiment de peur face à la mort.

Dans le phénomène du terrorisme radical, pour en revenir à l’époque moderne et à ce qui a pu être expérimenté par certains régimes totalitaires à partir du 20ème siècle, on retrouve dans le terrorisme actuel les mêmes techniques employées par les programmes secrets de mind-control, notamment le lavage de cerveau, la propagande, la torture et l’utilisation des drogues.

  • Pour ce qui est du lavage de cerveau, dont le but est « de supprimer la capacité d’analyse » (wikipedia), il apparaît évident à travers l’endoctrinement des individus. L’endoctrinement peut être rendu possible par le contact avec des recruteurs jihadistes, comme cela a été révélé dans les médias pour certains auteurs d’attentats, mais cela peut être aussi rendu possible à travers un endoctrinement des enfants et des adolescents, par exemple dans des écoles coraniques. En septembre 2016, on découvre qu’une mosquée en France « abritait en toute illégalité une école coranique » où « il y avait des risques d’endoctrinement » (FranceTVinfo). Mais la situation est bien plus dangereuse dans d’autres pays. On apprend, par exemple, au Pakistan, l’existence d’une école coranique où « la moitié des ministres et des commandants talibans ont été ses élèves » (Courrier Int., 01/10/2003). L’article n’est pas tout récent, mais cela montre bien les dangers et l’étendue que peut prendre l’endoctrinement, un endoctrinement fondé sur la propagande, comme dans le cas des enfants utilisés comme « bourreaux » par l’Etat Islamique (L’Express, 17/05/2016).
  • Pour ce qui est de la propagande, le terrorisme y a recours dans une même perspective de contrôle de l’esprit, ou mind-control, mais dans une dimension plus collective. Alors que l’endoctrinement vise des individus, la propagande s’adresse à des populations entières « en influençant et en modifiant l’attitude d’une population à l’égard d’une cause, d’une position ou d’un agenda politique précis » (wikipedia). Il peut y avoir un objectif de semer la peur au sein d’une population, ou bien un objectif de recrutement en incitant de jeunes européens à rejoindre les rangs de l’EI, en utilisant « des codes familiers aux Occidentaux » (L’Express, 02/10/2014) selon l’analyse d’un politologue et postant des selfies avec des chats. Cette propagande renforce le phénomène de mind-control et elle se propage d’autant plus facilement que nous vivons dans des sociétés connectées en permanence à Internet et aux réseaux sociaux.
  • Pour ce qui est de la torture, celle-ci a largement été utilisée par les groupes terroristes pour contrôler et faire peur à la population, que ce soit à l’égard des prisonniers, des otages, ou même utilisée contre les « déserteurs » de ces groupes terroristes (Sputnik News, 11/05/2016). Le contrôle mental repose ici sur le phénomène de peur et de dissuasion, en montrant le sort réservé à ceux qui désertent un groupe terroriste. La torture est subie par des individus, mais a une dimension collective, car elle a pour but de mieux contrôler le reste de la population ou le reste du groupe terroriste. La torture est un outil de mind-control à part entière.
  • Pour ce qui est de l’utilisation de drogues, il apparaît que « le Captagon, drogue euphorisante, voire déshumanisante, apparaît être de plus en plus utilisée dans les rangs des jihadistes et des candidats aux attentats-suicides » a été retrouvé « dans différents lieux où ont habité Salah Abdeslam […] et certains de ses complices » et dont les assaillants du Bataclan semblaient également présenter les symptômes (RFI, 17/11/2015). Si l’on ne peut nier qu’un terroriste soit un criminel quand il tue d’autres individus, il faudrait parallèlement dire qu’il est aussi dans certains cas victime de mind-control, si le fait qu’il ait agi de manière déshumanisée et sans peur de la mort a été préalablement conditionné, par exemple, par l’usage d’une drogue administrée volontairement et parfois sans qu’il ait lui-même eu conscience de l’administration de cette drogue. Cela change la nature du problème. Ce n’est plus seulement un problème de terrorisme, c’est un problème plus large qui concerne aussi la manipulation de ces individus, des actes qui n’auraient peut-être pas été commis sans l’effet de ces drogues. De la même manière, l’usage de la méfloquine sur des prisonniers de Guantanamo a été dénoncé sur des forums complotistes comme pouvant relever d’une expérimentation de mind-control, la méfloquine ayant « des effets qui vont de la dépression et l’anxiété, à la psychose et même au suicide » (AlJazeera, 20/08/2013)

Si des musulmans engagés dans le terrorisme sont directement ou indirectement victimes de mind-control, l’émancipation est toujours possible en revenant justement à ces « croyances et valeurs fondamentales » qui ont été détruites dans l’esprit de ces personnes. Les valeurs fondamentales, ce sont ces valeurs avec lesquelles l’individu a grandi et qui peuvent être, par exemple, les croyances religieuses. La valeur fondamentale d’une religion, c’est la vie. Toutes les mythologies et les religions se fondent sur les origines de la vie et donnent un sens à l’existence du monde. C’est pourquoi tout mouvement terroriste qui se réclame d’une religion est en contradiction avec cette valeur fondamentale qui prône la vie. Des terroristes qui revendiquent la mort des victimes d’un attentat, par exemple, ont rompu avec cette valeur fondamentale qui accordait la plus grande importance à la vie. Ce n’est pas ce qui leur a été inculqué depuis leur enfance, donc à ce stade, il y a bien eu une altération de leur pensée, pour qu’ils arrivent à un stade où la mort est devenue pour eux plus importante que le phénomène de la vie. C’est un stade où ils ne discernent plus le bien du mal.

Pour revenir aux valeurs fondamentales, les individus engagés dans le terrorisme doivent faire la différence entre les valeurs fondamentales de vie et une idéologie qui repose sur le fondement de la mort. En tant qu’être vivant, il n’y a rien de naturel que quelqu’un soit tenté par un acte suicidaire ou souhaite se donner la mort au nom d’une cause terroriste. Vouloir sa propre mort n’a rien de naturel, car tout ce qui existe sur terre depuis des millions d’années est fait d’êtres vivants qui luttent au contraire pour vivre. Le terrorisme est placé sous le signe de la mort, il est donc à l’opposé de toutes les valeurs qui régissent la vie. Mais pour que cette distinction soit de nouveau possible, il faut arriver à émanciper ces individus de leurs pensées radicales qui sont venues se substituer à leur personnalité antérieure. Selon Noam Chomsky, « l’être humain doit être autonome et avoir l’esprit critique pour ne pas se faire manipuler » (wikipedia). Autrement dit, cette émancipation de l’esprit désigne aussi ce que l’on appelle aujourd’hui par le terme de « déradicalisation » en ce qui concerne les terroristes. La déradicalisation désigne ce fait d’émanciper l’esprit du jihadiste en lui rendant sa liberté de pensée qui avait été altérée par une manipulation ou un endoctrinement extérieurs aux valeurs fondamentales sur lesquelles s’était contruit l’individu. Le terrorisme a remplacé la valeur fondamentale de vie par la valeur fondamentale de mort. Dans cette inversion des valeurs, le terroriste ou le jihadiste dont le discernement est manipulé ne peut aller que vers son auto-destruction dans la négation la plus totale des valeurs qui régissent le vivant.

Peut-être que la déradicalisation donne l’impression d’échouer aujourd’hui en France, parce que l’on ne se questionne pas assez sur ces valeurs fondamentales. Un discours moralisateur ou des vidéos construites comme des messages publicitaires, manquant de clarté et jouant sur l’émotion, reprenant même parfois les codes de la propagande jihadiste, ne seront jamais la réponse au problème. Il faut donner à ces personnes les clés pour émanciper leur esprit et les aider à comprendre qu’il y a eu des formes de manipulation de la pensée, comparables à ce qu’ont vécu les victimes de MK-Ultra dans les programmes secrets de la CIA des années 1950 à 1970, comparables aussi à ce qui a été expérimenté par les scientifiques allemands pendant la 2ème guerre mondiale, notamment « des expériences concernant les psychotropes ainsi que les expériences cliniques sur des êtres humains in vivo » (wikipedia). Si les terroristes ou les jihadistes arrivaient à prendre suffisamment de distance pour comprendre la manipulation dont ils ont pu être victimes, peut-être que la plupart d’entre eux renonceraient au terrorisme.

CC-BY-SA

Sources:

Mind-control: https://en.wikipedia.org/wiki/Mind_control

Manipulation mentale, émancipation: https://fr.wikipedia.org/wiki/Manipulation_mentale#.C3.89mancipation

Manipulation mentale, techniques: https://fr.wikipedia.org/wiki/Manipulation_mentale#Techniques

Lavage de cerveau: https://fr.wikipedia.org/wiki/Lavage_de_cerveau

Propagande: https://en.wikipedia.org/wiki/Propaganda

Projet MK-Ultra: https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_MK-Ultra

Contrôle de masse et futur de l’humanité, Michael Tsarion (documentaire): https://www.youtube.com/watch?v=h7POcUyTtd0

Le Captagon, la drogue des terroristes: http://www.rfi.fr/moyen-orient/20151117-attentats-captagon-drogue-terroristes-kamikaze-syrie

Un médicament contre le paludisme surdosé sur les prisonniers de Guantanamo Bay? http://america.aljazeera.com/articles/2013/8/20/powerful-drug-overusedongitmoprisoners.html

Les militants islamiques sont-ils victimes de MK-Ultra? https://forum.davidicke.com/showthread.php?t=189281

Enfants français, bourreaux de Daech: « Un défi adressé à l’Occident » http://www.lexpress.fr/actualite/societe/enfants-francais-bourreaux-de-daech-un-defi-adresse-a-l-occident_1792840.html

« Daech mise sur nos faiblesses » http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/daech-mise-sur-nos-faiblesses_1603400.html

Des dizaines de « déserteurs » enterrés vivants par Daech en Irak https://fr.sputniknews.com/international/201605111024918150-daech-deserteurs-executions/

Campagne du gouvernement français: « Stop Djihadisme » https://youtu.be/ke3i9-7kkQM

Lutte contre le terrorisme: une école coranique clandestine découverte http://www.francetvinfo.fr/france/lutte-contre-le-terrorisme-une-ecole-coranique-clandestine-decouverte_1805219.html

L’écheveau afghan. L’école coranique qui a formé les chefs fondamentalistes http://www.courrierinternational.com/article/2001/10/11/l-ecole-coranique-qui-a-forme-les-chefs-fondamentalistes

La déradicalisation terroriste en Arabie Saoudite est en fait un programme de radicalisation secrète, selon un prisonnier de Guantanamo

 Independent, Samuel Osborne, 01/12/2016

« C’est la cause d’un roi. Ce n’est pas un vrai jihad »

guantanamoLe centre de déradicalisation terroriste de l’Arabie Saoudite est en fait un « programme de radicalisation cachée », a prétendu un prisonnier de Guantanamo Bay accusé d’être un fabricant de bombes d’al-Qaïda.

Le prisonnier saoudien Ghassan Abdullah al-Sharbi a déclaré à une commission de libération conditionnelle de Gitmo: « Vous voulez me renvoyer en Arabie Saoudite, parce que vous croyez qu’il y a un programme de déradicalisation en surface, c’est vrai.

Vous avez à 100% raison, il y a un programme de radicalisation important, mais ne vous y trompez pas, en dessous il y a un programme caché de radicalisation. »

Al-Sharbi a fait ces commentaires à la Commission d’examen périodique, qui évalue si les prisonniers de Guantanamo peuvent être libérés, en juin, selon des documents récemment déclassifiés.

Lire la suite: http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/saudi-arabia-terrorist-rehab-secret-hidden-radicalisation-programme-guantanamo-prisoner-claim-a7449191.html

Les « FOBs » (Friends of Bill Clinton): ou comment le Département d’État d’Hillary a accordé une attention spéciale aux « amis de Bill » après le séisme en Haïti en 2010

ABC News, Matthew Mosk, Brian Ross, Brian Epstein et Cho Park, le 11/10/2016

Dans une série de francs échanges d’emails avec de hauts responsables de la Fondation Clinton pendant les heures qui ont suivi le tremblement de terre de 2010 en Haïti, un proche conseiller de la secrétaire d’État Hillary Clinton a donné à plusieurs reprises une attention particulière à ceux qui sont identifiés par les abréviations « FOB » (les amis de Bill Clinton) ou « WJC VIPs » (les VIP de William Jefferson Clinton).

« Vous avez besoin de marquer un signe quand les gens sont des amis de WJC », a écrit Caitlin Klevorick, une haute responsable du département d’État qui jonglait avec les offres d’assistance qui entraient vers le Département d’Etat par la Fondation Clinton. « La plupart, je peux probablement les identifier, mais pas toutes ».

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« Est-ce que c’est un FOB [ami de Bill Clinton]! » écrit plus tard Klevorick, quand une aide de la Fondation Clinton transmet l’offre d’une femme pour des fournitures médicales. « Sinon, elle devrait aller à cidi.org », ajoute-t-elle, dirigeant la personne réputée ne pas être un ami de Clinton vers un site web général du gouvernement.

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Klevorick et Amitabh Desai, le directeur de la politique étrangère de la Fondation Clinton, ont échangé des dizaines d’emails, qui ont été obtenus par le biais d’une demande de Freedom of Information Act par le Comité national républicain, puis partagé avec ABC News. ABC News a authentifié les emails de manière indépendante.

Les nouveaux e-mails ont fait surface, alors que la Fondation Clinton a de nouveau mobilisé une réponse à la dernière crise humanitaire en Haïti – les morts et destructions suite à l’ouragan Matthew. Cet effort fait partie d’un engagement continu des Clinton pour aider le peuple haïtien remontant à près d’une décennie.

Cependant aussi nobles [que soient] les motivations des fonctionnaires qui travaillent pour obtenir du matériel et des provisions pour Haïti après le séisme de 2010, de nombreux messages montrent un proche conseiller de l’époque de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton se coordonner avec un responsable de la Fondation Clinton pour identifier les FOBs [amis de Bill Clinton]. Les Clinton ont dit à plusieurs reprises que le Département d’Etat n’a jamais donné de traitement favorable aux partisans de la fondation en Haïti ou ailleurs.

« Rien n’a jamais été fait pour qui que ce soit, parce qu’ils étaient des contributeurs de la fondation », a déclaré Bill Clinton à Charlie Rose de CBS News en septembre. « Rien. »

La correspondance offre un aperçu des premières étapes d’un effort de redressement en Haïti de 10 milliards de dollars. Les emails semblent montrer un processus où le Département d’Etat a, parfois, donné la priorité – et, selon certains, fait bénéficier – des personnes ayant des liens étroits avec les Clinton.

Lire l’intégralité de l’article: http://abcnews.go.com/Politics/fobs-hillarys-state-dept-gave-special-attention-friends/story?id=42615379

Live Replay: L’interview de l’éditeur de WikiLeaks avec la journaliste d’investigation du New York Times

New York Times, 31/08/2016

Live Replay: https://www.facebook.com/nytimes?smid=tw-nytimesworld&smtyp=cur

assange_nytRejoignez-nous pour une conversation avec Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, et Jo Becker, une journaliste d’investigation auprès du New York Times. En Juillet, l’organisation a publié près de 20 000 emails du Comité National Démocrate suggérant que le Parti Démocrate avait conspiré avec la campagne d’Hillary Clinton pour miner son principal adversaire, Bernie Sanders.

La deuxième partie de notre interview est ici: https://www.facebook.com/nytimes/videos/10150889048719999/

Source: https://twitter.com/wikileaks/status/771013325484396545

Un témoin clé de la Fondation Clinton a accepté de témoigner dans une cour de justice contre Hillary Clinton

Explore the world via The Sean Hannity Show, 18 août 2016

L’auteur américain Ed Klein a révélé qu’un témoin clé de la Fondation Clinton a accepté de témoigner devant un tribunal de justice contre Hillary Clinton, alors que l’enquête du « pay-to-play » continue de monter son affaire contre elle. S’exprimant sur The Sean Hannity Show, Klein a déclaré qu’Hillary Clinton est sur le point de faire face à certaines de ses questions juridiques les plus difficiles à ce jour.

Les rapports sur les ennuis judiciaires de la fondation ont commencé la semaine dernière, quand The Daily Caller a communiqué qu’une enquête conjointe du FBI et du procureur américain concernant la Fondation Clinton était actuellement en cours. L’accusation est appuyée par un certain nombre de courriels récemment publiés par Judicial Watch, qui suggèrent que la Fondation Clinton s’est engagée dans « pay-to-play » quand Hillary Clinton était secrétaire d’État.

« Nous sommes loin de voir Hillary Clinton glisser à la Maison Blanche, sans avoir de sérieux et réels problèmes juridiques avant cette élection », a déclaré Klein à Hannity.

Lors de son interview, Klein, auteur du livre à paraître Guilty As Sin, a laissé tomber un certain nombre de bombes:

– Klein a confirmé que l’enquête en cours est menée par Preet Bharara, procureur américain du district sud de New York. Bien qu’il ait été nommé par Barack Obama, Bharara est connu comme avocat à la réputation impitoyable et il a les faits pour le prouver. Bharara a poursuivi avec succès des dizaines de cadres de Wall Street et des politiciens puissants, y compris l’ex-président de l’Assemblée démocrate de New-York, Sheldon Silver, qui a été envoyé en prison pour 12 ans sur des accusations de corruption fédérale.

Lire la suite: http://iwanttoexplore.com/2016/08/19/key-clinton-foundation-witness-agreed-testify-court-law-hillary-clinton/ et http://www.hannity.com/articles/election-493995/bombshell-clinton-foundation-witnesses-coming-forward-15023820/

« Le plan du Caliphat islamique jusqu’en 2020 »: al-Qaïda est à l’origine de l’idée d’un Etat Islamique

WND, par Pamela Geller, le 15 mars 2015

De retour en 2005, le journaliste jordanien Fouad Hussein a publié le manifeste d’al-Qaïda. Dans son livre, il a présenté le plan en sept points d’al-Qaïda sur une période de 20 ans: « Un califat islamique en sept étapes faciles ». Dix ans plus tard, nous pouvons voir comment al-Qaïda et d’autres groupes djihadistes islamiques ont suivi ce plan à la lettre – avec un succès remarquable, grâce à la faiblesse, l’ignorance délibérée et l’irresponsabilité des dirigeants occidentaux.

Le journaliste Yassin Musharbash a écrit à propos de Hussein et de son livre, dans le journal allemand Der Spiegel, le 12 août 2005, dans un article intitulé « L’avenir du terrorisme. Ce que veut vraiment al-Qaida », Musharbash a écrit: « Ce que ce petit homme mince a signalé n’est rien de moins que le plan d’action du réseau terroriste le plus dangereux du monde: la stratégie d’al-Qaida pour les deux prochaines décennies. Il est à la fois effrayant et absurde, un plan fou conçu par des fanatiques qui vivent dans leur propre monde. « 

Der Spiegel semble rire du plan de cet article. Mais à le lire maintenant – 10 ans plus tard. Qui [en] rit maintenant? Du 11 septembre à « l’éveil », l’accent mis sur la Syrie, le renversement des régimes arabes laïques, la déclaration du Califat – tout y est. L’article le déclare « inapplicable » à l’époque – ainsi qu' »à la fois effrayant et absurde, un plan fou ».

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Matar Matar, Syrian Times, 26/01/2014 [extrait]

En sept étapes, le réseau terroriste espère établir un califat islamique que l’Occident sera alors trop faible pour combattre.

La première phase connue comme « l’éveil », cela a déjà été réalisé et aurait duré de l’an 2000 à 2003, ou plus précisément depuis les attaques terroristes du 11 septembre 2001 à New York jusqu’à la chute de Bagdad en 2003. Le but des attentats du 9/11 était de provoquer les Etats-Unis en les poussant à déclarer la guerre au monde islamique et ainsi provoquant le « réveil » des musulmans. « La première étape a été jugée par les stratèges et les cerveaux d’al-Qaïda comme un grand succès », écrit Hussein. « Le champ de bataille a été ouvert et les Américains et leurs alliés sont devenus une cible plus proche et plus facile ». Le réseau terroriste est également signalé comme étant convaincu que son message peut maintenant être entendu « partout ».

La deuxième étape, « ouvrir les yeux », est, selon la définition de Hussein, la période où nous sommes maintenant et devrait durer jusqu’en 2006. Hussein affirme que les terroristes espèrent faire en sorte que la conspiration occidentale devienne consciente à  la « communauté islamique ». Hussein croit que c’est une étape dans laquelle Al-Qaïda veut que l’organisation se développe en un mouvement. Le réseau compte sur le recrutement de jeunes hommes au cours de cette période. L’Irak doit devenir le centre de toutes les opérations mondiales, avec une «armée» mise en place là-bas et des bases établies dans d’autres Etats arabes.

La troisième étape. Celle-ci est décrite comme « la montée et le soulèvement » et devrait durer de 2007 à 2010. « Il y aura un accent mis sur la Syrie », prophétise Hussein, d’après ce que ses sources lui ont raconté. Les cadres du combat sont censés être déjà préparés et certains sont en Irak. Des attaques contre la Turquie et – encore plus explosives – en Israël, sont prévues. Les cerveaux d’Al-Qaïda espèrent que les attaques contre Israël aideront le groupe terroriste à devenir une organisation reconnue. L’auteur estime également que les pays voisins de l’Irak, comme la Jordanie, sont également en danger.

La quatrième étape, entre 2010 et 2013, Hussein écrit qu’al-Qaïda aura pour but de provoquer l’effondrement des gouvernements arabes détestés. L’estimation est que « la perte rampante de la puissance des régimes conduira à une croissance régulière de la force au sein d’Al-Qaïda ». Dans le même temps, les attaques seront menées contre les fournisseurs de pétrole et l’économie américaine sera ciblée en utilisant le cyber-terrorisme.

La cinquième étape, ce sera le point où un Etat islamique, ou Califat, peuvent être déclarés. Le plan est que, à ce moment, entre 2013 et 2016, l’influence occidentale dans le monde islamique sera donc réduite et Israël tellement affaibli, que la résistance ne sera pas à craindre. Al-Qaïda espère que, d’ici là, l’Etat islamique sera en mesure d’apporter un nouvel ordre mondial.

La sixième étape, Hussein croit qu’à partir de 2016, il y aura une période de « confrontation totale ». Dès que le califat a été déclaré « armée islamique », il attisera la « lutte entre les croyants et les non-croyants », qui a été si souvent prédite par Oussama ben Laden.

La septième étape, cette dernière étape est décrite comme la « victoire définitive ». Hussein écrit que, dans les yeux des terroristes, parce que le reste du monde sera donc battu par les « un demi-milliard de musulmans, » le califat aura sans aucun doute réussi. Cette étape devrait être achevée d’ici 2020, bien que la guerre ne dure pas plus de deux ans.

Lire l’intégralité des articles: https://counterjihadreport.com/blueprint-for-islamic-caliphate-by-2020/ et http://thesyriantimes.com/2014/06/26/islamic-caliphate-birth-after-long-pregnancy/

L’Arctique laisse s’échapper du méthane 200 fois plus vite que d’habitude: une fuite massive de gaz crée des trous géants et « fait trembler les toundras »

Will Stewart pour MailOnline, le 22/07/2016

  • Les scientifiques russes ont mesuré le gaz émis par des bulles mystérieuses sur l’île Belyy dans la mer de Kara
  • La « toundra tremblante » contient également des concentrations de dioxyde de carbone 20 fois plus élevées que les niveaux habituels
  • Ajouté au comportement mystérieux dans cette vaste région, y compris l’apparition soudaine de trous géants dans le nord de la Sibérie

Des bulles étranges ont été découvertes dans le permafrost de l’Arctique – s’ajoutant au comportement mystérieux constaté dans la région, y compris l’apparition soudaine de trous géants dans le nord de la Sibérie.

Des scientifiques russes ont maintenant révélé que les bulles dans la Terre instable laissent s’échapper du méthane environ 200 fois supérieur à la norme dans l’atmosphère.

La « toundra tremblante » contient également des concentrations de dioxyde de carbone 20 fois plus élevés que les niveaux habituels.

trous_geants_siberieL’étendue des gaz à effet de serre nocifs enterrés dans ce nouveau phénomène de bulles qui ressemblent à de la gelée présente « une alarme très grave » concernant l’impact du réchauffement climatique, a averti l’expert Alexander Sokolov.

Quelques 15 exemples de ce sol sibérien tremblant et instable ont été dévoilés cette semaine sur l’île de Belyy, un bastion de l’ours polaire à 475 miles (764 km) au nord du cercle arctique dans la mer de Kara.

Un membre de l’équipe de recherche russe sur la scène a déclaré: « Alors que nous avons enlevé une couche d’herbe et de sol, une fontaine de gaz a surgi ».

« Une première théorie est que la chaleur de l’été chaud a fondu le permafrost provoquant la libération de gaz gelés depuis très longtemps », a rapporté Le Siberian Times.

Lire la suite: http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-3703458/The-Arctic-leaking-methane-200-times-faster-usual-Bizarre-gas-bubbles-create-trembling-tundras-speeding-global-warming.html

Etats-Unis, Pennsylvanie: une municipalité légalise la désobéissance civile dans une loi locale

PublicHerald.org, 4 mai 2016

[Extrait de l’article]

Hier soir [3 mai], le canton de Grant dans le comté de l’Indiana, en Pennsylvanie, aura marqué un moment dans l’histoire. La municipalité a adopté une loi locale légalisant la désobéissance civile. Selon la nouvelle loi, quiconque commet un acte non-violent de désobéissance civile afin de protéger les droits de la communauté selon sa Charte de l’autonomie interne a le droit de le faire – mais pas seulement – la loi interdit également « tout acteur privé ou public de porter des accusations criminelles ou le dépôt d’une action pénale civile ou autre contre ceux qui participent à l’action directe non-violente « .

Lire l’intégralité de l’article: http://publicherald.org/pennsylvania-township-legalizes-civil-disobedience-bad-boy-tim-dechristopher-back/

Voir la vidéo sur Russia Today: « La désobéissance civile vient de devenir un devoir civique »

Chad Nicholson, du fond de défense légale de la communauté environnementale (CELDF), rejoint le journaliste Thom Hartmann.

Extrait du communiqué de presse du CELDF cité dans la vidéo de Russia Today:

Si un tribunal ne respecte pas le droit du peuple à mettre fin aux activités des entreprises menaçant le bien-être de la communauté, l’ordonnance codifie que « toute personne physique peut alors faire respecter les droits et les interdictions de la charte par l’action directe ».

 

Mads Andenæs, du Groupe de Travail de l’ONU sur la Détention Arbitraire, explique le cas Assange

Interview publiée le 15 mars 2016 dans Pravda Report

L’avocat norvégien, le Professeur Mads Andenæs, est un juriste chercheur et Rapporteur Spécial de l’ONU sur la détention arbitraire; il siégeait depuis 2009 au Groupe de Travail des Nations Unies sur la Détention Arbitraire (GTDA), un panel d’experts qui a appelé les autorités suédoises et britanniques à mettre un terme à la privation de liberté de Julian Assange, à respecter son intégrité physique et sa liberté de mouvement, ainsi qu’à lui laisser la possibilité de réclamer des compensations.

Julian AssangeM. Assange, tout d’abord détenu en prison puis assigné à résidence, s’est réfugié à l’intérieur de l’Ambassade d’Équateur à Londres en 2012 après avoir perdu son appel devant la Cour Suprême du Royaume-Uni contre son extradition vers la Suède, où une enquête judiciaire a été initiée contre lui en rapport avec des allégations de comportement sexuel illégal. Toutefois, il n’a pas été formellement mis en accusation.

Dans le rendu de son opinion officielle, le Groupe de Travail a considéré que M. Assange avait été soumis à diverses formes de privation de liberté: la détention initiale à la prison de Wandsworth à Londres, suivie d’une assignation à résidence puis ensuite la réclusion dans l’ambassade équatorienne.

Selon un communiqué de presse émis par le Bureau de l’ONU du Haut Commissaire aux Droits de l’Homme (OHCHR), les experts ont également conclu que la détention était arbitraire parce que M. Assange avait été détenu en isolement à la prison de Wandsworth, et à cause de la négligence du Bureau du Procureur suédois dans ses investigations, qui ont abouti à sa longue privation de liberté.

Le Groupe de Travail a, en outre, établi que cette détention viole deux articles de la déclaration Universelle des Droits de l’Homme, et six articles de la Convention Internationale sur les Droits Civiques et Politiques.

M. Assange, fondateur et rédacteur de WikiLeaks, a par ailleurs dévoilé plus de 250 000 câbles diplomatiques secrets et confidentiels, émis par des ambassades US tout autour du monde.

Dans cette interview exclusive, le Professeur Andenæs commente sa participation au Groupe de Travail de l’ONU, expliquant pourquoi le panel défend la liberté pour M. Assange, et en présentant les considérations juridiques entourant l’affaire.

« Il y a de nombreuses fautes de procédure qui ont été commises par les autorités », affirme le Professeur, qui commente également son point de vue sur le rôle que joue le fondateur de WikiLeaks dans la politique internationale, sur l’importance de la solidarité mondiale envers lui, et comment il considère les récentes révélations de WikiLeaks: l’espionnage US du Secrétaire-Général de l’ONU Ban Ki-Moon et de la Chancelière allemande Angela Merkel.

Le Professeur Andenæs, qui présente également dans cette interview sa perception de la couverture médiatique mainstream concernant l’affaire Assange, est professeur à la Faculté de Droit de l’Université d’Oslo, l’ancien directeur de l’Institut Britannique de Droit International et Comparatif à Londres et l’ancien directeur du Centre de Droit Européen de King’s College, à l’Université de Londres. Il est aussi Chargé de Recherche à l’Institut de Droit Européen et Comparatif de l’Université d’Oxford, et Chargé de Recherche Principal à l’Institut d’Études de Droit Avancé de l’Université de Londres.

Il a été le Rédacteur-en-Chef du Trimestriel de Droit International et Comparatif (Cambridge University Press), Rédacteur-en-Chef de la Revue de Droit des Affaires Européen (Kluwer Law International) et présent dans les conseils de rédaction de dix autres journaux et séries de livres, dont la Série Nijhoff sur le Droit Commercial International.

Il est Membre Honoraire de la Société d’Études de Droit (Royaume-Uni), Membre de l’Académie Internationale de Droit Commercial et du Consommateur (où il est membre du conseil), Membre Honoraire de l’Institut Britannique de Droit International et Comparatif, et Membre de l’Académie Royale des Arts.

Il a été Secrétaire Général de la Fédération Internationale de Droit Européen de 2000 à 2002, Secrétaire de l’Association Britannique de Droit Européen de 1997 à 2008 et Secrétaire du Comité Britannique de Droit Comparatif de 1999 à 2005. Il a été le Président de l’Association des Instituts de Défense des Droits de l’Homme en 2008.


Edu Montesanti (EM): Cher Professeur Mads Andenæs, merci d’accorder cette interview. Pouvez-vous s’il vous plaît nous parler de vos travaux au sein du Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire (GTDA), pendant la phase initiale de l’affaire Assange devant les Nations Unies (ONU)?

Prof. Mads Andenæs (MA): Je siégeais au Groupe de Travail de l’ONU quand la plainte a été reçue, et que les échanges entre l’ONU et les parties se sont déroulés. Je n’ai pas pris part aux discussions du Groupe de Travail qui ont abouti à l’opinion sur l’affaire Assange. Mon mandat s’est terminé en août 2015, et la décision a été rendue en février 2016.

EM: Pourquoi vous positionnez-vous en défense de M. Assange?

MA: Je me suis exprimé en soutien à l’opinion rendue par le Groupe de Travail de l’ONU. M. Assange est en état de détention arbitraire, le Royaume-Uni et la Suède devraient se plier à la décision de l’ONU à leur encontre et prendre les mesures nécessaires pour mettre un terme à cette détention.

EM: S’il vous plaît, Professeur, veuillez spécifier les accusations contre Julian Assange, et qui sont ceux qui les portent contre lui.

MA: L’affaire actuelle où il est question d’extradition concerne des allégations de comportement sexuel illégal. Évidemment, les allégations relatives à WikiLeaks comprennent un puissant intérêt pour l’appareil sécuritaire de nombreux pays.

La crainte est qu’il ait été permis que celui-ci influence le processus et l’issue de la première affaire.

EM: Comment percevez-vous les allégations de Washington selon lesquelles Assange a mis en péril la sécurité des USA?

MA: Ce sont des allégations qui sont habituellement présentées face à l’exercice du droit à présenter des informations et du droit à la liberté d’expression. Il y a toutes les raisons d’être sceptique de ces présomptions.

EM: Comment percevez-vous la décision de l’ONU en faveur de la libération de M. Assange?

MA: C’est très clair. Le GTDA de l’ONU avait à trancher sur deux questions. La première, décider s’il y avait eu une « privation de liberté » plutôt qu’une « restriction de liberté ». La deuxième, décider si cette privation de liberté était « arbitraire ».

Le GTDA de l’ONU a clairement accepté l’argument que les conditions dans lesquelles vit Assange n’ont pas été imposées par lui-même, c’est-à-dire que s’il faisait un pas dans la rue, il se ferait arrêter. Il y a aussi eu un « échec substantiel » de la part des autorités « pour exercer une diligence raisonnable » dans « l’exercice de l’administration judiciaire » (par. 98).

La frontière entre une « restriction de liberté » et une « privation de liberté » est finement définie dans la jurisprudence européenne des droits de l’homme. La privation de liberté ne consiste pas seulement en des conditions aisément reconnaissables d’incarcération par l’Etat. Il faut prendre en compte le laps de temps qu’Assange est resté à l’intérieur de l’ambassade équatorienne, et ses circonstances présentes.

La liberté doit pouvoir être exercée dans l’immédiateté. Quand l’exercice d’une telle liberté aurait des résultats particulièrement coercitifs, tels que davantage de privations de liberté ou la mise en péril d’autres droits, cela ne peut être décrit comme la pratique de la liberté. Le fait qu’Assange résiste à une arrestation ne résout pas le problème, puisque cela entendrait que la liberté est un droit conditionné par sa coopération.

Assange n’est pas libre de quitter l’ambassade équatorienne de son propre gré. Il craint l’extradition vers les USA et un procès pour son implication avec WikiLeaks. Les autorités suédoises ont refusé de fournir des garanties de non-refoulement qui répondent à cette crainte. La détention d’Assange est « arbitraire ». Une raison en est qu’elle est disproportionnée.

Il existe d’autres moyens de procédure moins restrictifs. Avant d’émettre un Mandat d’Arrêt Européen, les autorités suédoises auraient pu suivre la pratique courante d’interviewer Assange dans une salle d’entretien de la police britannique.

Après qu’Assange eut établi résidence dans l’ambassade équatorienne ils auraient pu compter sur des protocoles « d’assistance mutuelle », interroger Assange par liaison vidéo, et lui offrir une chance de répondre aux allégations portées contre lui.

EM: S’il vous plaît, Professeur Andenæs, clarifiez le terme de « privation de liberté ».

MA: La Convention Internationale de l’ONU sur les Droits Civiques et Politiques et la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme interdisent les privations arbitraires de liberté dans leur Article 9. C’est plus qu’une simple « restriction de liberté ». Cela inclut l’assignation à résidence.

EM: Quelle est votre opinion sur le choix du Royaume-Uni et de la Suède de ne pas respecter la décision de l’ONU?

MA: Les décisions rendues par le GTDA de l’ONU ne sont pas toujours suivies par les Etats, mais elles aboutissent rarement en des attaques aussi personnelles, telles que celles faites par des politiciens britanniques après la délivrance de l’opinion sur Assange.

Je sais que les mots employés par le Ministre des Affaires Étrangères et par le Premier Ministre n’étaient pas ceux qui ont été fournis par les fonctionnaires qui sont conseillers sur les droits de l’homme et sur le droit international. Les politiciens britanniques ont visé à affaiblir l’autorité de cet organe de l’ONU pour un bénéfice opportuniste à court terme.

Je crains que ces politiciens n’aient affaibli la possibilité, pour la communauté internationale, de protéger certaines des victimes les plus vulnérables aux violations des droits de l’homme.

Leurs paroles ont circulé au sein des Etats responsables des pires violations des droits de l’homme. Les paroles de ces politiciens britanniques coûteront des vies et de la souffrance humaine.

Le Royaume-Uni peut exercer des pressions pour glaner quelque soutien quand l’affaire est apportée devant le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, mais le Royaume-Uni sera assurément critiqué par d’autres Etats pour sa réaction, et le méritera clairement.

Les dommages causés au Royaume-Uni à l’ONU et à son autorité morale en matière des droits de l’homme sont un autre sujet, mais il ne fait pas de doute sur les dommages faits à l’autorité du Royaume-Uni.

EM: S’il vous plaît, Professeur, pouvez-vous commenter le statut actuel de l’enquête « préliminaire » en Suède, ainsi que la « mise en accusation en attente » US contre WikiLeaks.

MA: Pour ceux qui sont convaincus qu’Assange est coupable de viol, que vous pensiez ou non qu’il fait son intéressant en résistant délibérément à son arrestation (ce qui n’est pas mon cas), le fait demeure que les autorités pourraient employer des moyens moins restrictifs sans compromettre l’enquête initiale sur les allégations portant sur son comportement sexuel en Suède.

C’est le moment de nous rappeler qu’Assange n’a pas été déclaré coupable de viol: à ce stade, le procureur et les tribunaux en Suède ont établi que ces charges étaient peut-être fondées. Le Professeur Andrew Asquith, d’Oxford, a déclaré dans une Opinion d’Expert en 2011 à laquelle l’équipe d’Assange a fait référence, que « Je ne considère pas que le moindre des incidents allégués dans le contenu du Mandat d’Arrêt Européen (c’est à dire les allégations citées dans le mandat d’arrêt) suffise en lui-même à constituer un quelconque délit selon la loi britannique. »

Le Vice-Président de la Cour Suprême de Suède nous a rappelé que l’accusé est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit démontrée, et que lorsqu’il y a des déclarations contradictoires, il revient aux tribunaux de décider si les éléments requis pour une mise en accusation sont satisfaisants.

Les tribunaux suédois, ainsi que la majorité de la Cour Suprême suédoise, le Vice-Président n’était pas sur ce panel, ont fait savoir que le mandat d’arrêt, même s’il ne pouvait pas être exécuté contre Assange, limitait sa liberté d’une manière ouvrant la question de sa proportionnalité. La majorité a noté avec approbation que des mesures étaient désormais prises pour interroger Assange à Londres.

Avec le temps, la Cour Suprême suédoise pourrait bien voir croître sa sympathie pour le jugement dissident du Juge Svante Johansson, pour qui les conditions de l’enquête sont désormais disproportionnées (une opinion présentée par Anne Ramberg, directrice de l’Association du Barreau suédois et par le Juge Charlotte Edvardsson, Juge rapporteuse de la Cour Suprême, dans sa proposition (publique) au tribunal dans cette affaire).

Assurément, l’ancien Conseiller Juridique aux Nations Unies et Conseiller Juridique du Ministère des Affaires Étrangères de Suède, Hans Corell, a déclaré qu’il « ne comprend pas pourquoi le procureur n’a pas interrogé Julian Assange pendant toutes les années où il a été à l’Ambassade d’Équateur. »

Des esprits raisonnables et judiciaires ont divergé sur beaucoup de ces questions. Sans doute ont-ils été influencés par des opinions sur l’intégrité d’Assange lui-même. Mais les droits de l’homme ne sont pas conçus pour favoriser les plus populaires d’entre nous; ils sont conçus pour nous favoriser tous.

EM: Pourquoi pensez-vous que le gouvernement britannique agisse tellement en faveur des intérêts US dans cette affaire?

MA: WikiLeaks a fait des contributions très importantes à notre connaissance du processus diplomatique et politique. Elles ont changé ma perception d’événements majeurs et d’institutions. WikiLeaks fait qu’il est beaucoup plus difficile de nous manipuler.

La communauté du renseignement repose sur des méthodes de travail qui sont secrètement cachées. Il y a de puissantes forces institutionnelles qui veulent mettre un terme aux activités de M. Assange. Ceci est vrai pour de nombreux pays.

EM: Que pensez-vous de l’Équateur en ce qui concerne M. Assange, et de l’importance de la solidarité mondiale envers lui non seulement de la part d’autres gouvernements, mais aussi de la part d’activistes et des citoyens en général, Professeur Andenæs?

MA: Le gouvernement de l’Équateur a fait une contribution très importante à la protection d’une sphère publique internationale, ainsi qu’à la protection de la liberté de l’information, de la liberté d’expression et de la responsabilité face aux violations des droits de l’homme. Les expressions de solidarité en sa faveur, non seulement de la part d’autres gouvernements, mais également d’activistes et d’autres autour du monde sont très importantes.

EM: Comment évaluez-vous l’approche des médias grand public concernant les révélations de WikiLeaks, particulièrement en ce qui concerne la décision Assange?

MA: Je m’étais attendu à une défense plus musclée du droit à fournir des informations et à la liberté d’expression. Mais les médias dans tous les pays opèrent en interaction complexe avec les gouvernements, pour prendre en compte les intérêts de l’Etat de façons différentes. Selon moi, dans cette affaire, avec trop d’égards pour l’intérêt présumé de l’état.

EM: Quel est votre avis sur les récentes révélations de WikiLeaks d’espionnage US du Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki-Moon et de la Chancelière allemande Angela Merkel, pendant une réunion privée sur la stratégie face au changement climatique à Berlin, ainsi que du Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés?

MA: Elles révèlent des pratiques totalement inacceptables. Elles justifient également le travail de WikiLeaks.

Source: http://www.cercledesvolontaires.fr/2016/03/17/mads-andenaes-du-groupe-de-travail-de-lonu-sur-la-detention-arbitraire-explique-le-cas-assange/ et http://www.pravdareport.com/world/europe/15-03-2016/133811-assange_lawyer-0/

Traduit par Lawrence Desforges

Un câble diplomatique dévoilé par WikiLeaks révèle la volonté du Royaume Saoudien de renverser Bachar al-Assad

Par Brad Hoff, le 25 février 2016

[Présentation du traducteur: Le texte ci-dessous est la traduction partielle d’un câble diplomatique saoudien, faisant partie du lot des « Saudi Cables » rendus publics par WikiLeaks à l’été 2015. Il est daté de 2012 et évoque ce qui est perçu comme la nécessité absolue, pour le régime saoudien, de parvenir au renversement du régime en place à Damas, par crainte des rétributions du régime « brutal et violent » de Bachar al-Assad, cherchant à « se venger des pays qui se sont dressés contre lui » – c’est en soi un aveu de culpabilité dans le déclenchement du conflit et de sa perpétuation… Si l’Occident – dont la France – souhaite véritablement vaincre Daesh et trouver une solution équitable aux troubles qui ravagent la Syrie, il s’agirait de demander des comptes à Riyad, ainsi qu’aux pays du Golfe qui sont évoqués dans ce câble…! Comme l’analyse Brad Hoff dans l’article de Levant Report, ce que l’Arabie Saoudite craignait le plus dans cette guerre, c’étaient « une intervention militaire russe et des représailles syriennes »]

Renverser le régime syrien par « tous les moyens mis à disposition »

[…] intérêt partagé, et pense que la position russe actuelle ne représente qu’un mouvement pour faire pression sur lui [Assad] et que la force de sa propre position ne tiendra pas, étant donnés les liens russes aux intérêts avec des pays occidentaux et les pays du Golfe.
S’il plaît à votre Majesté, j’appuie l’idée d’entrer dans un dialogue profond avec la Russie par rapport à sa position vis-à-vis de la Syrie*, la Seconde Conférence Stratégique se tenant à Moscou, pour oeuvrer à orienter la discussion sur le sujet de la Syrie, et d’exercer toute pression qui s’avère possible pour la détourner de sa position actuelle. Je vois également une opportunité pour inviter le chef du Comité des Relations Internationales de la Douma à visiter le Royaume. Comme il vaut mieux rester en communication avec la Russie et d’ordonner aux médias de ne pas s’opposer aux personnalités russes et de s’abstenir de les insulter, afin qu’aucun tort ne puisse advenir aux intérêts du Royaume, il est possible que le nouveau président russe change la politique russe envers les pays arabes dans un meilleur sens. Toutefois, notre position actuellement en pratique, qui est de critiquer la politique russe envers la Syrie et ses positions qui sont contraires à nos principes déclarés, demeure. Il est aussi avantageux d’augmenter la pression sur les Russes en encourageant l’Organisation des Etats Islamiques à exercer une forme de pression en brandissant fortement l’opinion publique islamique, puisque la Russie craint la dimension islamique davantage que la dimension arabe.
En ce qui concerne la crise syrienne, le Royaume est ferme dans sa position et il n’y a plus aucun espace pour reculer. Le fait doit être souligné que, dans le cas où le régime syrien était capable de traverser sa crise présente sous quelque forme que ce soit, son premier objectif sera de se venger des pays qui se sont dressés contre lui, avec le Royaume et certains pays du Golfe arrivant en haut de cette liste. Si nous considérons la brutalité et la violence de ce régime et son absence d’hésitation à avoir recours à tous les moyens pour parvenir à ses fins, alors la situation aura atteint un haut niveau de péril pour le Royaume, qui doit chercher par tous les moyens et biais possibles à renverser le régime actuel en Syrie.
Pour ce qui est de la position internationale, il est claire qu’il y a un manque de « désir » et pas un manque de « capacité » de la part des pays occidentaux, en premier lieu des Etats-Unis, à prendre des mesures fermes… […]

*[dans le texte arabe: Russie, mais il s’agit d’une coquille]

Traduit de l’anglais par Lawrence Desforges

Source: http://levantreport.com/2016/02/25/newly-translated-wikileaks-saudi-cable-overthrow-the-syrian-regime-but-play-nice-with-russia/

 

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