L’Australie cesse des dons de plusieurs millions de dollars à des organismes de charité de la famille Clinton

News.com.au, Rohan Smith, 25/11/2016

220px-Secretary_Clinton_8x10_2400_1L’AUSTRALIE a finalement cessé de verser des millions de dollars sur des comptes liés aux œuvres de charité d’Hillary Clinton.

Ce qui pose la question: pourquoi, premièrement, leur avons-nous fait des dons?

Le gouvernement fédéral a confirmé à news.com.au qu’il n’a renouvelé aucun de ses partenariats avec la Fondation Clinton en proie aux scandales, mettant effectivement fin à 10 années de contributions financées par les contribuables [australiens] pour une valeur de plus de 88 millions de dollars.

La Fondation Clinton a un passé difficile. Elle a été décrite comme une « caisse occulte« , elle est toujours au centre d’une enquête du FBI, et il a été révélé qu’elle a dépensé plus de 50 millions de dollars pour des voyages.

Malgré cela, le site officiel de l’organisme de charité présente des contributions de l’AUSAID et du Commonwealth d’Australie, chacune représentant entre 10 et 25 millions de dollars.

News.com.au a contacté le ministère des Affaires étrangères et du Commerce pour obtenir des commentaires sur le montant des dons et la raison pour laquelle la Fondation Clinton a été choisie comme bénéficiaire.

Un porte-parole du DFAT [Ministère des affaires étrangères et du commerce] a déclaré que tout le financement est utilisé « uniquement pour des projets de développement approuvés » et les organismes de charité Clinton ont « fait leurs preuves » dans l’aide aux pays en développement.

En sortant du navire, l’Australie montre une tendance post-élections américaines qui s’éloigne de l’ancienne secrétaire d’État et des levées de fonds de la candidate présidentielle.

Source: http://www.news.com.au/finance/economy/australian-economy/australia-ceases-multimilliondollar-donations-to-controversial-clinton-family-charities/news-story/219577919ed8dfbd79cf808321234eba

Des députés et d’anciens chefs militaires appellent à une enquête sur les décisions qui ont conduit l’Australie à rejoindre l’invasion américaine en Irak

ABC News, David Lipson, le 25/08/2016

Des députés et d’anciens chefs militaires demandent à élargir les pouvoirs de guerre au-delà du Permier ministre et du cabinet [australien]

helicopteres_irak_wikiUn groupe de députés fédéraux et d’anciens chefs militaires lance des appels pour mener une enquête sur les décisions qui ont conduit l’Australie à rejoindre l’invasion américaine de l’Irak en 2003, avec certains demandant à modifier les pouvoirs de guerre investis dans le Premier ministre et le Cabinet [australien].

À l’heure actuelle, le Premier ministre et le Cabinet [australien] peuvent décider d’envoyer ou non des soldats australiens à la guerre, mais certains veulent élargir ces pouvoirs à un vote parlementaire.

Juste un mois après que la Grande-Bretagne a publié le rapport Chilcot sur la guerre en Irak, il y a également des appels en Australie pour tenir une enquête similaire.

L’enquête britannique qui a duré 7 ans a montré que le Royaume-Uni a rejoint l’action militaire menée par les Etats-Unis, avant que des alternatives pacifiques à la guerre aient été épuisées.

Le député travailliste Mike Kelly, un ancien vétéran distingué de l’armée, dit que maintenant c’est le bon moment pour revoir le rôle de l’Australie dans le conflit.

Lire la suite: http://www.abc.net.au/news/2016-08-25/mps-call-for-iraq-war-inquiry/7786424

L’agence du renseignement de la défense en Australie a mené des programmes secrets pour aider la NSA

Close up of cables on computer server

The Guardian, Paul Farrell, 13 octobre 2014

Il est difficile, à partir des documents divulgués par Edward Snowden, de dire si les programmes pour pirater des réseaux informatiques continuent à l’ASD [Australian Signals Directorate].

L’agence du renseignement de la défense en Australie a mené des programmes secrets pour aider la National Security Agency aux États-Unis à pirater et exploiter des réseaux informatiques, selon des documents publiés par The Intercept.

Les documents, qui ont été divulgués par le lanceur d’alerte de la NSA, Edward Snowden, révèlent de nouveaux détails sur quelques-uns des secrets les mieux gardés de la NSA. Les documents décrivent une classe de « renseignements extrêmement cloisonnés » (ECI) qui classe de manière stricte des informations sur certains programmes de la NSA.

L’information est tellement secrète que certaines parties de ces opérations sont seulement divulguées avec l’approbation du directeur de la NSA. Les pays partenaires du « Five Eyes » avec les Etats-Unis, qui comprennent l’Australie, le Canada, la Grande-Bretagne et la Nouvelle-Zélande, ont accès à certaines de ces informations, bien que la divulgation soit gérée « au cas par cas ».

Lire l’intégralité de l’article: http://www.theguardian.com/world/2014/oct/13/australias-defence-intelligence-agency-conducted-secret-programs-to-help-nsa

Les services de renseignement australiens vont se voir accordés de nouveaux pouvoirs

Le gouvernement [australien] veut créer une nouvelle infraction lorsque des agents du renseignement prennent des documents sans autorisation

Paul Farrell, The Guardian, 15 juillet 2014

Le gouvernement fédéral va chercher à introduire une législation donnant aux services de renseignement australiens de nouveaux pouvoirs et permettront de créer une nouvelle infraction lorsque des agents du renseignement prennent des documents sans autorisation appropriée.

Le procureur général, George Brandis, a déclaré mardi, lors d’une réunion de la Coalition des partis, que la première partie de la législation du renseignement gouvernemental serait présentée cette semaine. Il a déclaré que l’ensemble des mesures porteraient principalement sur les recommandations du chapitre quatre de la commission parlementaire mixte sur l’intelligence et l’enquête de sécurité.

Les mesures chercheront également à introduire une nouvelle infraction lorsque le gouvernement est au courant que des documents des services de renseignement ont été pris, mais qu’il y a des difficultés à prouver s’ils ont été divulgués à un tiers. Le [journal] Guardian Australia a constaté que le projet de loi sera présenté mercredi.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.theguardian.com/world/2014/jul/15/australian-intelligence-agencies-to-be-given-new-powers

Les frappes de drones basées sur le travail à Pine Gap pourraient voir les Australiens mis sous accusation, déclare Malcolm Fraser

Mark Corcoran, www.abc.net.au, 28 avril 2014

Drone américainLe personnel militaire et de renseignement australien impliqué dans les opérations controversées des drones de ciblage américains pourrait être attaqué pour crimes contre l’humanité, selon l’ancien Premier ministre Malcolm Fraser.

M. Fraser a dit que les Australiens travaillant à l’Installation Commune de Défense de Pine Gap, gérée par les Etats-Unis – et qui aurait joué un rôle clé dans la localisation des cibles de drones – n’ont pas la même protection juridique que leurs homologues américains.

« Le plus grand danger, c’est l’usage qui est désormais fait de Pine Gap », a déclaré M. Fraser à RN Breakfast.

« Au début, Pine Gap était de la collecte d’informations – c’était, si vous voulez, de l’écoute. »

« Maintenant, c’est le ciblage des systèmes d’armes. C’est aussi très impliqué dans le ciblage des drones. »

Lire la suite: http://www.abc.net.au/news/2014-04-28/australians-could-be-charged-over-us-drone-strikes-fraser/5416224

ISEA2013: Discours spécial de Julian Assange, le jeudi 13 juin, à l’Université de Sydney

Julian Assange, ISEA2013

Julian Assange présentera un Discours Spécial lors du 19ème Symposium International sur l’Art Electronique (ISEA2013), présenté par le Réseau Australien de l’Art et de la Technologie (ANAT, Australian Network for Art and Technology), à l’Université de Sydney, le jeudi 13 juin, à 17h30.

Le fondateur de WikiLeaks s’adressera aux délégués de la conférence et à un petit auditoire public via vidéo-conférence en direct depuis l’ambassade d’Equateur à Londres.

Julian Assange a une perspective unique sur l’insignifiance, ou non, de résister à l’incursion du numérique dans tous les aspects de notre vie.

Dans des systèmes sous pressions constantes et multiples, il y aura toujours des fuites. WikiLeaks existe de ce fait, en embrassant le numérique, en exploitant l’ubiquité de l’information numérisée: la Résistance est Fertile.

Les artistes enquêtent de manière créative sur les possiblités et repoussent les limites des nouvelles technologies, nous aidant à expérimenter avec imagination et à réfléchir de manière critique sur leurs implications dans la vie au 21ème siècle.

Le programme ISEA2013 explore les façons dont l’art et les nouvelles technologies sont utilisés au service du pouvoir, de la protestation et de la résistance.

Inscrivez-vous à ISEA2013

Source: http://www.isea2013.org/events/julian-assange-special-keynote/

Voir sur Twitter: ISEA2013 sur Twitter

Bob Carr: L’homme de Washington en Australie

Bob Carr, l'homme de Washington en AustraliePhoto: Ami de longue date des États-Unis. Le Ministre des Affaires Etrangères Bob Carr.

Philip Dorling, 8 Avril 2013

Bob Carr n’a peut-être été Ministre des Affaires étrangères que pendant 12 mois, mais il y a près de 40 ans, il commença à parler aux diplomates américains des politiques internes du Labor [parti travailliste].

Des  rapports appartenant à l’ambassade et au consulat américains, préalablement classés  secrets, et incorporés dans une nouvelle base de données dévoilée par WikiLeaks lundi dernier, révèlent que M. Carr était une source pour les diplomates américains à la recherche d’information sur le gouvernement Whitlam et le mouvement Labor en général dans le milieu des années 1970.

A l’époque, il était une étoile montante dans le NSW [New South Wales] Labor, et M. Carr ne tarda pas à se joindre à la critique envers le Premier Ministre Gough Whitlam, ceci au moment où le Gouvernement fédéral du Labor rencontrait de plus en plus de difficultés politiques et économiques suite a l’élection fédérale de mai 1974.

En Août 1974, l’ambassade américaine à Canberra documentait longuement ce qui est décrit comme «un sentiment généralisé de tristesse et d’anxiété, au moment où le gouvernement Whitlam “lutte de façon désordonnée pour endiguer l’inflation croissante».

En compagnie du président du NSW Labor, John Ducker, M. Carr a confié candidement au consul général des États-Unis à Sydney que «la politique économique n’a jamais été la spécialité de Whitlam » et a critiqué la «tendance »  du  Premier Ministre  « à déléguer pratiquement tout ».

Ancien président de l’Australian Young Labor [parti des Jeunes du Labor Australien] et responsable de l’éducation  dans le NSW Labor Council [Conseil de Ville du Labor], M. Carr a plus tard « exprimé sa profonde préoccupation au consul général américain au sujet de l’impact des conflits au sein du Labor sur les perspectives du gouvernement Labor ».

Interrogé sur ses contacts avec des diplomates américains pendant les années 1970, le sénateur Carr a déclaré lundi: «J’avais une vingtaine d’années, j’aurais pu dire n’importe quoi.»

Ces câbles, un temps confidentiels, suggèrent également que les diplomates américains ont eu recours  à M. Carr en tant que source pour connaître les antécédents des personnalités politiques  du Labor: par exemple, M. Carr a expliqué qu’un porte-parole, lors d’une manifestation pro-palestinienne en 1975 – le parlementaire Labor de gauche George Petersen – était «le NSW équivalent de Bill Hartley à Victoria ».

Le sénateur Carr a longtemps été un fervent partisan de l’alliance de l’Australie avec les Etats-Unis et a un intérêt marqué pour la politique et l’histoire des États-Unis.

Lors de ses premières conversations avec des responsables américains, il semble avoir suivi l’exemple de son mentor M. Ducker, de la faction de droite du NSW Labor et qui lui avait avisé les Etats-Unis des problèmes de relations industrielles et de politiques internes du parti Labor, en dénonçant  les critiques de l’alliance avec les États-Unis, les trouvant engagés dans «une expression idiote et émotionelle manquant de substance et caractéristique de la frange de gauche du ALP [Australian Labor Party].

Les câbles de l’ambassade des États-Unis, transmis à WikiLeaks en 2010, ont exposé un autre membre important de la faction de droite du NSW Labor, l’ancien sénateur Mark Arbib, qui était un plus récent « protégé » de l’ambassade américaine en tant que source, fournissant des informations privilégiées et des commentaires sur les politiques du Labor.

Environ 11.000 câbles de l’ambassade américaine à Canberra et des consulats de Sydney et Melbourne entre 1973 et 1976 font partie d’un trésor immense de plus de 1,7 millions de documents électroniques qui furent transférés à l’US National Archives and Records Administration [Administration des Archives et Dossiers Nationaux des Etats-Unis] en 2006.

Toutefois, les documents ont été largement négligés par les historiens, en raison de l’absence d’un moteur de recherche efficace.

WikiLeaks a incorporé une copie de l’ensemble des archives électroniques dans une base de données facilement consultable qui comprend également les plus de 250.000 câbles diplomatiques américains divulgués par le soldat de l’Armée Américaine Bradley Manning.

Avec plus de deux millions de documents et plus d’un milliard de mots, la Public Library of US Diplomacy [Bibliothèque Publique de la Diplomacie Américaine] de WikiLeaks est la plus grande archive électronique consultable mise à la disposition des historiens, des journalistes et des autres chercheurs.

Traduit sur le forum WikiLeaks par mayya: http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,18603.0.html

Source: http://www.theage.com.au/opinion/political-news/bob-carr-washingtons-man-in-australia-20130408-2hgut.html

Le Parti de l’égalité socialiste en Australie adopte une résolution pour défendre Julian Assange

Julian Assange

Premier Congrès national du PES (Australie)

Résolution 6 : Il faut défendre Julian Assange

Parti de l’égalité socialiste (Australie)
10 décembre 2012

Voici la sixième de sept résolutions adoptées à l’unanimité lors du premier congrès national du Parti de l’égalité socialiste (Australie) qui s’est tenu du 6 au 9 avril 2012 à Sydney.

1. Le présent congrès dénonce l’implication intime du gouvernement travailliste dans le complot ourdi par le gouvernement Obama pour jeter le fondateur de Wikileaks Julian Assange en prison. En refusant de défendre les droits juridiques fondamentaux d’un ressortissant de nationalité australienne, le gouvernement Gillard a joué un rôle crucial dans cette opération contre lui.

2. La persécution d’Assange et de WikiLeaks fait partie d’un assaut d’envergure mondiale contre les droits politiques et démocratiques fondamentaux, et dont le but est d’intimider et faire taire l’opposition populaire croissante au programme de militarisme et d’austérité imposé aux travailleurs partout dans le monde.

3. Des courriels internes de l’agence de renseignement privée américaine Stratfor révèlent que le gouvernement Obama a préparé, depuis décembre 2010, une mise en examen secrète contre Assange par un jury d’accusation. Détenu en Grande-Bretagne depuis plus d’un an, il est confronté à une extradition vers la Suède pour des accusations d’agressions sexuelles sans fondement. Ce coup monté est conçu pour ouvrir la voie à l’extradition d’Assange vers les États-Unis, où il serait jugé en vertu de l’Espionage Act, loi réactionnaire de 1917 sur l’espionnage.

4. Le traitement qui attend le fondateur de WikiLeaks est déjà imposé au soldat Manning Bradley, présumée source de WikiLeaks. Manning croupit dans les prisons militaires américaines depuis près de deux ans, où il est soumis à l’isolement, à la nudité forcée, à la privation de sommeil et autres formes de torture. Le but de ce traitement est de le forcer à négocier un plaidoyer de culpabilité qui servira de base à l’accusation du gouvernement américain contre Assange.

5. Washington fait campagne pour vilipender Assange et détruire WikiLeaks parce que ce site a mis en lumière des milliers de documents détaillant les meurtres par les États-Unis de civils et leur complicité dans la torture en Afghanistan et en Irak, ainsi dans de nombreux autres crimes auparavant cachés à la population mondiale. Parmi les câbles diplomatiques rendus publics, il y a ceux qui révèlent l’implication étroite de l’ambassade des États-Unis avec les éminences grises du Parti travailliste australien qui ont chassé Kevin Rudd du poste de premier ministre au milieu de l’année 2010 pour y installer Julia Gillard.

6. Gillard a soutenu la persécution d’Assange dès la première heure. En décembre 2010, au moment où le jury d’accusation était secrètement convoqué, elle a déclaré publiquement, sans la moindre preuve ou justification légale, que la publication de câbles diplomatiques des États-Unis par WikiLeaks était « illégale. » Son gouvernement a fait tout son possible pour aider l’opération américaine, autorisant même une enquête de la Police fédérale et des services de renseignement australiens pour dénicher tout ce qu’ils pouvaient trouver afin d’essayer de compromettre Assange.

7. En jetant Assange aux loups, le Parti travailliste cherche à couvrir les crimes de Washington et le rôle joué par les gouvernements australiens dans ces crimes, ainsi qu’à dissimuler l’ensemble des machinations de l’impérialisme américain et ses implications pour la classe ouvrière. Le gouvernement Gillard joue un rôle non moins pernicieux que le gouvernement Howard lorsque celui-ci avait soutenu la détention par le gouvernement Bush de deux citoyens australiens, David Hicks et Mamdouh Habib, aux côtés de plus de 650 autres prisonniers à Guantanamo Bay, à Cuba, au mépris des Conventions de Genève et du droit international.

8. Les opérations contre ces trois hommes s’inscrivent dans la frauduleuse « guerre contre le terrorisme » toujours en cours. Débutant avec les invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, cette « guerre » a servi de prétexte pour mener des agressions militaires à l’étranger et imposer une avalanche de mesures d’État policier sur le plan intérieur. Tout comme l’administration Obama qui a intensifié l’assaut de grande envergure contre les droits démocratiques précédemment lancé sous le gouvernement Bush, le gouvernement travailliste a intensifié et institutionnalisé les mesures autoritaires « anti-terroristes » initiées par son prédécesseur.

9. L’assaut des deux partis contre les droits démocratiques a été approuvé par tout l’establishment politique, y compris les Verts. Soutenu en effet par les Verts, le gouvernement travailliste minoritaire a conservé et renforcé toutes les mesures draconiennes adoptées depuis 2000 – détentions sans procès, interrogatoires secrets, législation sur le recours à l’armée, interventions militaires sans précédent dans les communautés aborigènes dans le Territoire du Nord, et lois anti-réfugiés toujours plus sévères.

10. Ce bilan démontre qu’il n’y a pas le moindre engagement significatif au sein des cercles dirigeants australiens en faveur des droits démocratiques fondamentaux et juridiques. Suscitant à peine un murmure dans les médias, le Parti travailliste a bloqué à plusieurs reprises toute action en justice contestant la participation de Canberra aux opérations de torture, de restitutions et de détentions à Guantánamo Bay menées par les États-Unis, ainsi que contre les déportations arbitraires et les interdictions en masse menées par l’Australian Security Intelligence Organization – ASIO (services de renseignement australiens) contre les réfugiés et les saisies de passeport de citoyens australiens.

11. L’aggravation de la crise du système capitaliste est à l’origine de ces mesures. Il devient de plus en plus impossible pour les élites dirigeantes d’imposer, par des moyens démocratiques, le militarisme, les inégalités flagrantes et les attaques actuelles contre les conditions sociales et de travail.

12. Le présent Congrès salue la position courageuse prise par Assange et WikiLeaks et luttera pour les défendre. Assange et WikiLeaks ont aidé à dévoiler, aux yeux de millions de personnes dans le monde, les agissements et la nature véritables des gouvernements des États-Unis et d’autres pays dans le monde, y compris celui de Canberra.

13. Le présent Congrès exige la libération immédiate d’Assange et de Manning. Nous insistons sur le fait que la défense de leurs droits démocratiques est inséparable de la lutte pour mobiliser la classe ouvrière contre le gouvernement travailliste, complice direct de la conspiration de Washington contre eux. Les droits démocratiques ne peuvent être défendus derrière la façade décrépie du parlement, mais uniquement par la lutte pour un gouvernement ouvrier, engagé à réorganiser la société sur la base de la satisfaction des besoins de l’humanité et non pas du profit privé, et engagé à mettre en place une véritable démocratie dans tous les aspects de la vie économique, politique et sociale.

Source: https://www.wsws.org/fr/articles/2012/dec2012/ciqi-d10.shtml

Julian Assange veut créer un parti WikiLeaks en Australie et se présenter aux élections

 Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks mondialement recherché, prévoit de créer un « Parti WikiLeaks » et de se présenter aux élections du Sénat en Australie en 2013, selon le site web d’informations The Age dans le pays :

Assange a dit que les projets d’inscrire un parti australien WikiLeaks sont « significativement avancés ». Il a indiqué qu’il pourrait être candidat au Sénat, et il a ajouté qu’ « un nombre de personnes très respectables admirées du peuple » ont indiqué leur disponibilité pour se présenter à l’élection sous l’étiquette du parti.

Assange, élection en Australie

Assange a pu s’inscrire comme un électeur qui vote en outre-mer, alors qu’il est toujours en exil dans l’ambassade d’Equateur à Londres, et son père prend en charge la formation d’un parti WikiLeaks et la soumission des documents officiels.

Pour déclarer avec succès le parti, il faudrait obtenir une liste d’au moins 500 personnes qui se disent être des supporters, ce qu’Assange espère réunir à partir de l’importante communauté WikiLeaks en ligne, à savoir 1.7 million de followers sur Twitter et 2.1 millions de fans sur Facebook (bien que tous, assurément, ne soient pas australiens).

Et pour le programme du parti?

Il a dit qu’un parti WikiLeaks ferait avancer les objectifs pour promouvoir l’ouverture et la transparence du gouvernement et de la politique, et qu’il combattrait les intrusions croissantes sur la vie privée.

Un sondage en Australie montre qu’Assange pourrait, de façon concevable, avoir une chance de gagner dans l’Etat du New South Wales ou dans celui du Victoria.

Assange ne serait ainsi pas la première personne à se présenter à un poste officiel, tout en étant derrière les barreaux. Eugene Debs, par exemple, leader de syndicat américain, a obtenu 3,4 pourcent des voix à l’élection présidentielle de 1920, alors qu’il était en prison sur des accusations de désobéissance civile, à Atlanta.

 Source: http://www.washingtonpost.com/blogs/worldviews/wp/2012/12/12/assange-wikileaks-party-australia/

Révélation : Canberra a partagé des renseignements sur Assange avec Washington pendant deux ans

Julian Assange / Photo AP

Par Philip Dorling, le 18 octobre 2012

L’éditeur de WikiLeaks a aussi fait l’objet de rapports de renseignements australiens depuis Washington peu de temps avant qu’il ne cherche l’asile politique à l’Ambassade londonienne de l’Equateur.

Dans une décision hier tenant à la liberté de l’information, les Affaires Etrangères ont confirmé à Fairfax Media l’existence d’un rapport de renseignement concernant WikiLeaks et M. Assange, câblé à Canberra depuis l’Ambassade australienne à Washington, le 1er juin.

M. Assange, qui était en échec dans son combat juridique pour éviter l’extradition du Royaume-Uni vers la Suède pour y répondre à un interrogatoire portant sur des accusations d’agression sexuelle, chercha l’asile politique à l’Ambassade équatorienne de Londres 18 jours plus tard.

Le ministère a également confirmé que les échanges de renseignements entre l’Australie et les USA autour de WikiLeaks remontent à plus de deux ans, en révélant l’existence de deux rapports de renseignement envoyés depuis Washington vers Canberra les 4 et 25 août 2010, dans les suites immédiates de la publication par le site de lanceurs d’alerte de rapports militaires US secrets sur la guerre en Afghanistan.

Les câbles diplomatiques secrets, à Washington, n’ont pas été publiés parce qu’ils sont des « documents d’agence de renseignements », et par conséquent exempts de divulgation sous les lois de liberté de l’information.

Toutes les agences de renseignements australiennes sont représentées à l’Ambassade de Washington et sont en liaison étroite avec leurs homologues US.

Un câble diplomatique australien récemment publiédémontre que l’Ambassade de Washington a bel et bien reçu des informations confidentielles concernant l’implication du FBI dans des enquêtes ciblant WikiLeaks aussi tôt que le 29 ou le 30 juillet 2010

Toutefois les détails de cet échange oint été édités par le Ministère des Affaires Etrangères pour la raison que la divulgation « d’évaluations ou de commentaires de la part d’officiels étrangers » nuirait aux relations internationales de l’Australie.

D’autres câbles diplomatiques australiens publiés précédemment à Fairfax Media révèlent qu’en décembre 2010 l’Ambassade confirmait que le Ministère de la Justice US menait une « enquête active et vigoureuse pour voir si Julian Assange pouvait être accusé selon la loi US, très probablement l’Espionage Act de 1917. »

Des officiels US ont dit à l’Ambassade que « l’affaire WikiLeaks est sans précédent, à la fois dans son étendue et dans sa nature. »

Dans un autre document publié par les Affaires Etrangères (australiennes, ndt), l’ancien ministre des Affaires Etrangères Kevin Rudd écrivait le 15 novembre 2011, qu’il cherchait l’opinion de l’ancien ministre de la Justice Robert McClelland sur des rapports selon lesquels « la meilleure voie vers une accusation réussie serait de démontrer que M. Assange avait agi comme co-conjuré – sollicitant, encourageant ou assistant Bradley Manning (le soldat US qui a divulgué les « War Logs », ndt), pour obtenir et ensuite fournir les documents. »

Le ministre des Affaires Etrangères (actuel, ndt) Bob Carr a systématiquement nié toute connaissance d’une quelconque intention de Washington de porter une accusation à l’encontre de M. Assange, affirmant en juin : « Je n’ai reçu aucun indice qu’ils aient le projet de l’extrader vers les USA… Je m’attendrais plutôt à ce que les USA ne veuillent pas y toucher. »

La dernière divulgation d’information faite à Fairfax Media montre que des diplomates australiens ont continué à assister et commenter en détail les procédures d’avant-procès auxquelles est soumis Bradley Manning qui est confronté à 22 charges différentes en relation à la divulgation présumée à WikiLeaks d’informations confidentielles et, de par ces divulgations, d’avoir « aidé l’ennemi », une accusation pouvant déboucher sur une peine de réclusion à perpétuité.

Le 20 juin, l’Ambassade de Washington a rapporté l’échec de l’équipe de défense de Manning à obtenir l’accès aux minutes du grand jury fédéral US présumé engagé dans l’enquête du ministère de la Justice pour espionnage et délits associés en relation avec l’obtention par WikiLeaks de documents classés confidentiels.

Cependant des informations connexes « sensibles » du rapport de l’Ambassade ont été éditées, une fois de plus sous prétexte que leur divulgation publique nuirait aux relations de l’Australie avec les USA.

Le président de l’Equateur Rafael Correa a accordé l’asile politique à M. Assange le 16 août, affirmant que si M. Assange était extradé en Suède il courrait le risque d’une extradition supplémentaire aux USA pour y répondre d’accusations d’espionnage ou de conspiration.

Des discussions entre le ministre britannique des Affaires Etrangères William Haig et son homologue équatorien Ricardo Patino, à New York le 27 septembre, n’ont pas permis de briser l’impasse diplomatique et juridique autour du statut de M. Assange.

Le gouvernement britannique dit qu’il est légalement tenu d’extrader Assange vers la Suède, et qu’il ne lui permettra pas de quitter l’Ambassade équatorienne pour voyager vers ce pays latino-américain.

Lien vers l’article original : http://www.theage.com.au/opinion/political-news/revealed-canberra-sh

traduit depuis le web par willsummer