Les 3 murs pour comprendre les problèmes de liberté d’expression dans nos sociétés

three walls

Le 1er mur, c’est celui de la liberté de penser [Free Thinking]; c’est ce mur intellectuel qui est le 1er barrage vers nos libertés, c’est notre éducation et notre culture qui parfois sont un frein à notre liberté de penser. La culture peut engendrer des réflexes de pensée, des automatismes dans notre manière de percevoir le monde.

Le 2ème mur, c’est celui de la liberté d’expression [Free Speech], notamment quand on vit dans un pays où les médias sont contrôlés par l’Etat et où la conscience d’un pays entier est réduite à ce qui peut être dit dans les relais officiels de la presse, occultant ainsi les opinions réelles de la population dans toute leur diversité.

Le 3ème mur, c’est le mur de la technologie et de l’accès libre [Free Access] aux technologies qui permettent le développement de nos sociétés. Ainsi en est-il des technologies de cryptage qui permettent de protéger l’anonymat et la vie privée des citoyens, ainsi en est-il d’Internet qui est une technologie qui favorise la liberté d’expression et la liberté de penser, etc.

Ce schéma est intéressant, car dans n’importe quel régime autoritaire, on retrouvera une atteinte à l’une ou à plusieurs de ces libertés. En Chine, par exemple, la censure s’applique à travers le contrôle d’Internet et des médias. Tout comme en Arabie Saoudite, où on a affaire à « l’un des environnements médiatiques les plus censurés au monde », selon Freedom House. Mais en Occident, où les pays sont réputés pour leur démocratie, on voit que l’atteinte à la vie privée à travers des technologies de surveillance est en fait une atteinte aux libertés fondamentales, et que ces technologies de surveillance ont un impact sur nos libertés de penser et sur notre liberté d’expression, dans la mesure où ces technologies de surveillance sont intrusives dans nos vies privées, qu’elles conduisent à un espionnage de masse et peuvent favoriser une persécution contre des individus ou des groupes humains (militants politiques, groupes religieux ou autres).

Il y a donc peu de pays, peut-être d’ailleurs aucun, où la liberté d’expression serait totale et où ces 3 murs auraient été intégralement dépassés pour arriver à des démocraties où nous avons à la fois la liberté de penser, la liberté d’expression et la liberté d’accès aux technologies.

Source de l’image: https://www.flickr.com/photos/isaacmao/139714481

Publicités

Exclusif: le gouvernement britannique exhorté à révéler son rôle dans l’accession de l’Arabie Saoudite au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies

arabie_saoudite_cameronPhoto: Le premier ministre David Cameron rencontre le ministre saoudien des affaires étrangères le Prince Saud al-Faisal au 10 Downing Street

Independent.co.uk, Adam Withnall, Charlie Cooper, 3 janvier 2016

Les leaders [du parti] Libéral Démocrate et du Green Party demandent à David Cameron de révéler si le gouvernement britannique a soutenu l’offre de l’Arabie Saoudite

David Cameron a été invité à « clarifier » le rôle que le gouvernement britannique a joué dans le vote en faveur de l’Arabie Saoudite au Conseil des droits de l’homme de l’ONU dans une entente secrète présumée.

Le gouvernement saoudien a exécuté 47 personnes, samedi, provoquant l’indignation à travers le Moyen-Orient et en suscitant un regain d’inquiétudes sur son bilan des droits de l’homme.

En réponse, les leaders [du parti] Libéral Démocrate et du Green Party ont exigé une enquête publique afin de déterminer si la Grande-Bretagne a été impliquée dans une entente secrète en échange du vote en 2013 pour assurer aux deux pays une place sur un panel influent de l’ONU.

Des câbles diplomatiques publiés par Wikileaks l’an dernier tendent à montrer que le Royaume-Uni a entamé des négociations secrètes, en demandant à l’Arabie Saoudite son soutien avant un scrutin.

Les échanges n’ont jamais été commentés par les responsables britanniques. La Grande-Bretagne et l’Arabie saoudite ont tous deux plus tard été nommés parmi les 47 Etats membres du CDH de l’ONU à la suite du scrutin secret.

Après l’exécution de dizaines de personnes, y compris celle de l’éminent chef religieux chiite le cheikh Nimr al-Nimr, M. Cameron a été accusé par des militants des droits de l’homme de « fermer les yeux » sur les abus saoudiens.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.independent.co.uk/news/uk/politics/uk-government-urged-to-reveal-its-role-in-getting-saudi-arabia-a-key-un-human-rights-role-a6794801.html

Royaume-Uni: La nouvelle ministre de l’emploi de David Cameron favorable au rétablissement de la peine de mort

Huffington Post, 11/05/2015, par Ned Simons

La nouvellement nommée ministre de l’emploi de David Cameron, Priti Patel, est en faveur de la peine de mort.

Patel, députée de Witham qui était ministre du Trésor dans le dernier gouvernement de Cameron, remplace Esther McVey, qui a perdu son siège lors de l’élection de la semaine dernière. Patel participera au Cabinet, mais tiendra le rang de ministre d’Etat.

Elle a déjà exprimé son soutien à la peine de mort. Elle a dit à BBC Question Time en 2011: «Je serais en faveur de la réintroduction de la peine capitale pour servir de dissuasion.

«Je pense que nous ne disposons pas suffisamment de dissuasion dans ce pays pour les criminels, et n’oublions pas, les meurtres et les violeurs et les criminels de cette nature ont choisi de commettre les crimes qu’ils commettent. »

Interrogée par le Mail on Sunday en 2006, pour savoir si elle favorisait la pendaison ou la chaise électrique dans les exécutions, Patel a déclaré: «Je n’ai pas réfléchi à tous les détails. »

Priti Patel, interrogée au sujet de la peine de mort en septembre 2011.

Lire la suite: http://www.huffingtonpost.co.uk/2015/05/11/priti-patel-wants-to-bring-back-the-death-penalty_n_7255322.html

Les groupes de défense des droits au Royaume-Uni rejettent l’enquête officielle sur les transferts de prisonniers post-11 septembre

Vue de Guantanamo

L’enquête menée par le gouvernement sur une supposée implication britannique dans la restitution et la torture sera un simulacre, disent les groupes de défense des droits

Mark Townsend, 8 novembre 2014

Les principaux groupes de défense des droits du Royaume-Uni sont sur le point de boycotter l’enquête officielle sur la participation du Royaume-Uni dans la torture et la restitution [des prisonniers] dans les années après le 11 septembre, portant gravement atteinte à l’enquête controversée.

Neuf organisations ont annoncé qu’elles ne veulent rien à voir avec l’enquête parlementaire du comité du renseignement et de la sécurité (ISC) [Intelligence and Security Committee] dans le rôle présumé du Royaume-Uni dans le mauvais traitement des détenus.

Une lettre rédigée avec conviction à l’équipe du comité d’enquête sur les allégations des détenus affirme que, malgré une hausse des préoccupations avec le gouvernement il y a plus de six mois pour savoir si sa décision d’autoriser l’ISC [Intelligence and Security Committee] à mener l’enquête était « légale ou appropriée », leurs préoccupations face à une dissimulation des institutions sont restées sans réponse.

Lire la suite: http://www.theguardian.com/world/2014/nov/08/british-torture-inquiry-boycotted-rights-groups?CMP=twt_gu

Mettre fin à toutes les guerres: une idée dont le temps est venu – pour nos enfants et toutes les générations futures

Worldbeyondwar.org

Par David Swanson et David Hartsough, avec la participation de George Lakey, Jan Passion, Mike Ferner, Colleen Kelly, Ruth Benn, Leah Bolger, Nathan Schneider, Hakim, Paul Chappell, Colin Archer, Kathy Kelly, et d’autres. (dont aucun n’est à blâmer pour les lacunes de ce projet). De nombreux groupes et individus discutent d’un nouveau projet; si vous avez des idées, faites-le nous savoir.

Si des souffrances inutiles sur une échelle énorme sont à éviter, nous devons abolir la guerre. Quelque 180 millions de personnes sont mortes dans les guerres du 20e siècle et, bien que nous n’avons pas encore répété de guerre à l’échelle de la Seconde Guerre mondiale, les guerres ne vont pas disparaître. Leur destruction énorme continue, mesurée en termes de décès, blessures, traumatismes, des millions de personnes ayant dû fuir leurs maisons, le coût financier, la destruction de l’environnement, les pertes économiques, et l’érosion des droits civils et politiques.

Si l’humanité veut survivre, il faut abolir la guerre. Toute guerre apporte avec elle à la fois une destruction massive et le risque d’une escalade incontrôlée. Nous sommes confrontés à un monde de plus grande prolifération des armes, de pénurie de ressources, de pressions environnementales, et à la plus grande population humaine que la terre ait jamais vu. Dans un monde si turbulent, nous devons abolir la violence organisée par les gouvernements connue en tant que guerre, parce que sa poursuite risque de maner à notre extinction.

Si nous abolissons la guerre, l’humanité ne fera pas que survivre et mieux répondre à la crise climatique et à d’autres dangers, mais elle trouvera beaucoup plus facile de prospérer. La réaffectation des ressources loin de la guerre promet un monde dont les avantages sont au-delà de la simple imagination. Quelque 2 000 milliards de dollars par an, venant environ de la moitié des États-Unis et de la moitié du reste du monde, sont consacrés à la guerre et à la préparation de la guerre. Ces fonds pourraient transformer les efforts mondiaux pour créer des systèmes durables pour l’énergie, l’agriculture, l’économie, la santé, et l’éducation. La redirection du financement de la guerre pourrait sauver de nombreuses fois les vies qui sont prises par les dépenses de la guerre.

Lire la suite: http://www.worldbeyondwar.org/ending-war/

WikiLeaks: Politique extérieure de l’UE sur la liberté d’expression

Communiqué de presse du 15 avril 2014

wikileaks_3_12-300x200Aujourd’hui WikiLeaks a publié le deuxième Projet des lignes directrices de l’UE sur les Droits de l’Homme concernant la liberté d’opinion et d’expression en ligne et hors ligne, un instrument qui définit la façon dont l’UE va traiter ces sujets et leurs priorités dans la politique étrangère de l’Union européenne, par exemple, la réponse de l’Union européenne à la censure des chaînes de télévision en Ukraine et certains aspects de la surveillance de masse des États-Unis.

Les lignes directrices couvrent beaucoup de domaines, y compris l’activation des sanctions de l’UE en réponse à des « restrictions de la liberté d’expression ». Les lignes directrices devaient être publiées à la fin de 2013, une date limite fixée par le cadre stratégique et le plan d’action de l’UE sur les droits de l’homme et la démocratie – mais ne l’ont pas été.

Les lignes directrices ne sont pas directement parvenues à aborder la plus sérieuse menace contre la liberté d’expression en Europe, à savoir le modèle émergeant de censure public-privé pour la censure financière, la surveillance et la suspension arbitraire ou l’interruption de l’infrastructure essentielle des médias par des entreprises étrangères comme on le voit dans le blocus de WikiLeaks. Les lignes directrices valident la collecte des données en indiquant que «la sécurité publique peut justifier la collecte d’informations sensibles ». La protection des lanceurs d’alerte et des nouvelles formes de journalisme est ambiguë.

Télécharger le Projet de Politique extérieure de l’UE sur la liberté d’expression: https://wikileaks.org/static/pdf/EU-External-Freedom-of-Expression-Policy.pdf

Lien du communiqué: https://wikileaks.org/eu-foe2

Makaila Nguebla: « Mobiliser la jeunesse africaine contre les dictatures en Afrique »

Makaila NgueblaPhoto: Makaila Nguebla a reçu l’asile politique en France le 11 juillet 2013

Mercredi 24 juillet 2013, par Assanatou Baldé

Après avoir été expulsé du Sénégal, où il s’était réfugié depuis 2005, il a séjourné en Guinée. Le célèbre blogueur tchadien, Makaila, très critique à l’égard du régime d’Idriss Déby, a finalement obtenu son visa pour la France, où il a atterri vendredi 12 juillet. Dans son nouveau moment de répit, il raconte à Afrik.com son long périple pour la liberté.

« Makaila » peut désormais souffler ! Il en a fait du chemin avant d’atterrir en France, après avoir obtenu son visa. Vêtu d’une chemise bleu clair, assortie d’une veste bleu marine, il sort fièrement son récépissé de sa sacoche, qui contient une tonne de documents. « Vous voyez, c’est ce récépissé qui m’a permis d’être là aujourd’hui », dit-il fièrement, de sa voix posée. La bataille a été longue pour que le blogueur tchadien, honni par Idriss Déby qui veut toujours sa peau, puisse trouver sa nouvelle terre d’accueil. Il est encore marqué par son expulsion du Sénégal, où il s’était réfugié depuis 2005, pour fuir l’oppression du régime tchadien, qui le traquait, avant d’être conduit à Conakry. Encore ému, il tient constamment à remercier tous ceux qui l’ont soutenu. « Jusqu’en Espagne, des gens ont pleuré quand ils ont su que j’avais obtenu mon visa. Même au Sénégal, j’avais un solide comité de soutien. Des ONG comme Reporter sans frontières m’ont aussi prêté main forte. » Mais pas le temps de se dormir sur ses lauriers. Makaila pense déjà à ses projets: poursuivre coûte que coûte son combat pour un Tchad libre, qui briserait enfin la dictature installée par Idriss Déby, depuis bientôt un quart de siècle!

Afrik.com: Vous attendiez-vous à ce que la France vous délivre aussi rapidement un visa, sachant qu’elle entretient des liens très étroits avec le régime de Déby? N’est-ce pas paradoxal?
Makaila Nguebla:
Personne ne s’attendait en effet à ce que j’obtienne le visa aussi rapidement. J’ai été le premier surpris. Mais je pense que la France doit se racheter par rapport à sa politique tchadienne. Je pense que c’est ce qu’elle tente de faire. Je pense aussi que la France ne s’attendait pas à ce qu’un blogueur soit aussi médiatisé. C’est un message que la France a envoyé à Idriss Déby pour dire: « même si on te soutient, on est très regardant par rapport aux Droits de l’Homme et respect des libertés individuelles ». C’est un signal fort.

Afrik.com: D’autres pays aussi comme l’Espagne vous ont proposé l’asile politique. Pourquoi avez-vous choisi la France, alors que vous êtes très critique envers elle par rapport aux liens étroits qu’elle entretient avec le régime de Déby?
Makaila Nguebla:
Oui effectivement l’Espagne, où j’avais un très grand comité de soutien, était prête à m’accueillir. Mais ici en France aussi je dispose de beaucoup de soutiens, notamment des amis et un grand réseau. Sans compter que de nombreux responsables politiques comme le député Noël Mamère, Pascal Canfin, le ministre français délégué au Développement, Gilles Yabi, Patrick Farbiaz, ou encore l’ex-rédacteur en chef de la Lettre du Continent, Antoine Glaser m’ont tous soutenu et ont fait pression pour que les autorités françaises m’octroient le visa. Si la France s’obstinait à refuser de me donner le visa, cela n’aurait pas été bon pour son image, elle qui affirme défendre les Droits de l’Homme, sachant que j’ai été expulsé injustement du Sénégal. Et puis mon affaire a été tellement médiatisé, grâce à la pression des ONG et politiques qui m’ont soutenu, qu’au final, la France n’avait plus le choix que de me donner l’asile politique.

Afrik.com: Pouvez-vous nous raconter ce qui s’est réellement passé au Sénégal où vous avez été violemment expulsé ?
Makaila Nguebla:
Mon blog très critique à l’égard d’Idriss Déby est à l’origine de ma mésaventure au Sénégal. Lorsque le ministre de la Justice du Tchad s’est rendu au Sénégal dans le cadre du partenariat entre les deux pays sur le dossier Hissène Habré, il a demandé à Macky Sall de se pencher sur mon cas pour me régler mon compte. A la suite de l’intervention du ministre de la Justice tchadien, j’ai été convoqué par les autorités sénégalaises. On m’a interrogé. Puis on a réceptionné tous les mails des gens qui étaient en contact avec moi, notamment de nombreux journalistes. Et on m’a accusé d’incitation à la violence au Tchad via mon blog. On m’a ensuite proposé de m’expulser vers le Mali sans même me conduire devant un juge. Je leur ai dit que ce n’est pas possible que je me rende au Mali, car l’armée tchadienne combat là-bas et que si elle met la main sur moi, elle pourrait me renvoyer au Tchad, où ma vie serait en danger. Finalement, j’ai atterri à Conakry, où une maman m’a vu en train de pleurer dans l’avion. Elle m’a consolé et proposé de m’héberger chez elle.

Afrik.com: Comment expliquez-vous cet acharnement des autorités sénégalaises à votre encontre ?
Makaila Nguebla:
Depuis l’intervention au Mali des troupes tchadiennes, l’aura de Déby s’est agrandi dans la sous-région. Il a tous les chefs d’Etat dans sa poche! Ce qui est regrettable dans cette histoire, c’est que le Président Macky Sall ait obéi aux ordres de Déby. Cette affaire a donné une mauvaise image au Sénégal qui est considéré comme un modèle de démocratie en Afrique. Idriss Deby a profité du déploiement des troupes tchadiennes au Mali pour redorer son image en Afrique. Le régime de Déby avait déjà approché Abdoulaye Wade sur mon cas, lui demandant de fermer mon blog en 2010. Mais Abdoulaye Wade a refusé, affirmant qu’il est juriste. Il a dit à Deby: « Makaila est venu au Sénégal légalement. Je ne fermerai pas son blog. Si tu veux le faire fais-le ailleurs, mais ce sera pas au Sénégal! »

Afrik.com: Que reprochez-vous au juste à Idriss Déby?
Makaila Nguebla:
Je lui reproche son éternité à la tête du pays. Cela va bientôt faire un quart de siècle qu’il est au pouvoir, c’est trop. Je dénonce aussi son accession au pouvoir par les armes, son maintien au pouvoir par les armes, sa gestion calamiteuse et clanique du régime. Idriss Déby a une gestion familiale du régime. Tout tourne autour de lui. Il utilise les richesses du pays comme bon lui semble, et les redistribue seulement à ses proches, alors que le peuple tchadien lui vit dans la misère. Je lui reproche aussi la confiscation des libertés, le déficit démocratique au Tchad. L’armée est clanisée. Le peuple est pris en otage car aucune manifestation n’est autorisée. Ceux qui osent manifester risquent la mort, car les forces de l’ordre peuvent intervenir à tout moment pour les réprimer. Il n’y a pas d’alternance dans le pays, les postes stratégiques sont gérés par la famille de Déby. Malheureusement les médias parlent très peu du Tchad, des violations des libertés dans le pays. Les puissances étrangères ne sanctionnent pas Déby, car ils se disent que le Tchad est le plus stable pays de l’Afrique centrale, donc tout va bien. Or, le peuple tchadien souffre beaucoup.

Afrik.com: Maintenant que vous avez recouvré la liberté, quels sont vos projets?
Makaila Nguebla:
Mettre en place une plateforme pour mobiliser toute la jeunesse africaine contre les dictatures et injustices en Afrique. Nous allons utiliser internet, car aujourd’hui l’Afrique est de plus en plus connectée. Beaucoup de personnes ont été arrêtées à cause de moi, après m’avoir apporté leur soutien. De nombreuses personnes, s’opposant au régime de Déby, sont emprisonnées dans des conditions effroyables au Tchad. Il est temps de mettre un terme à l’arbitraire et l’oppression en Afrique. Pour cela, les Africains doivent se mobiliser et lutter ensemble pour la liberté et la démocratie sur le continent.

Source: http://www.afrik.com/makaila-nguebla-mobiliser-la-jeunesse-africaine-contre-les-dictatures-en-afrique

Voir le blog de Makaila: http://makaila.over-blog.com/

Suivre Makaila sur Twitter: https://twitter.com/Makbololo

Makaïla, Dakar

Révolution et Libertés: « Stoppons le marché de l’armement! »

Stoppons le marché de l'armement!

Posté le 19 juillet 2013

Un peu partout dans le monde, les marchands d’armes prolifèrent là où les conflits s’enlisent et font des bilans très lourds. Les marchands d’armes ne sont pas les amis des peuples, au contraire leur richesse se compte au nombre de crânes posés dans le cimetière ou la fosse commune pour les plus démunis. Les marchands de mort dans certaines régions sont considérés comme des libérateurs, alors qu’ils sont responsables de tous les crimes contre l’Humanité avec la collaboration de ceux qui les dictent.

L’Homme tue, les armes tuent, mais dans tous les cas, il y a un décès et un deuil à faire pour une famille. De plus, il a été démontré que dans les régions où il y a le plus de tueries par armes à feu, cela entraîne la création d’une véritable richesse pour les vendeurs d’armes.

Mais à cela, il faut comprendre que les armes sont un outil encore plus grand dans la création de génocide (crime contre l’humanité tendant à la destruction totale ou partielle d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux). Or, nous savons que dans le cadre d’une extermination de masse, les armes à feu sont un moyen très efficace sur une population sans défense. Aussi dans les armes, il y est intégré les engins lourds, tels que les véhicules blindés, armés avec des gros calibres, ou encore des véhicules de guerre comme les Tanks. De plus, ces dernières années, les crimes contre l’Humanité (actes tels que le meurtre, l’extermination, le viol, la persécution et tous autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances, ou des atteintes graves à l’intégrité physique, ou à la santé physique ou mentale, sont commis « dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque ») sont en hausse. Ainsi, pour faire face à la recrudescence de ces formes d’atteinte à la vie, il est nécessaire de trouver des solutions concrètes. L’une d’entre elles permet d’orienter l’humanité vers d’autres principes que la guerre, car la guerre n’est pas la paix, elle est un drame. L’Homme a trop fait la guerre, trop enduré de souffrance.

Dans un processus de paix mondiale, il reste toujours un absent qui continue à entraver l’action pacifiste afin de soutenir les massacres et à alimenter le nombre de morts. Les marchands d’armes, qu’ils soient dans la légalité ou l’illégalité — là n’est pas le problème. Ils doivent répondre de leurs actes dans le rôle des guerres. Tant qu’ils n’auront pas été jugés, alors il n’y aura pas de justice et de paix pour les victimes et donc aucune résolution durable des conflits. Mettre un pansement sur une plaie cache la plaie, mais ne la guérit pas.

Il est nécessaire de traiter une partie de l’infection, si nous voulons être guéris des marchés de l’armement. Nous devons nous attaquer également aux outils financiers et aux banques qui investissent en masse pour faire du profit des corps qui sont enterrés. La logique de l’armement est une logique qui se base sur le « business de la mort ».

Avant tout, le débat sur l’armement est un débat citoyen. Un débat qui agit dans le progrès de l’être humain. En effet, nous ne pouvons laisser les notes devenir de la chaire à billet.

PLB

Source: http://revolutionetlibertes.wordpress.com/2013/07/19/stoppons-le-marche-de-larmement/

L’ONU peut-elle envisager un statut de protection internationale pour les lanceurs d’alerte?

03-18-2013commissionerpilla
Les individus tels que Snowden qui révèlent des violations des droits doivent être protégés, dit Pillay

12 juillet 2013 – La Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a souligné vendredi la nécessité de protéger ceux qui révèlent des violations des droits de l’homme, citant le cas de l’Américain Edward Snowden qui a mis à jour les violations à grande échelle du droit à la vie privée du fait de programmes de surveillance.

« Alors que les préoccupations concernant la sécurité nationale et les activités criminelles peuvent justifier l’utilisation exceptionnelle et ciblée de programmes de surveillance, un manque de garanties suffisantes du droit à la vie privée risque d’avoir un impact néfaste sur le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales », a déclaré Mme Pillay dans un communiqué de presse.

« Le cas Snowden a montré la nécessité de protéger les personnes qui divulguent des informations ayant des répercussions sur les droits humains et le respect du droit à la vie privée », a-t-elle souligné.

M. Snowden, un ancien employé de l’agence de sécurité nationale des Etats-Unis, est accusé d’avoir divulgué aux médias des informations secrètes sur des programmes de surveillance électronique menés à une grande échelle. Selon les médias, M. Snowden aurait formulé des demandes d’asile auprès de plusieurs pays.

« Sans préjuger de la validité de la demande d’asile formulée par M. Snowden, je lance un appel à tous les États afin qu’ils respectent le droit d’asile garanti par les normes internationales, notamment l’article 14 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et l’article 1 de la Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés, et qu’ils statuent sur ladite demande en conformité avec leurs obligations internationales », a déclaré Mme Pillay.

La Haut commissaire a également rappelé que, selon l’article 12 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et l’article 17 du Pacte international sur l’état des droits civils et politiques, personne ne peut faire l’objet d’ingérences arbitraires dans sa vie privée et que chacun a le droit de bénéficier de la protection de la loi contre de telles ingérences.

«Les individus doivent avoir la certitude raisonnable que leurs communications privées ne sont pas indûment examinées par les autorités étatiques », a affirmé la Haut commissaire. « Le droit à la vie privée, les libertés d’information et d’expression sont intimement liés. Le public détient un droit démocratique de participer aux affaires publiques. Un tel droit, s’il est uniquement adossé à des informations autorisées, ne peut s’exercer pleinement», a-t-elle conclu.

Source: http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=30716&Cr=pillay&Cr1=#.UeD_QlNSw1s

Affaire Snowden: La FIDH et la LDH déposent plainte pour atteinte aux données personnelles

PRISM_logo_(PNG)

Communiqué de la FIDH/LDH, jeudi 11 juillet 2013

La FIDH et la LDH ont saisi ce jour Monsieur le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Paris d’une plainte contre X en raison des faits révélés par Monsieur Edward Snowden.

Agissant tant en raison de leur objet social, qui les conduit à faire sanctionner les atteintes aux libertés individuelles en matière de traitement informatisé, qu’à titre personnel, la FIDH et la LDH ont déposé plainte sur le fondement des articles 323-1, 226-18, 226-1 et 226-2 du Code Pénal.

Ces dispositions concernent l’accès frauduleux à un système informatisé, la collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, l’atteinte volontaire à la vie privée et l’utilisation et la conservation d’enregistrements et de documents obtenus par l’atteinte à la vie privée.

Les révélations faites dans la presse par Monsieur Edward Snowden ont permis de dévoiler l’existence d’un programme américain dénommé PRISM (Planning Tool for Ressource Intégration Synchronization, and Management) collectant des renseignements sur les serveurs de différentes sociétés exerçant dans le domaine de l’Internet (Microsoft, Yahoo, Google, Paltalk, Facebook, Youtube, Skype, AOL et Apple).

Sous couvert de la lutte contre le terrorisme et de la criminalité organisée, ce système d’interception des données privées, qui concerne tout autant les citoyens américains que les associations et individus étrangers, a permis à la NSA et au FBI de collecter des données matérielles hébergées par les serveurs de ces sociétés incluant notamment les historiques de recherches et de connexions effectuées sur le net, le contenu d’emails, de communications audio et vidéo, des fichiers photos, des transferts de documents ainsi que le contenu de conversations en ligne.

L’essence même de ce système – donnant lieu à la surveillance d’un demi milliard de communications par mois – est, notamment au travers de mots clés, d’appréhender non seulement l’origine d’un message privé mais aussi son destinataire ainsi que son contenu, quel que soit le moyen technique utilisé pour la transmission de ce message.

Cette intrusion sans contrôle dans la vie de chacun constitue un danger considérable pour les libertés individuelles qui doit être enrayé sous peine de voir disparaître l’Etat de droit.

La FIDH et la LDH saisissent donc aujourd’hui la justice française afin qu’une information judiciaire portant sur ces faits soit ouverte.

Source: http://www.fidh.org/la-fidh-et-la-ldh-deposent-plainte-pour-atteinte-aux-donnees-personnelles-13646

Lire la plainte au format .pdf: http://fr.scribd.com/doc/153099627/Plainteprism-Finale