La déradicalisation terroriste en Arabie Saoudite est en fait un programme de radicalisation secrète, selon un prisonnier de Guantanamo

 Independent, Samuel Osborne, 01/12/2016

« C’est la cause d’un roi. Ce n’est pas un vrai jihad »

guantanamoLe centre de déradicalisation terroriste de l’Arabie Saoudite est en fait un « programme de radicalisation cachée », a prétendu un prisonnier de Guantanamo Bay accusé d’être un fabricant de bombes d’al-Qaïda.

Le prisonnier saoudien Ghassan Abdullah al-Sharbi a déclaré à une commission de libération conditionnelle de Gitmo: « Vous voulez me renvoyer en Arabie Saoudite, parce que vous croyez qu’il y a un programme de déradicalisation en surface, c’est vrai.

Vous avez à 100% raison, il y a un programme de radicalisation important, mais ne vous y trompez pas, en dessous il y a un programme caché de radicalisation. »

Al-Sharbi a fait ces commentaires à la Commission d’examen périodique, qui évalue si les prisonniers de Guantanamo peuvent être libérés, en juin, selon des documents récemment déclassifiés.

Lire la suite: http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/saudi-arabia-terrorist-rehab-secret-hidden-radicalisation-programme-guantanamo-prisoner-claim-a7449191.html

Les groupes de défense des droits au Royaume-Uni rejettent l’enquête officielle sur les transferts de prisonniers post-11 septembre

Vue de Guantanamo

L’enquête menée par le gouvernement sur une supposée implication britannique dans la restitution et la torture sera un simulacre, disent les groupes de défense des droits

Mark Townsend, 8 novembre 2014

Les principaux groupes de défense des droits du Royaume-Uni sont sur le point de boycotter l’enquête officielle sur la participation du Royaume-Uni dans la torture et la restitution [des prisonniers] dans les années après le 11 septembre, portant gravement atteinte à l’enquête controversée.

Neuf organisations ont annoncé qu’elles ne veulent rien à voir avec l’enquête parlementaire du comité du renseignement et de la sécurité (ISC) [Intelligence and Security Committee] dans le rôle présumé du Royaume-Uni dans le mauvais traitement des détenus.

Une lettre rédigée avec conviction à l’équipe du comité d’enquête sur les allégations des détenus affirme que, malgré une hausse des préoccupations avec le gouvernement il y a plus de six mois pour savoir si sa décision d’autoriser l’ISC [Intelligence and Security Committee] à mener l’enquête était « légale ou appropriée », leurs préoccupations face à une dissimulation des institutions sont restées sans réponse.

Lire la suite: http://www.theguardian.com/world/2014/nov/08/british-torture-inquiry-boycotted-rights-groups?CMP=twt_gu

Exclusif: une entreprise britannique fait face à une enquête pour avoir accepté un contrat à Guantanamo

GuantanamoLe groupe de défense des droits de l’homme dit que le rôle de G4S pourrait le rendre complice des abus de la prison américaine.

The Independent, Chris Green, 31 août 2014

La société de sécurité britannique G4S a été signalée au gouvernement pour avoir accepté un contrat de plusieurs millions de livres pour servir à la base navale américaine de Guantanamo Bay, qui renferme la prison tristement célèbre pour les suspects de terrorisme.

La plus grande société de sécurité au monde a peut-être enfreint des directives internationales en signant un contrat de 70 millions de livres, en vertu duquel elle a accepté de fournir des «services d’entretien» à la prison au sud-est de Cuba, qui abrite 149 détenus non inculpés d’aucune infraction, selon les militants.

Une plainte officielle a été déposée auprès du Département des Affaires, de l’Innovation et du Savoir-faire [Department for Business, Innovation and Skills] (BIS) par le groupe de défense des droits de l’homme Reprieve, qui dit qu’en travaillant à Guantanamo Bay, le personnel de G4S « peut contribuer aux violations actuelles des droits de l’homme » qui y sont perpétrées.

Lire la suite: http://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/exclusive-british-company-faces-investigation-for-accepting-guantanamo-contract-9701868.html

Un agent d’Al-Qaeda a travaillé pour le MI6: WikiLeaks

Nation.com, 27 avril 2011

LONDRES (INP) – Un agent d’al-Qaeda accusé d’avoir bombardé deux églises chrétiennes et un hôtel de luxe au Pakistan en 2002 a travaillé dans le même temps pour le renseignement britannique, selon des dossiers secrets sur les détenus qui ont été livrés au camp de la prison militaire américaine de Guantanamo Bay.

Adil Hadi al Jazairi Bin Hamlili, un citoyen algérien décrit comme un facilitateur, courrier, kidnappeur et assassin d’Al-Qaeda, a été détenu au Pakistan en 2003 et plus tard envoyé à Guantanamo Bay.

Mais selon le dossier d’évaluation d’Hamlili à Guantanamo, l’un des 759 dossiers individuels obtenus par le Guardian, les interrogateurs américains étaient convaincus qu’il agissait en même temps comme un informateur du renseignement britannique et canadien. Après sa capture en juin 2003, Hamlili a été transféré au centre de détention de Bagram, au nord de Kaboul, où il a subi de nombreuses interrogations sous garde avec le personnel de la CIA.

Source: http://www.nation.com.pk/politics/27-Apr-2011/Qaeda-operative-worked-for-MI6-WikiLeaks

Voir le dossier publié sur Wikimedia: « ISN 01452, Adil Hadi al-Jaza’iri Bin Hamlili’s Guantanmo detainee assessment » (pdf)

Révélé: La police enquête sur la preuve que 6 vols de torture de la CIA ont atterri en Ecosse

Prisonniers de GuantanamoLa CIA a utilisé des jets Gulfstream pour déplacer les prisonniers autour du monde et les emmener à Guantanamo

DailyRecord, 22 juin 2014, par Craig McDonald

Les policiers examinent une déclaration selon laquelle un avion est arrivé à Glasgow après avoir pris le planificateur du 11/9 Khalid Sheikh Mohammed dans une prison secrète.

La police enquête sur la preuve qu’un jet de la CIA a atterri à Glasgow après avoir emporté le cerveau du 11/9, Khalid Cheikh Mohammed, dans une prison de torture secrète en Pologne.

Et le Sunday Mail peut révéler que les détectives d’élite enquêtent également sur cinq autres escales en Ecosse, que les chercheurs soupçonnent d’avoir fait partie des « circuits de rendition » de la CIA pour déplacer les suspects de terrorisme entre les prisons secrètes et les sites de torture.

Un circuit de rendition était une série de vols d’un avion de la CIA, quittant souvent les États-Unis, prenant les suspects d’une prison à l’étranger, les amenant vers une autre, puis retournant en Amérique.

Des chercheurs du groupe de pression The Rendition Project disent que les jets s’arrêtaient en Ecosse aux branches de l’aller ou au retour.

Les six arrêts que les policiers sont censés examinés – quatre à Prestwick et deux à Glasgow – sont « connus ou très probables » d’avoir fait partie d’un circuit de rendition.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.dailyrecord.co.uk/news/scottish-news/revealed-police-investigate-evidence-six-3741550

WikiLeaks – La France, complice diplomatique de Guantanamo

Rue89, par Arnaud Mafille, le 12/01/14

Prisonniers à GuantanamoIl y a douze ans, la CIA transportait le premier détenu à Guantanamo. Plus d’une décennie plus tard, 155 hommes y demeurent détenus. Parmi eux, 77 ont été déclaré libérables depuis plusieurs années par les autorités américaines. Pour 45 autres, les Etats-Unis estiment ne pas avoir de preuves pour les faire comparaître devant la justice mais ont également décidé qu’ils devaient restés incarcérés indéfiniment.

D’emblée, la France ne semble pas avoir joué de rôle particulier dans cet épisode kafkaïen de l’histoire contemporaine. Pourtant, une analyse extensive des câbles publiés par WikiLeaks semble bel et bien montrer que les autorités françaises ont été les complices diplomatiques de leurs comparses US.

Lire la suite de l’article: http://rue89.nouvelobs.com/2014/01/12/france-complice-diplomatique-guantanamo-248958

France: Jean-Jacques Candelier appelle le président Obama à fermer Guantanamo

Pétition pour les prisonniers de Guantanamo

Alors que la grève de la faim continue dans la prison de Guantanamo et que le désespoir grandit chez les détenus, le député français Jean-Jacques Candelier a posté sur Facebook, vendredi 3 mai, un appel destiné au président Obama:

« J’écris à l’ambassade des États-Unis d’Amérique pour la fermeture immédiate de la prison de Guantanamo, où un nombre croissant de détenus est en grève de la faim.

Cette prison, zone de non-droit sur le sol cubain, où 166 détenus sont toujours enfermés, est indigne des valeurs auxquelles se réfèrent les États-Unis.

Guantanamo n’est pas nécessaire pour la sécurité des États-Unis. Cette prison entrave la coopération antiterroriste et constitue un outil de recrutement pour les extrémistes, selon les mots du Président OBAMA.

Pourquoi le Président se retranche derrière le Congrès alors même qu’il a, selon des juristes, la prérogative de passer outre ? »

Voir le tweet de @jjcandelier

France24: L’appel d’un député français à Obama sur Facebook : « Fermez Guantanamo !

Pétition sur Change.org: Président Obama: Fermez le centre de détention de Guantanamo Bay

Communiqué de Presse WikiLeaks: Les procédures envers les détenus

05h00 Heure de New York (EDT), 10h00 heure de Londres (BST), Jeudi 25 Octobre 2012

Aujourd’hui, Mardi 25 Octobre 2012, WikiLeaks commence la publication des « Procédures à l’égard des détenus » : Plus de 100 fichiers classés secret défense ou d’accès restreint, du Ministère de la Défense des Etats-Unis, exposant les règles et les procédures envers les détenus dans les prisons militaires Américaines. Au cours du mois prochain, WikiLeaks publiera dans l’ordre chronologique les procédures de détention militaires américaines suivies depuis plus de dix ans. Ces documents incluent les procédures opératoires normalisées (Standard Operating Procedures) (SOP) des camps de détention en Irak et à Cuba, les manuels d’interrogatoire et les Ordres Abrégés (Fragmentary Orders) (FRAGO) qui modifient les politiques et procédures envers les détenus. Un certain nombre de ces modes de gestion concernent le Camp Bucca en Irak, mais il y a aussi les procédures du Ministère de la Défense au sens large, et des documents relatifs à Abu Ghraib, Guantanamo Bay et aux installations pénitentiaires Européennes de l’armée US.

Parmi les premiers documents publiés on trouve le document fondateur pour Guantanamo («Camp Delta»), le manuel SOP du Camp Delta de 2002. La publication des « politiques de gestion à l’égard des détenus » correspond à la troisième année de manuels SOP du Camp Delta (Guantanamo Bay) publiés par WikiLeaks. WikiLeaks a actuellement publié le manuel opératoire principal de Guantanamo pour 2002, 2003 et 2004. Le manuel de 2002, non publié jusqu’à ce jour, a été en vigueur plusieurs années successives dans le complexe carcéral de Guantanamo Bay et d’autres prisons militaires américaines à travers le monde, comme Abu Ghraib. « Ce document a une importance historique considérable. Guantanamo Bay est devenue le symbole de la violation systématique des droits de l’homme en Occident pour une bonne raison. » déclare le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. Mais comment se fait il que WikiLeaks ait publié trois ans de ces manuels opératoires alors que toute la Presse du reste du monde n’en a publié aucun?»

Pour l’Irak, la publication inclut des Ordres d’Opération (Operation Orders) (OPORD) relatifs aux politiques de sélection et d’interrogatoire des détenus. Les documents contiennent également des instructions courantes ayant trait au personnel, à la planification des visites juridiques, les procédures pour administrer un traitement médical, comment les dossiers médicaux et les revues quotidiennes du personnel doivent être conservées, le rationnement des cigarettes et quels objets les détenus sont autorisés à posséder.

Un certain nombre de ce qu’on ne peut qu’appeler des « procédures d’impunité » sera aussi rendu public. Un de ces documents est le document de 2005 « Affectation de numéros d’internement aux détenus » Ce document traite de comment faire disparaître discrètement des détenus gardés par d’autres agences gouvernementales US tout en conservant leurs noms hors des registres centraux de l’armée, en évitant systématiquement d’affecter un numéro de suivi au prisonnier (numéro ISN). Même de simples références à ce document sont classées « SECRET/NOFORN ». On peut de cette manière disposer des détenus sans laisser de trace papier significative.

Une autre de ces procédures d’impunité avérées est un Ordre Abrégé de 2008 qui réduit au minimum la tenue de registres d’interrogatoire. A la suite des révélations d’ enregistrements et de photos de tortures à Abu Ghraib et du scandale politique sur la destruction des enregistrements d’interrogatoires de la CIA, le FRAGO élimine « l’obligation d’enregistrer les séances d’interrogatoire à l’établissement carcéral du théatre des opérations » ( USTIF, en Afghanistan ndt) Bien que le document maintienne l’obligation d’enregistrement dans les établissements carcéraux de division et de brigade, il dispose ensuite que ces enregistrements seront « effacés après 30 jours ». Cette procédure a ensuite été annulée par la nouvelle administration Obama.

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a déclaré : « Ces procédures à l’égard des détenus » montrent les entrailles du monstre qu’est devenue la condition des détenus après le 11 Septembre, le maintien d’une zone floue où la Loi et les Droits de l’Homme ne s’appliquent pas. Où des personnes peuvent être détenues sans aucune trace selon le bon vouloir du Ministère de la Défense US. Cela montre les excès des premiers temps d’une guerre contre un ennemi inconnu, et comment ces procédures ont mûri et ont évolué pour finalement devenir l’état d’urgence permanent dans lequel se retrouvent les Etats Unis maintenant, dix ans plus tard. »

Un certain nombre de documents sont relatifs aux procédures d’interrogatoire des détenus (2004, 2005, 2008). La violence physique directe est interdite, sur le papier, mais une procédure avérée d’intimidation musclée des détenus durant les interrogatoires, ajoutée à la procédure de destruction  des enregistrements des interrogatoires a abouti à des abus et à l’impunité. Nous découvrons les procédures qui s’appliquent aux forces internationales. Un document de procédés d’interrogatoire est relatif au personnel de la Force Multi-Nationale Irak (MNF-I). Il détaille les procédés d’interrogatoire « approuvés ». Le document promeut des techniques d’exploitation telles que « l’Approche Émotionnelle par l’Affection qui consiste à jouer sur l’affection qu’une personne détenue éprouve pour sa famille, son pays ou ses compagnons. ». Au contraire dans l’approche « Provoquer la Peur (Sévère) »la personne dirigeant l’interrogatoire « se comporte de manière à accabler le sujet, avec une voix forte et menaçante pour convaincre la source qu’elle a bel et bien quelque chose à craindre, et qu’elle n’a pas d’autre choix que de coopérer ».

Les « Procédures envers les Détenus » permettent une meilleure compréhension des instructions données aux geôliers, et des « droits » accordés aux détenus. Nous appelons les Juristes, les ONG, les militants des Droits de l’Homme et le Public à examiner les « procédures envers les détenus » et à faire des investigations sur des sujets importants comme le refus d’accès des centres de détention au Comité International de la Croix Rouge, et aussi a rechercher et comparer les divers types de SOP et de FRAGO pour nous aider à mieux comprendre l’évolution de ces procédures et pourquoi elles sont intervenues. Publiez vos découvertes en utilisant le Hashtag #WlfindDP.

Les procédures sur le site WikiLeaks: http://wikileaks.org/detaineepolicies
Soutenez WikiLeaks: https://shop.wikileaks.org/donate
Friends of WikiLeaks (Amis de WikiLeaks): https://wlfriends.org

Article sur le forum : http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,15564.0.html
Communiqué sur le site WL. org : http://wikileaks.org/Press-Release-The-Detainee.html

Traduit par Irien, relu par Arduenna Silva sur le Forum WikiLeaks

Adnan Latif, le visage de la détention illimitée, meurt à Guantanamo – le 8 septembre 2012

Le CCR (Center for Constitutional Rights, ou Centre pour les Droits Constitutionnels) dénonce la responsabilité des tribunaux et d’Obama dans cette tragédie.

Press@ccrjustice.org

Le 11 septembre 2002, à New York, le Centre pour les Droits Constitutionnels a publié la déclaration suivante en réponse à l’annonce aujourd’hui du Ministère de la Défense sur la mort d’Adnan Latif à Guantanamo. C’est le neuvième homme à mourir depuis l’ouverture de la prison, et le quatrième depuis l’arrivée au pouvoir du Président Obama.

Adnan Latif est le visage humain de la détention illimitée à Guantanamo, une politique qui est maintenant entre les mains du Président Obama. M.Latif, détenu sans inculpation ni jugement, est mort tragiquement, une mort personnelle, seul dans une cellule, à des milliers de kilomètres de chez lui, plus d’une décennie après son enlèvement et sa déportation à Guantanamo Bay. Comme les autres hommes, M.Latif avait entamé des grèves de la faim pendant des années pour protester de son innocence. Ses protestations furent vaines.

Rien, en effet, ne justifiait la détention d’Adnan Latif. Bien que le Ministère de la Justice du Président Obama sache qu’il était innocent, il a fait appel de la décision du Tribunal du D.C. ordonnant sa libération plutôt que de le renvoyer chez lui au Yémen. Le président a imposé un moratoire sur tous les transferts vers le Yémen, ce qui explique pourquoi plus de la moitié des détenus restants sont Yéménites.

Adnan Latif a été détenu indéfiniment, et finalement à vie, non pas en raison de sa conduite, mais de sa nationalité yéménite. Lorsque le circuit D.C. (le juge d’appel fédéral) a infirmé l’ordonnance de mise en liberté d’Adnan Latif, une opinion fortement dissidente a critiqué la majorité, lui reprochant non seulement d’avoir « changé les règles du jeu mais d’avoir arbitré en faveur du gouvernement ». Au bout du compte, la Cour suprême des Etats-Unis est restée enfermée dans sa tour d’ivoire, ignorant le plaidoyer d’un homme innocent, ainsi que la promesse d’un « examen sérieux» de son cas. Ils ont tous une part de responsabilité dans le destin de cet homme innocent.

La mort d’Adnan Latif est un brutal rappel qu’enfermer quelqu’un pendant plus d’une décennie sans prévoir de terme porte préjudice à l’être humain de façon irrémédiable. Des hommes mourront encore inutilement, à moins que le président Obama ferme enfin la prison. La mort d’Adnan Latif doit être un appel à reprendre les transferts et à mettre fin à cette sombre période.

Le Centre pour les Droits Constitutionnels mène la bataille concernant Guantanamo depuis dix ans. Il a représenté des clients dans deux cas à la Cour suprême, et a organisé et coordonné des centaines d’avocats pro bono à travers le pays, veillant à ce que presque tous les hommes détenus à Guantanamo aient eu la possibilité d’une représentation légale. Parmi les cas de Guantanamo, le Centre représente les familles d’hommes morts à Guantanamo, et les hommes qui ont été libérés et qui sont en quête de justice dans les tribunaux internationaux. En outre, le CCR a œuvré par voies diplomatiques à réinstaller les hommes qui restent à Guantanamo parce qu’ils ne peuvent pas retourner au pays de crainte d’être persécutés ou torturés.

Le Centre pour les Droits Constitutionnels se consacre à promouvoir et à protéger les droits garantis par la Constitution des Etats-Unis et la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Fondé en 1966 par des avocats qui représentaient des mouvements de droits civiques dans le Sud, le CCR est un organisme éducatif à but non lucratif qui entend utiliser de façon créative le droit pour s’en servir comme force positive de changement social.

Traduit sur le Forum WikiLeaks par Dragonfly84

Source: http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,14825.0.html
http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,14523.0.html

Stratfor Files: George Tenet, défenseur de la torture et ex-directeur de la CIA

George Tenet – Directeur de la CIA de 1997 à 2004 – se faisant remettre une décoration par George W. Bush

Email-ID 1075
Date 2005-12-01 17:40:31
From Will.Allensworth@haynesboone.com
To foshko@stratfor.com, bill@indexaustin.com

Ce type vit dans un monde utopique. Sa proposition, quoique assez raisonnable selon moi, est un vrai cauchemar politique. En aucun cas le tribunal ne pouvait annoncer publiquement les critères, donc la question a été totalement éludée. Si les gens sont en colère à propos de la torture, c’est que nous avons découvert que les États-Unis ont adopté un comportement qu’ils jugent « nécessaire » et que les Américains estiment être de la « torture ». Face à cette question, le Directeur de la CIA George Tenet a récemment répondu en substance : je ne peux parler d’aucune forme particulière de torture parce que cela la rendrait inefficace sur le terrain, mais ce que nous faisons n’a rien à avoir avec la torture. En effet, George Tenet reconnaît la torture quand il la voit, mais ce que vous ne saurez jamais c’est pourquoi, en quoi ou comment il détermine ce qu’est la torture.

Ce qui fait la beauté de l’amendement McCain, c’est son côté catégorique. Toutes les branches de l’armée reçoivent des directives claires sur la façon de traiter les prisonniers (manuel pratique), même la CIA. George Tenet a déclaré sa NEUTRALITE vis à vis de l’amendement McCain. L’éventualité qu’il soit source de restrictions ne l’a certainement pas inquiété au point qu’il le critique de façon virulente. Il ne pense pas qu’il limite sa capacité à lutter contre le terrorisme.

Je suis persuadé que le scénario de la bombe à retardement n’est pas pertinent, mais même s’il ne l’est pas dans la pratique l’amendement McCain ne limite en aucun cas l’action de la personne. Si sur le terrain un agent doit faire face à un scénario où ils doivent torturer quelqu’un pour sauver des millions de vies, alors ils le feront. Nous attendons d’eux qu’ils le fassent. Dans quasiment aucune loi il n’y a de disposition pénale ; introduction par effraction, vol de voiture, agression, etc. qui précise que la CIA déroge à ces lois. Pourquoi ? Parce que nous savons et nous attendons de la CIA qu’elle exécute des basses œuvres pour mener à bien la tâche.

L’amendement McCain clame haut et fort au reste du monde que les États-Unis ont des normes pour les détenus qui n’incluent pas la torture. Il suit des directives internationales interdisant la torture. Son impact psychologique et social sur nos prises de position face au reste du monde constitue une véritable protection pour les États-Unis contre de futures attaques sans limiter inutilement les possibilités d’application de notre loi antiterroriste.

Ce type et le président jouent à un jeu politique dangereux. Chaque homme politique sait que s’il n’est pas en faveur de l’amendement sur la torture, leur campagne de réélection devra faire le poids face à un type qui dit tout de go : «Mon adversaire autorise la torture des êtres humains. Est-ce que c’est ça que nous défendons ? » Aussi simpliste soit cette attaque, le vote du sénat à 90-9 en faveur de l’amendement McCain laisse à penser qu’il est incontournable aux yeux de nos représentants.

Message d’origine
De : Bill Ott [mailto : bill@indexaustin.com]
Envoyé le : Jeudi 01 décembre 2005 10 : 29
Pour : Allensworth, Will W. ; foshko@stratfor.com
Sujet : Défenseur de la torture

Abu Ghraib était une parodie et une tragédie. Cela a terni la réputation et la crédibilité de l’Amérique. Cela a fourni des munitions aux ennemis et aux critiques de l’Amérique. Cela a retardé le progrès en Irak.

Ce qui s’est passé à Abou Ghraib était illégal, et les responsables ont, à juste titre, été poursuivis et punis.

Alors quel est l’objectif de l’amendement du sénateur John McCain visant à interdire « le traitement cruel, inhumain ou dégradant » d’un prisonnier par un agent des États-Unis?

Sa proposition pourrait être considérée comme un signal, une manière de réparer les dégâts causés par Abou Ghraïb, une législation au service des relations publiques.

Le problème, c’est que l’amendement ne fait aucune distinction entre deux situations pourtant très différentes (1) des prisonniers ordinaires purgeant des peines pour avoir commis des crimes ou tout simplement pour les empêcher de retourner sur le champ de bataille et (2) des terroristes capturés en possession d’informations qui pourraient sauver des vies.

Dans le premier cas, McCain a raison. On ne doit jamais abuser de ces prisonniers, certainement pas pour se divertir ou se livrer à des pulsions sadiques (comme cela se passe néanmoins dans des prisons à travers le monde).

Le deuxième cas n’est pas si simple. Le scénario le plus notoire est, bien sûr, celui de la « bombe à retardement ». Que devrait-on autoriser lorsqu’une menace est imminente et que le fait de faire parler un suspect peut être une question de vie ou de mort ? De telles circonstances ne sont pas aussi rares que certains le prétendent.

Il y a deux ans, par exemple, il y avait une controverse à propos des mesures prises par le lieutenant- colonel de l’armée Allen B.West. Il servait près de Tikrit, luttant contre les insurgés fidèles au dictateur déchu Saddam Hussein. Alors qu’il interrogeait un suspect hostile, il dégaina son pistolet et tira deux fois.

Son intention n’était pas de tuer ou de blesser, mais seulement de faire peur. Il a réussi. Le suspect a révélé les détails d’un projet d’embuscade. Le lieutenant-colonel West a sauvé la vie d’hommes qui étaient sous ses ordres, des hommes dont il se sentait responsable. Il a été accusé de « torture », d’agression et révoqué de l’armée.

L’amendement McCain confirmerait ce résultat. Il condamnerait d’autres agents dans des situations semblables à s’en aller, et que cela soit synonyme de massacre d’hommes, de femmes et d’enfants innocents, ça n’y change rien.

Est-ce que cela devrait vraiment être notre politique ? Peut-on mener et gagner une guerre avec de telles limitations ? Est-ce que c’est vraiment une approche morale ?

Mettez ces questions-là de côté un moment et prenons en considération le scénario le plus courant : le « suspect important », quelqu’un en possession d’informations non pas sur une menace imminente mais sur la façon, par exemple, dont les dirigeants terroristes transmettent leurs ordres, comment ils collectent des fonds et distribuent des armes, comment ils recrutent, forment et déploient des kamikazes et ceux qui posent des charges explosives le long des routes.

Il est peu probable que provoquer un accès de panique, comme le lieutenant colonel West l’a fait, pousse les suspects à révéler tout ce qu’ils savent. Et des formes plus sévères de « torture », déjà illégales au regard du droit américain, ne seraient certainement pas la meilleure façon de les inciter à coopérer. Ce qui peut réussir, ce sont les interrogatoires techniques se rapprochant de la torture : le « stress » physique combiné à la « pression » psychologique. Mais de telles techniques pourraient être considérées comme « dégradantes » et seraient susceptibles d’être interdites par l’amendement McCain.

De toute évidence, des limites doivent être fixées et il faut que quelqu’un ait à la fois la compétence et l’autorité pour les fixer. Il y a plus d’un an, l’ancien Procureur fédéral et juriste Andrew C.McCarthy proposait la création d’un « tribunal de sécurité national », un tribunal qui aurait pour fonction de « surveiller la détention des prisonniers terroristes. »

Il pourrait également être habilité à décider, en accord avec des médecins, des psychologues et des experts du renseignement, quelles techniques sont à proscrire définitivement (par exemple, celles qui sont susceptibles de causer la mort ou un handicap permanent), et celles qui sont acceptables, et efficaces.

Des interrogateurs gouvernementaux formés devraient être tenus de demander au tribunal l’autorisation d’utiliser des techniques spécifiques dans des cas particuliers. Ce que le tribunal autoriserait dans le cas d’une « bombe à retardement » serait différent de ce qu’il permettrait contre un lieutenant de Ben Laden, et ces deux cas se distingueraient de ce qui serait permis pour soutirer de l’information à un combattant de faible valeur.

Les décisions importantes ne seraient pas la responsabilité d’un officier de l’armée isolé, aucun officier ne devrait endurer ce que le lieutenant colonel West a vécu. Mais les décisions de sacrifier des vies innocentes ne seraient pas non plus prises par des bureaucrates internationaux ou des avocats représentant des organisations autoproclamées des « droits de l’homme ».

Ne serait-ce pas mieux qu’une approche où tous les coups sont permis ? Ne serait-ce pas mieux que de traiter les terroristes avec précaution ? Ne serait-ce pas préférable à l’amendement McCain ?

Clifford D.May est le président de la Fondation pour la Défense des Démocraties, un institut politique axé sur le terrorisme et une organisation partenaire Townhall.com.

Bill Ott
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Traduit via le Forum WikiLeaks par Dragonfly84

Lien vers l’article original: https://wikileaks.org/gifiles/docs/1075_re-torture-supporter-.html

Traduit en français: http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,14681.0.html