L’affaire Wikileaks en Suède a-t-elle un lien avec la scientologie?

WIKILEAK ASSANGE SWEDENPhoto: Julian Assange en Suède (Cleveland.com)

Qu’est-il arrivé en Suède?

Julian Assange est allé en Suède le 11 Août 2010, depuis l’Angleterre. Seulement deux semaines avant, depuis une base temporaire en Angleterre fin juillet, sa publication, WikiLeaks, avait publié les Afghan War Logs, soixante quinze mille documents secrets du Pentagone sur la guerre en Afghanistan, qui comprenaient la mort de près de vingt mille personnes. Plus tôt cette année, Wikileaks avait publié les images militaires américaines d’un crime de guerre à Bagdad, Collateral Murder. (Justice 4 Assange)

L’affaire de la présumée agression sexuelle en Suède (et l’accusation de viol émise par la justice suédoise en août 2010) intervient entre deux épisodes importants de publication de l’organisation Wikileaks: la publication des journaux de guerre en Afghanistan en juillet 2010, suivis par les journaux de guerre en Iraq en octobre 2010 et la publication du Cablegate en novembre-décembre 2010.

Mais alors, pourquoi parler de la scientologie, dans une affaire qui semble uniquement concerner les problèmes personnels de Julian Assange avec deux femmes qu’il a rencontrées en Suède?

Julian Assange vs. la scientologie

Le combat de Julian Assange contre la scientologie ne date pas d’hier. On retrouve, en effet, dans plusieurs articles sur Internet les traces de ce combat qui remonte aux années 1990. Julian Assange n’a jamais été un ami de la scientologie, comme on peut le constater.

Sans donner de date précise, un article cite, par exemple, que:

« [Julian Assange] a fait une incursion précoce contre le culte de la Scientologie et a échoué » (The Australian)

De même:

« En Mars 1996, Assange a lancé un appel à se joindre à une manifestation antiscientologie. » (The Monthly)

Le 24 mars 2008, Wikileaks publie des documents sur la scientologie, ce qui semble n’être finalement que la continuité d’un combat commencé depuis plusieurs années dans la vie de Julian Assange.

En publiant par la suite, à partir de 2010, des documents diplomatiques américains, Wikileaks s’est non seulement attiré des ennemis au sein du gouvernement des Etats-Unis, mais également des ennemis au sein de tous les gouvernements, organisations et services secrets qui collaborent avec les Etats-Unis, ainsi que des ennemis au sein de la scientologie qui, comme on le sait, a eu pour objectif l’infiltration du gouvernement américain.

La scientologie et la censure Internet

La scientologie a toujours essayé de contrôler les publications sur Internet et a même été considérée comme un ennemi d’internet. En juillet 2013, un article de la BBC évoque cette situation:

« Le mois dernier, des militants des droits numériques à l’influente Electronic Frontiers Foundation (EFF) ont placé l’Église de Scientologie sur leur mur de la honte pour ce qu’ils disent avoir été des actes répétés contre les libertés Internet. »

On apprend aussi dans cet article que, pendant de nombreuses années, bien avant les publications de Wikileaks, la scientologie a tenté de contrôler le contenu relatif à son sujet sur Internet.

Des « innovateurs de la censure », selon un témoin cité dans l’article. La scientologie a même été bannie de Wikipedia en 2009.

La scientologie: la censure au nom du copyright

La scientologie représente exactement ce que combat l’organisation Wikileaks en ce qui concerne la liberté d’expression sur Internet. Ce sont deux visions du monde qui s’affrontent à notre époque moderne: d’un côté, les hackers ultra-libéraux qui voudraient que tout contenu puisse être partagé gratuitement et librement sur Internet, et d’un autre côté, les gouvernements et les sociétés qui veulent garder un contrôle sur tous les produits de la culture et de la civilisation qui sont à l’origine de leurs profits financiers.

Le meilleur outil pour garder le contrôle d’une création culturelle, c’est le copyright. Mais la propriété intellectuelle n’est pas un problème en soi. Le problème, c’est quand cette propriété intellectuelle est utilisée pour censurer. C’est ce qu’a fait la scientologie vis-à-vis de Wikileaks et des personnes qui ont voulu lancer l’alerte sur cette secte: invoquer le copyright pour censurer des contenus et des informations. Mais, c’est un argument qui est encore utilisé de nos jours par des gouvernements. Les actions passées de la scientologie n’ont fait que donner une idée de ce que les gouvernements sont prêts à faire pour imposer la censure contre des informations gênantes à leur sujet: Hadopi, Loppsi, Acta ont été autant de manières pour chercher à mettre en place une censure indirecte des contenus en invoquant la propriété intellectuelle. Les dangers de ces lois ne se posent pas directement pour la culture, mais surtout pour le droit à l’information et la liberté d’expression.

La scientologie au sein du gouvernement américain

Dans Wikipedia, un article consacré à la scientologie aux Etats-Unis explique comment a été mise en place dans les années 1970 une opération visant à infiltrer le gouvernement des Etats-Unis.

L’Opération Snow White était le nom d’un projet de l’Église de Scientologie dans les années 1970 pour purger les dossiers défavorables sur la scientologie et son fondateur L. Ron Hubbard. Ce projet comprenait une série d’infiltrations et de vols dans 136 organismes gouvernementaux, des ambassades et consulats étrangers, ainsi que des organismes privés critiques de la Scientologie, réalisés par les membres de l’Église, dans plus de 30 pays.

On peut imaginer que la scientologie a infiltré toutes sortes d’organismes gouvernementaux aux Etats-Unis et qu’elle continue encore aujourd’hui sa traque contre ses opposants à travers le monde. On peut aussi imaginer que Wikileaks, en publiant des documents sur la scientologie en 2008, a aussi été ajouté à cette liste d’opposants que la scientologie cherche à tout prix à éliminer.

Graham Berry a expliqué dans un discours les méthodes de la scientologie pour censurer les opposants:

Dans ce discours, j’ai dit que la Scientologie pourrait être réduite à trois concepts fondamentaux; le pouvoir, la purge et la punition. Le pouvoir réfère à l’objectif de la Scientologie de « nettoyer » la planète, et d’éliminer toute opposition à la scientologie. La purge réfère à la Scientologie qui supprime tous les documents négatifs et les informations critiques depuis les fichiers du gouvernement et l’accès public. La punition, je l’ai dit, était le plus sombre de tous les aspects de la Scientologie. Elle a pris deux formes; une forme orwellienne interne d’élimination de toute dissidence ou pensée critique, et une forme externe de punition des critiques et des responsables gouvernementaux non-coopératifs avec les politiques de terreur et de psycho-terreur sur le copyright pour le traitement des « personnes suppressives »; des personnes qui entravent ou s’opposent aux objectifs de la Scientologie. (Wikipedia)

Quand on lit ce texte, on se rend compte que la scientologie n’est pas une simple Eglise, mais qu’elle utilise des méthodes avancées pour censurer et porter atteinte à la liberté d’expression, de la même manière que peuvent le faire certains services secrets ou gouvernements à l’égard de leurs opposants.

La scientologie en Suède

scientologie dans le mondeC’est peut-être un choix malchanceux qu’a fait Julian Assange en s’installant en Suède, en 2010. Pour une organisation qui avait dévoilé des documents sur la puissante Eglise de scientologie, il se trouve que Wikileaks a justement choisi de trouver refuge dans l’un des pays européens qui est un proche allié américain et qui autorise la scientologie (aux côtés de l’Espagne, du Portugal, Hongrie, Slovénie, Croatie, Albanie).

Le 13 mars 2000, la Suède reconnaît la scientologie comme une communauté religieuse, comme on peut le voir dans ces statuts par pays. C’est toujours étonnant de constater que Wikileaks a choisi de s’installer dans un pays comme la Suède, ne serait-ce que par rapport à la présence de la scientologie.

La Suède et les Etats-Unis

Les relations militaires de la Suède avec l’OTAN et les Etats-Unis ne sont pas un secret. Mais, comme nous l’apprend un article de mars 2011, ce serait aussi l’origine des problèmes de Wikileaks et d’une tentative de faire taire l’organisation:

« la vendetta suédoise contre Julian Assange remonte à la révélation d’événements dans les câbles Wikileaks autour de la vente de données privées de la Suède à l’OTAN mentionnant principalement la population immigrée (les accords secrets à Stockholm entre les fonctionnaires du gouvernement suédois et les représentants de la CIA et du FBI, s’est ajouté à la loi de surveillance pro-OTAN directement établie sur les autorités suédoises par les USA). »

Les révélations de Wikileaks ont ébranlé le système américain, non seulement à travers les révélations diplomatiques, mais en touchant au coeur du système américain, à savoir l’industrie de l’armement et les révélations sur la guerre en Irak (Afghan war logs et Irak war logs).

Des sites Internet pro-Wikileaks ont ainsi pu révéler le lien entre les Etats-Unis, l’industrie de l’armement, le gouvernement suédois et la guerre en Irak. « [Carl Bildt] Le Ministre des Affaires Etrangères de la Suède a propagé l’idée de l’invasion de l’Irak et en profita. À partir de 2007. » C’est ce qu’on apprend dans un article de Rixstep:

« Carl Bildt a gagné des millions avec l’invasion américaine de l’Irak. Il a siégé au conseil d’administration de la société d’investissement Legg Mason, faisant la gestion d’énormes participations financières dans le secteur de l’armement US, et en même temps était un lobbyiste pour le géant des armes Lockheed Martin. »

En plus de l’Irak, l’intervention de la Suède et le soutien à la guerre en Libye ont aussi été mis en évidence:

Aussi peu d’intérêt que ce qui a été démontré par les mêmes Suédois sur les «dommages collatéraux» (le massacre des populations civiles) en Irak et en Afghanistan – où la Suède a également eu des troupes sous la direction de l’OTAN – ils semblent ne pas en démontrer plus dans le cas de la Libye.

Pour résumer, Wikileaks est mis en cause pour une affaire d’agression sexuelle en Suède, dans un pays partenaire de l’OTAN, proche des Etats-Unis, qui accueille l’Eglise de Scientologie, qui a des liens avec l’industrie de l’armement et dont un membre du gouvernement s’est personnellement enrichi grâce aux ventes d’armes lors de la guerre en Irak et aurait travaillé comme espion des Etats-Unis. L’affaire d’agression sexuelle en Suède, c’était peut-être le bon prétexte pour faire taire Julian Assange, celui qui s’était attaqué aux intérêts communs de toutes ces personnes. (On notera aussi une coïncidence plus tardive: la visite de la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton en Suède, quatre jours après le verdict sur l’extradition de Julian Assange, en juin 2012.)

Wikileaks a pu se retrouver, depuis l’année 2010, comme un ennemi commun à la fois aux Etats-Unis, en mettant en cause la diplomatie américaine, et en Suède, où l’industrie de l’armement avait des intérêts auprès des Etats-Unis, sans parler de la scientologie qui a aussi été affectée à travers les publications de Wikileaks, ces dernières années, et dont les membres se retrouvent parfois au sein de ces gouvernements infiltrés.

Sans aller jusqu’à dire qu’il y a eu un complot contre Julian Assange, la Suède a pu cependant bénéficier d’un rôle particulier par rapport à Wikileaks, en étant à la fois un très bon allié du gouvernement américain, en ayant des liens avec l’industrie de l’armement aux Etats-Unis, et en étant un pays où la scientologie a aussi une certaine influence.

Quand on connaît la détermination de la scientologie à faire taire les opposants, comme cela a pu être décrit par plusieurs ex-membres de la secte dans des témoignages sur Internet, il est presque évident de dire que l’affaire d’agression sexuelle en Suède a pu être utilisée par la scientologie ou par le gouvernement américain (ou par les deux à la fois) pour faire taire une organisation aussi embarrassante que Wikileaks.

Même si la scientologie ou le gouvernement américain ne sont pas à l’origine des accusations, et même s’ils n’ont pas forcément construit un complot en utilisant deux militantes féministes suédoises, ils ont pu néanmoins utiliser ce prétexte pour faire pression sur la justice suédoise et pour chercher à obtenir l’extradition de Julian Assange aux Etats-Unis.

Assange, élection en Australie« La Suède est l’Arabie Saoudite du féminisme » (Julian Assange, The Sunday Times, 26 décembre 2010)

Les paradoxes de la Suède…

Aujourd’hui, la Suède, qui se voulait être un pays qui protège les lanceurs d’alerte, se retrouve dans une affaire de justice contre le fondateur de Wikileaks, celui qui luttait contre la scientologie, le mettant plus ou moins dans une situation où sa liberté d’expression et la continuité de son travail sont menacés, mais cela n’empêche pas non plus le pays d’accorder un prix à Edward Snowden, tout en continuant cette « chasse aux sorcières » contre Julian Assange… Avec l’affaire Wikileaks, on a pu découvrir un nouvel aspect de l’humour suédois.

Les millions de Carl Bildt

Publié par Rixstep.com

Le Ministre des Affaires Etrangères de la Suède a propagé l’idée de l’invasion de l’Irak et en profita. À partir de 2007.

BAGDAD (Rixstep) – Carl Bildt a gagné des millions avec l’invasion américaine de l’Irak. Il a siégé au conseil d’administration de la société d’investissement Legg Mason, faisant la gestion d’énormes participations financières dans le secteur de l’armement US, et en même temps était un lobbyiste pour le géant des armes Lockheed Martin.

Pendant tout ce temps, il a également été embauché par l’ONG américaine «CLI» pour «vendre» l’invasion au monde.

«C’est tout à fait remarquable que le ministre suédois des affaires étrangères ait fait du lobbying pour l’invasion américaine de l’Irak, tout en profitant aussi personnellement de cette invasion», explique Rolf Lindahl, secrétaire politique de la Paix Suédoise et Société d’Arbitrage (Svenska Freds).

Legg Mason et Lockheed Martin

Le 17 Septembre 2002, Carl Bildt, prend un siège au conseil d’administration de Legg Mason, un des plus grands gestionnaires d’actifs aux États-Unis, avec une part importante de leur portefeuille placé dans la haute-technologie. Bildt s’intéresse aux plans de stock-options de Legg Mason.

Trois mois plus tard, Carl Bildt est recruté au Comité pour la libération de l’Irak (CLI) par Randy Scheunemann. Bildt tente ensuite de prétendre le contraire, mais Scheunemann et d’autres à la CLI de préciser que Bildt savait que son travail consistait à «vendre» l’invasion américaine au monde entier. L’article de Bildt pour le Forum Européen de la Sécurité du CEPS/IISS [Rencontre du 13 janvier 2003 sur L’Action militaire préventive et l’utilisation légitime de la force] tente de justifier – des frappes militaires préventives

Le débat actuel sur la légitimité de l’action militaire préventive a été déclenché par la nouvelle stratégie de sécurité nationale des États-Unis et il a été alimenté par le débat sur la légitimité d’une action armée contre l’Irak. Ainsi, je vais concentrer ce document principalement sur les questions de l’usage préventif de la force militaire qui ont été portées à l’avant-garde du débat international à travers cela.

Le président du CLI à l’époque est Bruce P. Jackson, dont le poste précédent était responsable de la planification stratégique chez le géant des armes Lockheed Martin, l’un des principaux investissements de Legg Mason. Il y a beaucoup d’argent qui dépend de l’invasion américaine de l’Irak. Si les Etats-Unis mènent finalement l’invasion, Lockheed Martin peut gagner des contrats pour 1 milliard de dollars.

Des bombes sur Bagdad

Les bombes sont tombées avec choc et effroi sur la capitale irakienne à partir du 19 Mars 2003; La valeur des actions de Lockheed Martin a plus que doublé en deux ans, passant de 45 $ à plus de 100 $, ce qui justifie son inscription comme l’un des investissements les plus réussis de Legg Mason. L’analyste de Legg Mason, William Loomis, a admis que l’invasion a été un grand coup de pouce pour l’ensemble de l’industrie de haute-technologie des États-Unis. «L’augmentation est la plus importante que nous avons vu en 20 ans», a-t-il dit. Cela a conduit à son tour à un pic dans le stock de Legg Mason, et de ce fait même dans le portefeuille de Carl Bildt, évalué à l’époque à 1.78 millions de dollars.

«Les connexions de Carl Bildt avec le complexe militaro-industriel des États-Unis sont gênantes: cela ne fait pas bonne impression, quand le ministre suédois des Affaires étrangères encourage activement l’invasion d’un pays souverain, une chose que le Parlement suédois et le ministère suédois ont condamné comme un crime contre l’humanité» , explique Rolf Lindahl.

Carl Bildt, actions Legg Mason et Lockheed MartinLes millions de Carl Bildt: la ligne rouge est le stock de Legg Mason, la ligne bleue Lockheed Martin.

Source: http://rixstep.com/1/20140502,00.shtml

La presse suédoise révèle les liens du ministre Carl Bildt avec les Etats-Unis: espionnage et lobby de la guerre en Irak

220px-Carl_bildt_0c178_8327Wikileaks a publié aujourd’hui sur son compte Twitter les liens de deux articles qui mettent en cause le ministre suédois Carl Bildt, qui aurait été tour à tour un espion au services des Etats-Unis (selon AftonBladet), mais aussi un membre du CLI [Comité pour la Libération de l’Irak], un puissant lobby qui aurait influencé l’invasion américaine de l’Irak (selon les révélations d’Expressen).

Selon AftonBladet, le ministre Carl Bildt aurait été un espion au service des Etats-Unis pendant de nombreuses années. Carl Bildt aurait « informé les États-Unis au sujet de ce qui a été dit au cours de débats fermés du gouvernement dans les années 70 », révèle le journal. Des informations secrètes auraient ainsi été transmises au gouvernement américain et à la CIA, par l’intermédiaire de Carl Bildt. Wikileaks rappelle dans un tweet que « le Ministre des Affaires étrangères suédois Carl Bildt exposé comme informateur des États-Unis; le procureur en chef suggère des accusations d’espionnage », ce qui laisse supposer qu’il y aura peut-être une suite juridique de l’affaire en Suède.

D’autre part, on en apprend encore davantage sur le ministre suédois et ses liens avec les Etats-Unis. Wikileaks, sur la base d’un article suédois, a tweeté: « Comment le comité pour envahir l’Irak a acquis le Ministre des Affaires étrangères suédois Carl Bildt par des paiements en espèces ». Voici ce que dit le journal Expressen, auquel fait référence ci-dessus Wikileaks, au sujet du rôle de Carl Bildt dans le lobby de la guerre en Irak, dans l’article intitulé « Chef: Parce que nous avons acquis Bildt« :

« Expressen a révélé mercredi que Carl Bildt a été recruté pour le groupe américain de lobby de la guerre du Comité pour la Libération de l’Irak (CLI), qui ne se composait de rien d’autre que de « faucons » conservateurs ayant des liens avec l’industrie de l’armement. » 

Wikileaks a également partagé sur Twitter toutes ses publications ayant un lien avec la Suède et Carl Bildt, avec parfois le lien des câbles diplomatiques qui mettent en évidence les activités du ministre suédois. Avis aux journalistes qui veulent se lancer dans des investigations plus poussées des câbles Wikileaks: vous pouvez désormais consulter ces liens sur Twitter.

Sources et liens:

« Chef: Parce que nous avons acquis Bildt«  (Expressen)

Les documents prouvent: Carl Bildt a donné des informations secrètes aux États-Unis (AftonBladet)

Les tweets de @Wikileaks relatifs à l’affaire Carl Bildt: consultez le tweet ou cliquez ici pour le résultat de la recherche

La Suède a collaboré avec la NSA dans des activités de piratage (Radio suédoise)

Menara.ma, 11 déc. 2013

Stockholm, 11 déc. 2013 (MAP)- L’Institut national suédois de défense radio (FRA) a collaboré avec l’agence américaine de sécurité nationale (NSA) pour pirater des ordinateurs selon des documents fournis par l’ancien agent américain Edward Snowden à la Télévision suédoise.  »Sverige Radio » rapporte mercredi que selon ces documents, la FRA et la NSA auraient mené des centaines d’activités de piratage ensemble.

« Les documents montrent que la FRA et la NSA ont travaillé ensemble dans des opérations de piratage. Autrement dit, ils ont piraté les ordinateurs afin d’obtenir les mots de passe et surveiller ce que les gens écrivent », a indiqué le journaliste de la télévision suédoise Fredrik Laurin dans une déclaration à Sverige Radio.

Les documents fournis par Snowden montrent également que la FRA a accès à la base de données du logiciel de surveillance Xkeyscore. Il s’agit d’une base de données qui stocke d’énormes quantités de données sur Internet, l’historique de navigation des utilisateurs d’internet et même des courriels.

« La FRA a développé le système Xkeyscore. C’est un moteur de recherche créé par la NSA pour parcourir les données recueillies », explique Fredrik Laurin.

Réagissant à ces informations, le porte-parole pour les affaires militaires du Parti Vert, Peter Radberg, s’est dit scandalisé par ces révélations, appelant à élaborer des lois plus claires et plus strictes sur le fonctionnement de la FRA.

« Il est clair que ce qu’ils font est illégal. Ils ne sont pas autorisés à se livrer à des activités de piratage. C’est épouvantable », a ajouté Radberg dans une déclaration à Sverige Radio.

La FRA n’a pas encore commenté ces informations.

Source: http://www.menara.ma/fr/2013/12/11/924611-la-su%C3%A8de-collabor%C3%A9-avec-la-nsa-dans-des-activit%C3%A9s-de-piratage-radio-su%C3%A9doise.html

Lire aussi:

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Vidéo: Les Etats-Unis ont espionné la Russie avec l’aide de la Suède

Vidéo: PressTV

La Suède aidait les USA à espionner les responsables russes (médias)

MOSCOU, 5 décembre – RIA Novosti

Les documents secrets publiés par l’ex-employé de la CIA Edward Snowden indiquent que l’Institut suédois de défense radio (FRA) aidait la NSA (agence de renseignement américain) à espionner les hommes politiques russes, rapporte jeudi le site d’information suédois Portal.

« Le FRA a mis à la disposition de la NSA un dossier unique en son genre concernant la Russie, notamment ses dirigeants et sa politique intérieure », lit-on notamment dans un document du Renseignement américain daté du 18 avril 2013, dont les journalistes suédois ont obtenu copie.
Selon le site, le texte ne dévoile pas comment la collecte de renseignements était effectuée ni quels responsables russes faisaient l’objet d’une surveillance.

Auparavant, le journaliste britannique Duncan Campbell a affirmé que le FRA était un partenaire clé de la NSA  et du Service de renseignements électronique du gouvernement britannique (GCHQ).

Un scandale impliquant la NSA a éclaté suite à la révélation par Edward Snowden de certains détails du programme top-secret PRISM permettant d’intercepter les informations de sites tels que Google et Facebook, et de pister des millions de téléphones portables chaque jour à travers le monde. Selon les médias, la surveillance mondiale de la NSA est bien plus vaste qu’annoncée.

L’Institut national de défense radio de la Suède (FRA, Försvarets radioanstalt) est un service spécialisé dans le renseignement d’origine électromagnétique qui travaille en étroite collaboration avec l’armée suédoise.

Source: http://fr.ria.ru/world/20131205/199947943.html

Affaire Snowden: Un documentaire dévoile les liens secrets de la NSA et de la Suède

Relations de la NSA et de la SuèdePhoto: documents de la NSA exposés dans le documentaire suédois

« Les documents Snowden et la Suède » (avec sous-titres anglais)

Après six mois, les journalistes Fredrik Laurin, Sven Bergman et Joachim Dyfvermark ont pris contact avec Glenn Greenwald, qui détient les documents qu’Edward Snowden a fuité de l’organisation américaine du renseignement d’origine électromagnétique, la NSA. Ils ont réalisé ce rapport.

Voir la vidéo en ligne: http://www.svt.se/ug/view-the-report-about-the-snowden-documents-and-sweden-with-english-subtitles

Des documents révèlent les relations du renseignement de la NSA avec la Suède: https://wikileaksactu.wordpress.com/2013/12/11/des-documents-revelent-les-relations-du-renseignement-de-la-nsa-avec-la-suede/

Documents sur la NSA et la Suède: http://freesnowden.is/wp-content/uploads/2013/12/samtliga.pdf

Des documents révèlent les relations du renseignement de la NSA avec la Suède

Relation du renseignement de la NSA avec la Suède

Un document d’information daté du 18 Avril 2013 décrit la relation étroite entre les États-Unis, le Royaume-Uni et les agences de renseignement électromagnétique suédois [FRA]. Un court extrait d’un second document daté du 6 Juin 2006 met l’accent sur la sensibilité politique de la relation: voir l’article de SVT Dokument de avslöjar: FRA: s hemliga avtal med US, [Les documents révèlent: l’accord secret de la FRA avec les Etats-Unis], 8 Décembre 2013.

Consulter le document en ligne: http://freesnowden.is/wp-content/uploads/2013/12/samtliga.pdf

Source: http://freesnowden.is/2013/12/05/nsa-intelligence-relationship-with-sweden/index.html

« Oui, tu peux. Mais tu ne le fais pas »: un manifestant contre Obama

Yes you can.But you don't-Obama protester

Plus de 30 organisations ont uni leurs forces pour protester contre la visite du président Barack Obama à Stockholm mercredi. Plus d’un millier de participants se sont inscrits sur les sites de médias sociaux pour une manifestation du quartier des Söder à Stockholm jusqu’au parlement suédois.

Le scandale de surveillance de la NSA, les attaques de drones américains et la prison de Guantanamo Bay sont quelques-unes des questions qu’ils veulent que le gouvernement suédois soulève avec le président américain.

L’un des organisateurs est un militant du Parti de Gauche, Dror Feiler qui était aussi derrière la manifestation du bateau pour Gaza, l’année dernière.

Il a parlé à Tom Sullivan. Ecoutez le témoignage

Source: http://sverigesradio.se/sida/artikel.aspx?programid=2054&artikel=5635291

La police suédoise enquête sur la disparition d’une valise de Julian Assange

Julian Assange-Londres

Publié par Associated Press le mardi 03 septembre 2013 à 17h54. Modifié par Léandre Drolet à 18h18

STOCKHOLM – La police suédoise a ouvert une enquête mardi après que le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, eut porté plainte pour la disparition de l’une de ses valises en 2010, alors qu’il quittait la Suède en direction de l’Allemagne.

La valise en question contenait trois ordinateurs portables avec du matériel de WikiLeaks, notamment des «preuves» de crimes de guerre qui auraient été commis par les forces américaines en Afghanistan, selon la déclaration sous serment et la plainte criminelle déposées par l’avocat de M. Assange à la police de l’aéroport de Stockholm.

Dans la déclaration, Julian Assange laisse entendre que sa valise pourrait avoir été saisie illégalement «dans le cadre d’une opération du renseignement ayant pour but de récolter des informations» à son sujet.

Il n’a offert aucune preuve de ses allégations, mais a précisé que toutes les tentatives pour retrouver sa valise, disparue en septembre 2010 après avoir été enregistrée auprès du transporteur aérien, avaient échoué.

La plainte a été déposée à la veille de la visite du président des États-Unis, Barack Obama, en Suède.

«La saisie présumée, ou le vol, s’est produite à une période de tentatives intenses des États-Unis pour empêcher les publications de 2010 par WikiLeaks», affirme M. Assange, qui a demandé aux autorités suédoises de «réclamer des explications» aux membres de la délégation du président américain durant leur visite.

La police des frontières à l’aéroport de Stockholm a ouvert une enquête après avoir reçu la plainte mardi, a indiqué une porte-parole, Jessica Fremnell.

Elle a refusé de dire si les autorités suédoises interrogeraient des membres de l’entourage de M. Obama, comme le demande le fondateur de WikiLeaks.

«Nous prenons nos propres décisions quant à ce que nous pensons devoir faire», a-t-elle dit.

Julian Assange, originaire de l’Australie, est réfugié depuis plus d’un an dans l’ambassade d’Équateur à Londres afin d’éviter son extradition en Suède, qui veut l’interroger en lien avec des allégations de nature sexuelle.

Source: http://www.985fm.ca/international/nouvelles/la-police-suedoise-enquete-sur-la-disparition-d-un-263658.html

Communiqués de presse Wikileaks:

Wikileaks lance une enquête criminelle avant la visite d’Obama en Suède, mercredi: http://wikileaks.org/Press-Release-WikiLeaks-Launches.html
AFFIDAVIT de Julian Paul Assange (.pdf)

La police suédoise ouvre un fichier de plainte criminelle avant la visite d’Obama en Suède, mercredi: http://wikileaks.org/Updated-Press-Release-WikiLeaks.html
AFFIDAVIT de Julian Paul Assange (.pdf)

Wikileaks dépose une seconde plainte criminelle en Allemagne: http://wikileaks.org/WikiLeaks-Files-Second-Criminal.html
AFFIDAVIT de Julian Paul Assange (.pdf)

George H.W. Bush et la CIA étaient derrière l’assassinat d’Olof Palme, premier ministre suédois

Par Anders Leopold, le 19 janvier 2013

Le journaliste suédo-états-unien John P. Anderson a étudié pendant onze ans l’assassinat de 1963 de John Fitzgerald Kennedy, ainsi que les méthodes opérationnelles et l’histoire de la CIA. Il pense que le meurtre d’Olof Palme (premier ministre suédois, assassiné en 1986, ndt) était une opération de la CIA.

Sa théorie est que le vice-président US de l’époque George Bush, ex-patron de la CIA, et le patron de la CIA d’alors, William Casey, se sont servis du président Ronald Reagan, en fonction à l’époque, comme outil malgré lui de mise en œuvre de l’opération contre Palme.

La Commission Tower a investigué les opérations du National Security Council à la Maison Blanche. Ceci comprenait le scandale des Contras en Iran, qui a été rendu public en novembre 1986, et par la suite étoffé de jour en jour. La Commission fit la première d’une longue suite d’enquêtes qui, petit  à petit, en dévoilèrent beaucoup plus. Cependant, elles laissèrent le goût de trop peu, comme si beaucoup de choses avaient encore été laissées cachées.

LR (Leopold Report, site source, ndt) a d’ores et déjà commencé une série d’articles qui, étape par étape, révèlent qu’effectivement, le meurtre de Palme était le plus secret des secrets du scandale des Contras iraniens. (Pour plus d’infos – en anglais, suivre ce lien, ndt)

En fonction de ce qui est connu à ce jour, il y a de bonnes raisons d’accroire que le président Reagan ait aussi été maintenu dans l’ignorance de l’existence de l’opération Palme.

Le mobile de l’assassinat était très complexe, et relié aux nombreux domaines sur lesquelles les administrations Reagan et Palme se tenaient sur des trajectoires contraires. L’un de ceux-ci concernait les livraisons illégales par l’entreprise suédoise Bofors d’armements lourds et de munitions à l’Iran (en pleine guerre Iran/Irak – rappel, ndt), élément qui se révéla être partie prenante de l’affaire des Contras. À l’automne 1985, le médiateur de l’ONU pour la paix pour la guerre Iran/Irak et le premier ministre Olof Palme mirent fin aux livraisons après qu’il en eut pris connaissance.

John P. Anderson était l’un des contestataires qui prirent la rue aux USA pendant la guerre du Vietnam. Tout comme nombre d’agents de la CIA qui, sur les bases de leur savoir acquis ont exposé les agissements d’un supposé gouvernement de l’ombre aux USA, Anderson a choisi d’utiliser un nom d’emprunt, pour assurer sa survie.

LR connaît la réelle identité d’Anderson. Contrairement à d’autres médias, nous laissons Anderson exprimer librement ses opinions, comme nous croyons en sa crédibilité. Son travail est basé sur de la documentation qui ne peut pas être publiée sur LR, aux fins de protéger ses sources ainsi que sa sécurité et celle de sa famille aux USA.

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