« Nous donnons de plein gré plus de renseignements à Facebook que nous n’en fournirions au cours d’un interrogatoire »

Un livre partagé sur les réseaux sociaux et qui fait prendre conscience des enjeux sur les données personnelles, à télécharger gratuitement (licence cc-by-sa):

Numérique, reprendre le contrôle: https://framabook.org/docs/NRC/Numerique_ReprendreLeControle_CC-By.pdf

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Un espion d’entreprise a infiltré la campagne anti-amiante, selon un tribunal londonien

The Guardian, Ian Cobain, 08/12/2016

mine-damianteDeux militants et un avocat impliqué dans la campagne réclament des dommages-intérêts aggravés de K2 Intelligence Ltd

Une importante société du renseignement d’entreprise a infiltré la campagne mondiale d’interdiction de l’amiante dans une campagne d’espionnage sophistiquée et de longue durée, a annoncé la haute cour de Londres.

Sur une période de quatre ans, selon les informations reçues par la cour, un espion travaillant pour K2 Intelligence Ltd a prétendu être un sympathique réalisateur de documentaire afin de rassembler une masse de matériel sensible sur les principaux personnages de la campagne, leurs méthodes, leur financement et les plans futurs.

K2 transmettait à son tour les informations à son client, une société encore anonyme basée à l’extérieur du Royaume-Uni qui a des intérêts dans l’industrie de l’amiante.

Lundi, le tribunal a ordonné à K2 d’identifier son client, bien que le nom de l’espion – qui a été payé plus de £ 460 000 en salaire et dépenses – reste un secret. Dans une déclaration de témoin à la cour, l’espion – actuellement anonymisé sous le nom DNT, par ordre de la haute cour – a déclaré que K2 lui avait payé £ 336,015 et il avait reçu £ 130 430 pour les dépenses.

Bien que les risques pour la santé liés à l’exposition à l’amiante aient été connus depuis des générations et que son utilisation ait été interdite au Royaume-Uni et en Europe depuis 1999, l’utilisation du minéral connu sous le nom de chrysotile – ou amiante blanc – est encore autorisée dans la plupart des pays.

Les principaux producteurs sont la Russie, la Chine, le Brésil et le Kazakhstan, et les principaux importateurs sont la Thaïlande et le Vietnam.

Lire la suite: https://www.theguardian.com/world/2016/dec/08/k2-corporate-spy-infiltrated-anti-asbestos-campaign-court-told?CMP=share_btn_tw

Le documentaire « Project X » sur le bâtiment ultra-secret de la NSA à Manhattan est en ligne gratuitement

Fieldofvision.org, Laura Poitras et Henrik Moltke

Un manuel top-secret emmène les téléspectateurs vers un voyage clandestin à Titanpointe, le site d’un partenariat caché. Raconté par Rami Malek et Michelle Williams, et basé sur les documents classifiés de la NSA, Project X révèle le fonctionnement interne d’un gratte-ciel sans fenêtre dans le centre de Manhattan.

Ce film est le produit d’un projet de reportage commun entre Field of Vision et The Intercept.

Voir le documentaire: https://fieldofvision.org/project-x

La censure Internet chinoise sert-elle de modèle à d’autres pays? Infowars se penche sur la question

Infowars, 17/11/2016

Le grand pare-feu de la Chine: le modèle mondial de censure internet révélé

Les restrictions d’Internet basées sur le modèle chinois arrivent en Amérique

David Knight et Owen Shroyer discutent de la manière dont les gouvernements de la planète regardent la Chine et comment le gouvernement chinois a complètement supprimé la liberté Internet, comme étant un modèle pour ce qu’ils feront par la suite.

Source: http://www.infowars.com/the-great-firewall-of-china-the-global-model-for-net-censorship-revealed/

L’Invasion des armées de trolls: des partisans russes de Trump aux serviteurs de l’état turc

Les gouvernements du monde entier manipulent les médias sociaux pour leurs propres fins. C’est là que les fantassins numériques entrent – calomniant les opposants, répandant la désinformation et postant de faux textes pour de « l’argent de poche »

troll-armyDes légions en ligne … « Les médias sociaux sont un autre endroit où la guerre continue. »

The Guardian, Leo Benedictus, 06/11/2016

Nous ne savons pas qui ils sont, ni quelle est leur mission. Nous savons seulement qu’ils sont des milliers là-bas, faisant semblant d’être nous. Ils peuvent être à la maison, ou dans des bureaux spéciaux, ou assis à côté de vous dans le train. Ils utilisent les médias sociaux, écrivent des blogs et des commentaires. Certains d’entre eux visiteront peut-être le bas de cet article.

Vous pouvez embaucher votre propre armée de trolls si vous avez de l’argent. En 2011, le cabinet de relations publiques Bell Pottinger a déclaré aux journalistes sous couverture qu’ils pouvaient «créer et maintenir des blogs tiers», et gonfler les profils Wikipedia et les classements de recherche Google. En effet, le marketing a une riche histoire de ce que l’on appelle l' »astroturfing« , qui consiste à fixer de fausses bases populaires.

Lire la suite: https://www.theguardian.com/media/2016/nov/06/troll-armies-social-media-trump-russian

Des yeux privés. Une petite société inconnue qui permet une surveillance de masse mondiale

The Intercept, par Ryan Gallagher et Nicky Hager, le 23/10/2016

800px-medusa_by_caravaggio_1597_galleria_degli_uffizi_21810229096C’était un instrument puissant de technologie créée pour un client important. Le système Medusa, nommé d’après le monstre mythique grec avec des serpents à la place des cheveux, avait un objectif principal: aspirer de grandes quantités de données Internet à une vitesse stupéfiante.

La technologie a été conçue par Endace, une entreprise peu connue de Nouvelle-Zélande. Et le client important a été l’agence d’écoute électronique britannique, le Government Communications Headquarters, ou GCHQ.

Des dizaines de documents internes et d’emails d’Endace, obtenus par The Intercept et rapportés en coopération avec Television New Zealand, révèlent le rôle clé de l’entreprise dans l’aide aux gouvernements à travers le monde pour récolter de grandes quantités d’informations sur les emails privés des gens, des discussions en ligne, des conversations sur les médias sociaux, et les historiques de navigation sur Internet.

Les fichiers divulgués, qui ont été fournis par une source via SecureDrop, montrent qu’Endace a listé une agence de sécurité marocaine impliquée dans la torture comme étant l’un de ses clients. Ils indiquent également que la société a vendu ses engins de surveillance à plus de la moitié d’une douzaine d’autres organismes gouvernementaux, y compris aux États-Unis, en Israël, au Danemark, en Australie, au Canada, en Espagne et en Inde.

Certaines des plus grandes ventes d’Endace au cours des dernières années, cependant, l’étaient au GCHQ du Royaume-Uni, qui a acheté une variété de systèmes d' »acquisition de données » et de « sondes » qu’il utilise pour surveiller secrètement le trafic Internet.

Les documents du lanceur d’alerte de la National Security Agency, Edward Snowden, précédemment divulgués par The Intercept, ont montré comment le GCHQ a considérablement élargi sa surveillance en ligne entre 2009 et 2012. Les documents Endace, nouvellement obtenus, s’ajoutent à ces révélations, mettant en lumière pour la première fois le rôle vital joué par le secteur privé pour faciliter l’espionnage.

Lire la suite: https://theintercept.com/2016/10/23/endace-mass-surveillance-gchq-governments/

Facebook, Twitter et Instagram ont envoyé des flux qui ont aidé la police à pister les minorités à Ferguson et Baltimore, selon un rapport

Washington Post, Craig Timberg et Elizabeth Dwoskin, le 11/10/2016

800px-internet_censorship_and_surveillance_world_map-svg_wikiUn puissant programme de surveillance que la police a utilisé pour le suivi des manifestations à caractère ethnique à Baltimore et Ferguson, Mo. [Missouri], s’est appuyé sur des flux de données d’utilisateurs fournies par Twitter, Facebook et Instagram, selon un post publié mardi sur le blog de l’ACLU.

Les entreprises auraient fourni les données – y compris souvent les emplacements des utilisateurs – à Geofeedia, une société basée à Chicago qui, dit-elle, analyse les messages des médias sociaux pour fournir des informations de surveillance à 500 agences d’application de la loi. Les entreprises des médias sociaux ont cherché à restreindre l’accès de Geofeedia aux flux de données des utilisateurs au cours des dernières semaines, après que l’ACLU les a découverts et a alerté les entreprises à propos de l’exposition imminente du public.

Lire la suite: https://www.washingtonpost.com/news/the-switch/wp/2016/10/11/facebook-twitter-and-instagram-sent-feeds-that-helped-police-track-minorities-in-ferguson-and-baltimore-aclu-says/

Rapport secret: Le service du renseignement fédéral allemand a enfreint la loi et la constitution à plusieurs reprises

Netzpolitik.org, Andre Meister, le 02/09/2016

Le service du renseignement allemand BND a illégalement collecté et stocké les données de surveillance de masse et doit supprimer ces données immédiatement, y compris XKeyscore. Ceci est l’un des résultats d’un rapport classifié du commissaire fédéral allemand pour la protection des données que nous publions à présent. Dans son rapport, elle critique les violations juridiques graves et une restriction massive de son autorité de supervision.

badaibling-dunkel-730x355Ceci est la traduction anglaise de la déclaration d’origine en allemand, qui comprend également le document source complet. Traduction par Andre Meister, Arne Semsrott, Hendrik Obelöer, Kirsten Fiedler, Simon Rebiger, Sven Braun et Valerie Tischbein.

Quand Edward Snowden a exposé le système mondial de surveillance de masse par les services secrets, il y a trois ans, y compris l’agence allemande du renseignement étranger, le BND, le gouvernement allemand a essayé d’y couper court et de déclarer l’affaire close. Une seule petite autorité a résisté: Le Commissaire à la protection des données Peter Schaar a envoyé son personnel pour une visite d’inspection à la station BND/NSA de Bad Aibling dans le sud de l’Allemagne, dont le BND craignait une « critique très publique ». La visite a donné lieu à un «rapport de situation» élaboré, mais celui-ci est classé «top secret» et seulement accessible à quelques personnes.

Lire l’intégralité de l’article: https://netzpolitik.org/2016/secret-report-german-federal-intelligence-service-bnd-violates-laws-by-the-dozen/ et https://twitter.com/martin_u/status/773042098060812288

Opération Pacifier: le FBI distribue de la pornographie infantile pour piéger les gens qui le visionnent

FreedomOutpost, Tim Brown, 31/08/2016

200px-Flag_of_the_United_States_Federal_Bureau_of_Investigation_wiki.svgJe suis fermement contre les pièges policiers. Je suis contre ceux qui sont censés faire respecter la loi, et qui se livrent à des projets dans lesquels ils violent la loi pour attraper d’autres personnes qui violent la loi. Il est maintenant rapporté que le FBI [Federal Bureau of Investigation] diffuse de la pornographie infantile dans ce qui est appelé l’Opération Pacifier.

The Seattle Times rapporte que:

Pendant deux semaines, au printemps 2015, le FBI a été l’un des plus grands pourvoyeurs de pornographie infantile sur Internet.

Après avoir arrêté l’administrateur de Playpen en Caroline du Nord, un panneau d’affichage internet « dark web » de la pornographie infantile, les agents ont saisi le serveur du site et l’ont déplacé dans un entrepôt du FBI en Virginie.

Ils ont ensuite lancé « l’Opération Pacifier », un coup monté et une opération de piratage informatique d’envergure sans précédent qui a jusqu’ici donné lieu à des accusations criminelles contre 186 personnes, dont au moins cinq dans l’État de Washington.

L’enquête a suscité une controverse sociale et juridique grandissante sur les tactiques du FBI et l’impact sur la vie privée en ligne. Certains critiques ont comparé le coup monté à la fameuse Opération Fast and Furious, au cours de laquelle le Bureau des alcools, du tabac et des armes aux Etats-Unis (BATF) a permis des ventes illégales de milliers de fusils aux trafiquants de drogue, qui les ont ensuite utilisés pour des crimes.

Les avocats de la défense et certains juristes suggèrent que le FBI a commis plus de crimes graves que ceux qu’ils ont arrêtés – en distribuant de la pornographie, par rapport au visionnage ou à la réception [de contenus].

Lire l’intégralité de l’article: http://freedomoutpost.com/operation-pacifier-fbi-is-distributing-child-porn-to-catch-people-who-view-it/

EXCLUSIF: les Emirats arabes unis [EAU] recrutent une « force opérationnelle d’élite » pour un état de surveillance secrète #GCC

MiddleEastEye, Rori Donaghy, 01/07/2016

emirats_arabes_unis_wikiLe chercheur en sécurité, dit avoir reçu une offre de 20 000 $ par mois pour aider le gouvernement des EAU à espionner le public

Les Emirats arabes unis recrutent une équipe internationale d’experts en informatique pour développer un état de surveillance de grande envergure couvrant Abu Dhabi et Dubaï, comme peut le révéler Middle East Eye.

L’expert en sécurité italien, Simone Margaritelli, a divulgué les détails du projet après avoir récemment voyagé à Dubaï pour un entretien professionnel qui se révéla être destiné à ce qu’il décrit comme un système de surveillance « extrêmement opaque ».

Margaritelli est un chercheur de sécurité mobile qui vit à Rome et travaille dans l’équipe de recherche et développement de la société de sécurité mobile Zimperium basée à San Francisco.

Il a été ciblé pour le recrutement par les EAU en partie à cause de son travail sur BetterCap, un outil open source qui espionne les communications en ligne.

Lire la suite: http://www.middleeasteye.net/news/exclusive-uae-elite-task-force-security-secret-surveillance-state-135285760