Assignations publiques délivrées au pape François, aux Jésuites, aux Anglicans

Formellement inculpés de crimes contre l’humanité, d’incitation à la trahison et complicité de trafic d’enfants, le pape François et les chefs des Jésuites et de l’Église anglicane ont été les destinataires d’une assignation publique. Ceci les oblige à comparaître devant la Cour de Justice internationale de droit commun à Bruxelles, le 31 mars 2014, pour répondre à ces accusations et faire face à des poursuites. Cette annonce constitue leur service juridique et leur notification. Voir www.iclcj.com et www.itccs.org. Posté le 4 mars 2014. (youtube)

Voir aussi: Un Ancien fonctionnaire argentin va témoigner contre le Pape Bergoglio dans le trafic d’enfants sous la junte en Argentine

Les câbles de WikiLeaks confirment les collusions entre le Vatican et des dictateurs

Le Vatican et la collusion avec les dictatures

WikiLeaks, le site de publication de documents confidentiels fondé par Julian Assange, a publié lundi dernier une nouvelle archive de 1,3 millions de communications diplomatiques et de rapports des services de renseignement.

Elle recouvre les années 1973 à 1976, et est nommée « The Kissinger Cables ».

Cette base de données comprend des documents révélant les opérations impitoyables menées par les États-Unis dans le monde entier, à une époque où la classe ouvrière internationale était à l’offensive et où la bourgeoisie menait une contre-attaque brutale.

Parmi ces câbles, une série de communications diplomatiques révèle la relation entre le Vatican et un certain nombre de régimes dictatoriaux, du Chili d’Augusto Pinochet à l’Argentine de Jorge Rafael Videla ou à l’Espagne de Francisco Franco.

Le 11 septembre 1973, un coup d’Etat soutenu par la CIA et mené par le général Pinochet fit tomber le gouvernement élu du président issu du Parti socialiste, Salvador Allende. Durant la dictature de Pinochet qui dura 17 ans, des milliers de militants de gauche, des étudiants, syndicalistes et toute personne suspectée de s’opposer au capital chilien ou international furent tués ou enlevés par le régime. Des centaines de milliers furent emprisonnés et torturés, ou envoyés en exil.

Les noms de ces opérations criminelles de l’État, comme « Opération Condor » ou « La caravane de la mort » sont inscrits pour toujours dans la conscience des travailleurs chiliens. La « lutte contre le marxisme » de Pinochet reste l’un des développements les plus violents de l’histoire du 20e siècle.

Le but principal d’une telle lutte était de détruire la classe ouvrière et ses organisations, à la fois physiquement et par l’imposition d’une politique économique agressive de privatisation et de dérégulation. Cela créa un modèle d’enrichissement par une petite oligarchie pour les décennies à venir.

De nombreux gouvernements se joignirent à cette « lutte, » les États-Unis prenant la tête de la meute. Le président Richard Nixon et son conseiller à la Sécurité nationale Henry Kissinger allouèrent 8 millions de dollars à la campagne visant à déstabiliser Allende. Tout en maintenant une apparence de réformes libérales et une politique plus détendue envers l’URSS, lancée par Jean XXIII, le Vatican, sous la direction du Pape Paul VI, accorda son soutien au dictateur chilien.

Dans un câble daté du 18 octobre 1973, l’Archevêque Giovanni Benelli, vice-ministre des affaires étrangères du Vatican, niait les crimes commis par la junte de Pinochet, exprimant « ses graves inquiétudes et celles du Pape au sujet de la campagne internationale réussie des gauchistes pour déformer complètement les réalités de la situation chilienne. »

Plus précisément, ce câble documente les conceptions de Benelli sur « la couverture exagérée des événements comme étant probablement le plus grand succès de la propagande communiste, et souligne le fait que même les cercles modérés et conservateurs semblent assez disposés à croire les mensonges les plus éhontés sur les excès de la junte chilienne. »

Sa source d’information était le Cardinal Raùl Silva, ardent opposant au communisme. D’après ce câble, « le Cardinal Silva et l’épiscopat Chilien en général ont rassuré le Pape Paul que la junte fait tout son possible pour revenir à la normale et que les histoires alléguant de représailles brutales dans les médias internationaux sont infondées. »

Le rôle joué par des figures comme Silva ou Paul VI lui-même – qui étaient présentés comme des « progressistes » à l’époque – émerge très clairement de ces documents. Benelli affirme que « la validité et la sincérité du Cardinal Silva ne peuvent être mis en cause puisque Silva est connu internationalement comme l’un des principaux progressistes de l’Église qui, de plus, a accordé son soutien tacite au président Allende. »

Cette preuve ne montre pas seulement la négation des crimes de Pinochet par le Vatican et l’Église chilienne : il révèle la faillite du gouvernement Allende, lequel s’appuyait sur des relations avec des couches de l’Église lui étant complètement hostiles.

En fait, l’archevêque affirme que, « les forces gauchistes ont largement réduit les pertes en convainquant le monde que la chute d’Allende est exclusivement due à des forces fascistes et extérieures, et non aux faiblesses de la politique d’Allende, comme c’est en réalité le cas. »

S’il y a une vérité objective dans la déclaration de Benelli, c’est le fait que Pinochet, qui avait été nommé par Allende à la tête des forces armées, ait tiré avantage du climat politique créé par le recul d’Allende sur les réformes qu’il avait promises. Allende était lui-même un politicien capitaliste, promouvant une « voie chilienne vers le socialisme » mais fondamentalement engagé à démobiliser la classe ouvrière. Cela a préparé le terrain à une prise du pouvoir par les militaires.

En novembre 1973, immédiatement après le coup d’Etat de Pinochet, un autre câble montre les négociations pour le renouvellement et la révision du Concordat, signé à l’origine en 1953, entre le Vatican et le régime fasciste de Francisco Franco en Espagne, et qui effectivement rejetait le principe de la séparation entre l’Église et l’État.

L’archevêque Agostino Casaroli, porte-parole du gouvernement du Vatican à l’époque, lui-aussi un « réformiste de l’Ostpolitik » qui développait de nouvelles relations avec les pays d’Europe de l’Est pour tenter de renforcer l’influence de l’Église dans les pays dominés par les staliniens, rencontra des responsables espagnols. Il était convenu qu’une certaine discrétion serait maintenue.

Il y avait plusieurs raisons à cela : premièrement, les événements au Chili avaient créé une immense opposition parmi les travailleurs et les étudiants, et l’Eglise risquait d’être publiquement exposée comme une alliée des régimes dictatoriaux. Deuxièmement, il y avait des désaccords au sein-même du Vatican sur la manière de sauvegarder au mieux l’image du Vatican et de la distancer des dictateurs fascistes.

Un câble du 7 novembre 1973, affirme qu’une « divergence de vues entre le Vatican et l’épiscopat espagnol est une des raisons fondamentales sur la négociation d’un nouveau Concordat. » Il montre que l’épiscopat était « ouvert à des accords de révision partielle de ceux de 1953, puisqu’ils pensent qu’un nouveau Concordat pourrait à nouveau associer l’Eglise au régime » alors qu’ils « essayent de dissocier l’Église du GoS [Government of Spain] aux yeux du public Espagnol. »

Si des couches de la hiérarchie ecclésiastique se préoccupaient de ce que, après la mort de Franco, la négociation des accords leur serait moins favorable et insistaient pour en obtenir un nouveau, la section « libérale » et « progressiste » du Vatican cherchait à « conserver son image libérale si juste quelques accords partiels sur les points de friction les plus importants » étaient négociés.

Contrairement à la demande de Casaroli de garder cette visite discrète, le régime de Franco « voulait une couverture par la presse et la télévision la plus large possible de la visite, » provoquant une réaction du Vatican. D’après le journal italien L’Espresso, Casaroli se plaignit à un ministre espagnol de « la violation offensive des assurances reçues de la part du gouvernement espagnol sur le maintien d’un profil bas. »

Quelques années plus tard, le 24 mars 1976, le Commandant argentin Jorge Rafael Videla organisait le coup d’Etat qui fit tomber la présidente Isabel Peron, épouse de l’ex-président Juan Peron. Videla dirigea un Etat policier brutal et adopta une politique libérale similaire à celle de Pinochet. Son régime, bien connu pour sa « sale guerre » et l’« Opération Condor » est devenu synonyme de disparitions, de meurtres et de tortures.

Le complice le plus proche de Videla dans le coup d’Etat et la dictature militaires qui suivirent fut l’amiral Emilio Massera. De nouveaux câbles montrent les liens étroits entre Massera et Pio Laghi, le nonce apostolique (ambassadeur du Pape) en Argentine.

Un câble daté du 7 novembre 1975 révèle que Laghi « a parlé avec l’amiral Massera tôt le 5 novembre sur le même sujet [la présidente Peron], et récemment avec de nombreux autres participants. L’analyse du Nonce [Laghi] a été que la veuve Peron doit partir aussi tôt que possible, que ce soit par un congé exceptionnel, une démission, ou golpe » – c’est-à-dire un coup d’Etat.

En plus d’être un ami proche de Massera, Laghi était très respecté dans les cercles militaires et diplomatiques. Comme le confirme le même câble, « le Nonce a beaucoup de relations et est un fin observateur. Sa conclusion générale est qu’elle est finie. Seule la manière de son départ reste en question. Cependant, il a commenté que cela pourrait durer plus longtemps que prévu et être un processus douloureux. »

En fin de compte, les véritables douleurs ont été subies par des dizaines de milliers de travailleurs, d’étudiants et de militants politiques, accusés d’être des « terroristes, » qui luttaient en réalité contre le terrorisme d’État qui caractérisait le régime de Videla, mais se faisaient tuer ou torturer, emprisonner et disparaître.

Pio Laghi était plus qu’une connaissance pour le gouvernement américain. Dans un câble du 14 mai 1974, Laghi est décrit comme « très éduqué, d’une compagnie agréable, parlant un anglais excellent, et bien disposé envers les États-Unis. »

Ces révélations jettent la lumière sur l’installation récente du nouveau Pape François, ex-archevêque de Buenos Aires, en Argentine. Le nouveau pontife est profondément impliqué dans la « sale guerre » menée par la junte militaire argentine.

Marc Wells

Source: http://cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=10520

WikiLeaks : le Vatican a longtemps minimisé les crimes de Pinochet

AFP, le 8 avril 2013

Des câbles diplomatiques publiés par WikiLeaks montrent que le Saint-Siège a mis au moins un an à réaliser l’ampleur de la répression lancée par le régime chilien.

(suite…)

WikiLeaks démontre que l’ambassade US du Vatican avait profilé le Pape François dès 2005

Par CNA, le 18 mars 2013

Des câbles diplomatiques publiés par WikiLeaks démontrent que l’ambassade US du Vatican avait vu le futur Pape François comme candidat pour la papauté pendant le conclave de 2005, le décrivant comme un « pasteur sage » qui pourrait plaire aux alliés du cardinal Joseph Ratzinger.

Six câbles mentionnent le cardinal Jorge Mario Bergoglio, l’archevêque de Buenos Aires qui est devenu Pape le 13 mars dernier. L’un des câbles non-classés, daté du 18 avril 2005, comprend un profil détaillé qui examinait le cardinal argentin comme possible successeur au Pape Jean-Paul II.

« Bergoglio rassemble les vertus que beaucoup d’électeurs aiment, » dit le câble rédigé par l’ambassade US du Vatican. « Des observateurs ont loué son humilité: il a été réticent à accepter les honneurs ou à tenir de hauts offices et va au travail en bus. »

Le câble était signé par celui qui était alors Chargé d’Affaires de l’ambassade US, D. Brent Hardt et a été envoyé le jour du début du conclave. Il discutait du futur Pape François parmi 16 candidats possibles.

« Il est dit que Bergoglio préfère la vie à l’église locale plutôt que l’existence bureaucratique des structures ecclésiastiques de Rome, mais qu’en même temps il a accepté de servir dans les différents comités de surveillance du Vatican, » continuait le câble.

L’analyse de l’ambassade disait que cette préférence indiquait que le cardinal pouvait faire le pont sur la »division » qui oppose la curie et les archevêques cardinaux des églises catholiques locales. Du point de vue de l’ambassade, ceci rendait le cardinal Bergoglio « un bon candidat de compromis » pour les cardinaux votant au conclave.

L’ambassade disait que l’affiliation du cardinal à l’ordre des Jésuites « pouvait compter contre lui », citant quelques prélats de haut rang qui « se méfient d’un courant libéral au sein de l’ordre. »

L’analyse de l’ambassade disait que le cardinal Bergoglio, et avec lui les cardinaux Ruini et Scola, seraient « de bons candidats pour le camp Ratzinger. »

Comme beaucoup d’observateurs, l’ambassade avait faussement cru qu’il n’y avait pas assez de soutien au conclave pour le cardinal Joseph Ratzinger, qui allait être élu Pape le 19 avril 2005.

Fin 2010 le site lanceur d’alerte WikiLeaks a publié quelques 250.000 câbles diplomatiques du State Department US dans le cadre de son projet « Cablegate ». Des centaines de mails traitaient d’affaires catholiques, dont 700 câbles provenant de l’ambassade US auprès du Saint-Siège.

La Catholic News Agency a publié plusieurs rapports en profondeur des documents depuis fin 2010 jusqu’à septembre 2011.

Le cardinal Bergoglio est cité par son nom dans un total de huit câbles du State Department dans l’archive Cablegate, qui ne contient pas toutes les communications diplomatiques de 2010 ou antérieures.

Plusieurs câbles évoquent la relation parfois tendue de l’église catholique avec le gouvernement argentin, surtout avec la présidente actuelle Cristina Kirchner et son prédécesseur, son défunt mari le président Nestor Kirchner.

Un câble du 11 octobre 2007 de l’ambassade US à Buenos Aires déclarait que certains observateurs considèrent le cardinal Bergoglio comme étant « un leader de l’opposition » au gouvernement du président Nestor Kirchner.

Le câble suggérait que la condamnation du prêtre catholique Christian von Wernich pour son rôle en tant que complice d’un meurtre, de torture et d’emprisonnement illégal pendant la « sale guerre » argentine serait utilisée pour saper l’autorité morale de l’église catholique et du cardinal.

Un câble confidentiel envoyé en janvier 2010 mentionnait le cardinal Bergoglio en référence à la rencontre entre l’ambassadrice US en Argentine Vilma Martinez et Gabriela Michetti. Michetti est une ancienne Maire-adjointe de Buenos Aires qui siège désormais dans la chambre basse de la législature argentine comme députée du parti de centre-droite Proposition Républicaine (PRO) argentin.

Le câble disait que Michetti entretenait un « dialogue régulier » avec le cardinal Bergoglio et d’autres groupes catholiques.

Source: http://www.heraldmalaysia.com/news/Wikileaks-shows-US-Vatican-embassy-profiled-Pope-Francis-in-2005-14831-0-1.html

Traduit depuis le web par Will Summer

Télégramme entre Bachar el-Assad et le Pape, daté du 12 avril 2011

Pope

Email-ID 2098007
Date 2011-04-07 00:26:15
From n.yasin@mopa.gov.sy
To hamzeh.a-h@mopa.gov.sy
الأستاذ حمزة، البرقية مرفقة. تحياتي نايف —- Msg sent via @Mail – http://atmail.com/

Attached Files

# Filename Size
321755 321755_Telegram to the Pope-12-4-2011.doc 27KiB

La République Arabe Syrienne

Le Président

Damas, le 12 avril 2011

Votre Sainteté,

C’est une grand plaisir de vous offrir les félicitations du peuple syrien, ainsi que les miennes, au sixième anniversaire de votre Inauguration.

Je souhaite me saisir de cette opportunité pour exprimer mes meilleurs vœux de bonheur et de bonne santé à Votre Sainteté.

Les relations de longue date entre la République Arabe Syrienne et le Vatican sont un témoignage des liens forts qui unissent nos deux peuples. Ceci me donne l’espoir que nos relations deviendront encore plus fortes dans les prochaines années sous les auspices de Votre sainteté.

Veuillez agréer ma plus haute estime et affection,

Bachar el-Assad,

Président de la République Arabe Syrienne

Sa Sainteté, le Pape Benoît XVI

Le Vatican

Source: http://wikileaks.org/syria-files/docs/2098007_pope.html

Traduit par willsummer

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