Quand Efraim Halevy, ancien directeur du Mossad, répondait aux questions sur les combattants rebelles syriens traités dans des hôpitaux israéliens

 

capture-decran-2016-12-29-a-18-17-01Une vidéo mise en ligne sur youtube en juin 2016 (et qui est bien authentique) montre Efraim Halevy — « avocat et expert du renseignement israélien [qui] a été le neuvième directeur du Mossad et le 4ème chef du Conseil de sécurité nationale israélien » d’après le descriptif —, interviewé par le journaliste Mehdi Hasan de l’émission UpFront (AlJazeera, émission du 31/05/2016) qui pose en anglais la question suivante, parmi d’autres questions sur la situation en Syrie:

« Il y a eu des rapports établissant qu’Israël traite des combattants rebelles syriens blessés dans des hôpitaux à la frontière, y compris des combattants du front Nosra, qui est bien sûr la branche syrienne d’al-Qaïda. Est-ce que ces rapports vous inquiètent, qu’Israël aide des combattants blessés, alliés d’al-Qaïda?

Voici la réponse d’Efraim Halevy:

« Comme je l’ai dit avant, c’est toujours utile de traiter avec vos ennemis d’une manière humaine. Je pense que, quand on a des gens qui sont blessés, vous traitez avec eux de manière humaine, la considération de les ramener à l’intérieur n’est pas seulement de savoir si c’est politiquement utile, ou…

Le journaliste:

« C’est purement humanitaire, dites-vous. Il n’y a pas de stratégie tactique ou politique?

Efraim Halevy:

Je n’ai pas dit qu’il n’y a pas de tactique. J’ai dit que la considération principale, la considération immédiate, est humaine.

Le journaliste:

Mais les problèmes tactiques impliqués, vous savez mieux que moi l’expression du « contre-coup ». Vous ne pensez pas qu’il y aura un contre-coup contre Israël, si vous vous mettez dans le même lit que le front Nosra?

Efraim Halevy:

Je ne pense pas. Je ne pense pas qu’il y aura un contre-coup.

Le journaliste:

Pourquoi?

Efraim Halevy:

Parce que je pense, malheureusement, que les règles du jeu en Syrie sont telles que vous pouvez y faire des choses qui ne sont pas possibles ailleurs.

Le journaliste:

Traiteriez-vous aussi des combattants du Hezbollah?

Efraim Halevy:

Non.

Le journaliste:

Je ne veux pas contredire ce que vous disiez quelques minutes plus tôt, de traiter humainement vos ennemis.

Efraim Halevy:

Non, je pense que les combattants du Hezbollah, avec eux, nous avons une situation différente, car le Hezbollah a mené des actions contre nous. […] Al-Qaïda n’a pas attaqué Israël jusqu’à présent.

Le journaliste:

Ils ont attaqué votre allié n°1, protecteur et sponsor, les Etats-Unis, il y a une « guerre contre le terrorisme » depuis 15 ans.

Efraim Halevy:

Tout d’abord, quand il s’agit de combattre al-Qaïda, dans le renseignement et d’autres domaines, oui, nous sommes ensemble avec les Etats-Unis dans toutes ces choses. Mais Israël n’a pas été spécifiquement la cible d’al-Qaïda, et ainsi, c’est une situation différente de celle que nous avons avec le Hezbollah.

Le descriptif de la vidéo sur youtube comporte néanmoins une erreur, car le sous-titre dit: « Efraim Halevy a admis qu’Israël traite des combattants d’ISIS blessés dans des hôpitaux israéliens ». En fait, le nom d’ISIS (ou de l’Etat Islamique) n’est pas mentionné dans la vidéo en anglais. Le spécialiste israélien ne parle à aucun moment de l’Etat Islamique. Le nom mentionné est Nosra, allié d’al-Qaïda. Donc il y a une nuance, même si sur le fond, il s’agit bien de groupes terroristes dans les deux cas. Dans l’interview d’origine, Efraim Halevy mentionne aussi à la fin de l’interview le lien du Hezbollah à l’Iran.

Voir l’extrait de la vidéo: https://youtu.be/dDtD_Ws2Z64

Voir la vidéo intégrale: « L’ancien chef du Mossad sur l’aide médicale israélienne au front al-Nosra » http://www.aljazeera.com/programmes/upfront/2016/05/mossad-head-israel-medical-aid-al-nusra-front-160531081744269.html

D’autres interviews d’Efraim Halevy sur Al-Jazeera: http://www.aljazeera.com/Search/?q=efraim%20halevy

Syrie: L’étrange arrangement entre l’armée israélienne et les groupes terroristes http://arretsurinfo.ch/syrie-letrange-arrangement-entre-larmee-israelienne-et-les-groupes-terroristes/

Les médias veulent centrer l’attention sur la Syrie, et pas le Yémen. Pourquoi?

70% de la population, soit près de 19 millions de personnes, ont besoin d’une assistance humanitaire au Yémen, comme l’explique cette vidéo

Medea Benjamin invitée sur RT pour parler du conflit au Yémen et de la responsabilité américaine

Les Etats-Unis sont-ils complices de la famine au Yémen, et la facilitent-ils? (16/12/2016)

Le carnage en Syrie fait la une de tous les médias. Mais un autre désastre humanitaire est en cours en ce moment au Yémen, et les Etats-Unis tiennent une partie directe des responsabilités. Depuis mars 2015, le Yémen a été attaqué par son voisin plus grand et allié des Etats-Unis, l’Arabie Saoudite et ses alliés du golfe. Alors que la guerre de l’Arabie Saoudite semble sensiblement dirigée contre le groupe pro-iranien connu comme étant les houthis, cela ressemble de plus en plus à une guerre contre le peuple yéménite. Un blocage des ports les plus importants a coupé les approvisionnements en vivres, ainsi que les équipements médicaux nécessaires. La situation a atteint désormais un degré de famine, avec les jeunes subissant les conséquences de la souffrance. Selon de nouvelles données de l’Unicef, « au moins 462 000 enfants souffrent de malnutrition sévère », et des millions d’autres ayant besoin de soins complémentaires. Pendant ce temps, la campagne militaire saoudienne continue à faire la guerre en toute impunité, souvent avec l’assistance et les conseils de l’armée américaine. Environ 10 000 personnes ont été tuées depuis que le conflit a débuté l’année dernière, et des millions d’autres ont fui en tant que réfugiés. Malgré cela, les Etats-Unis ont continué à vendre des armes au gouvernement saoudien, faisant gagner des milliards de dollars pour le complexe militaro-industriel. Medea Benjamin, auteur du livre « Le Royaume de l’injuste, derrière la connection américano-saoudienne », rejoint le débat. (RT)

L’Arabie saoudite admet avoir utilisé au Yémen des bombes à sous-munitions fabriquées au Royaume-Uni

The Guardian, Rowena Mason and Ewen MacAskill, 19/12/2016

La confirmation par la coalition saoudienne accroît la pression sur le gouvernement britannique qui a refusé de limiter les ventes d’armes à Riyad

yemenL’Arabie saoudite a finalement admis avoir utilisé des bombes à sous-munitions fabriquées au Royaume-Uni contre les rebelles Houthi au Yémen, ce qui a accru la pression sur le gouvernement britannique qui a refusé à plusieurs reprises de limiter les ventes d’armes à Riyadh.

L’Arabie saoudite a indiqué qu’elle cesserait d’utiliser des bombes à sous-munitions fabriquées au Royaume-Uni et qu’elle avait informé le gouvernement britannique de cette décision.

Ahmed Asiri, un porte-parole de la coalition dirigée par l’Arabie Saoudite au Yémen, a déclaré: « Il est devenu évident qu’il y a eu une utilisation limitée au Yémen de bombes à sous-munitions BL755 fabriquées au Royaume-Uni ».

La décision de cesser d’utiliser les bombes à fragmentation fait suite à une enquête interne saoudienne menée en discussion avec le Royaume-Uni. Les officiels saoudiens ont déclaré que cela n’avait été terminé que la semaine dernière.

L’admission est intervenue avant une déclaration du secrétaire de la défense britannique, Michael Fallon, admettant que les bombes à sous-munitions fournies par le Royaume-Uni avaient été utilisées par les forces dirigées par l’Arabie saoudite. Fallon a déclaré à la Chambre des communes qu’un «nombre limité» de munitions à fragmentation BL755 exportées du Royaume-Uni dans les années 1980 avaient été abandonnées par la coalition arabe.

Il a salué la confirmation par l’Arabie saoudite qu’elle n’utiliserait pas d’autres armes à sous-munitions BL755 et que les ventes de matériel militaire britannique à l’Arabie saoudite et à d’autres pays du Golfe seraient examinées.

Source: https://www.theguardian.com/world/2016/dec/19/saudi-arabia-admits-use-uk-made-cluster-bombs-yemen

Des bombes à fragmentation utilisées au Yémen par l’Arabie Saoudite, selon une étude https://www.theguardian.com/uk-news/2016/dec/18/uk-cluster-bombs-used-in-yemen-by-saudi-arabia-finds-research

« Nous donnons de plein gré plus de renseignements à Facebook que nous n’en fournirions au cours d’un interrogatoire »

Un livre partagé sur les réseaux sociaux et qui fait prendre conscience des enjeux sur les données personnelles, à télécharger gratuitement (licence cc-by-sa):

Numérique, reprendre le contrôle: https://framabook.org/docs/NRC/Numerique_ReprendreLeControle_CC-By.pdf

Un personnage lié à WikiLeaks dit qu’un démocrate « dégoûté » a fuité les emails de la campagne Clinton

Washington Times, Dave Boyer, 14/12/2016

craigmurray_c0-194-1234-913_s885x516Un personnage lié à WikiLeaks prétend qu’il a reçu les emails de la campagne Clinton d’un lanceur d’alerte démocrate « dégoûté », tandis que la Maison Blanche a continué d’accuser des hackers russes, mercredi, de s’être mêlés aux élections présidentielles et a affirmé que Donald Trump était « évidemment conscient » des efforts de Moscou en son nom.

Craig Murray, ancien ambassadeur britannique en Ouzbékistan et associé proche du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a déclaré dans un article du Daily Mail qu’il avait pris l’avion pour Washington pour un transfert clandestin avec l’une des sources des emails, en septembre.

Il a dit avoir reçu un paquet dans une zone boisée près de l’université américaine. »Aucune [des fuites] ne vient des Russes », a déclaré M. Murray au journal britannique. « La source avait un accès légal à l’information. Les documents provenaient de fuites internes, pas de piratages ».

Lire la suite: http://www.washingtontimes.com/news/2016/dec/14/craig-murray-says-source-of-hillary-clinton-campai/

Le Sean Hannity Show demande à Julian Assange si la Russie est derrière le piratage des documents obtenus par WikiLeaks

Les Russes et le piratage? ou bien des fuites venant de l’intérieur des Etats-Unis? (émission radio intégrale)

Julian Assange « Notre source n’est pas le gouvernement russe » (extrait de l’émission)

Bachar al-Assad donne un nouvel entretien sur RT (sous-titres français)

Bachar al-Assad évoque le rôle des Etats-Unis et des pays occidentaux dans la crise syrienne, parle du sort des rebelles, et donne son avis sur l’élection de Donald Trump

Les meilleurs de la NSA partent «en grand nombre», disent les initiés

Cyberscoop, Chris Bing, 06/12/2016

nsa_marylandUn moral en baisse à la National Security Agency conduit certains des [employés] les plus talentueux de l’agence à partir vers le secteur privé, a déclaré l’ancien directeur de la NSA, Keith Alexander, dans une salle remplie d’étudiants en journalisme, de professeurs et de cadres de la cybersécurité. Le général à la retraite et d’autres initiés disent qu’une combinaison de facteurs économiques et sociaux – y compris une couverture de presse négative – ont joué un rôle.

« J’entends dire que les gens partent de plus en plus en grand nombre et que c’est une combinaison de choses qui commencent avec [le moral] et il y a maintenant beaucoup plus d’argent à l’extérieur », a déclaré Alexander. « Je suis honnêtement surpris que certaines de ces personnes dans les cyber-entreprises ont des salaires à sept chiffres. C’est cinq fois ce que gagne le président des chefs de cabinet. Bien? Et ce sont des gens qui ont 32 ans ».

Lire la suite: https://www.cyberscoop.com/nsa-morale-down-keith-alexander-mike-rogers/

Le secteur privé a de plus hauts salaires que la NSA (reportage RT):

La chasse aux sorcières en Turquie vise désormais le personnel turc de l’OTAN

natoLes officiers de l’OTAN venant de Turquie sont devenus des demandeurs d’asile apatrides

DW, Teri Schultz, 06/12/2016

Le régime d’Erdogan vise son propre personnel de l’OTAN, accusant les hauts fonctionnaires turcs d’être des comploteurs de coup d’Etat, leur ordonnant de rentrer chez eux. Une enquête exclusive par Teri Schultz de DW.

Des dizaines d’officiers militaires turcs de haut rang précédemment affectés au siège de l’OTAN à Bruxelles et au quartier général militaire du SHAPE à Mons comptent parmi les 125 000 personnes que le président Recep Tayyip Erdogan accuse d’avoir aidé à lancer un coup d’État contre lui en juillet. Erdogan les appelle des «soldats terroristes».

Plusieurs de ces officiers ont accepté de parler avec Deutsche Welle sous couvert d’anonymat.

Ils veulent savoir si un dignitaire en visite va demander au ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, des détails sur ce qui leur arrive, comment il va les rassurer sur l’alliance que tout aller très bien sans certains de ses spécialistes les mieux formés.

Ils sont majoritairement formés en Occident, certains avec des doctorats et plusieurs masters d’universités et d’institutions américaines, avec de nombreux exercices de l’OTAN à leur acquis. Tous disent qu’ils n’avaient rien à voir avec la tentative de renversement du gouvernement Erdogan, qu’ils l’ont dénoncé immédiatement et ont continué à travailler en tant que loyaux représentants militaires du gouvernement turc. Pourtant, un par un, leurs noms apparaissent sur l’une des presque 20 listes de suspects qui ont été distribués par Ankara aux missions de la Turquie à l’étranger, généralement le vendredi soir.

Lire la suite: http://www.dw.com/en/nato-officers-from-turkey-have-turned-into-stateless-asylum-seekers/a-36655693

La Turquie remplace ses officiers pro-OTAN par des conservateurs pro-russes https://fr.express.live/2016/12/13/turquie-remplace-officiers-otan-pro-russes/