La prison d’Abu Ghraib – Irak – Documentaire intégral

La prison d’Abu Ghraib, documentaire édité et présenté par Javed Khan Dawlatzai

La prison centrale de Bagdad, autrefois connue comme la prison d’Abou Ghraib (Abu Ghurayb ou Abu Ghuraib, ou «Lieu des Corbeaux ») est située à Abou Ghraib, une ville irakienne à 32 km (20 miles) à l’ouest de Bagdad. Elle a été construite par des entrepreneurs britanniques dans les années 1950.

Au cours de la guerre en Irak, l’armée américaine et la Central Intelligence Agency (CIA américaine) ont commis des violations des droits de l’homme contre les prisonniers détenus dans la prison d’Abou Ghraib. Ils ont physiquement et sexuellement abusé, torturé, violé, sodomisé et assassiné d’innocents prisonniers musulmans irakiens.

Voici quelques informations de base sur le scandale d’abus de prisonniers à Abu Ghraib qui a eu lieu au cours de la guerre en Irak.

30 avril 2004 – Le rapport du Major-Gén. Antonio Taguba qui détaille son enquête sur la 800e brigade de police militaire est publié.

Le rapport Taguba [à consulter en ligne] déclare que les violations suivantes se sont produites dans cet incident [cf. les éléments de la liste sont traduits depuis l’article du journal Le Monde]:

A. Donner des coups de poings et de pieds et des gifles aux détenus; sauter sur leurs pieds nus;

B. Enregistrer des cassettes vidéo et photographier des détenus hommes et femmes nus;

C. Forcer les détenus à adopter diverses postures sexuellement explicites pour êtres photographiés;

D. Forcer les détenus à enlever leurs vêtements et à rester nus pendant plusieurs jours d’affilée;

E. Forcer des détenus hommes nus à porter des sous-vêtements féminins;

F. Forcer des groupes de détenus hommes à se masturber tout en étant photographiés et filmés;

G. Obliger des détenus hommes nus à s’entasser pour sauter à pieds joints sur leurs corps;

H. Placer un détenu sur une boîte de rations, avec un sac de sable sur sa tête, puis attacher des fils à ses doigts, ses orteils, et son pénis afin de simuler une torture électrique;

I. Faire porter l’inscription  » je suis un violeure » (sic) sur la jambe d’un détenu accusé d’avoir violé un autre détenu âgé de 15 ans, en le photographiant nu;

J. Passer une chaîne ou une laisse autour du cou d’un détenu nu et faire poser une femme soldat pour une photo;

K. Des relations sexuelles entre un garde militaire homme et une femme détenue;

L. Utilisation des chiens militaires (sans muselière) pour intimider et effrayer les détenus, suivie, dans au moins un cas, de la morsure d’un détenu, le blessant gravement;

M. Photographie de détenus irakiens morts.

(texte présentant la vidéo sur youtube)

La prison d’Abu Ghraib – Irak – Documentaire

La prison d’Abu Ghraib, documentaire édité et présenté par Javed Khan Dawlatzai

La prison centrale de Bagdad, autrefois connue comme la prison d’Abou Ghraib (Abu Ghurayb ou Abu Ghuraib, ou «Lieu des Corbeaux ») est située à Abou Ghraib, une ville irakienne à 32 km (20 miles) à l’ouest de Bagdad. Elle a été construite par des entrepreneurs britanniques dans les années 1950.

Au cours de la guerre en Irak, l’armée américaine et la Central Intelligence Agency (CIA américaine) ont commis des violations des droits de l’homme contre les prisonniers détenus dans la prison d’Abou Ghraib. Ils ont physiquement et sexuellement abusé, torturé, violé, sodomisé et assassiné d’innocents prisonniers musulmans irakiens.

Voici quelques informations de base sur le scandale d’abus de prisonniers à Abu Ghraib qui a eu lieu au cours de la guerre en Irak.

30 avril 2004 – Le rapport du Major-Gén. Antonio Taguba qui détaille son enquête sur la 800e brigade de police militaire est publié.

Le rapport Taguba [à consulter en ligne] déclare que les violations suivantes se sont produites dans cet incident [cf. les éléments de la liste sont traduits depuis l’article du journal Le Monde]:

A. Donner des coups de poings et de pieds et des gifles aux détenus; sauter sur leurs pieds nus;

B. Enregistrer des cassettes vidéo et photographier des détenus hommes et femmes nus;

C. Forcer les détenus à adopter diverses postures sexuellement explicites pour êtres photographiés;

D. Forcer les détenus à enlever leurs vêtements et à rester nus pendant plusieurs jours d’affilée;

E. Forcer des détenus hommes nus à porter des sous-vêtements féminins;

F. Forcer des groupes de détenus hommes à se masturber tout en étant photographiés et filmés;

G. Obliger des détenus hommes nus à s’entasser pour sauter à pieds joints sur leurs corps;

H. Placer un détenu sur une boîte de rations, avec un sac de sable sur sa tête, puis attacher des fils à ses doigts, ses orteils, et son pénis afin de simuler une torture électrique;

I. Faire porter l’inscription  » je suis un violeure » (sic) sur la jambe d’un détenu accusé d’avoir violé un autre détenu âgé de 15 ans, en le photographiant nu;

J. Passer une chaîne ou une laisse autour du cou d’un détenu nu et faire poser une femme soldat pour une photo;

K. Des relations sexuelles entre un garde militaire homme et une femme détenue;

L. Utilisation des chiens militaires (sans muselière) pour intimider et effrayer les détenus, suivie, dans au moins un cas, de la morsure d’un détenu, le blessant gravement;

M. Photographie de détenus irakiens morts.

(texte présentant la vidéo sur youtube)

« Oui, tu peux. Mais tu ne le fais pas »: un manifestant contre Obama

Yes you can.But you don't-Obama protester

Plus de 30 organisations ont uni leurs forces pour protester contre la visite du président Barack Obama à Stockholm mercredi. Plus d’un millier de participants se sont inscrits sur les sites de médias sociaux pour une manifestation du quartier des Söder à Stockholm jusqu’au parlement suédois.

Le scandale de surveillance de la NSA, les attaques de drones américains et la prison de Guantanamo Bay sont quelques-unes des questions qu’ils veulent que le gouvernement suédois soulève avec le président américain.

L’un des organisateurs est un militant du Parti de Gauche, Dror Feiler qui était aussi derrière la manifestation du bateau pour Gaza, l’année dernière.

Il a parlé à Tom Sullivan. Ecoutez le témoignage

Source: http://sverigesradio.se/sida/artikel.aspx?programid=2054&artikel=5635291

Daniel Ellsberg et les secrets du Pentagone

Daniel Ellsberg, lanceur d’alerte sur la guerre du Vietnam

Posté le 6 juillet 2013

En 1971, Daniel Ellsberg, un brillant analyste employé comme consultant par le Pentagone, fait parvenir au New York Times un rapport confidentiel de 7000 pages sur la guerre du Viêtnam. Ces documents, Ellsberg les a photocopiés avec ses deux enfants pendant des nuits entières. Ils mettent directement en cause l’intégrité des gouvernements Eisenhower, Kennedy et Johnson, qui ont accumulé les mensonges pour poursuivre une guerre qu’ils savaient perdue d’avance. Le rapport montre aussi que les Etats-Unis s’enfoncent encore davantage dans le conflit avec Richard Nixon, même si celui-ci affirme le contraire. Ces révélations font l’effet d’une bombe. En l’espace de quelques jours, tandis que se profile une véritable bataille constitutionnelle, Daniel Ellsberg devient l’homme le plus recherché en Amérique. Henry Kissinger le baptise « the most dangerous man in America », Richard Nixon le qualifie de « son of a bitch ». Tout est fait pour discréditer Ellsberg devant le tribunal – son dossier personnel est même volé chez son psychanalyste. Le but de l’ancien consultant était pourtant d’arrêter une guerre inutile, barbare, coûteuse et injustifiée. Ses révélations explosives n’empêcheront pas la réélection de Nixon en 1972. En revanche, elles exacerberont la paranoïa du président, provoquant indirectement le cambriolage du Watergate.

2013: NOUVEAUX SECRETS DEVOILÉS:

Après les présidents du Venezuela, Nicolas Maduro, et du Nicaragua, Daniel Ortega, c’est au tour du chef d’Etat bolivien, Evo Morales, de proposer l’asile à l’ancien consultant de l’Agence de la sécurité américaine Edward Snowden, bloqué depuis treize jours dans la zone de transit de l’aéroport de Moscou-Cheremetievo.
« En signe de protestation, je voudrais dire aux Européens et aux Américains du Nord: maintenant, nous allons accorder l’asile si cet Américain persécuté par ses compatriotes nous le demande. Nous n’avons pas peur », a assuré le président bolivien, samedi 6 juillet, lors d’un discours devant des agriculteurs à Oruro, dans le sud-ouest de la Bolivie.

BLOQUÉ À MOSCOU POUR UN TEMPS INDÉTERMINÉ

Le jeune informaticien pourrait également bénéficier à Caracas de « l’asile humanitaire » et d’une protection « contre la persécution de l’empire le plus puissant du monde, qui s’est déchaîné sur lui », a promis le chef d’Etat vénézuélien Nicolas Maduro. « Nous, nous sommes ouverts et respectueux du droit d’asile, et il est clair que si les circonstances le permettent, nous recevrons Snowden avec grand plaisir et lui donnerons l’asile ici, au Nicaragua », avait déclaré plus tôt Daniel Ortega.

L’ex-consultant est bloqué depuis le 23 juin dans la capitale russe, où il est arrivé en provenance de Hongkong. Recherché par les Etats-Unis, qui veulent le juger pour espionnage et ont annulé son passeport, il a déposé des demandes d’asile auprès d’une vingtaine de pays sans parvenir, pour le moment, à trouver une terre d’accueil.

« Le risque de voir Snowden bloqué à Moscou pour un temps indéterminé est de plus en plus grand », estimait vendredi Maria Lipman, de l’antenne moscovite du Centre Carnegie.

SIX NOUVEAUX PAYS SOLLICITÉS

La France, qui figurait sur sa liste, avait refusé la veille de donner une suite favorable à sa demande. Le Parlement de Reykjavik a également repoussé une motion visant à accorder la citoyenneté islandaise à l’Américain.

L’organisation WikiLeaks, qui assiste juridiquement le « lanceur d’alerte » américain, a réagi en annonçant que Snowden avait déposé une demande d’asile dans six nouveaux pays. Mais le site, spécialisé dans la divulgation de données confidentielles, a refusé de préciser lesquels, par crainte d' »ingérence américaine ».

(Texte présentant la vidéo sur youtube)

Le Parti de l’égalité socialiste en Australie adopte une résolution pour défendre Julian Assange

Julian Assange

Premier Congrès national du PES (Australie)

Résolution 6 : Il faut défendre Julian Assange

Parti de l’égalité socialiste (Australie)
10 décembre 2012

Voici la sixième de sept résolutions adoptées à l’unanimité lors du premier congrès national du Parti de l’égalité socialiste (Australie) qui s’est tenu du 6 au 9 avril 2012 à Sydney.

1. Le présent congrès dénonce l’implication intime du gouvernement travailliste dans le complot ourdi par le gouvernement Obama pour jeter le fondateur de Wikileaks Julian Assange en prison. En refusant de défendre les droits juridiques fondamentaux d’un ressortissant de nationalité australienne, le gouvernement Gillard a joué un rôle crucial dans cette opération contre lui.

2. La persécution d’Assange et de WikiLeaks fait partie d’un assaut d’envergure mondiale contre les droits politiques et démocratiques fondamentaux, et dont le but est d’intimider et faire taire l’opposition populaire croissante au programme de militarisme et d’austérité imposé aux travailleurs partout dans le monde.

3. Des courriels internes de l’agence de renseignement privée américaine Stratfor révèlent que le gouvernement Obama a préparé, depuis décembre 2010, une mise en examen secrète contre Assange par un jury d’accusation. Détenu en Grande-Bretagne depuis plus d’un an, il est confronté à une extradition vers la Suède pour des accusations d’agressions sexuelles sans fondement. Ce coup monté est conçu pour ouvrir la voie à l’extradition d’Assange vers les États-Unis, où il serait jugé en vertu de l’Espionage Act, loi réactionnaire de 1917 sur l’espionnage.

4. Le traitement qui attend le fondateur de WikiLeaks est déjà imposé au soldat Manning Bradley, présumée source de WikiLeaks. Manning croupit dans les prisons militaires américaines depuis près de deux ans, où il est soumis à l’isolement, à la nudité forcée, à la privation de sommeil et autres formes de torture. Le but de ce traitement est de le forcer à négocier un plaidoyer de culpabilité qui servira de base à l’accusation du gouvernement américain contre Assange.

5. Washington fait campagne pour vilipender Assange et détruire WikiLeaks parce que ce site a mis en lumière des milliers de documents détaillant les meurtres par les États-Unis de civils et leur complicité dans la torture en Afghanistan et en Irak, ainsi dans de nombreux autres crimes auparavant cachés à la population mondiale. Parmi les câbles diplomatiques rendus publics, il y a ceux qui révèlent l’implication étroite de l’ambassade des États-Unis avec les éminences grises du Parti travailliste australien qui ont chassé Kevin Rudd du poste de premier ministre au milieu de l’année 2010 pour y installer Julia Gillard.

6. Gillard a soutenu la persécution d’Assange dès la première heure. En décembre 2010, au moment où le jury d’accusation était secrètement convoqué, elle a déclaré publiquement, sans la moindre preuve ou justification légale, que la publication de câbles diplomatiques des États-Unis par WikiLeaks était « illégale. » Son gouvernement a fait tout son possible pour aider l’opération américaine, autorisant même une enquête de la Police fédérale et des services de renseignement australiens pour dénicher tout ce qu’ils pouvaient trouver afin d’essayer de compromettre Assange.

7. En jetant Assange aux loups, le Parti travailliste cherche à couvrir les crimes de Washington et le rôle joué par les gouvernements australiens dans ces crimes, ainsi qu’à dissimuler l’ensemble des machinations de l’impérialisme américain et ses implications pour la classe ouvrière. Le gouvernement Gillard joue un rôle non moins pernicieux que le gouvernement Howard lorsque celui-ci avait soutenu la détention par le gouvernement Bush de deux citoyens australiens, David Hicks et Mamdouh Habib, aux côtés de plus de 650 autres prisonniers à Guantanamo Bay, à Cuba, au mépris des Conventions de Genève et du droit international.

8. Les opérations contre ces trois hommes s’inscrivent dans la frauduleuse « guerre contre le terrorisme » toujours en cours. Débutant avec les invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, cette « guerre » a servi de prétexte pour mener des agressions militaires à l’étranger et imposer une avalanche de mesures d’État policier sur le plan intérieur. Tout comme l’administration Obama qui a intensifié l’assaut de grande envergure contre les droits démocratiques précédemment lancé sous le gouvernement Bush, le gouvernement travailliste a intensifié et institutionnalisé les mesures autoritaires « anti-terroristes » initiées par son prédécesseur.

9. L’assaut des deux partis contre les droits démocratiques a été approuvé par tout l’establishment politique, y compris les Verts. Soutenu en effet par les Verts, le gouvernement travailliste minoritaire a conservé et renforcé toutes les mesures draconiennes adoptées depuis 2000 – détentions sans procès, interrogatoires secrets, législation sur le recours à l’armée, interventions militaires sans précédent dans les communautés aborigènes dans le Territoire du Nord, et lois anti-réfugiés toujours plus sévères.

10. Ce bilan démontre qu’il n’y a pas le moindre engagement significatif au sein des cercles dirigeants australiens en faveur des droits démocratiques fondamentaux et juridiques. Suscitant à peine un murmure dans les médias, le Parti travailliste a bloqué à plusieurs reprises toute action en justice contestant la participation de Canberra aux opérations de torture, de restitutions et de détentions à Guantánamo Bay menées par les États-Unis, ainsi que contre les déportations arbitraires et les interdictions en masse menées par l’Australian Security Intelligence Organization – ASIO (services de renseignement australiens) contre les réfugiés et les saisies de passeport de citoyens australiens.

11. L’aggravation de la crise du système capitaliste est à l’origine de ces mesures. Il devient de plus en plus impossible pour les élites dirigeantes d’imposer, par des moyens démocratiques, le militarisme, les inégalités flagrantes et les attaques actuelles contre les conditions sociales et de travail.

12. Le présent Congrès salue la position courageuse prise par Assange et WikiLeaks et luttera pour les défendre. Assange et WikiLeaks ont aidé à dévoiler, aux yeux de millions de personnes dans le monde, les agissements et la nature véritables des gouvernements des États-Unis et d’autres pays dans le monde, y compris celui de Canberra.

13. Le présent Congrès exige la libération immédiate d’Assange et de Manning. Nous insistons sur le fait que la défense de leurs droits démocratiques est inséparable de la lutte pour mobiliser la classe ouvrière contre le gouvernement travailliste, complice direct de la conspiration de Washington contre eux. Les droits démocratiques ne peuvent être défendus derrière la façade décrépie du parlement, mais uniquement par la lutte pour un gouvernement ouvrier, engagé à réorganiser la société sur la base de la satisfaction des besoins de l’humanité et non pas du profit privé, et engagé à mettre en place une véritable démocratie dans tous les aspects de la vie économique, politique et sociale.

Source: https://www.wsws.org/fr/articles/2012/dec2012/ciqi-d10.shtml

Le contrôle de l’information, autour de Bradley Manning

https://i0.wp.com/s3.alt1040.com/files/2011/11/bradley-Manning-660x430.jpg

Publié le 2 décembre 2012 par CaT.V

La propagande autour de l’affaire Bradley Manning a commencé. Le journal MailOnline du Daily Mail au Royaume-Uni rend sa cage métaphorique, et donne l’impression que Quantico, après une semaine, était bien, avec la description, prêtant à confusion, de « moindres restreintes ». Il faut s’engager à diffuser TOUS les faits concernant le traitement inhumain et cruel enduré par Bradley Manning. Le seuil à partir duquel la défense peut en faire la démonstration est heureusement bas, et ils ont l’opinion de Juan Mendez, Rapporteur Spécial de l’ONU sur la torture, de leur côté.

Toutefois le monde doit savoir, puisque nous venons de l’apprendre, que la cage de Manning au Koweït était une vraie cage, et très, très petite – à peu près 2,5m²! Elle servait d’habitude pour les animaux, et était située sous une tente. Il y était détenu en permanence, sauf pendant 20 minutes par jour, et y était même nourri. Il était forcé d’être éveillé durant la nuit et d’y dormir durant le jour, dès 13h, dans des températures atteignant les 40°C. Manning n’a eu presque aucun contact humain pendant 2 mois et il n’avait pas la moindre idée de ce qui pouvait lui arriver. C’est alors qu’il a ressenti que son « monde avait rétréci ». Son espace de vie ainsi que sa perception du monde avaient littéralement rétréci. C’est à ce moment-là qu’il songea au suicide.

À Quantico la cellule de Manning était vraiment du « luxe » en comparaison: 2,70m par 1,80m sous vigilance anti-suicide, il y était détenu 24/24.

« La vigilance anti-suicide implique que je sois assis dans ma cellule 24 heures sur 24. Je suis privé de tous mes vêtements à l’exception de mes sous-vêtements. Mes lunettes de vue me sont retirées. Je suis contraint d’être assis dans une quasi-obscurité, sauf aux moments où je lis ou suis accordé des privilèges limités où je peux regarder la télévision. Mes lunettes me sont alors rendues. De plus, il y a un garde assis devant la porte de ma cellule en permanence. »

Source: Bradley Manning, Plainte Article 138

La vie n’était pas vraiment meilleure pour moi sous le régime de vigilance précédent, « POI » (Prevention Of Injury, prévention de blessure, ndt). Comme pour la vigilance anti-suicide, j’étais tenu à l’isolement. Pendant 23 heures par jour, j’étais assis dans ma cellule. Les gardes venaient vérifier mon état toutes les cinq minutes en me demandant si j’allais bien. J’étais requis de fournir une espèce de réponse affirmative. La nuit, si le garde ne pouvait pas me voir clairement, parce que j’avais une couverture sur la tête ou que j’étais tourné vers le mur, ils me réveillaient afin de pouvoir être sûrs que j’allais bien. Je recevais chacun de mes repas dans ma cellule. Je n’avais pas le droit d’avoir des oreillers ou des draps. Je n’avais pas le droit d’avoir des effets personnels dans ma cellule. Je n’avais droit qu’à un seul magazine ou livre à lire à la fois.. Le livre ou le magazine m’étaient retirés à la fin de chaque journée avant que je ne m’endorme. J’étais quotidiennement empêché de faire de l’exercice. Les gardes m’emmenaient vers une pièce vide et me permettaient de marcher. Je faisais le plus souvent des huit autour de la pièce. Quand je me couchais pour dormir, il fallait que je me déshabille jusqu’à mes sous-vêtements et donne mes vêtements aux gardes. Ils m’étaient alors rendus le lendemain matin.

Source: Bradley Manning, Plainte Article 138

Nous avons également appris que la lumière électrique de la cellule était perpétuellement allumée. Manning n’avait pas le droit de détourner la tête de cette lumière ou de recouvrir sa tête avec sa couverture rugueuse pendant qu’il dormait, et s’il le faisait, les gardes découvraient ou forçaient sa tête vers l’ampoule.. Lorsqu’il était réveillé à 5h du matin, il devait soit rester debout toute la journée, ou être assis sur le lit avec les pieds sur le sol mais sans que son dos ne s’appuie sur le mur. Ce sont, d’après l’avocat Michael Ratner, des « positions de stress » et il a spécifié qu’elles rappellent les techniques de Rumsfeld pour briser un prisonnier. Ratner est aussi président émérite du Center for Constitutional Rights (CCR, centre pour les droits constitutionnels, ndt) à New York, et président du Centre Européen pour les Droits Constitutionnels et Humains à Berlin. Il est actuellement conseiller juridique pour WikiLeaks et Julian Assange.

Sous les termes « prévention de blessure », ce traitement fut maintenu à Quantico pendant le restant des neuf mois qu’y passa Manning, allant contre les avis répétés de psychiatres, dont l’un déclara que son opinion avait été ignorée pour la première fois en 24 années de service. Manning fut aussi contraint de signer des déclarations, administré des anti-dépresseurs et d’autres médicaments. Ses toilettes étaient à côté de son lit et il était observé pendant qu’il s’en servait.

Les militaires sont en train d’affirmer que l’ensemble de ce traitement était « approprié ».

Source: http://thing2thing.com/?p=2884

Traduit depuis le web par Willsummer