Le mensonge des Etats-Unis sur la mort de Ben Laden: le terroriste le plus recherché au monde assigné à résidence par l’armée pakistanaise?

Le meurtre d’Oussama ben Laden

London Review of Books, Par Seymour Hersh, Mai 2015

Oussama Ben LadenCela fait quatre ans qu’un groupe de commandants de l’US Navy a assassiné Oussama ben Laden dans un raid nocturne sur un complexe avec de hauts murs à Abbottabad, au Pakistan. Le meurtre a été le point principal du premier mandat d’Obama, et un facteur majeur de sa réélection. La Maison Blanche maintient toujours que la mission était une affaire toute-américaine, et que les généraux de haut rang de l’armée pakistanaise et de l’Inter-Services Intelligence (ISI) [Direction pour le renseignement inter-services] n’ont pas été prévenus du raid à l’avance. Ceci est faux, comme le sont de nombreux autres éléments venant de l’administration Obama. L’histoire de la Maison Blanche aurait pu être écrite par Lewis Carroll: est-ce que ben Laden, cible d’une chasse à l’homme internationale et massive, aurait vraiment décidé qu’une grande ville à quarante miles d’Islamabad serait le meilleur endroit pour vivre et commander les opérations d’al-Qaïda? Il se cachait à l’air libre. C’est ce qu’a dit l’Amérique.

[…] Le complexe de ben Laden était à moins de deux miles de l’Académie militaire du Pakistan, et un quartier général du bataillon de combat de l’armée pakistanaise était à environ un mile. Abbottabad est à moins de 15 minutes en hélicoptère de Tarbela Ghazi, une importante base pour les opérations clandestines de l’ISI et un bâtiment où sont formés ceux qui gardent l’arsenal nucléaire du Pakistan. « Ghazi est la première raison pour laquelle l’ISI a placé ben Laden à Abbottabad », a déclaré le responsable à la retraite, « pour le maintenir sous surveillance constante ».

Lire l’intégralité de l’article: http://www.lrb.co.uk/v37/n10/seymour-m-hersh/the-killing-of-osama-bin-laden

Le gouvernement américain a marqué un journaliste éminent d’Al-Jazeera comme « membre d’Al-Qaïda »

Ahmad Muaffaq Zaidan_al_jazeera

The Intercept, le 8/05/2015, Par Cora Currier, Glenn Greenwald, and Andrew Fishman

Le gouvernement américain a marqué un éminent journaliste comme membre d’Al-Qaïda et l’a placé sur une liste de surveillance de terroristes présumés, selon un document top-secret qui détaille les efforts de renseignement pour suivre les courriers d’Al-Qaïda en analysant les métadonnées.

Le briefing décrit Ahmad Muaffaq Zaidan, chef du bureau d’Al Jazeera de longue date à Islamabad, comme membre du groupe terroriste. Ressortissant syrien, Zaidan a porté ses reportages au long de sa carrière sur les talibans et Al-Qaïda, et a mené plusieurs entretiens de haut niveau avec les principaux leaders d’Al-Qaïda, y compris Oussama ben Laden.

Un diaporama de Juin 2012 à partir d’une présentation PowerPoint de la Nationak Security Agency porte sa photo, son nom et un numéro d’identification de la liste de surveillance du terrorisme, et l’étiquette « membre d’Al-Qaïda », ainsi que des Frères musulmans. Il note également qu’il « travaille pour Al Jazeera. »

La présentation était parmi les documents fournis par le lanceur d’alerte de la NSA, Edward Snowden.

Dans un bref entretien téléphonique avec The Intercept, Zaidan a «absolument» nié être un membre d’Al-Qaïda ou des Frères musulmans. Dans une déclaration fournie par Al Jazeera, Zaidan a noté que sa carrière a couvert de nombreuses années de travail dangereux en Afghanistan et au Pakistan, et a exigé de faire des interviews de personnes clés dans la région – une partie normale du travail de tout journaliste.

Lire l’intégralité de l’article: https://firstlook.org/theintercept/2015/05/08/u-s-government-designated-prominent-al-jazeera-journalist-al-qaeda-member-put-watch-list/

Le stratège de l’Etat Islamique, ex-espion de Saddam Hussein, a eu pendant des années des contacts avec les services de renseignement d’Assad

Le stratège de la Terreur: des documents secrets révélent la structure de l’Etat islamique (extraits)

Der Spiegel, Par Christoph Reuter, 18 avril 2015

Un officier irakien a planifié la prise de contrôle de l’État islamique en Syrie et SPIEGEL a obtenu un accès exclusif à ses papiers. Ils décrivent une organisation qui, en apparence entraînée par le fanatisme religieux, calcule froidement en réalité.

200px-Haji_Bakr_ISIS[…] Samir Abd Muhammad al-Khlifawi était le vrai nom de l’irakien, dont les traits maigres étaient adoucis par une barbe blanche. Mais personne ne le connaissait sous ce nom. Même son pseudonyme le plus connu, Haji Bakr, n’a pas été largement connu. Mais c’était précisément une partie du plan. L’ancien colonel du service de renseignement de la force de défense aérienne de Saddam Hussein tirait secrètement sur les ficelles de l’EI [IS] depuis des années. Les anciens membres du groupe avaient à plusieurs reprises parlé de lui comme de l’une de ses figures de proue. Pourtant, ce qu’était exactement son rôle n’a jamais été clair.

Mais quand l’architecte de l’État islamique est mort, il a laissé quelque chose derrière lui qu’il avait l’intention de garder strictement confidentiel: le projet de cet Etat. C’est un dossier plein de graphiques organisationnels, de listes et d’horaires, écrits à la main, qui décrivent comment un pays peut être progressivement contrôlé. SPIEGEL a obtenu un accès exclusif aux 31 pages, certaines composées de plusieurs pages collées ensemble. Elles révèlent une structure sur plusieurs niveaux et des directives pour l’action, dont certaines déjà testées et d’autres nouvellement conçues pour la situation anarchique dans les territoires tenus par les rebelles de Syrie. Dans un sens, les documents sont le code source de l’armée terroriste la plus efficace de l’histoire récente. […]

schema_etat_islamiqueCe document est le schéma de Haji Bakr pour une structure possible de l’administration de l’État Islamique.

Le plan général

Les plans comprennent également des domaines tels que la finance, les écoles, les centres de jour, les médias et le transport. Mais il y a un thème central récurrent, qui est soigneusement traité dans les graphiques organisationnels et les listes de responsabilité et les exigences de rapport: la surveillance, l’espionnage, le meurtre et l’enlèvement.

Pour chaque conseil provincial, Bakr avait prévu pour un émir, ou un commandant, d’être en charge des meurtres, des enlèvements, des snipers, de la communication et du cryptage, ainsi qu’un émir pour superviser les autres émirs – « au cas où ils ne font pas bien leur travail ». Le noyau de cet Etat divin serait l’horloge démoniaque d’une structure de cellule et de commando visant à répandre la peur.

Dès le début, le plan était d’avoir les services de renseignement qui fonctionnent en parallèle, même au niveau provincial. […]

Une deuxième cache de documents

Lorsque l’EI a été contraint d’abandonner rapidement son siège à Alep en Janvier 2014, ils ont essayé de brûler leurs archives, mais ils se sont heurtés à un problème similaire à celui auquel a fait face la police secrète de l’Allemagne de l’Est, 25 ans plus tôt: Ils avaient trop de fichiers.

organigramme-etat_islamiqueGraphique: Un rendu numérique de Haji Bakr pour l’organigramme de l’État islamique.

Un examen des centaines de pages de documents révèle un système hautement complexe impliquant l’infiltration et la surveillance de tous les groupes, y compris les propres membres de l’EI [IS]. Les archivistes du jihad ont maintenu de longues listes en notant quels informateurs ils avaient installés dans quelle brigade rebelle et milice gouvernementale. Il a même été noté qui parmi les rebelles était un espion pour les services de renseignement d’Assad.

graphique_etat_islamiqueUn graphique écrit à la main montre les pensées de Bakr concernant l’établissement de l’Etat islamique.

Des alliances changeantes

Mais dans les premiers mois de 2014, un autre héritage de Haji Bakr a encore commencé à jouer un rôle décisif: sa décennie de contacts avec les services de renseignement d’Assad.

En 2003, le régime de Damas était paniqué à l’idée que le président américain George W. Bush, après sa victoire sur Saddam Hussein, aurait laissé ses troupes continuer jusqu’en Syrie pour renverser aussi Assad. Ainsi, dans les années qui ont suivi, les responsables du renseignement syrien ont organisé le transfert de milliers de radicaux de Libye, d’Arabie Saoudite et de Tunisie vers al-Qaïda en Irak. 90% des kamikazes sont entrés en Irak par la voie syrienne. Une étrange relation s’est développée entre les généraux syriens, les djihadistes internationaux et d’anciens officiers irakiens qui avaient été fidèles à Saddam – une entreprise commune d’ennemis mortels, qui se sont rencontrés à plusieurs reprises à l’ouest de Damas.

À l’époque, l’objectif principal était de rendre infernale la vie des Américains en Irak. […]

Lire l’intégralité de l’article: http://www.spiegel.de/international/world/islamic-state-files-show-structure-of-islamist-terror-group-a-1029274.html

Les bombardements de la coalition menée par l’Arabie Saoudite vont favoriser l’émergence d’al-Qaïda et de l’Etat Islamique au Yémen

Financement du terrorisme: « Un israélien impliqué dans l’organisation du 11 septembre? »

Extrait de l’émission Le Grand Journal diffusée sur Canal+ le 13 février 2015

HSBC: « Les donateurs de Ben Laden parmi les clients »

Après les attentats du 11 septembre 2001, les enquêteurs ont identifié un réseau de financement du terrorisme intitulé « la Chaîne d’or », composé d’une vingtaine de grands donateurs d’Al-Qaida. Treize ans plus tard, les listings dévoilés dans le cadre de l’opération SwissLeaks révèlent qu’une partie de ces personnes ont placé leur argent chez HSBC en Suisse. « HSBC savait-elle que certains de ses clients prestigieux auraient pu financer le terrorisme ? Dans la plupart des cas, oui : la banque n’avait qu’à lire les journaux », souligne le SonntagsZeitung, dans un article traduit par Le Temps.

Lire l’intégralité de l’article: http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2015/02/09/swissleaks-valises-de-billets-parano69-et-pseudo-femmes-aux-foyers-parmi-les-astuces-chez-hsbc/

Comment le wahhabisme saoudien est la source du terrorisme islamiste

Le Dr. Yousaf Butt est un conseiller senior auprès du Conseil américano-britannique de l’information sur la sécurité et directeur à l’Institut de l’intelligence culturelle. Les opinions exprimées ici sont les siennes.

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Huffpost.com, le 20 janvier 2015

LONDRES – Les attentats terroristes horribles contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo à Paris ont conduit à des spéculations quant à savoir si les tueurs – les frères Chérif et Saïd Kouachi – étaient des loups solitaires ou s’ils étaient liés à des cerveaux au sein d’ISIS ou de son rival, Al-Qaïda. Bien qu’Al-Qaïda au Yémen ait revendiqué l’attaque, il n’est pas clair de savoir à quel degré l’affilié a effectivement dirigé l’opération. Peu importe que les connexions de l’organisation (le cas échéant) soient finalement avérées vraies, une chose est claire: la source de l’extrémisme islamique qui encourage et légitime cette violence se trouve dans la souche de l’islam du « wahhabisme » fanatique centré en Arabie Saoudite. Et si le monde veut tasser et éliminer un tel extrémisme violent, il doit se confronter à cet hôte primaire et facilitateur.

Paradoxalement, alors que l’ambassadeur d’Arabie Saoudite au Liban, Ali Awad Asiri, a participé au rassemblement de solidarité « je suis Charlie » à Beyrouth à la suite des attentats de Paris, de retour à la maison, le blogueur saoudien Raif Badawi a reçu les 50 premiers coups de fouet des 1000 qui lui sont dûs chaque vendredi sur les 20 prochaines semaines. Son crime? La gestion d’un site libéral pour promouvoir la liberté d’expression. (Heureusement, ces derniers jours, il semble que les autorités saoudiennes ont cédé à la pression internationale et suspendu la sentence.)[…]

Par exemple, un câble Wikileaks [09STATE131801] cite clairement la secrétaire d’État de l’époque, Hillary Clinton, qui dit que « les donateurs en Arabie Saoudite constituent la plus importante source de financement des groupes terroristes sunnites dans le monde entier. » Elle continue: « Plus de choses doivent être faites étant donné que l’Arabie saoudite reste une base de soutien financier essentiel pour al-Qaïda, les talibans, le LeT et d’autres groupes terroristes. » Et ce ne sont pas seulement les Saoudiens: le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis sont également impliqués dans le mémo. D’autres câbles publiés par Wikileaks décrivent comment les sociétés écran saoudiennes sont également utilisées pour financer le terrorisme à l’étranger.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.huffingtonpost.com/dr-yousaf-butt-/saudi-wahhabism-islam-terrorism_b_6501916.html

Un auteur allemand rend visite à l’État Islamique, rencontre des jihadistes, revient et dit qu’ils sont «plus puissants» que ce que pense l’Occident

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Par Mugdha Variyar, 17 Décembre 2014

L’auteur allemand et ancien homme politique Jürgen Todenhöfer aurait fait l’impossible – voyager vers le territoire de l’État islamique, rencontrer les jihadistes et revenir en toute sécurité.

Mardi, Todenhöfer a dit sur sa page Facebook en allemand qu’il était le « premier journaliste occidental dans le monde qui pourrait visiter l’État Islamique ».

Todenhöfer a dit qu’il avait négocié avec la direction du califat sur Skype pendant des mois avant sa visite, et a déclaré qu’il a fait le voyage parce qu’il avait couvert « toutes les parties » au cours des 50 dernières années.

L’auteur allemand, qui a également posté une photo de lui parlant aux combattants d’ISIS [Etat Islamique] armés de fusils, a averti que l’État Islamique est «plus puissant et dangereux» que ce que croit l’Occident.

Lire la suite: http://www.ibtimes.co.in/german-author-visits-islamic-state-meets-jihadists-returns-says-they-are-more-powerful-what-617459

Voir l’interview de Jürgen Todenhöfer sur CNN après son voyage dans l’Etat Islamique:

WikiLeaks – Fuite d’un rapport de la CIA: Le ciblage des leaders talibans est «inefficace»

drones_strikesLes États-Unis ont mené de nombreuses frappes de drones contre les talibans

BBC News, 19 décembre 2014

La suppression des hauts leaders talibans a eu peu d’impact sur l’organisation, selon un rapport de la CIA publié par Wikileaks.

Le rapport de 2009 analyse le « ciblage de haute valeur » dans un certain nombre de conflits – l’assassinat d’insurgés seniors.

Il dit que la capacité des talibans à remplacer les leaders perdus a entravé l’efficacité des opérations de la coalition contre son leadership.

La CIA n’a pas voulu commenter les documents divulgués.

Le rapport, que Wikileaks décrit comme «pro-assassinat», se penche sur les avantages et les inconvénients des programmes de « ciblage de haute valeur » [High Value Targeting] (HVT).

En plus d’examiner les actions récentes en Irak et en Afghanistan, le rapport évalue l’action britannique en Irlande du Nord, les opérations au Sri Lanka contre les Tigres tamouls et les efforts français pendant la guerre civile algérienne, entre autres.

Les avantages des opérations HVT [High Value Targeting], selon le rapport, comprennent le fait d’ « éroder l’efficacité des insurgés, l’affaiblissement de la volonté des insurgés et la réduction du niveau de soutien des insurgés ».

Les aspects négatifs potentiels comprennent « le renforcement de la liaison d’un groupe armé avec la population » et la « radicalisation des leaders restants d’un groupe d’insurgés ».

Sur l’Afghanistan, le rapport dit que le ciblage de personnalités seniors des talibans a été entravé par des problèmes qui le relient aux efforts plus larges des Afghans et de l’OTAN contre l’organisation.

Il dit aussi que les talibans ont une « planification de relève et un effectif de réserve, en particulier sur les niveaux intermédiaires ».

Depuis la rédaction du rapport, le président Obama a augmenté les frappes de drones dans le nord-ouest du Pakistan, en ciblant les leaders talibans et d’al-Qaïda.

Il y a également eu plusieurs frappes au Yémen.

Source: http://www.bbc.com/news/world-us-canada-30543290

Quand Ben Laden était considéré comme le héros de l’Amérique…

ben laden-the independentPhoto de Ben Laden publiée par The Independent, en 1993: «Le guerrier anti-soviétique met son armée sur la route de la paix»

Ce profil ahurissant de Ben Laden est sorti il y a exactement 20 ans, aujourd’hui

Business Insider, 6 décembre 2013

Cet article du 6 décembre 1993, par Robert Fisk du [journal] The Independent avec le titre «Le guerrier anti-soviétique met son armée sur la route de la paix» est étonnant à considérer 20 ans plus tard.

Oussama ben Laden, fraîchement débarqué de la victoire des moudjahidins soutenus par les USA contre la Russie en 1989, a ramené ses hommes, ses matériaux, et de l’argent vers le Soudan, apparemment pour commencer des projets de travaux publics.

Lorsqu’on lui a demandé si c’étaient des camps d’entraînement de militants, l’ « entrepreneur d’Arabie » et futur leader d’Al-Qaïda dit à Fisk: « Je suis un ingénieur de la construction et un agronome. Si j’avais des camps d’entraînement ici, au Soudan, je ne pourrais pas faire ce travail. ».

La pièce est fascinante, parce que c’est le profil positif d’un homme qui allait devenir un cerveau terroriste mondial.

Lire la suite: http://www.businessinsider.com/1993-independent-article-about-osama-bin-laden-2013-12

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