Vladimir Poutine « ciblé par une agence de renseignement allemande » pendant sa période KGB

IntelNews.org, par Joseph Fitsanakis, le 09/11/2011

220px-vladimir_putin_2015_wikiUn chercheur allemand affirme que Vladimir Poutine [Premier ministre russe en 2011] a été ciblé par le renseignement ouest-allemand dans les années 1980 quand il était agent du KGB en Allemagne de l’Est. Dans les phases finales de la guerre froide, Poutine et son épouse, Ludmila Putina, qui étaient alors la trentaine, ont passé cinq ans à Dresde, en République démocratique allemande [RDA]. En tant qu’un des quatre agents du KGB à Dresde, Poutine a été chargé d’infiltrer l’université locale et de surveiller les activités sur le campus des enfants des notables soviétiques et est-allemands. Mais selon une nouvelle étude publiée la semaine dernière, un agent secret du BND, l’agence du renseignement extérieur de l’Allemagne de l’Ouest, a été en mesure d’infiltrer le ménage de Poutine à Dresde, et de transmettre des informations privées sur la vie personnelle du couple à ses maîtres espions à Bonn et à l’OTAN. L’agent, du nom de code Lenchen, un natif allemand, a travaillé comme traducteur à la station du KGB à Dresde. Elle se serait liée d’amitié avec Ludmila Putina, devenant finalement sa « consolatrice », selon Erich Schmidt-Eenboom, directeur de l’Institute for Peace Studies basé à Weilheim, et qui a publié plusieurs livres sur l’histoire de la BND. Schmidt-Eenboom affirme que Lenchen est devenue la plus proche confidente de Ludmila Putina à Dresde. Cette dernière lui a dit que Vladimir Poutine avait été impliqué dans de nombreuses infidélités au fil des ans et qu’il a souvent battu sa femme. Lenchen a rapporté à ses donneurs d’ordre que la vie dans le ménage Poutine était très dysfonctionnelle, en dépit d’une apparence de bonheur et de normalité. Schmidt-Eenboom affirme qu’il a confirmé le rapport avec au moins deux sources sans rapport avec la connaissance des opérations BND durant la guerre froide. Si l’histoire est historiquement exacte, cela marque seulement la deuxième pénétration connue des structures du KGB en Europe par le BND. Le seul autre exemple similaire, déclare Schmidt-Eenboom, a impliqué un agent nommé COLONEL VIKTOR, qui a également travaillé comme agent pour le BND dans les années 1980. Finalement, affirme le chercheur, Lenchen est devenue enceinte au cours d’une liaison avec un colonel du KGB, et, en 1989, a réussi à convaincre ses donneurs d’ordre ouest-allemands qu’elle avait besoin d’être exfiltrée vers l’Allemagne de l’Ouest en vue de subir un avortement. Une fois sur place, elle a avec succès pris sa retraite de son poste d’espionnage à l’Est, et s’est installée en l’Allemagne de l’Ouest. Sa demande a été accordée, et aujourd’hui, elle vit en Allemagne sous une nouvelle identité, affirme Schmidt-Eenboom. Les reporters ont contacté le porte-parole de la BND, Dieter Arndt, sur l’histoire, mais ont tout simplement eu comme information que l’agence d’espionnage ne « traite pas de nos méthodes ou de nos enquêtes ».

Source: https://intelnews.org/2011/11/09/01-862/

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Marche de solidarité à Londres pour demander l’accès aux fichiers des polices politiques secrètes

Marche de solidarité: Vendredi 15 Janvier 2016, 13h00, Cour suprême, Londres

ADN-ZB/Uhlemann/16.1.1990/Berlin: Stürmung AfNS-Zentrale/ Bei einer Demonstration vor dem Gebäude des ehemaligen AfNS in der Normannen-/ Ruschestraße, zu der das Neue Forum aufgerufen hatte, stürmten Tausende von Haß und Rache erfüllte Bürger das bereits von einem Bürgerkomitee kontrollierte Gebäude und zerstörten Einrichtungen im Werte von Hunderttausenden Mark.

Publié le 8 Janvier 2016

15 Janvier 1990 [Berlin] – On voit la fumée de la police secrète de la Stasi monter depuis le QG de la Stasi à Berlin, alors que les agents tentent désespérément de brûler la preuve de leurs abus. Les gens prennent d’assaut le complexe pour arrêter la destruction, et exigent l’accès aux fichiers qui avaient été compilés sur eux.

15 Janvier 2016 – Les #spycops au Royaume-Uni

Plus d’un quart de siècle plus tard, nous nous battons pour l’accès à la vérité sur la police politique secrète en Grande-Bretagne. Alors qu’une audience a lieu dans l’une des affaires en cours contre les abus commis par des unités secrètes de la MET [Metropolitan Police], rejoignez-nous pour exiger qu’ils… Donnent les noms de couverture et ouvrent les fichiers!

Marche de solidarité – vendredi 15 janvier 2016 – 13h00 Royal Courts of Justice, The Strand, London WC2 métro le plus proche: Holborn / Temple

Source: https://policespiesoutoflives.org.uk/demo-15-jan/

Anonymous, prenez le mur de Berlin!

C’est en allant pour la première fois à Berlin que je me suis rendue compte que dans cette ville qui accueille toutes sortes de graffitis sur ses murs, comme autant de témoignages d’un passé marqué par la chute du communisme, il n’y a en même temps aucun graffiti rappelant la révolution sociale actuelle qui se déroule dans le monde et dont le symbole est le masque des Anonymous. Je parle notamment de l’East Side Gallery, car je n’ai pas eu le temps de voir tous les graffitis qui existent à Berlin.

Quand vous marchez sur l’East Side Gallery, certes vous voyez toutes ces oeuvres qui recouvrent les restes du mur de Berlin, mais c’est un peu dommage de ne croiser aucun tag Anonymous ni aucun signe qui évoque le combat de la génération d’aujourd’hui, une génération qui voit chaque jour dans les médias des images de la guerre au Moyen-Orient, en Syrie, en Irak et à Gaza, des arrestations de jeunes hackers et l’inquiétude face à la montée de la surveillance Internet et des lois antiterroristes. Ne devrait-il pas y avoir un lien entre le combat d’hier pour la liberté en Europe et celui d’aujourd’hui pour la liberté dans le monde?

C’est étrange de constater que les Anonymous n’ont jamais pensé à laisser leur empreinte sur l’East Side Gallery à Berlin, alors qu’on trouve leurs masques un peu partout dans le monde et dans des milliers de vidéos sur Internet, des vidéos qui témoignent du même idéal que celui qui était partagé par ceux qui ont voulu la liberté en Europe et la fin de l’oppression d’un système de surveillance basé sur le pouvoir des services secrets et de la Stasi en Allemagne de l’Est. Ceux qui, il y a 25 ans, ont vécu la chute du mur de Berlin le 9/11/1989 voulaient aussi, comme aujourd’hui les Anonymous, un monde sans surveillance, sans oppression politique et sans pauvreté, un monde de liberté d’expression et de liberté de mouvement, un monde sans frontières entre les peuples.

L’East Side Gallery ne témoigne d’aucune oeuvre en hommage aux hackers Anonymous, ni d’aucune oeuvre en hommage aux lanceurs d’alerte: Julian Assange, Manning ou Snowden, pour ne citer que les plus célèbres. Aucune oeuvre non plus qui rappelle le scandale de la NSA et l’importance de ce débat en Europe sur les abus commis par nos services secrets occidentaux, alors même que l’Allemagne a été touchée par ce scandale au sein même de son propre gouvernement.

Est-ce que le mur de Berlin ne restera que ça: le témoignage d’un épisode passé de l’histoire et de la réunification de l’Europe, mais sans faire de lien avec les combats du présent, sans rappeler que tous ces combats continuent aujourd’hui sous d’autres formes? ou bien faudrait-il peupler les restes de ce mur avec de nouvelles oeuvres artistiques, pour que tout ce que nous faisons aujourd’hui soit fait en quelque sorte en hommage à tous ceux qui ont eux-mêmes milité pour nos libertés dans le passé? Recouvert de nouvelles oeuvres évoquant les Anonymous et les révélations sur la NSA, ce qui reste du mur de Berlin sur l’East Side Gallery serait ainsi la continuité du dialogue qui s’est ouvert comme une brèche en 1989, quand des milliers de gens ont franchi une frontière sans attendre la réaction de leur gouvernement et sans attendre qu’on leur dise s’ils avaient le droit d’être libres ou pas.

Parce que ce dialogue doit continuer, il est important que les artistes créent de nouvelles oeuvres et qu’ils nous fassent réfléchir sur tous ces thèmes liés à notre société actuelle: la surveillance numérique, la protection de la vie privée sur Internet, les abus commis par les services secrets et par la NSA, la destruction de la vie de milliers d’individus ciblés par l’espionnage, les millions qui sont consacrés à la surveillance de masse alors même que si peu d’argent est consacré à la lutte contre la pauvreté ou à la lutte pour la protection de l’environnement. Il semble que notre époque est confrontée à un mur virtuel, celui de la surveillance Internet, mais comme dans le passé, les murs tomberont et il faut utiliser Internet comme un outil de libération sociale.

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CC BY-SA

Image: wikimedia

Espionnage de la NSA: La RDA était au courant depuis longtemps

Heise.de, 16 mai 2014

nt-stasi-gr-37db0d56a7626d97Le ministère est-allemand de la Stasi savait depuis 1985 l’ampleur de l’espionnage par la NSA de ses alliés occidentaux  d’après l’état de la technique, mais aussi sa sélectivité avec leurs collègues allemands du service fédéral de renseignement.

La surveillance des télécommunications allemands par la NSA résulte d’une longue tradition. Klaus Eichner exprima cet avis au sein de la Fondation scientifique Wau-Holland et la table ronde que RSF organisa à Berlin avec l’ancien directeur technique de la NSA William Binney. L’ancien analyste en chef des agissements de la NSA et de la CIA du ministère de la Stasi rapportait comment une « source » lui passa en 1985-1986 la soi-disante liste NSRL, qui documentait les dimensions complètes de la surveillance des alliés par la NSA.

Traduit par Nicolas du Parti Pirate

Lire la suite: http://m.heise.de/newsticker/meldung/NSA-Ausspaehung-Die-DDR-wusste-fruehzeitig-Bescheid-2192038.html?from-classic=1