Les Etats-Unis nient les affirmations faites par WikiLeaks d’un complot pour renverser le président bolivien

TelesurTV.net, le 6 octobre 2015

Coroico_townLa Bolivie dit qu’elle lance une enquête approfondie sur des révélations rendues publiques par un rapport de WikiLeaks

Les États-Unis ont réfuté les rapports selon lesquels ils prévoyaient de renverser le gouvernement de Bolivie.

La controverse a commencé après qu’un rapport ait fait surface sur WikiLeaks selon lequel le gouvernement américain avait comploté une tentative d’assassinat contre le président Evo Morales, en 2008.

Un représentant a décrit les accusations de WikiLeaks comme « absolument fausses et absurdes ».

Dans un communiqué très ferme, l’ambassade américaine en Bolivie a déclaré: « Le gouvernement des États-Unis n’a été impliqué dans aucun complot, ni tentative de renverser le gouvernement de la Bolivie ou d’assassiner le président Morales. Ce genre d’allégations sans fondement ne contribue pas à améliorer les relations bilatérales », a déclaré un porte-parole.

Malgré les dénégations, le gouvernement bolivien a annoncé qu’il continue en lançant une enquête approfondie.

Un ministre du gouvernement a révélé sur la télévision d’Etat, mardi matin, de nouvelles informations provenant d’un rapport de WikiLeaks.

Carlos Romero a rapporté des réunions qui ont eu lieu entre les dirigeants de l’opposition avec des représentants de l’ambassade des États-Unis entre 2007 et 2008. Romero a déclaré à TV Bolivia que les révélations montrent l’implication « catégorique » des Etats-Unis dans la coordination des « théories de conspiration » contre le gouvernement d’Evo Morales.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.telesurtv.net/english/news/US-Denies-WikiLeaks-Claims-of-Plot-To-Topple-Bolivian-President-20151006-0019.html

Mexique: les 43 étudiants disparus ont-ils pu alimenter le trafic d’organes?

Alors que les manifestations continuent au Mexique pour réclamer la vérité sur la disparition des 43 étudiants à Ayotzinapa (26 septembre 2014), le mystère continue de régner sur ce qui a pu leur arriver. Même s’ils sont très probablement morts, ce qui est étrange c’est qu’aucun corps n’a encore été retrouvé malgré les différents témoignages qui ont circulé:

Selon les aveux de trois personnes détenues dans cette affaire, les jeunes ont été enlevés, puis tués, leurs cadavres brûlés avant que leurs restes concassés soient jetés dans une rivière. Mais jusqu’à présent les autorités n’ont aucune trace identifiable des étudiants. (La Croix)

320px-Poster_of_students_missing_from_AyotzinapaAutrement dit, les circonstances réelles de leur mort et de leur disparition sont toujours inconnues. On peut donc tout imaginer, surtout dans un pays qui connaît de nombreuses affaires de trafic d’organes, ces dernières années.

En 2013, un article parle déjà d’un trafic d’organes qui aurait pu concerner des immigrés clandestins au Mexique, avec des fosses communes comportant des « corps sans organes » (Le Monde).

Il y a quelques mois également, un cartel de drogues identifié qui a fait « enlever des enfants dans les villages pour récupérer et vendre leurs organes ». (Le Point) Il faut une complicité à grande échelle pour organiser un tel trafic « que ne peut financer qu’une mafia internationale », rappelle Alfredo Castillo, ce qui implique certainement des formes de complicité de haut-niveau au Mexique.

La disparition des 43 étudiants reste très inquiétante à ce niveau et on peut réellement se demander si cette affaire ne vient pas s’ajouter aussi à toutes ces histoires d’enlèvements au Mexique et de trafic d’organes qui se produisent régulièrement dans le pays. C’est peut-être la raison pour laquelle les témoignages des suspects n’ont jamais permis de retrouver le lieu où reposent les corps des étudiants.

L’Equateur envisage d’exclure les offres comme Wikileaks, bien qu’il « loge » Assange

Mike Masnick, 22 août 2013

depuis le département faites-attention-à-qui-sont-vos-amis

Nous avons toujours souligné que l’Equateur était un choix quelque peu étrange de Julian Assange pour demander l’asile, étant donné que le pays ne dispose pas d’une grande expérience sur la liberté de la presse. Et certaines actions récentes ont suggéré que, même si Assange est retranché dans l’ambassade équatorienne à Londres, la relation entre Assange et l’Equateur est tendue. Considérant cela, peut-être n’est-il pas surprenant que l’Équateur envisage maintenant un nouveau projet de loi qui criminaliserait la publication de documents classifiés, ce qui certainement ferait devenir une partie importante de Wikileaks en une opération criminelle:

Pablo Romero, le directeur de l’agence de renseignement SENAIN de l’Équateur, a demandé au Comité de la justice de l’Assemblée nationale de l’Equateur, le 8 Août d’élaborer une législation qui «criminaliserait la divulgation de renseignements confidentiels de l’Etat» et exigerait d’éventuels éditeurs à obtenir l’approbation du gouvernement avant publication. Romero a donné comme exemple la publication hypothétique des salaires des agents spéciaux.

Le projet de loi interdirait la publication de documents classifiés, même s’ils avaient déjà été publiés à l’étranger.

Ceci est, bien sûr, une belle attaque d’envergure sur la liberté de la presse, ce qui semble un peu ironique. Je sais que les gens vont probablement l’utiliser pour attaquer Assange, tout comme ils attaquent Ed Snowden de se retrouver en Russie – mais, dans les deux cas, ceci semble de la colère mal placée. La colère doit être orientée vers les pays qui mettent en place de telles terribles politiques. Le fait qu’Assange ait fini avec l’Équateur et Snowden avec la Russie a beaucoup plus à voir avec les réalités politiques de gens qui essaient de rester à l’écart d’un gouvernement américain plus agressif que jamais et qui semble tenir mordicus à placer les deux hommes en prison aussi longtemps que possible. Compte tenu de cette réalité – combinée avec le fait que les États-Unis ont retiré le passeport de Snowden – ils avaient vraiment peu de choix. Oui, ce serait bien si les croyants à la liberté de la presse pouvaient aller dans un endroit qui respecte la liberté de la presse, mais il y en a, malheureusement, très peu qui se qualifient de nos jours – et lorsque le pays qui se met en place comme le plus grand protecteur de la liberté de la presse, les États-Unis, piétine ces libertés pour essayer d’obtenir ces deux gars, leurs options sont exceptionnellement restreintes.

Source: https://www.techdirt.com/articles/20130821/22402024279/ecuador-looks-to-ban-wikileaks-like-offerings-despite-housing-assange.shtml

Assange: « Je vais bientôt quitter l’ambassade d’Equateur » (discours intégral)

Conférence de presse avec Julian Assange (discours intégral)

Julian Assange prévoit de quitter l’ambassade d’Equateur dans un futur proche, a-t-il dit lors d’une conférence de presse dans les locaux de l’ambassade à Londres, où il est réfugié depuis deux ans. Le fondateur de Wikileaks n ‘a pas donné davantage de détails. (youtube)

Le président de l’Equateur annule une visite en Israël, en soutien à Gaza

Palestiniens à GazaPhoto: Des Palestiniens se tiennent au-dessus d’un bâtiment détruit dans le quartier de la ville de Gaza à Shejaiya, le 6 Août 2014

Times of Israel, 8 août 2014

Le Président de l’Equateur Raphael Correa a annulé une visite prévue en Israël concernant le conflit à Gaza.

Correa devait se rendre en Israël cette année, a rapporté le journal Prensa Latina.

« De toute évidence, après ces événements, nous avons annulé la visite », a déclaré Correa mercredi, se référant à l’opération israélienne à Gaza.
L’annulation est intervenue deux jours après que Ricardo Patino, ministre des Affaires étrangères, ait annoncé que l’Équateur allait ouvrir une ambassade dans l’Autorité palestinienne. L’Equateur a déjà une délégation diplomatique à Ramallah, en Cisjordanie, selon Prensa Latina.

Source: https://twitter.com/wikileaks/status/497551101923983361 et http://www.timesofisrael.com/ecuadors-president-cancels-israel-visit-in-support-of-gaza/?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

Les leaders du MERCOSUR condamnent l’offensive d’Israël sur Gaza

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Telesur, 29 juillet 2014

Les présidents du bloc ont exhorté la communauté internationale à agir dans le droit international.

Les présidents de l’Argentine, du Brésil, de l’Uruguay et du Venezuela, ce mardi après-midi, ont unanimement condamné l’usage disproportionné de la force par les troupes israéliennes dans la bande de Gaza, qui après 22 jours a surtout touché des civils, des femmes et des enfants.

Les dirigeants de l’Argentine, Cristina Fernandez, du Brésil, Dilma Rousseff, José Mujica, de l’Uruguay et du Venezuela, Nicolas Maduro, ont également condamné tout type d’actions violentes contre les populations civiles en Israël.

Les chefs d’Etat régionaux célèbrent le sommet du Mercosur dans la capitale vénézuélienne, à Caracas, pour discuter de diverses questions d’intégration.

Lire la suite: http://www.telesurtv.net/english/news/Mercosur-Leaders-Condemn-Israels-Offensive-on-Gaza-20140729-0052.html

Poutine: Snowden bloqué en Russie par la faute des USA

15 juillet – RIA Novosti

Les Etats-Unis ont bloqué l’ex-agent de la CIA Edward Snowden en Russie, a déclaré lundi le président russe Vladimir Poutine, précisant que Moscou n’était pas le lieu de sa destination et qu’il devait seulement y passer en transit.

« Il est arrivé sur notre territoire sans invitation. Ce n’est pas chez nous qu’il voulait se rendre, mais dans d’autres pays. Or, dès que son avion a décollé et que nos partenaires américains l’ont appris, ils ont bloqué tous ses déplacements ultérieurs », a indiqué M. Poutine lors d’une rencontre avec des étudiants dans les environs de Saint-Pétersbourg.

« Ils [les Etats-Unis] ont intimidé tous les autres pays, si bien que personne ne veut l’accueillir. En fait, ils l’ont bloqué sur notre territoire », a conclu M. Poutine.

L’informaticien Edward Snowden, recherché par Washington pour avoir divulgué des renseignements secrets sur l’espionnage électronique américain, est coincé depuis plus de deux semaines dans la zone de transit de l’aéroport Cheremetievo de Moscou. Son passeport américain étant annulé, il fait l’objet de trois chefs d’accusation, chacun pouvant lui coûter jusqu’à 10 ans de prison. Il est notamment inculpé de transfert illégal d’informations relevant de la sécurité nationale, de transfert prémédité de renseignements secrets et de détournement de patrimoine public.

Aucun pays européen ne veut laisser ce « lanceur d’alerte » passer par son territoire. Début juillet, la France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal ont même fermé leur espace aérien à l’avion du président bolivien Evo Morales, soupçonnant la présence d’Edward Snowden à bord de l’appareil. L’avion a été obligé d’atterrir d’urgence à Vienne (Autriche) où il a été fouillé.

Source: http://fr.rian.ru/world/20130715/198780276.html

Snowden invoque le principe de Nuremberg lors de sa conférence de presse à Moscou

Edward Snowden à Moscou

Solidarité & progrès, samedi 13 juillet 2013

Le lanceur d’alerte Edward Snowden a rencontré le 12 juillet, à l’aéroport Sheremetyevo de Moscou, plusieurs organisations de défense des droits de l’homme, incluant Amnesty International et Human Rights Watch (HRW).

Avant la conférence de presse prévue pour l’occasion, l’ambassadeur américain à Moscou avait demandé à HRW de transmettre un message à Snowden, disant que le gouvernement américain ne le reconnaissait pas comme un lanceur d’alerte mais comme un simple criminel.

Voici les remarques faites par Snowden lors de la conférence de presse, au cours de laquelle il en a appelé à la Constitution américaine, à la déclaration des droits de l’Homme et au principe du tribunal de Nuremberg pour juger de la criminalité de l’administration Obama.

Bonjour,

Je m’appelle Ed Snowden. Il y a un peu plus d’un mois, j’avais une famille, un foyer au paradis, et je vivais dans un grand confort. J’avais aussi la capacité de faire des perquisitions sans mandat, de saisir et de lire vos communications. Les communications de quiconque, à n’importe quel moment. C’est-à-dire le pouvoir de changer le destin des gens.

C’est également une violation majeure de la loi. Les 4ème et 5ème amendements à la Constitution de mon pays, l’Article 12 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, ainsi que plusieurs traités interdisent de tels systèmes de surveillance massive et étendue.

Tandis que la Constitution américaine prescrit ces programmes comme illégaux, mon gouvernement prétend que des ordonnances de justice secrètes, que personne n’a le droit de regarder, confèrent une certaine légitimité à cette affaire illégale. Ces ordonnances ne font que corrompre les notions de justice les plus fondamentales. Ce qui est immoral ne peut être rendu moral par le recours à des lois secrètes.

Je crois aux principes affirmés à Nuremberg en 1945 : ’Les individus ont des devoirs internationaux qui transcendent les obligations nationales d’obéissance. Par conséquent, les citoyens ont à titre privé le devoir de violer les lois domestiques pour empêcher des crimes contre la paix et l’humanité d’avoir lieu.’

Ainsi, j’ai fait ce que je croyais être juste et j’ai commencé une campagne visant à corriger ces méfaits. Je n’ai pas cherché à m’enrichir. Je n’ai pas cherché à vendre des secrets américains. Je ne me suis allié à aucun gouvernement étranger pour garantir ma sécurité. Au lieu de cela, j’ai pris ce que je savais pour le mettre à la disposition du public, afin que ce qui nous affecte tous puisse être discuté par nous tous au grand jour, et j’ai demandé au monde la justice.

Cette décision morale de dire au public comment cet espionnage nous affecte tous m’a coûté cher, mais c’était la bonne chose à faire et je n’ai aucun regret.

Depuis ce jour, le gouvernement et les services de renseignements des Etats-Unis d’Amérique ont cherché à faire de moi un exemple, un avertissement à tous les autres qui pourraient parler comme je l’ai fait. On m’a rendu apatride et on m’a pourchassé pour mon acte d’expression politique. Le gouvernement des Etats-Unis m’a inscrit sur une liste d’interdiction de vol. Il a demandé à Hong Kong de me renvoyer en dehors du cadre de ses lois, en directe violation des principes de non-refoulement – la Loi des nations. Il a menacé de sanctions les pays qui respecteraient les droits de l’Homme et le système d’asile de l’ONU.

Il a même pris l’initiative sans précédent d’ordonner à des alliés militaires de forcer l’atterrissage d’un avion présidentiel dans sa recherche d’un réfugié politique. Cet escalade dangereuse représente une menace non seulement à la dignité de l’Amérique latine, mais aux droits humains partagés par tout individu, toute nation vivant en liberté contre la persécution, et cherchant à bénéficier de l’asile.

Pourtant, confronté à cette agression hors de proportion d’un point de vue historique, des pays à travers le monde m’ont offert soutien et refuge. Ces pays, incluant la Russie, le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua et l’Équateur, ont ma gratitude et mon respect pour être les premiers à tenir tête aux violations des droits humains perpétrées par les plus puissants plutôt que par les plus faibles. En refusant de compromettre leurs principes face à l’intimidation, ils ont gagné le respect du monde. J’ai l’intention de me rendre dans chacun de ces pays pour faire part de ma gratitude à leur peuple et à leurs dirigeants.

Je vous fais part aujourd’hui de mon acceptation formelle de toutes les offres d’asile que j’ai reçues et de celles qui peuvent m’être faites à l’avenir. Avec, par exemple, le droit d’asile qui m’a été accordé par le Président du Venezuela Maduro, mon statut de réfugié est maintenant officiel, et aucun autre Etat n’a le droit d’interférer dans mon droit de bénéficier de cet asile. Comme nous l’avons toutefois constaté, certains gouvernements en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord ont démontré leur volonté d’agir en dehors du droit, et leur comportement persiste jusqu’à ce jour. Cette menace illégale m’enlève la possibilité de me rendre en Amérique latine pour bénéficier du droit d’asile qui m’a été accordé là-bas, en accord avec les droits que nous partageons.

Cette volonté des Etats puissants d’agir en dehors du droit représente une menace pour nous tous, et nous ne devons pas lui permettre de triompher. Ainsi, je demande votre assistance dans ma requête de garanties pour un sauf-conduit à l’égard des pays concernés, afin que je puisse me rendre en Amérique latine, ainsi que dans ma requête d’asile en Russie, jusqu’à ce que ces Etats agissent selon le droit et que mes voyages légaux soient permis. Je vais soumettre ma requête à la Russie aujourd’hui, et j’espère qu’elle sera reçue favorablement.

Source: http://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/article/snowden-invoque-le-principe-de-nuremberg-lors-de.html

Communiqué d’Edward Snowden aux groupes de Droits de l’homme à l’aéroport Cheremetievo de Moscou: http://wikileaks.org/Statement-by-Edward-Snowden-to.html

Communiqué audio intégral d’Edward Snowden à l’aéroport Cheremetievo de Moscou: https://soundcloud.com/frank-forrester-1/full-edward-snowdens-statement

Voir l’extrait vidéo du communiqué d’Edward Snowden: http://lifenews.ru/news/116311

“Au Brésil, six familles contrôlent 70% de l’information” dit le fondateur de Wikileaks

Non à la corruption, protestation au Brésil

Folha de Maringá (Brésil)

Réfugié à l’ambassade d’Équateur à Londres, Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, a reçu le journaliste Jamil Chade, correspondant de l’Estado de São Paulo, pour parler du livre Cypherpunk, Liberté et futur d’Internet. Dans l’interview, Assange dit que l’un des principaux problèmes en Amérique Latine est la concentration des médias. “Au Brésil, six familles contrôlent 70% de l’information”.

Voici les principaux extraits de la conversation :

Le web comme arme

La technologie produit le pouvoir, au point que l’histoire de la civilisation humaine est l’histoire du développement des diverses armes de types différents. Par exemple, lorsque les fusils étaient les armes dominantes, ou les navires de guerres ou encore les bombes atomiques. Depuis 1945, les relations entre les supers puissances étaient définies par qui possédait l’arme atomique. Aujourd’hui, internet a redéfini les relations de forces auparavant définies par les armes. Toutes les sociétés qui ont un développement technologique, qui sont des sociétés influentes, se sont fondues dans l’internet. Il n’y a donc plus de séparation entre la société, les individus, les Etats et internet. Internet est aujourd’hui le fondement de la société et connecte les Etats au delà des frontières. La connaissance est le pouvoir.

Surveillance globale

La communication entre individus se fait par internet. Les systèmes de téléphonie sont sur internet, les banques et les transactions utilisent internet. Nous mettons nos pensées les plus intimes sur internet, des détails comme des conversations entre mari et femme et même notre localisation géographique. Enfin, tout est exposé sur internet. Cela signifie que les groupes qui agissent dans la surveillance des masses s’approprient une énorme connaissance. Cela est le plus grand vol de l’histoire.

Google et Facebook

Google sait ce que vous pensez, et sait ce que vous pensiez auparavant, car lorsque vous cherchez des informations, vous utilisez Google. Les sites qui ont Google Adds, c’est à dire tous les sites, enregistrent votre visite. Google sait quels sont les sites que vous avez visités, il sait tout ce que vous avez cherché. Il vous connait mieux que vous même. Vous savez ce que vous avez cherché il y a deux jours ? Non. Mais Google le sait. Certains disent que Google ne cherche qu’à vendre de la publicité. Mais en réalité, toutes les agences d’intelligence des États-Unis ont accès aux données de Google. Ils ont eu accès à ces données dans notre cas. (…) Des pays comme l’Islande ont une pénétration sur Facebook de 88%. Même si vous n’êtes pas sur Facebook, votre frère y est et parle de vous.

L’utilisation par la CIA

Les gens veulent partager quelque chose avec leurs amis et les amis de leurs amis, mais pas avec la CIA. Les gens sont trompés.

Concentration des médias

[Rafael Correa, le président de l’Équateur] devrait attaquer plus. La première responsabilité de la presse est la précision et la vérité. Le grand problème en Amérique Latine est la concentration des médias. Il y a six familles qui contrôlent 70% de la presse au Brésil, mais le problème est bien pire dans divers autres pays. En Suède, 60% de la presse sont contrôlés par un éditeur. En Australie, 60% de la presse écrite sont contrôlés par (Ruppert) Murdoch. Donc, lorsque nous parlons de liberté d’expression, nous devons inclure la liberté de distribution, une des choses les plus importantes qu’internet nous a données.

Des révélations sur le Brésil

Oui. Nous publierons beaucoup sur le Brésil cette année.

Traduction par Chico Libri

Source: http://raoni.com/actualites-562.php

http://www.folhademaringa.com.br/no-brasil-seis-familias-controlam-70-da-informacao-diz-fundador-do-wikileaks/#!prettyPhoto

Image: http://agenciabrasil.ebc.com.br/galeria/2012-04-21/movimento-brasil-contra-corrupcao-grupo-apartidario-realiza-marcha-contra-corrupcao-na-esplanada-dos-

Discours de Julian Assange à l’ONU, le 26 septembre 2012

Transcription du discours de Julian Assange à l’ONU au sujet des Droits de l’homme, prononcé le 26 Septembre. Transcrit depuis l’allocution en « Live »

Monsieur le ministre des Affaires Etrangères Ricardo Patino, Messieurs et Mesdames les délégués, Mesdames, Messieurs,

Je vous parle aujourd’hui comme un homme libre, parce que, bien que j’aie été détenu pendant 659 jours sans avoir été mis en examen, je suis libre dans le sens le plus basique et le plus important du terme, je suis libre de parler selon ma conscience.

Cette liberté existe parce que l’Equateur m’a accordé l’asile politique, et que d’autres nations se sont associées pour soutenir cette décision.

Et c’est grâce à l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme des Nations Unies, que WikiLeaks peut « recevoir et diffuser l’information et les idées…à travers n’importe quel média, par n’importe quel moyen d’expression, et sans considération de frontières ». Et c’est grâce à l’article 14-1 de la Déclaration Universelle des Droits de l’homme qui consacre le droit de demander l’asile contre les persécutions, et le Statut des Réfugiés de 1951, et d’autres conventions établies par les Nations Unies que je peux aujourd’hui être protégé, avec d’autres, de persécutions politiques.

C’est grâce aux Nations Unies que je peux exercer mon droit inaliénable de demander une protection contre les actions arbitraires et excessives engagées par des gouvernements contre moi, contre mon équipe et contre des supporters de mon organisation. Et c’est à cause de l’interdiction absolue de la torture consacrée par les lois internationales et les conventions de l’ONU contre la torture que nous nous dressons fermement, en tant qu’organisation, pour dénoncer la torture et les crimes de guerre, quels que soient ceux qui les exercent.

Je voudrais remercier le gouvernement de l’Équateur pour m’offrir gracieusement cet espace ici aujourd’hui afin de parler une fois encore aux Nations Unies, dans des circonstances très différentes de ma première intervention lors de l’Examen Périodique Universel de l’ONU à Genève. (cf. Note en bas de page)

Il y a presque deux ans, J’avais parlé de notre travail pour dévoiler la torture et le meurtre de plus de 100 000 citoyens Irakiens.

Mais aujourd’hui, je veux vous raconter une histoire Américaine.

Je veux vous raconter l’histoire d’un jeune soldat Américain en Irak.

Le soldat est né à Crescent, Oklahoma, d’une mère Galloise et d’un père de l’US Navy (marine Americaine). Ses parents tombèrent amoureux. Son père était stationné dans une base militaire US au Pays de Galles.

Le soldat était un jeune homme prometteur, remportant le premier prix en sciences trois ans de suite.

Il croyait en la vérité, et, comme nous tous, il détestait l’hypocrisie.

Il croyait en la liberté, et aux droits de chacun a chercher le bonheur. Il croyait aux valeurs qui ont fondé l’indépendance des Etats Unis. Il croyait en Madison, il croyait en Jefferson, et il croyait en Payne. Comme beaucoup d’adolescents, il ne savait pas trop quoi faire de sa vie, mais il savait qu’il voulait défendre son pays et il savait qu’il voulait apprendre à connaître le Monde. Il est entré dans l’armée Américaine, et comme son père, a été formé comme analyste de renseignement.

A la fin de l’année 2009, à 21 ans, il a été affecté en Irak.

Là, on prétend qu’il a vu une armée Américaine qui souvent ne respectait pas la régle de Droit et dans les faits commettait des crimes et soutenait la corruption politique.

On prétend que c’est là, à Bagdad, en 2010 qu’il a donné à WikiLeaks et au monde des détails qui exposaient la torture d’Irakiens, le meurtre de journalistes, et des informations détaillées sur plus de 120 000 meurtres de civils en Irak et en Afghanistan. On prétend aussi qu’il a donné à WikiLeaks 251 000 télégrammes diplomatiques US, qui ensuite ont aidé à l’émergence du Printemps Arabe. Ce jeune soldat s’appelle Bradley Manning.

Prétendument trahi par un informateur, il a été emprisonné à Bagdad, emprisonné au Koweït et emprisonné en Virginie, où il a été gardé 9 Mois au secret et soumis à des mauvais traitements, Le rapporteur des Nations Unies pour la Torture, Juan Mendez a enquêté et formellement qualifié ces faits à l’encontre des Etats-Unis.

Le porte parole d’Hillary Clinton dut démissionner. Bradley Manning, soldat et patriote fut dégradé, maltraité et psychologiquement torturé par son propre gouvernement. Il fut accusé de faits passibles de la peine de mort. Ces événements lui sont arrivés car le gouvernement US voulait le briser, le forcer à témoigner contre WikiLeaks et moi.

Et, aujourd’hui, Bradley Manning a été détenu sans procès depuis 856 jours.

Le maximum légal aux Etats-Unis est de 120 jours.

L’administration américaine essaie d’instituer un régime national de secret, un régime national de dissimulation.

Un régime où tout employé du gouvernement qui révèle de l’information sensible à une organisation médiatique peut être condamné à mort, à l’emprisonnement à vie, ou pour espionnage, et les journalistes de l’organisation médiatique avec lui.

Nous ne devrions pas sous-estimer le degré d’investigation qui s’est exercé contre WikiLeaks, Je voudrais seulement pouvoir dire que Bradley Manning a été la seule victime de la situation. Mais l’attaque contre WikiLeaks pour ces faits et d’autres, a donné lieu à une enquête dont les diplomates australiens disent qu’elle est sans précédent en termes de degré et de nature. Ce que le gouvernement des Etats Unis a appelé une enquête gouvernementale globale. Ces agences gouvernementales identifiées de notoriété publique comme ayant été impliquées dans cette enquête incluent: le Ministère de la Défense, Centcom, l’Agence de renseignements de la Défense (DIA), la Division d’Investigations Criminelles de l’Armée US, Les Forces Etats Uniennes en Irak, la Division de la Première Armée, l’Unité d’Investigation sur les Crimes Informatiques de l’Armée US, le CCIU, le Commandement Cybernétique de la Deuxième Armée. Et avec ces trois enquêtes de renseignement séparées, le Ministère de la Justice, et son Grand Jury en Virginie, le FBI, qui maintenant à, selon un témoignage en justice intervenu plus tôt dans l’année, produit un dossier de 42 135 pages sur WikiLeaks sur lesquelles moins de 8000 concernent Bradley Manning, le Département d’Etat, les services de Sécurité Diplomatique du Département d’Etat. En outre nous avons été objet d »une enquête du bureau du Directeur Général du Renseignement National, de l’ODNI, du Directeur Exécutif du Contre Espionnage national, de la CIA, du Comité de Surveillance Intérieur, du Comité Inter Agences de la Sécurité Nationale et du PIAB (le Bureau de Conseils en renseignement du Président).

Le porte-parole du Ministère de la Justice Dean Boyd a confirmé en Juillet 2012 que l’enquête de son ministère sur WikiLeaks est en cours.

Malgré toutes les belles paroles du Président Obama hier, et il y en a eu beaucoup des belles paroles, c’est son administration qui se consacre sur son site de campagne à criminaliser d’avantage la liberté de parole que tous les précédents présidents des Etats-Unis réunis.

Je me souviens de cette phrase « l’audace de l’espoir ».

Qui peut dire que le Président des Etats-Unis n’est pas audacieux?

N’est-ce pas de l’audace pour le gouvernement des Etats-Unis de mettre à son crédit  l’avalanche de progrès de ces deux dernières années?

N’était-ce pas audacieux de dire, mardi, que « les Etats-Unis ont soutenu des forces du changement » lors du printemps Arabe?

L’histoire Tunisienne n’a pas commencé en Décembre 2010.

Et Mohamed Bouazizi ne s’est pas immolé par le feu afin que Barack Obama puisse être réélu.

Sa mort était un symbole du désespoir qu’il a dû endurer sous le régime de Ben Ali.

Le monde a su, après la lecture des publications de WikiLeaks que le régime de Ben Ali et son gouvernement avaient pendant de longues années bénéficié de l’indifférence, sinon du soutien, des Etats-Unis, pleinement au courant de ses excès et de ses crimes.

Donc cela doit être une surprise pour les Tunisiens que les Etats-Unis aient soutenu les forces du changement dans leur pays.

Cela doit être une surprise pour les adolescents Egyptiens qui ont essuyé les gaz lacrymogènes Américains sur leurs yeux que l’administration Américaine soutenait le changement en Egypte.

Cela doit être une surprise pour ceux qui ont entendu Hillary Clinton affirmer que le régime de Moubarak était « stable », et quand il est devenu clair pour tout le monde qu’il ne l’était pas, que son détesté chef du Renseignement, Suleyman, dont nous avons prouvé que les US savaient qu’il était un tortionnaire, devrait prendre en charge le royaume.

Cela doit être une surprise pour tous ces Égyptiens qui ont entendu le Vice-Président Joseph Biden déclarer que Hosni Moubarak était un démocrate et Julian Assange un terroriste High Tech.

C’est irrespectueux pour les morts et les prisonniers du soulèvement au Bahreïn de prétendre que les Etats-Unis ont « soutenu les forces du changement ».

C’est indéniablement de l’audace.

Qui peut dire que ce n’est pas audacieux que le Président, soucieux de passer  pour un leader regarde en arrière vers ce changement énorme – le changement des peuples- et le fasse passer pour sien?

Mais nous pouvons prendre courage malgré tout car cela signifie que la Maison Blanche a vu que ce progrès est inévitable.

Dans cette « saison du progrès » le président a vu d’où vient le vent.

Et il doit maintenant prétendre que c’est son administration qui le fait souffler.

Très bien. C’est mieux que le contraire: demeurer inutile alors que le monde bouge.

Nous devons être clairs là.

Les Etats Unis ne sont pas l’Ennemi.

Son gouvernement n’est pas uniforme. Dans certains cas, des gens de bien aux Etats-Unis ont soutenu les forces du changement. Et peut-être Barack Obama a-t-il été l’un d’eux à titre personnel.

Mais dans d’autres, et massivement, ce gouvernement s’est activement opposé à ces forces.

C’est une vérité historique.

Et il n’est pas correct, et il n’est pas approprié pour le Président de tordre cette réalité pour un avantage politique, ou pour le plaisir de prononcer de belles paroles.

Et pour de belles paroles.

Ce sont de belles paroles.

Et nous saluons et nous sommes d’accord avec ces belles paroles.

Nous sommes d’accord quand le Président Obama a dit hier que les gens devaient résoudre leurs différends pacifiquement.

Nous sommes d’accord que la diplomatie doit remplacer la guerre.

Et nous sommes d’accord que c’est un monde interdépendant et que chacun de nous y a un intérêt.

Nous sommes d’accord que la liberté et le droit à l’autodétermination ne sont pas seulement des valeurs  Américaines ou occidentales mais des valeurs universelles.

Et nous sommes d’accord avec le Président quand il dit que nous devons parler franchement si nous sommes sérieux avec ces idéaux.

Mais les belles paroles pâlissent sans des actes qui les accompagnent.

Le président Obama a parlé fermement en faveur de la liberté d’expression.

«Ceux qui sont au pouvoir », a-t-il dit, « doivent résister à la tentation de réprimer la dissidence.»

Il y a un temps pour les mots, et il y a un temps pour les actions. Le temps des mots est arrivé à sa fin.

Il est temps pour les Etats-Unis de cesser de persécuter WikiLeaks, de cesser de persécuter nos membres et de cesser de persécuter nos sources présumées.

Il est temps pour le Président Obama de faire des choses justes, de rejoindre les forces du changement, non par de belles paroles, mais par de belles actions.

Note:

L’Examen Périodique Universel  (Universal Periodic Review UPR) est un mécanisme des Nations Unies commencé en avril 2008 et qui consiste en l’examen de tous les pays du monde, tous les quatre ans, sur leurs pratiques en matière de droits de l’homme.http://www.upr-info.org/-fr-.html

Traduit par Irien sur le forum WikiLeaks

Source:
http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,15158.0.html
http://wikileaks.org/Transcript-of-Julian-Assange.html

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