Helene Bergman: L’affaire Assange va aux JO, les Médiateurs Suédois de la Justice

Aux Médiateurs de la Justice de Suède (JO)

Göteborg et Stockholm, le 2 août 2012

Nous requérons, avec la plus pressante urgence, que les médiateurs de la justice suédois se saisissent de la manière dont est traitée l’affaire de Julian Assange, par la procureure Marianne Ny, directrice du Centre de Développement de la Prosécution Publique de Göteborg.

1. M. Assange aurait pu être interrogé par la police suédoise avant de quitter le pays le 27 septembre 2010, en toute connaissance de cause de la part de la procureure Marianne Ny. À cette date, M. Assange avait été disponible pendant cinq semaines.

2. Depuis que M. Assange est arrivé à Londres, il a, à plusieurs reprises, offert de fournir sa propre version de ce qui s’est passé à Stockholm en août 2010, à l’ambassade suédoise, ou en étant questionné par lien vidéo.

3. Fin juillet, M. Assange a offert de parler à la procureure suédoise, désormais à l’ambassade de l’Équateur, où il a demandé l’asile.

La procureure Ms. Ny a, à chaque occasion différente, ignoré ou rejeté les propositions de M. Assange.

Entre le 13 août et le 16 août, M. Assange a eu des rapports sexuels consentis avec deux femmes différentes.

Le 20 août 2010, les deux femmes sont allées dans un commissariat local à Stockholm afin de presser M. Assange de subir un test HIV. À ce moment-là, la police a choisi de commencer une enquête pour viol, sans le consentement des deux femmes.

Le même jour, un procureur a décidé d’émettre un mandat d’arrêt contre M. Assange. À l’époque, le journal Expressen, titrait en une l’article « Assange accusé de viol ».

Le jour suivant, un autre procureur a décidé qu’il n’y avait pas de raison pour le mandat.

Le 30 août, Julian Assange est interrogé pour la première fois, et nie toutes les accusations.

Le jour suivant, l’avocat des deux femmes, M. Claes Borgström, qui est aussi un ancien Médiateur suédois pour l’égalité, demanda à ce que l’affaire soit réouverte par la procureure de Göteborg, Marianne Ny.

Julian Assange est  alors à nouveau accusé de viol, d’agression et de harcèlement sexuels.

M. Assange est demeuré en Suède jusqu’au 27 septembre pour répondre à d’autres questions.

Nous sommes, tout comme son avocat M. Baltasar Garzon, sérieusement inquiets, considérant le manque de garanties et de transparence dans les actions prises à l’encontre de Julian Assange, ainsi que du harcèlement auquel il est assujetti qui a des répercussions irréparables sur son bien-être physique et moral.

Les menaces contre sa personne sont encore aggravées par le comportement complice des autorités gouvernementales suédoises.

Ceci a induit que les droits civiques de M. Assange, ainsi que ceux qui sont garantis par la Convention Européenne des Droits de l’Homme, ont été bafoués.

Helene Bergman

Helene Bergman, journaliste

0707 31 23 33

helenebergman@me.com

Anders Carlgren, journaliste

072 32 33 102

anderscarlgren@hotmail.com

Source: http://khelenebergman.blogspot.fr/2012/08/the-assange-case-goes-to-jothe-swedish.html

Traduit depuis le web par willsummer

Mairead Maguire, Lauréate du Prix Nobel de la Paix, appelle à la justice pour Assange

Mairead Maguire à l’aéroport de Dublin, en juin 2010

Lundi 23 juillet 2012

The Peace People, 224 Lisburn Road, Belfast BT9 6GE, Irlande du Nord

Téléphone: 0044 (0) 28 9066 346

Courriel:  info@peacepeople.com

Site web:  www.peacepeople.com

Ainsi que le savent les citoyens inquiets du monde, le rédacteur-en-chef de WikiLeaks, Julian Assange, est actuellement à l’intérieur de l’ambassade équatorienne à Londres, où il est allé pour demander l’Asile Politique.

Je souhaite ajouter ma voix à celles de beaucoup de personnes de conscience, autour du monde, pour presser le Président Correa d’accorder l’asile politique à Julian Assange. Les Cours britanniques ont honteusement rejeté l’appel de M. Assange contre l’extradition en Suède, où il est requis pour répondre à un interrogatoire, accusé d’agression sexuelle (aucune charge criminelle n’a été retenue contre lui). M. Assange a dit qu’il était prêt à répondre à des questions relatives à des accusations pesant contre lui, mais que ce soit au Royaume-Uni.

Il a de bonnes raisons de ne pas vouloir être extradé vers la Suède, puisqu’il risque de se retrouver emprisonné et en isolement, et ensuite extradé vers une prison états-unienne. Les médias états-uniens ont rapporté que le Ministère de la Justice des États-Unis et le Pentagone conduisaient une enquête criminelle pour déterminer si « le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a violé des lois criminelles lors de la diffusion par le groupe de documents du gouvernement, incluant de possibles charges tombant sous l’ « Espionage Act ».

Le seul crime de M. Assange est d’avoir assez aimé les gens pour respecter leur droit à la vérité, d’avoir eu le courage et la bravoure de l’imprimer et ce faisant d’avoir embarrassé des gouvernements puissants.

La diffusion par WikiLeaks de milliers de câbles diplomatiques du Département d’État US, et de la séquence vidéo depuis un hélicoptère Apache d’un incident de 2007 où les militaires US semblent avoir délibérément tué des civils, dont deux employés de l’agence Reuters, ont révélé les crimes des USA contre l’Humanité.

Pour cette « vérité de parole », il a hérité de la colère du gouvernement US, et a été ciblé de la manière la plus vindicative (tout comme le soldat Bradley Manning). (Je soutiens le droit de WikiLeaks à publier des fuites d’informations, car c’est dans l’intérêt du public et de leur droit de savoir. WikiLeaks n’étaient pas les auteurs des fuites ni les lanceurs d’alerte, mais un média en ligne).

Beaucoup pensent qu’il y en a à de hauts postes, qui ne veulent pas seulement punir Assange pour les avoir exposés, mais comme avertissement à d’autres qui restent silencieux, et qui n’auront de cesse jusqu’à ce qu’Assange soit derrière des barreaux aux USA et il y a même des politiciens états-uniens qui ont mis la vie d’Assange sérieusement en danger en appelant à ce qu’il soit assassiné.

C’est ironique que les Droits Fondamentaux d’Assange aient été bafoués, alors qu’en tant que journaliste, il a travaillé pour les droits des peuples à la liberté de parole, et pour une presse libre. Les gouvernements australien, suédois et britannique ont la responsabilité de voir à ce que cet « homme de courage » soit traité correctement et avec équité, et qu’il lui soit permis de livrer son histoire au Royaume-Uni quand il peut prouver si les accusations incohérentes et contradictoires portées contre lui sont vraies ou fausses.

Nous, en tant que citoyens du monde, avons besoin de soutenir Julian Assange qui a essayé de protéger les innocents en exposant les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, et ce sont eux qui doivent, un jour, répondre de leurs crimes. Il faut également garder à l’esprit que si Assange finit dans une prison états-unienne pendant longtemps, en danger grave pour sa vie, et peut-être même risquant la peine de mort, nous devons tous poser la question « À qui le tour? » et « Où vont la Liberté, les Droits de l’Homme et la Justice? »

Mairead Maguire (www.peacepeople.com) 17.7.2012
* Mairead Maguire a obtenu le Prix Nobel de la Paix en 1976

À propos des Peace People, Belfast, Irlande du Nord

The Peace People est une organisation dévouée à la résolution non-violente des conflits.

Source: http://www.newsmaker.com.au/news/18293

Traduit depuis le web par willsummer

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