Trois vidéos pour illustrer un esprit contestataire et la dénonciation de la guerre

Dans ce post, nous vous présentons un choix de vidéos sur le thème de la dénonciation de la guerre. Le point commun entre toutes ces vidéos, c’est que le montage a été réalisé en mêlant les images d’événements historiques marquants avec de la musique, des chansons dont les paroles traduisent le plus souvent une dénonciation de la guerre ou du système qui engendre les inégalités, les injustices, les conflits, dont sont victimes les sociétés humaines. Ces vidéos datent d’époques différentes, mais le message est toujours le même aujourd’hui: dénoncer la guerre dans ce qu’elle a de plus absurde, les victimes civiles, l’aveuglement des armées, les guerres pour le pétrole déguisées sous le nom de « guerre contre le terrorisme ». A chaque guerre, ce sont des générations entières qui meurent. Aujourd’hui, de telles vidéos pourraient-elles encore avoir un impact sur la conscience humaine, pour que les milliers de gens qui protestent, par exemple, contre Donald Trump dans plusieurs pays, se mettent plutôt à protester contre la guerre au Yémen, ou contre d’autres guerres dans le monde? Pourquoi si peu de mobilisations massives contre la guerre?

« Bullets » d’Archive (vidéo de Zunamkiagna)

"Bullets" du groupe ArchivePour commencer, notre vidéo préférée (qui a déjà fait l’objet d’un article sur ce blog). Il s’agit d’une vidéo réalisée avec des images de la guerre en Irak. Celle qui nous parle le plus, étant donné la proximité des événements. Il est difficile de ne pas avoir vu au moins une de ces images dans les médias occidentaux (qui montrent George Bush, l’armée américaine, la chute de Saddam Hussein, les prisonniers irakiens, etc). Les images parlent à tous et rappellent aussi les révélations WikiLeaks sur l’Irak, mais entrent d’autant plus en résonnance avec les paroles de la chanson qui a été choisie pour illustrer la vidéo. La chanson est celle du groupe Archive, un groupe britannique (de rock progressif), qui d’après Wikipedia, sort l’album « Controlling Crowds » dont est issue la chanson en mars 2009. Le titre lui-même pourrait sembler militant: « controlling crowds » ou « en contrôlant les foules », n’est-ce pas ainsi d’ailleurs que les foules sont menées inexorablement vers la guerre, parce que nous sommes d’une certaine manière tous contrôlés par le discours des hommes politiques, par le discours officiel des médias, etc? Les paroles de la chanson ont une raisonnance forte avec la vidéo, même si le groupe Archive n’en est pas à l’origine: comment ne pas penser dès les premières lignes à ce soldat américain parti faire la guerre en Irak et « qui a cette violence sous la peau » (« underneath my skin there is a violence »), mais qui de manière tout aussi absurde peut considérer la beauté d’un ciel qui explose au milieu des balles et des bombes (« bullets are the beauty of the blistering sky », dit le refrain). Soldat coupable des crimes qu’il commet, ou simplement ignorant parce qu’il a obéi aux ordres sans réfléchir, ou impuissant face à des événements internationaux qui le dépassent? Les paroles se confrontent aux images, comme si deux mondes s’affrontaient, mais l’un et l’autre tout aussi absurdes: l’absurdité de la guerre.

Lien de la vidéo: https://rutube.ru/video/9080c9c0512f8240c10ba69573cc28d8/

« The 4th Branch » d’Immortal Technique

Une autre vidéo qui nous a plu par son message pacifique et révolutionnaire est une vidéo du groupe Immortal Technique, classé dans la catégorie « Rap politique ». On retrouve un montage vidéo semblable à celui de la vidéo précédente, avec des images reprises des médias et des actualités, mêlées à d’autres images de protestations dans les rues, de bombes qui explosent dans le ciel, de parades militaires, symboles religieux, etc. La chanson utilisée dans cette vidéo vient d’un album sorti en novembre 2003, d’après Wikipédia, ce qui peut expliquer pourquoi ici les paroles de « The 4th branch » évoquent la guerre en Irak et Saddam Hussein: « Ils ont bombardé des innocents, tout en essayant d’assassiner Saddam; Lorsque vous lui avez donné ces armes chimiques pour aller en guerre contre l’Iran » (« They bombed innocent people, tryin’ to murder Saddam; When you gave him those chemical weapons to go to war with Iran »). Le texte fait aussi mention de « Guantanamo Bay », de « violations des droits de l’homme » et du « terrorisme ». On a donc une résonnance directe entre la vidéo qui montre des images de guerre et les paroles écrites pour dénoncer la guerre, ou en tout cas, semblant vouloir faire passer ce message contestataire. On retrouve aussi l’idée du contrôle de masse, l’idée que l’humanité suit aveuglément les actualités, la politique, sans se questionner. Depuis cette chanson datée de 2003, il y a eu sans doute un réveil politique avec des mouvements comme Anonymous, Occupy Wall Street, etc. Pour autant, gardons à l’esprit le message de la chanson: « C’est comme le MK-ULTRA, qui contrôle ton cerveau; Penser de façon suggestive, c’est ce qui fait changer la perspective de ta pensée » (« It’s like MK-ULTRA, controlling your brain; Suggestive thinking, causing your perspective to change ») et « Arrêtez de laisser les grands médias raconter des mensonges à vos enfants » (« stop letting corporate news tell lies to your children »). De telles vidéos contestataires s’adressent à notre conscience et à notre inconscient, par le pouvoir des mots et des images qui y sont exposés.

Lien de la vidéo: https://youtu.be/GSfk0wLs4EE

« Holiday in Cambodia » de Dead Kennedys

Pour finir, une troisième et dernière vidéo, « Holiday in Cambodia » de Dead Kennedys, un groupe de musique américain (classé « anarcho-punk »). Il nous sera plus difficile d’en parler, étant donné que la vidéo date d’une autre époque (mai 1980). Mais le message contestataire et anti-guerre est tout aussi évident, comme l’explique Wikipedia: « La chanson est une attaque contre l’étudiant américain stéréotypé, moralisateur et privilégié. Ses paroles offrent une vision satirique des jeunes américains aisés et intransigeants, un tel mode de vie contrastant avec la dictature génocidaire des Khmers Rouges, menée par Pol Pot (représenté sur l’étiquette du single original et mentionné dans les paroles), qui est responsable de la mort de quelque deux millions de personnes au Cambodge entre 1975 et 1979. »

Lien de la vidéo: https://youtu.be/KRwUlLahpiI

De telles vidéos sont nécessaires pour permettre une prise de conscience dans le monde: prendre conscience que la guerre ne mène qu’au chaos, que la majorité des victimes de la guerre sont des victimes civiles y compris des enfants, que ceux qui s’enrichissent dans ces guerres ne sont pas les mêmes que ceux qui combattent dans ces guerres, et que les soldats qui participent aux combats sont aussi le plus souvent victimes de ces guerres, car certains sont blessés, handicapés à vie, et parfois souffrent de troubles psychiques bien des années après être revenus dans leur pays, tandis que d’autres y ont laissé leur vie. Ce sont de beaux messages qui ont été adressés contre la guerre dans ces vidéos, même si les images sont parfois violentes. Un militant indigné m’a dit, un jour, que l’art nous détourne du combat politique, de la réalité, mais dans ce type de vidéos, l’art est aussi capable de rejoindre le combat politique en libérant nos esprits et en nous montrant la vérité.

Texte CC-BY-SA

 

 

Guerre permanente: « Les aventures dans un monde américain de frustration »

Tom Engelhardt explore le monde étrange américain avec un oeil sur l’absurdité particulière du moment – de la nucléarisation de la planète au bon vieux bombardement, de la privatisation de la guerre à la vente de ses instruments, de la puissance de la sécurité nationale de l’état dans les élections américaines à la puissance de l’argent du même.

Middle East Online, 24/09/2016

[…]

300px-mq-1_predator_unmanned_aircraft_wikiNucléarisation de la planète: Je suis sûr que vous vous souvenez de Barack Obama, le gars qui est entré dans le bureau oval engageant à travailler pour « un monde exempt d’armes nucléaires ». Vous savez, le président qui a voyagé à Prague en 2009 pour dire de manière émouvante: « Donc, aujourd’hui, j’affirme clairement et avec conviction l’engagement de l’Amérique à rechercher la paix et la sécurité pour un monde sans armes nucléaires… Pour mettre fin à la logique de la guerre froide, nous allons réduire le rôle des armes nucléaires dans notre stratégie de sécurité nationale, et exhorter les autres à faire la même chose ». Cette même année, il a reçu le prix Nobel en grande partie pour ce qu’il pourrait encore faire, en particulier dans le domaine nucléaire. Bien sûr, c’était en 2009!

Après presque deux mandats dans le bureau oval, notre président de la paix, le seul qui ait jamais appelé à « l’abolition » nucléaire – et dont l’administration a mis à la retraite quelques armes dans notre arsenal nucléaire, plus que tout autre dans l’ère de l’après-guerre froide – préside désormais les débuts d’une modernisation de 3 billions de dollars de ce même arsenal. (Et que ce prix de 3 billions de dollars vient, bien sûr, avant même que les dépassements de coûts inévitables ne commencent.) Cela inclut un travail à grande échelle sur la création d’une arme nucléaire « guidée à haute précision » avec une option de rappel à moindre rendement. Une telle arme pourrait potentiellement faire venir les armes nucléaires sur le champ de bataille en première utilisation, une chose pour laquelle les États-Unis innovent fièrement.

Et cela m’amène au 6 septembre, à la première page du New York Times qui a attiré mon attention. Pensez-y comme la cerise sur le gâteau nucléaire de l’ère Obama. Son titre: « Obama peu susceptible d’engager une non-utilisation première des armes nucléaires ». Certes, si elle est faite, un tel vœu pourrait être inversé par un futur président. Pourtant, de peur que la promesse de ne pas engager une guerre nucléaire « affaiblirait les alliés et redonnerait du courage à la Russie et à la Chine… alors que la Russie est en cours d’exécution pratique de bombardement sur l’Europe et que la Chine étend sa portée dans le sud de la mer de Chine », le président a reculé sur la délivrance d’un tel vœu. En clair: le seul pays qui ait jamais utilisé de telles armes restera sur le dossier, toujours prêt, et disposé à le faire de nouveau sans provocation nucléaire, un acte qui, pense-t-on maintenant à Washington, créerait une planète plus calme.

Vous plaisantez!

Le bon vieux bombardement: rappelons celui d’octobre 2001, quand l’administration Bush a lancé son invasion de l’Afghanistan, les États-Unis ne bombardaient aucun autre pays largement islamique. En fait, ils ne bombardaient aucun autre pays. L’Afghanistan a été rapidement « libéré », les talibans écrasés, al-Qaïda mis en fuite, et c’était tout, semblait-il à ce moment.

Le 8 septembre, près de 15 ans plus tard, le Washington Post a rapporté que, sur un seul week-end et dans une « vague » d’activité, les États-Unis avaient fait tomber des bombes, ou tiré des missiles sur six pays largement islamiques: l’Irak, la Syrie, l’Afghanistan, la Libye, le Yémen et la Somalie. (Et cela aurait pu être 7, si la CIA n’avait pas un peu rouillé quand on en vient aux frappes de drone sur les zones frontalières et tribales du Pakistan que celle-ci a lancées à plusieurs reprises pendant ces années.) Dans le même esprit, le président qui a juré qu’il mettrait fin à la guerre des États-Unis en Irak et qui, au moment où il  quitte ses fonctions, fait la même chose en Afghanistan, supervise maintenant des campagnes de bombardement américaines en Irak et en Syrie qui font tomber près de 25,000 armes par an sur ces pays. Seulement récemment, afin de faciliter la poursuite de la plus longue guerre de notre histoire, le président qui a annoncé que son pays avait mis fin à sa « mission de combat » en Afghanistan en 2014, a une fois de plus déployé l’armée américaine dans un rôle de combat et a fait la même chose avec l’US Air Force. Pour cela, des B-52 (infâmie du Vietnam) ont été retournés à l’action là-bas, ainsi qu’en Iraq et en Syrie, après une décennie de retraite. Au Pentagone, les figures militaires parlent maintenant de guerre « générationnelle » en Afghanistan – bien jusqu’aux années 2020.

Pendant ce temps, le président Obama a personnellement aidé à innover dans une nouvelle forme de guerre qui ne restera pas longtemps une chose proprement américaine. Cela implique des drones armés de missiles, des armes de haute technologie qui promettent un monde de conflit sans victime (pour l’armée américaine et la CIA), et qui s’ajoute à une machine à tuer globale et permanente pour supprimer des leaders terroristes, « lieutenants » et « militants ». Bien au-delà des zones de guerre américaines officielles, les drones américains traversent régulièrement les frontières, portant atteinte à la souveraineté nationale dans tout le Grand Moyen-Orient et certaines régions d’Afrique, pour assassiner toute personne que le président et ses collègues estiment avoir besoin de mourir, citoyen américain ou autre (plus, bien sûr, tout le monde qui se trouve dans le voisinage). Avec la « liste d’assassinat » de la Maison Blanche et ses réunions des « mardis de la terreur », le programme de drone, promettant une action « chirurgicale » de chasse et d’assassinat, a brouillé la ligne entre la guerre et la paix, tout en étant normalisé pendant ces années. Un président est maintenant non seulement le commandant en chef, mais un assassin en chef, un rôle qu’aucun président imaginable du futur ne serait susceptible de rejeter. L’assassinat, auparavant un acte illégal, est devenu le cœur et l’âme du mode de vie et du mode de guerre de Washington qui ne semblent que répandre davantage le conflit.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.middle-east-online.com/english/?id=78852

Une leçon de formation de l’armée américaine cite Hillary Clinton comme une menace de risque «intérieur»

NBC News, , 23 août 2016

clinton_threatUne présentation de formation de l’armée [américaine] sur les menaces internes inclut Hillary Clinton parmi la galerie insolente de tueurs et de personnes à l’origine de fuites de documents, citant l’ancienne secrétaire d’Etat comme un exemple d’ « employés négligents ou mécontents », a confirmé NBC News, mardi.

Le diaporama non-classifié, qui est d’abord apparu sur une page Facebook qui parodie l’armée, a été confirmée par un des responsables militaires américains, qui a dit que celui-ci a été utilisé dans le cadre d’une leçon sur la façon de sécuriser les matériels classifiés et d’améliorer la sécurité.

Lire la suite: http://www.nbcnews.com/news/us-news/army-training-lesson-cited-clinton-insider-threat-risk-n636701

Source: https://twitter.com/wikileaks/status/768814800700858368

Les espions missionnaires du Pentagone – L’armée américaine a utilisé une ONG chrétienne comme front pour l’espionnage en Corée du Nord

political art_corée du nordIllustration: carte postale de Corée du Nord (creative commons)

The Intercept, Matthew Cole, 26 octobre 2015

Le 10 mai 2007, dans l’East Room [salle Est] de la Maison Blanche, le président George W. Bush a présidé une cérémonie en l’honneur des dirigeants les plus accomplis des services communautaires de la nation. Parmi ceux qui ont reçu la distinction présidentielle pour les services volontaires cet après-midi se trouvait Kay Hiramine, le fondateur d’une organisation humanitaire de plusieurs millions de dollars située au Colorado.

L’ONG de Hiramine, le Groupe Humanitaire des Services Internationaux, ou HISG, a gagné l’éloge spécial du président pour avoir démontré comment un organisme caritatif privé pouvait intervenir rapidement en réponse à une crise. « Dans la foulée de l’ouragan Katrina, » dit la citation de Hiramine, « l’équipe de HISG a lancé un centre d’opération du secteur privé à Houston qui a mobilisé plus de 1500 bénévoles dans la zone de la catastrophe, un mois après l’ouragan ».

Mais alors que le chrétien évangélique Hiramine traversait la scène pour serrer la main du président Bush et qu’il recevait son prix, il cachait un élément essentiel à ceux qui étaient présents: Il était un espion du Pentagone, dont l’ONG était financée grâce à un programme hautement classifié du Département de la Défense.

Le lieutenant-général William « Jerry » Boykin donnant un discours à l’Université chrétienne du Colorado, le lundi 2 mai 2011

Le programme secret du Pentagone, qui remonte à Décembre 2004, a bien continué sous la présidence d’Obama. Il a été conçu par un haut fonctionnaire du renseignement appartenant au Département de la Défense de l’administration Bush, le lieutenant-général William « Jerry » Boykin. Boykin, un chrétien évangélique qui a été sous le feu de la critique en 2003 pour ses déclarations sur l’islam, a établi la ruse de l’ONG, alors qu’il était à la recherche de nouveaux moyens peu orthodoxes pour pénétrer la Corée du Nord.

Longtemps source de grande préoccupation pour les Etats-Unis et l’Europe occidentale en raison de son programme nucléaire, la Corée du Nord a été la cible la plus difficile du renseignement pour les Etats-Unis « Nous n’avions rien à l’intérieur de la Corée du Nord », m’a dit un ancien responsable militaire familier avec les efforts américains dans le pays. « Zéro ». Mais l’ONG de Hiramine, en offrant de l’aide humanitaire à la population désespérée du pays, était capable d’aller là où les autres ne pouvaient pas aller.

On ne sait pas combien de cadres de l’HISG au-delà de Hiramine connaissaient l’opération; Hiramine n’a pas répondu aux demandes répétées de commentaires et aucun de ses anciens collègues n’en a fait. Peu, sinon aucun, parmi le reste du personnel et des bénévoles de l’organisation n’avait de connaissance de son rôle comme un front du Pentagone, selon d’anciens employés de HISG et d’anciens responsables militaires.

La révélation que le Pentagone a utilisé une ONG et des bénévoles humanitaires à leur insu pour la collecte de renseignements est le résultat d’une enquête de plusieurs mois par The Intercept. Au cours de l’enquête, plus d’une dizaine d’actuels et anciens responsables de l’armée et du renseignement, de travailleurs humanitaires, missionnaires, fonctionnaires américains et d’anciens employés de HISG ont été questionnés. Les représentants du gouvernement des États-Unis qui étaient familiers avec l’opération du Pentagone et le rôle de l’HISG ont demandé l’anonymat parce qu’ils évoquaient des questions militaires et de renseignement qui pourraient les exposer au risque de poursuites judiciaires. Le Pentagone n’a fait aucun commentaire sur l’HISG ou les opérations d’espionnage en Corée du Nord.

Avant d’avoir été finalement démantelée en 2013, l’organisation de Hiramine a reçu des millions grâce au financement du Pentagone à travers un réseau complexe d’organisations destinées à masquer l’origine de l’argent, selon l’un des anciens responsables militaires familiers avec le programme, ainsi que d’après la documentation examinée pour cet article.

Lire l’intégralité: https://theintercept.com/2015/10/26/pentagon-missionary-spies-christian-ngo-front-for-north-korea-espionage/

WikiLeaks lance un appel pour récolter des preuves sur le bombardement de Kunduz

Déclaration de MSF après le bombardement de Kunduz

Les vidéos et l’audio du cockpit du bombardement de l’hôpital de Kunduz.

50.000 dollars US pour suspicion de preuves de crime de guerre. Le samedi 3 Octobre 2015, l’hôpital de Médecins Sans Frontières (MSF) à Kunduz en Afghanistan a été bombardé à plusieurs reprises par un avion de combat américain AC-130. 22 membres du personnel MSF et des patients ont été tués et l’hôpital détruit. L’hôpital n’était pas à proximité d’autres bâtiments et ses coordonnées GPS ont été enregistrées avec les forces américaines.

MSF estime que les massacres constituent un crime de guerre. L’AC-130 enregistre ses attaques avec des caméras embarquées de haute résolution. Conformément à la procédure militaire, cette séquence aurait été gardée avec l’audio du poste de pilotage. Un rapport d’enquête post-massacre dénommé « AR 15-6 » aurait également été commandé.

Nous élevons une prime de 50.000 dollars US pour obtenir les images, l’audio du poste de pilotage, le rapport d’enquête et d’autres documents pertinents tels que les règles d’engagement actives à ce moment. Le cas de Kunduz est similaire à une précédente affaire de WikiLeaks, « Collateral Murder ».

Source et lien pour faire un don en ligne: https://wikileaks.org/pledge/#rd-9

Tragédie de Kunduz: Wikileaks offre 50.000 dollars pour la vidéo (Sputnik News)  http://fr.sputniknews.com/international/20151008/1018691004/kunduz-wikileaks-recompense-video-bombardements.html

Pour beaucoup d’irakiens, les Etats-Unis ne cherchent pas vraiment à vaincre l’Etat Islamique

La réponse militaire américaine est critiquée comme étant trop faible.

WSJ.com, Par Yaroslav Trofimov, 25 juin 2015

Baghdad — Dans une tente de ville sous un pont d’autoroute, les réfugiés venant de la province sunnite irakienne d’Anbar étaient unanimes quant à qui blâmer pour leur misère.

« Je tiens les Américains responsables de la destruction d’Anbar », dit un ancien policier, Wassem Khaled, dont la maison a été prise par l’Etat Islamique, après que l’armée irakienne ait fui la capitale provinciale d’Anbar, Ramadi, le mois dernier.

Lire la suite: http://www.wsj.com/articles/to-many-iraqis-u-s-is-not-really-seeking-to-defeat-islamic-state-1435224647

Oussama Ben Laden: Made in USA

par Jared Israël [Écrit le 28 Août 1998. Posté le 13 Septembre 2001] =======================================

Leaders d'Al-Qaïda (depuis la gauche), Ayman al-Zawahiri, Oussama Ben Laden et Mohammed Atef[Ce qui suit est un extrait de « L’illusion crédible », une étude de la couverture du « NY Times » sur les attaques de missiles américains en Afghanistan et sur une usine de comprimés au Soudan, en Août 1998 [cf. L’usine al-Shifa et l’Opération Infinite Reach]. Le texte complet peut être lu à http://emperors-clothes.com/articles/jared/sudan.html – Jared Israël]

La plupart d’entre nous n’ont jamais entendu parler d’Oussama Ben Laden avant le 21 Août dernier [cf. JT France 2 du 21 Août 1998], mais en disant qu’il était « l’organisateur par excellence et un financier du terrorisme international dans le monde d’aujourd’hui », le président Clinton a évoqué des images de rage et de chaos aléatoire qui semblaient justifier une action rapide, forte.

On nous a dit que la cible principale de l’attaque au missile était non seulement Ben Laden, mais: « … les installations et les infrastructures terroristes en Afghanistan. Nos forces ont ciblé une des bases terroristes les plus actives dans le monde… un camp d’entraînement pour littéralement des milliers de terroristes du monde entier ». (NY Times, 21/08/98, p. A12).

Ce thème – selon lequel il y a une organisation terroriste qui relie la base terroriste en Afghanistan avec une usine terroriste au Soudan – est répété tout au long du NY Times du 21 Août.

La « base terroriste » afghane est bien sûr le point fort de Clinton. Une «base terroriste» est un lieu où les terroristes préparent la guerre; une «base terroriste» est un jeu équitable. Les usines, d’autre part, sont un problème. Les Américains sont dégoûtés par les bombardements des usines et le fait de brûler la peau du dos des travailleurs. L’astuce, c’est: de relier la base à l’usine.

Voici l’argument: les terroristes, financés par le riche Oussama Ben Laden, cerveau des attentats de l’ambassade, ont construit un complexe de camps d’entraînement terroristes en Afghanistan. Les États-Unis, ennemi juré de la terreur, ont roulé leurs manches et détruit ces camps d’entraînement et aussi une usine appartenant à Ben Laden au Soudan. Les États-Unis ont ainsi envoyé un message aux terroristes partout dans le monde. Ils peuvent lire nos missiles. Ils seront traqués et détruits sans pitié. Les États-Unis sont à leur poste.

Mais attendez. Que faire si les camps d’entraînement ont été faussement représentés? Que faire s’ils avaient été construits par le gouvernement américain? Que faire si Ben Laden et ses associés étaient en fait de vieilles mains de la CIA?

Ce serait un peu maladroit, n’est-ce pas?

Si cela était vrai, et si le Times savait que c’était vrai le 21 Août [1998], est-ce que la défaillance du Times à imprimer ces informations sur la première page ne constituent pas une trahison profonde de la confiance?

Mais c’était alors, et c’est maintenant…

Le complexe attaqué par les États-Unis, le 20 Août, est situé près de la frontière pakistanaise:

 »Les camps, cachés dans des montagnes escarpées et des vallées très profondes de la province de Paktia, étaient le lieu où l’ensemble des sept leaders du rang de la résistance afghane ont maintenu un siège souterrain et des stocks d’armes clandestins lors de leur guerre acharnée et finalement victorieuse contre les troupes soviétiques de décembre 1979 à Février 1989, selon les anciens combattants du renseignement américain… La résistance afghane a été soutenue par les services de renseignement des États-Unis et de l’Arabie Saoudite… [et ce camp représente] le dernier mot dans les techniques d’ingénierie de l’OTAN ». (NY Times, 24.08.98, p.A1 et A7.)

Et les «combattants de la résistance» que les États-Unis ont soutenu dans la guerre en Afghanistan pendant les années 80?

« Certains de ces mêmes guerriers qui ont combattu les Soviétiques avec l’aide de la CIA se battent maintenant sous la bannière de M. Ben Laden. » (Ibid., P.A1)

Alors. Ces personnes, que le gouvernement américain qualifie des pires terroristes dans le monde, ont été mis en place dans ce boulot par le gouvernement américain. Et le Times le savait, le 21 Août, quand il a consacré de nombreux articles à la couverture des attaques de missiles. L’équipe du Times a choisi de retenir cette information critique face au public.

L’article du 24 Août, cité ci-dessus, a involontairement trahi la méthode par laquelle le parrainage de Ben Laden par le gouvernement américain est justifié. Quand les États-Unis ont ouvertement soutenu Ben Laden et ses amis, ils avaient reçu l’étiquette («combattants de la résistance»), de sorte qu’ils étaient ok. Maintenant, ils ont reçu un nouveau label («terroristes») et ils sont ainsi transformés. Le gouvernement américain est absous de toute culpabilité, parce que les gens qu’ils ont soutenu dans le passé ne sont pas ces terroristes qu’ils bombardent aujourd’hui, ils étaient ces combattants de la résistance. Incroyable.

« Quand j’utilise un mot, « Humpty Dumpty répondit d’un ton assez dédaigneux, que «cela signifie juste ce que je veux qu’il dise — ni plus ni moins ». (Lewis Carroll, De l’autre côté du miroir, ch. 6. )

Une fois renommés, ces personnes, ou quoi que ce soit ou qui que ce soit que le gouvernement américain accuse d’être lié à ces personnes, peuvent être bombardés. Pas besoin de discussion à l’ONU, pas besoin de preuve, pas besoin de rien: les Etats-Unis sont l’enquêteur secret, le juge inflexible, le jury impartial et le bourreau invincible, tous sanctifiés par la lutte contre le «terrorisme».

Ben Laden va avoir son label modifié pour revenir au « combattant de la résistance » lorsque le gouvernement américain exigera une fois de plus ses services?

Cela peut sembler absurde. Mais considérez que l’Armée de libération du Kosovo (UÇK) a fait une telle transformation – en fait, les gens de l’UÇK ont non seulement passé [du statut] de terroristes à des combattants de la liberté, mais ils ont passé tout le chemin de terroristes/trafiquants de drogue jusqu’à bâtisseurs de la nation. Et d’ailleurs, il a largement été rapporté que les terroristes fondamentalistes islamiques ont contribué à la formation et se sont battus aux côtés de l’UÇK. Ces aides de l’UÇK incluent apparemment les associés d’Oussama Ben Laden. Alors, peut-être que Ben Laden a été réhabilité et déjà re-transformé (!). [Voir la note A]

Lire la suite de l’article: http://emperors-clothes.com/articles/jared/madein.htm

Le Pentagone aurait demandé aux rebelles syriens de renoncer à combattre le régime de Bachar al-Assad face à la montée de l’Etat Islamique

Syrie: La formation des rebelles est difficile, malgré les efforts de motivation

Middle-East Confidential, Peter Mulvany, 23 juin 2015

Syrie, l'irakisation du conflit?Certains des rebelles syriens formés par l’armée américaine pour lutter contre l’État islamique ont abandonné le programme, après qu’ils ont pris conscience qu’ils ne peuvent pas prendre part à des combats contre le régime d’Assad, selon des rapports.

Le Pentagone a affirmé lundi que les rebelles reçoivent entre 250 $ et 400 $ par mois, en fonction de leurs compétences, de leur performance et de leur position dominante.

Les forces fidèles à Assad, les rebelles de l’opposition, les groupes islamistes, les Kurdes et l’État islamique combattent tous en Syrie.

Bien que le président Assad ait été le centre d’attention des rebelles quand la guerre a commencé, la montée de l’État islamique a conduit les rebelles à se concentrer davantage pour empêcher sa pénétration en Syrie depuis l’Irak sans oublier Assad.

Washington semble être beaucoup plus préoccupé par la neutralisation de la menace posée par l’Etat islamique dans la région, après que des rapports ont émergé selon lesquels les rebelles en cours de formation ont été invités à signer un contrat acceptant de ne pas lutter contre le gouvernement syrien du président Bachar al-Assad. Cela a entraîné le retrait de certaines des recrues du programme, mais le capitaine de la Navy, Scott Rye, un porte-parole de la Force Commune d’Intervention Interarmées Interagences en Syrie [Combined Joint Interagency Task Force-Syria], a réfuté les rapports. Il a affirmé que ces «volontaires» qui ont quitté le programme de formation ont été parmi ceux qui sont venus sans papiers d’identité, ou étant mineurs ou inadaptés à la formation. Il a dit que tout un groupe s’est retiré après plusieurs semaines d’entraînement, mais il n’a pas donné les raisons de la décision car il le considère comme « un événement ponctuel ».

Washington envisage de former environ 5000 rebelles syriens et le secrétaire à la Défense Ash Carter a déclaré en mai qu’ils recevraient « une certaine compensation ». Les participants doivent signer un engagement à promouvoir le respect des droits humains et la primauté du droit, un mandat fixé par le Congrès des Etats-Unis.

Source: http://me-confidential.com/9888-syria-training-rebels-challenging-despite-motivational-efforts.html

Lire aussi: L’opposition syrienne se retire du programme américain « d’entraînement et d’équipement » (Pakistan Observer)

Etats-Unis: Des exercices militaires secrets pour prévenir les émeutes sociales liées à la chute d’un astéroïde?

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L’Amérique « se prépare pour un impact d’astéroïde au moyen d’un exercice d’entraînement massif de l’armée pour arrêter les émeutes de l’apocalypse »

Mirror.co.uk, Par Anna Dubuis, 8 juin 2015

Les détails sur l’exercice militaire de Jade Helm à travers les États-Unis au cours des prochains mois sont rares – et les théoriciens du complot ont sauté dessus.

Les théoriciens du complot clament qu’un exercice militaire controversé des États-Unis serait en fait une préparation pour un astéroïde qui pourrait anéantir l’humanité.

Le mois prochain, un grand exercice militaire appelé Jade Helm aura lieu à travers de multiples États américains avec 1.200 troupes participantes – mais les détails de son but sont rares.

Maintenant les conspirateurs de l’Armageddon établissent des liens entre Jade Helm et leurs prédictions d’un énorme astéroïde frappant la Terre en Septembre – dont les blogueurs fin-des-temps prétendent qu’il anéantira la civilisation.

Lire la suite: http://www.mirror.co.uk/news/weird-news/america-preparing-asteroid-impact-massive-5846883

Le mensonge des Etats-Unis sur la mort de Ben Laden: le terroriste le plus recherché au monde assigné à résidence par l’armée pakistanaise?

Le meurtre d’Oussama ben Laden

London Review of Books, Par Seymour Hersh, Mai 2015

Oussama Ben LadenCela fait quatre ans qu’un groupe de commandants de l’US Navy a assassiné Oussama ben Laden dans un raid nocturne sur un complexe avec de hauts murs à Abbottabad, au Pakistan. Le meurtre a été le point principal du premier mandat d’Obama, et un facteur majeur de sa réélection. La Maison Blanche maintient toujours que la mission était une affaire toute-américaine, et que les généraux de haut rang de l’armée pakistanaise et de l’Inter-Services Intelligence (ISI) [Direction pour le renseignement inter-services] n’ont pas été prévenus du raid à l’avance. Ceci est faux, comme le sont de nombreux autres éléments venant de l’administration Obama. L’histoire de la Maison Blanche aurait pu être écrite par Lewis Carroll: est-ce que ben Laden, cible d’une chasse à l’homme internationale et massive, aurait vraiment décidé qu’une grande ville à quarante miles d’Islamabad serait le meilleur endroit pour vivre et commander les opérations d’al-Qaïda? Il se cachait à l’air libre. C’est ce qu’a dit l’Amérique.

[…] Le complexe de ben Laden était à moins de deux miles de l’Académie militaire du Pakistan, et un quartier général du bataillon de combat de l’armée pakistanaise était à environ un mile. Abbottabad est à moins de 15 minutes en hélicoptère de Tarbela Ghazi, une importante base pour les opérations clandestines de l’ISI et un bâtiment où sont formés ceux qui gardent l’arsenal nucléaire du Pakistan. « Ghazi est la première raison pour laquelle l’ISI a placé ben Laden à Abbottabad », a déclaré le responsable à la retraite, « pour le maintenir sous surveillance constante ».

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