Vidéo: Ron Paul, Julian Assange parlent de la Syrie

Ron Paul interviewe Julian Assange, partie 1 (cliquer pour voir les autres parties de l’interview)

Par Steve Nelson, 30 août 2013

L’ancien républicain Ron Paul, R-Texas, et le leader de WikiLeaks Julian Assange font souvent l’éloge les uns des autres, mais pour la première fois la semaine prochaine les internautes pourront regarder le champion libertaire interviewer l’éditeur de documents secrets.

L’interview sera diffusée sur la chaîne TV Internet de Paul, RonPaulChannel.Com, qui a été lancée le 12 août. L’accès complet au site nécessite un abonnement, actuellement en cours au prix de 9,95 $ par mois.

Dans un clip de l’interview prochaine d’Assange,  transmise à U.S. News, les deux dirigeants – deux critiques virulents des derniers efforts militaires américains – discutent de la possibilité d’une action militaire occidentale contre le gouvernement de la Syrie.

« N’avez-vous pas abordé ce sujet, de quelqu’un qui était à la recherche d’un incident avec la Syrie qui justifierait que tous les pays viennent, et que le gouvernement des États-Unis vienne, et que le gouvernement britannique vienne, et qu’ils fassent quelque chose en Syrie? » Paul demande à Assange.

Le patron de WikiLeaks, qui a été enfermé dans l’ambassade d’Equateur à Londres pendant la dernière année, a expliqué que WikiLeaks a publié en effet un tel document.

Assange a cité un e-mail de décembre 2011 de la société de renseignement Stratfor, un rapport de retour d’un membre du personnel qui a rencontré l’US Air Force, les responsables militaires de l’armée britannique et de l’armée française sur une possible intervention militaire en Syrie.

Les responsables auraient pensé qu’une intervention militaire aurait besoin de « quelque indignation humanitaire pour accrocher le tout​, et nous avons vu cela », a déclaré Assange.

Le vendredi la Maison Blanche a publié un rapport affirmant que 1.429 Syriens ont été tués dans une attaque chimique le 21 août par le gouvernement du président syrien Bachar al-Assad. Le Parlement britannique a voté jeudi contre une proposition visant à attaquer la Syrie en réponse à l’attaque chimique présumée. Aux États-Unis aussi, de nombreux politiciens craignent que l’administration du président Barack Obama puisse se précipiter dans une guerre basée sur des renseignements inexacts.

« Il est certain que [l’indignation humanitaire] a été mis à profit », a déclaré Assange à Paul. « Ces pays n’ont jamais vraiment eu de fichue préoccupation sur les Syriens auparavant. »

Source: http://www.usnews.com/news/blogs/washington-whispers/2013/08/30/ron-paul-julian-assange-syria

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L’Etat français prévoit encore plus de moyens pour la surveillance et le renseignement

StormyParadePhoto CC par leg0fenris: « Stormy Parade« 

Alors que le gouvernement français faisait croire fin juin qu’il était contre la surveillance mondiale du programme Prism, le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (.pdf) qui a été mis en ligne par l’Elysée cette année prouve du moins tout le contraire: le gouvernement n’a jamais autant compté sur le renseignement et sur l’efficacité des services secrets pour défendre ses intérêts et sa sécurité nationale. Nos libertés, nos communications sur internet et nos vies privées, n’auront donc jamais été autant menacées.

Pour citer une présentation du document (Ministère de la Défense):

Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale a été rendu public par le président de la République le lundi 29 avril 2013. Ce document fixe les orientations stratégiques des quinze prochaines années et servira de socle à la future loi de programmation militaire (2014-2019).

Comme le dit cet extrait, l’orientation stratégique va au-delà de 2013 et témoigne de la politique qui sera menée dans les « quinze prochaines années ». Le document présente quatre orientations majeures, en ce qui concerne le domaine du renseignement:

 le principe de mutualisation des moyens pour le renseignement ; [*ce qui veut dire que les services de renseignement seront de plus en plus amenés à partager toutes les données qu’ils possèdent pour cibler les citoyens et les individus visés par l’espionnage]

– le renforcement de la gouvernance du renseignement ; [*ce qui signifie indirectement l’indépendance et le pouvoir accordé aux services de renseignement]

– un effort particulier en faveur du renseignement intérieur ; [*ce qui signifie plus de fichage pratiqué envers les citoyens et les personnes résidant sur le territoire français au nom des efforts de sécurité intérieure]

– un effort d’investissement majeur dans tous les domaines du renseignement. [*c’est-à-dire que les nouveaux budgets seront recentrés sur le renseignement et les services d’espionnage, que ce soit au niveau civil, militaire, national, international, etc]

Autrement dit, les orientations demontrent que la volonté de l’Etat français n’est pas de réduire la surveillance globale des citoyens, mais au contraire d’accroître toujours plus de budget et de moyens aux services de renseignement. La collecte des données personnelles et l’espionnage des citoyens français ne risquent donc pas de diminuer. Comme le souligne un article du Figaro datant du 29 avril (pt. 5), « Cyberdéfense et renseignements sont prioritaires » dans ce projet du gouvernement, avec notamment le développement de méthodes d’interception des données à partir d' »émetteurs électromagnétiques depuis l’espace ».

Ceci permet d’autant mieux de comprendre la position de l’Etat français vis-à-vis de l’asile politique d’Edward Snowden. Il ne faut pas s’attendre à ce qu’une démocratie qui vend des logiciels d’espionnage à des dictatures, comme cela a été le cas en Libye, qui pratique la surveillance de l’Internet comme le font les Américains avec Prism, et qui prévoit de développer dans les prochaines années des outils d’espionnage fonctionnant depuis l’espace, comment une telle « démocratie » aurait pu accorder l’asile politique à celui qui vient démentir tous les mensonges des gouvernements en Occident sur la surveillance de masse et l’interception des données personnelles?

La surveillance de masse devient de plus en plus importante dans nos pays, et les Etats qui maîtrisent ces technologies ne comptent pas la réduire. Ces technologies vont se développer, et cela aura des conséquences graves pour les libertés. La question est désormais de savoir: est-ce qu’en France, comme c’est déjà le cas aux Etats-Unis, nous sommes en train de devenir un Etat policier, qui au nom de la sécurité nationale et du terrorisme, continuera à porter atteinte aux libertés des individus et à étendre toujours plus loin le pouvoir des services de renseignement? Est-ce que ceci est le bon choix pour notre économie, pour notre culture, pour nos libertés et pour notre civilisation?

Lire l’intégralité du Livre blanc 2013: http://www.elysee.fr/assets/pdf/Livre-blanc-sur-la-Defense-et-la-Securite-nationale.pdf

Côte d’Ivoire: Les documents de Wikileaks parlent encore

Par Théophile Kouamouo, le 11 avril 2013

Nom de code : PLUS D. L’association Wikileaks dirigée par Julian Assange, et qui s’est spécialisée dans la mise à la disposition du public de câbles diplomatiques classés confidentiels et/ou secret défense, a encore frappé.

Hier, elle a mis en ligne une bibliothèque publique de la diplomatie américaine (Public Library of US Diplomacy). Qui permet d’avoir accès à 1,7 millions de documents secrets qui, pour certains, éclairent l’histoire récente d’un jour nouveau.

Certains d’entre eux avaient déjà été «balancés» en 2010, mais étaient perdus dans le cafouillage incroyable créé par la profusion des données. Cette fois-ci, grâce à un efficace moteur de recherches, l’accessibilité est améliorée et des documents intéressants surgissent. Sur la crise ivoirienne en particulier, un certain nombre de câbles diplomatiques se révèlent très intéressants à lire.

Deuxième partie de notre dossier…

(suite…)

Côte d’Ivoire : Ces documents qui accablent la France

Affrontements dans Abidjan

Des câbles issus des services de renseignements et de la diplomatie française ont été publiés exclusivement aujourd’hui par Inner City Press sur son site Internet. Ces documents mettent à nu les manigances ombrageuses de la France, dans la crise ivoirienne de sa naissance à nos jours.

Cela passe par la manipulation de l’ONU et la communauté internationale à travers des rapports éhontés sur le dispositif militaire ivoirien, l’organisation de la rébellion et la stigmatisation des leaders jeunes déterminés à s’affranchir désormais de la colonisation.

Dans le premier document, le général de division Elrick IRASTORZA de la Force Licorne écrit au Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu en charge de l’ONUCI pour attirer son attention sur le suivi des armes et munitions de l’armée régulière ivoirienne, en laissant transparaître que cette armée détient des munitions à forte capacité destructrice du fait d’un manque de contrôle à l’aéroport d’Abidjan. Curieusement, il ressort plus récemment, que c’est la France qui est accusée de violer l’embargo sur les armes en fournissant des armes aux forces rebelles d’Alassane Ouattara.

Le second document étale la parfaite connaissance française de la rébellion conduite dirigée par Guillaume SORO ainsi que son organisation, ses sources financières et ses abus.

Dans le troisième document, la France sans doute déçue par l’échec d’une visite de trois chefs d’Etat africains en Côte d’Ivoire, à savoir Obasanjo du Nigeria, Thabo Mbeki de l’Afrique du Sud et Tandja du Niger, surfe dès lors sur la possibilité d’une intervention de la communauté internationale à « imposer une solution ». Car selon elle, le temps joue en faveur du président GBAGBO. Rappelons que ceci se passe en 2006.

Dans le quatrième document, la France relève pour le déplorer, la neutralité de l’Afrique du Sud conduite par le Président THABO MBEKI.

Dans le cinquième document, la France analyse la situation politique au Libéria, pays voisin de la Côte d’Ivoire. Elle remarque malgré la victoire d’Ellen Johnson Sirleaf, sa difficulté à pouvoir réaliser ses promesses électorales, également, la France remarque que cette dernière a préféré s’attacher les services américains pour sa sécurité.

Le sixième document est le constat fait par la France sur le silence observé par le gouvernement malien et sa presse vis-à-vis de la crise Ivoirienne. La France trouve que cette décision a le mérite de ne pas échauffer les esprits dans un pays où la stabilité politique est remarquable et nécessaire pour lui permettre de faire face aux défis de la pauvreté.

Le septième document est un récapitulatif du projet de sanction et la réaction des personnalités visées (Charles Blé Goudé et Eugène Kouadio).

En parcourant ces documents, l’on se rend compte que ce qui arrive en Côte d’Ivoire aujourd’hui est l’aboutissement d’un processus minutieusement préparé par la France. Pour arriver à ses desseins, elle a toujours su anticiper sur les décisions et influencer en tant de besoins toutes les personnes, les Etats ou les organisations ayant un rôle à jouer dans la crise qu’elle a créée en Côte d’Ivoire.

Jusqu’où ira-t-elle ? Attendons voir. Pour l’instant prions et faisons le deuil de nos enfants, nos frères, nos parents et amis tués jusque-là. Qu’ils soient de la gauche ou de la droite, du Centre, de l’Est ou de l’Ouest, du Nord ou du Sud, ils sont africains, instrumentalisés par la France pour protéger le petit déjeuner de sa progéniture.

« En chaque morceau de chocolat se trouvent la sueur, les larmes et le sang de l’Afrique »

Maurice TCHASSO

Source: http://rene.kimbassa.over-blog.com/article-cote-d-ivoire-ces-documents-qui-accablent-la-france-116144178.html
Article original: http://www.innercitypress.com/frun1cote040811.html

Image: http://www.defense.gouv.fr/layout/set/print/operations/cote-d-ivoire/actualites/

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