Pour se préparer à rejoindre les guerres américaines, le Japon démantèle la liberté de la presse

Freedom of the Press Foudation, le 10 décembre 2015, Par Jon Mitchell

800px-Shinzo_Abe_with_Obama_laughing_2014En 2010, le Japon a été classé #11 à l’index Reporters sans Frontières de la liberté de la presse mondiale. En Février 2015, ce nombre avait chuté à #61 – et l’année prochaine, il sera probablement encore plus bas.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, le Premier ministre Shinzo Abe et son Parti démocratique libéral se sont lancés dans une guerre d’usure contre les libertés de la presse au Japon.

Les agressions ont inclus: l’intégration des néo-nationalistes à des postes clés de la chaîne de diffusion publique, NHK; la profération de menaces voilées contre des réseaux de télévision dont la couverture critique du gouvernement pourrait leur coûter leur licence de radiodiffusion; et l’acusation envers un journaliste allemand – qui avait écrit à propos du révisionnisme historique du Premier ministre [Shinzo] Abe – d’avoir accepté un pot de vin en provenant de la Chine.

Cette semaine, David Kaye, Rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté d’opinion et d’expression, a été programmé pour une visite à Tokyo – un voyage qui aurait attiré l’attention internationale sur la répression des médias par le gouvernement japonais. Mais au dernier moment, les responsables du gouvernement japonais ont annulé son voyage affirmant qu’ils étaient trop occupés pour le rencontrer.

Le LDP [Parti Libéral-Démocrate] est particulièrement soucieux d’éviter un examen de la loi sur les secrets d’État qu’il s’est précipité de faire passer au parlement à la fin de 2013.

800px-Abe_Bush_Heiligendamm_G8_2007_002La loi donne libre cours au gouvernement japonais de classer comme secret d’État toute information relative à la sécurité et à la diplomatie – avec aucun contrôle indépendant. L’information peut rester classée pour une période indéfinie, y compris ce qui concerne les rapports relatifs aux triples fusions à la centrale nucléaire de Fukushima.

Selon la nouvelle loi, les lanceurs d’alerte du gouvernement peuvent être emprisonnés pour 10 ans, tandis que les membres des médias publiant des informations font face à 5 ans d’emprisonnement; les journalistes étrangers – comme moi – vont probablement être expulsés.

Conscient que l’avenir de leur liberté de la presse était en jeu, le public japonais – environ 80% d’entre eux s’opposent à la loi – ont organisé certaines des plus grandes manifestations vues ici depuis des décennies.

Des directeurs de journaux, journalistes, éditeurs et avocats ont dénoncé la loi comme une atteinte à la liberté de la presse protégée par la Constitution du Japon. Reporters Sans Frontières a déclaré: « le parlement rend le journalisme d’investigation illégal, et bafoue les principes fondamentaux de la confidentialité des sources des journalistes et de ‘l’intérêt public' ».

L’opposition à la Loi sur les secrets d’Etat a été unanime – à une exception près: les Etats-Unis.

Peu de temps après l’adoption de la loi, l’ambassadrice américaine au Japon, Caroline Kennedy, a exprimé l’approbation de Washington:

Nous soutenons l’évolution des politiques de sécurité du Japon, car elles créent une nouvelle stratégie de sécurité nationale, établissent un Conseil de sécurité nationale, et prennent des mesures pour protéger les secrets de la sécurité nationale.

Pendant de nombreuses années, les maîtres du Japon à Washington ont pressé Tokyo d’introduire une législation répressive pour protéger les secrets concernant l’alliance de sécurité nippo-américaine. Plus particulièrement, Richard Armitage et Joseph Nye ont inclus ces lois sur leur liste de souhaits dans le rapport 2012 du CSIS [Center for Strategic and International Studies] sur l’alliance américano-japonaise.

Une telle ingérence du gouvernement américain dans la politique intérieure japonaise n’a rien de nouveau; la CIA a fourni de l’argent au LDP au cours des années 1950 et ’60 pour s’assurer un allié servile dans la région. Au cours des dernières années, cette pression a augmenté avec les exhortations de Washington à plusieurs reprises pour que le Japon permette aux membres de ses Forces d’autodéfense de se joindre aux guerres sans fin de l’Amérique au Moyen-Orient.

Lire l’intégralité de l’article: https://freedom.press/blog/2015/12/preparation-join-us-wars-japan-dismantles-freedom-press

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WikiLeaks: Russia Today publie l’intégralité du documentaire MEDIASTAN

Documentaire Mediastan

Qu’auraient en commun un ancien détenu de Guantanamo, un journaliste dans un petit journal d’Asie centrale et un éditeur d’une grande publication occidentale? Ils obtiennent des documents de Wikileaks sur la politique de la région, mais que vont-ils faire avec?

En savoir plus: http://rt.com/news/mediastan-wikileaks-asia-release-505/
et http://wikileaks.org/Watch-MEDIASTAN.html

Mediastan, le nouveau documentaire sur Wikileaks

Extrait du documentaire Mediastan: L’interview d’Alan Rusbridger

Wikileaks.org, 11 octobre 2013

MEDIASTAN
Un Road-Movie WikiLeaks

Regardez MEDIASTAN en ligne

Pour la première fois, le public obtient un aperçu d’arrière- scène sur le premier événement médiatique véritablement global du monde : L' »Opération Cablerun »: l’opération de 2011, pendant laquelle WikiLeaks a déversé des centaines de milliers de câbles secrets du gouvernement américain aux médias à travers le monde.

Regardez MEDIASTAN gratuitement à partir des Etats-Unis et du Canada ce samedi soir et dimanche matin (le lien sera actualisé sur le site)

Irlande et Portugal, dimanche (le lien sera actualisé sur le site)

Estonie et Lithuanie, dimanche (le lien sera actualisé sur le site)

La vidéo à la demande est disponible à tout moment au niveau mondial http://jman.tv/store?p=5104

Sur toutes les autres plates-formes:

sur Vimeo: https://vimeo.com/ondemand/mediastan

sur Dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/x15tipf_mediastan_news

Sur Facebook: http://app.screenburn.co.uk/movie/m …

Pour les téléchargements et la diffusion, consultez: http://www.journeyman.tv/?lid=65989&bid=5

Dans MEDIASTAN, une équipe clandestine de journalistes voyage à travers les républiques d’Asie centrale du Kazakhstan, du Kirghizistan, du Tadjikistan, du Turkménistan, de l’Ouzbékistan et de l’Afghanistan sous occupation américaine, avant de poursuivre son voyage vers l’ouest ; regroupement dans la cuisine de Julian Assange, embuscade du rédacteur en chef du Guardian, et obtenant des images candides  du rédacteur en chef du New York Times et de son éditeur Arthur Sulzberger qui parle d’Obama.

Pour plus d’informations, lire le communiqué de presse.

Pour le communiqué de presse du lancement du film depuis le Royaume-Uni, le 11 octobre, cliquez ici.

Source: http://wikileaks.org/Watch-MEDIASTAN.html

Voir la bande-annonce officielle de Mediastan

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