Julian Assange: « pendant longtemps, la France a disposé d’un régime de surveillance agressif, que ce soit sur le territoire français ou à l’extérieur »

Julian Assange-Europe1L’interview de Julian Assange par Europe 1, à l’ambassade d’Equateur: http://www.europe1.fr/international/assange-la-france-est-un-pays-important-pour-wikileaks-2387181

 

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L’Equateur envisage d’exclure les offres comme Wikileaks, bien qu’il « loge » Assange

Mike Masnick, 22 août 2013

depuis le département faites-attention-à-qui-sont-vos-amis

Nous avons toujours souligné que l’Equateur était un choix quelque peu étrange de Julian Assange pour demander l’asile, étant donné que le pays ne dispose pas d’une grande expérience sur la liberté de la presse. Et certaines actions récentes ont suggéré que, même si Assange est retranché dans l’ambassade équatorienne à Londres, la relation entre Assange et l’Equateur est tendue. Considérant cela, peut-être n’est-il pas surprenant que l’Équateur envisage maintenant un nouveau projet de loi qui criminaliserait la publication de documents classifiés, ce qui certainement ferait devenir une partie importante de Wikileaks en une opération criminelle:

Pablo Romero, le directeur de l’agence de renseignement SENAIN de l’Équateur, a demandé au Comité de la justice de l’Assemblée nationale de l’Equateur, le 8 Août d’élaborer une législation qui «criminaliserait la divulgation de renseignements confidentiels de l’Etat» et exigerait d’éventuels éditeurs à obtenir l’approbation du gouvernement avant publication. Romero a donné comme exemple la publication hypothétique des salaires des agents spéciaux.

Le projet de loi interdirait la publication de documents classifiés, même s’ils avaient déjà été publiés à l’étranger.

Ceci est, bien sûr, une belle attaque d’envergure sur la liberté de la presse, ce qui semble un peu ironique. Je sais que les gens vont probablement l’utiliser pour attaquer Assange, tout comme ils attaquent Ed Snowden de se retrouver en Russie – mais, dans les deux cas, ceci semble de la colère mal placée. La colère doit être orientée vers les pays qui mettent en place de telles terribles politiques. Le fait qu’Assange ait fini avec l’Équateur et Snowden avec la Russie a beaucoup plus à voir avec les réalités politiques de gens qui essaient de rester à l’écart d’un gouvernement américain plus agressif que jamais et qui semble tenir mordicus à placer les deux hommes en prison aussi longtemps que possible. Compte tenu de cette réalité – combinée avec le fait que les États-Unis ont retiré le passeport de Snowden – ils avaient vraiment peu de choix. Oui, ce serait bien si les croyants à la liberté de la presse pouvaient aller dans un endroit qui respecte la liberté de la presse, mais il y en a, malheureusement, très peu qui se qualifient de nos jours – et lorsque le pays qui se met en place comme le plus grand protecteur de la liberté de la presse, les États-Unis, piétine ces libertés pour essayer d’obtenir ces deux gars, leurs options sont exceptionnellement restreintes.

Source: https://www.techdirt.com/articles/20130821/22402024279/ecuador-looks-to-ban-wikileaks-like-offerings-despite-housing-assange.shtml

L’Equateur enlève les documents de voyage d’Ed Snowden parce que Julian Assange pense qu’il en est chargé

TechDirt, 28 juin 2013

Les choses continuent d’être de plus en plus ridicule concernant le drame de l’asile d’Ed Snowden. Rien n’a jamais vraiment été pleinement expliqué pour savoir comment ou pourquoi Snowden a décidé de s’associer à Wikileaks pour obtenir de « l’aide » afin de trouver un endroit pour obtenir l’asile, mais depuis lors, Wikileaks s’est présenté comme le porte-parole de Snowden, et apparemment cela ne va plus bien avec certaines personnes, dont l’Équateur, le seul pays à exprimer le plus en évidence l’intérêt dans l’octroi de l’asile à Snowden, et le pays qui lui a accordé des documents de voyage. Sauf que, en grande partie à cause de la connexion Wikileaks, l’Équateur a retiré ces documents, dans un mouvement qui semble être une combinaison d’une politique étroite et de dépit:

Le Président Rafael Correa a arrêté un effort pour aider Snowden à quitter la Russie, face aux craintes qu’Assange a usurpé le rôle du gouvernement équatorien, selon une correspondance diplomatique divulguée et publiée vendredi.

Au milieu des signes où Quito était en refroidissement avec Snowden et irrité avec Assange, Correa a déclaré invalide un document de voyage temporaire qui aurait pu aider à extraire Snowden de son emplacement signalé à Moscou.

Correa a déclaré que le sauf-conduit délivré par le consul de l’Equateur à Londres – en collaboration avec Assange – n’était pas autorisé, après que d’autres diplomates équatoriens ont dit en privé que le fondateur de WikiLeaks pourrait être perçu comme « étant le meneur du spectacle ».

Apparemment, certains responsables équatoriens ont pressé le président de l’Équateur à se distancier d’Assange, et que la perception du public a été qu’Assange menait le spectacle, plutôt que l’Equateur. Bien sûr, je me demande combien cela a à voir avec d’autres fuites concernant aussi bien les propres efforts de surveillance de l’Équateur. Ou, peut-être plus probablement, combien cela a à voir avec des menaces venant des États-Unis si l’Equateur devait accueillir Snowden.

Il semble probable que, même sans documents de voyage de l’Équateur, un pays sera heureux de récupérer Snowden. Mais, en attendant, cela présente encore une autre difficulté.

Source: https://www.techdirt.com/articles/20130628/15243323664/ecuador-pulls-ed-snowdens-travel-papers-because-julian-assange-thinks-hes-charge.shtml

Assange: « Je vais bientôt quitter l’ambassade d’Equateur » (discours intégral)

Conférence de presse avec Julian Assange (discours intégral)

Julian Assange prévoit de quitter l’ambassade d’Equateur dans un futur proche, a-t-il dit lors d’une conférence de presse dans les locaux de l’ambassade à Londres, où il est réfugié depuis deux ans. Le fondateur de Wikileaks n ‘a pas donné davantage de détails. (youtube)

WikiLeaks: Julian Assange va quitter l’ambassade d’Équateur à Londres

Pancartes en soutien à Julian AssangeLe fondateur de WikiLeaks a annoncé lundi qu’il quitterait « sous peu » l’ambassade d’Équateur à Londres, où il est réfugié depuis juin 2012 pour échapper à une extradition vers la Suède, où il est accusé de délits sexuels.

Lire la suite: http://www.france24.com/fr/20140818-julian-assange-va-quitter-ambassade-equateur-a-londres-wikileaks-equateur-viol-suede-espionnage-etats-unis/

Wikileaks: Julian Assange, un an à l’ambassade d’Equateur et peu d’espoir immédiat d’en sortir


De Denis HIAULT (AFP)

LONDRES — « Nous avons gagné la guerre », assure crânement Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks reclus depuis un an entre les quatre murs de la modeste ambassade d’Equateur à Londres. Sans illusions sur ses chances de quitter de sitôt cette prison diplomatique.

« On représentait un petit site radical, déterminé à publier la vérité sur la guerre, sur les services de renseignement et sur la corruption à grande échelle, en s’attaquant de front au Pentagone, au département d’Etat… Nos chances de l’emporter? Elles étaient a priori nulles. Mais nous avons gagné », insiste dans un entretien à l’AFP l’Australien de 41 ans, qui se voit en David face au tout puissant Goliath américain.

Bête noire de Washington pour avoir diffusé des centaines de milliers de documents secrets diplomatiques et militaires, il évoque dans un filet de voix son arrestation à Londres, le 7 décembre 2010.

« J’ai passé 10 jours en cellule d’isolement et 590 jours en résidence surveillée », dit-il. Le temps de mener et de perdre une bataille contre son extradition vers la Suède, afin d’y répondre de deux agressions sexuelles présumées, qu’il nie.

Au marathon judiciaire a succédé l’imbroglio diplomatique.

Le 19 juin 2013, cela fera exactement 365 jours que l’ancien hacker reconverti en cyberguerrier de l’information a franchi le seuil de l’ambassade équatorienne en briques ocres, à deux pas du grand magasin de luxe Harrods, pour y demander l’asile politique.

Un bobby aux épaules de catcheur monte la garde dans le vestibule, à côté de la porte blindée donnant accès aux locaux diplomatiques, au rez-de-chaussée. D’autres policiers battent la semelle nuit et jour, sous le balcon où le réfugié a fait sa dernière apparition publique, à Noël.

Julian Assange est prévenu. S’il met un pied dehors, il sera arrêté et extradé en Suède.

Ce qu’il redoute le plus, c’est la suite: un éventuel transfert aux États-Unis, et un procès pour trahison. Car il en est convaincu, les États-Unis sous la présidence de Barack Obama (« un loup déguisé en agneau ») « veulent se venger ».

Le militant à la tignasse blonde évoque la poursuite de son combat, calé dans un fauteuil jaune d’or. Il est pâlichon, mal rasé. Curieusement, il a mis une veste, une cravate, mais se présente en chaussettes.

A quoi bon des chaussures quand on est confiné à quelques dizaines de m2 parquetés? Assange sourit, rétorque « je suis à la maison ici », avant d’évoquer une habitude prise sur les plages australiennes.

Derrière lui, la bibliothèque abrite des ouvrages disparates. Un recueil du poète uruguayen Emilio Oribe. Un traité sur la géographie et la géologie de l’Equateur. Les trois perroquets du tableau criard accroché au mur ne suffisent pas à égayer le salon étriqué où il reçoit. A proximité de la chambre ou il vit comme dans une « capsule spatiale » équipée d’une lampe à bronzer et d’un tapis de course.

Isolement

« Il y a pire sort que le mien », explique-t-il. De l’autre côté de l’Atlantique, le soldat Bradley Manning, ex-analyste du renseignement en Irak, comparaît en cour martiale pour avoir été à l’origine de « la fuite du siècle » sur WikiLeaks.

« Ce qui est en jeu, c’est l’avenir de la liberté de la presse aux Etats-Unis et partout dans le monde », assure Assange. Qui plus est, ce « procès spectacle » est aussi le sien propre, in abstentia, pour complicité.

Néanmoins, il se réjouit que d’autres « héros » aient pris le relais. Comme Edward Snowden, l’ex-employé de la CIA qui a révélé « à quel point les Etats-Unis sont devenus un état de surveillance de masse insidieux ».

Le réfugié dit également puiser du réconfort dans le fait que WikiLeaks –« plus fort aujourd’hui qu’il y a deux ans »– poursuit ses révélations, a survécu à un embargo bancaire, et bénéficierait d’un regain de soutien aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et « dans tout le continent latino-américain ».

En Australie, 25 à 28% des électeurs, selon des sondages, seraient prêts à l’élire au Sénat, et a renforcer du même coup « sa légitimité politique ».

Intarissable sur sa croisade, il est moins disert sur son moral et son isolement.

Un noyau d’inconditionnels l’entoure, comme ce Guatémaltèque arborant un T-shirt imprimé à l’effigie de Martin Luther King, Mandela, Gandhi, Einstein et Assange.

Des personnalités hétéroclites ont défilé au début « du siège »: la styliste Vivienne Westwood, Lady Gaga, le réalisateur américain Oliver Stone ou le représentant de la gauche radicale française Jean-Luc Mélenchon.

Mais il s’est brouillé avec nombre de ses partisans. Longtemps solidaire, Jemima Khan, fille du milliardaire James Goldsmith, redoute qu’il se transforme en gourou « exigeant de ses adeptes une dévotion sectaire et aveugle ».

Dimanche, Julian Assange attendait la visite du chef de la diplomatie équatorienne Ricardo Patino. D’évidence, il n’escompte pas de percée diplomatique. Pas de sauf-conduit miracle.

Le dénouement se heurte « à un problème de prestige pour les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Suède », observe-t-il.

Ou serai-je dans un an? « En Australie j’espère. Ou en Equateur. Ou à parcourir le monde ».

« Vous me demandez comment je surmonte les difficultés inhérentes à l’enfermement? Mon esprit n’est pas enfermé ».

Source: http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hOkurmcS29BhXiJ3nH4JQFkiPpbw?docId=CNG.a5d367a29472bb2402681f16b3415b5e.e1

Paul Craig Roberts: « La vérité est offensive »

Citation de George Orwell

Par Paul Craig Roberts, 31 mars 2013

« Dans une époque de supercherie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. » George Orwell

En Amérique, la vérité est offensive. Si vous dites la vérité, vous êtes offensifs.

Je suis offensif. Michael Hudson est offensif. Gerald Celente est offensif. Herman Daly est offensif. Nomi Prins est offensive. Pam Martens est offensive. Chris Hedges est offensif. Chris Floyd est offensif. John Pilger est offensif. Noam Chomsky est offensif. Harvey Silverglate est offensif. Naomi Wolf est offensive. Stephen Lendman est offensif. David Ray Griffin est offensif. Ellen Brown est offensive.

Heureusement, beaucoup d’autres sont offensifs. Mais avant d’être offensifs, combien de temps cela prend pour devenir « un ennemi de l’Etat »?

A travers l’histoire, les lanceurs de vérité ont souffert et les historiens de la cour ont prospéré. Il en est de même aujourd’hui. Gerald Celente illustre cela de manière brillante dans le prochain sujet du Trends Journal.

Au cours des 35 dernières années, j’ai retenu cette leçon en tant que chroniqueur. Si vous dites aux lecteurs ce qui se passe vraiment, ils veulent savoir pourquoi vous ne pouvez pas être positifs. Pourquoi est-ce que vous nous dites qu’il y a des mauvaises choses qui arrivent, et qui ne peuvent pas trouver de solutions? Vous ne savez pas que Dieu a donné aux Américains le pouvoir de résoudre tous les torts? Qui êtes-vous? Une sorte d’idiot, un anti-américain, un gauchiste-coco-libéral? Si vous haïssez tellement l’Amérique, pourquoi vous n’allez pas à Cuba, en Iran ou en Chine (ou à n’importe quel endroit où le boogieman se situe)?

Les anciens Grecs comprenaient cela très bien. Dans la mythologie grecque, Cassandre était la prophétesse que personne ne croyait, malgré ses 100% de chances d’avoir raison. Dire la vérité aux Américains ou aux Européens revient aussi cher que de dire la vérité aux Grecs de l’ancienne mythologie.

En Amérique et partout dans le monde occidental, ou dans le monde entier, dire la vérité est impopulaire. En effet, aux Etats-Unis, dire la vérité est un acte criminalisé. Regardez par exemple Bradley Manning, détenu pendant deux ans en prison sans caution et sans procès, en violation de la Constitution américaine, torturé pendant un an lors de sa détention illégale, en violation des lois américaines et des lois internationales, et jugé maintenant par des procureurs corrompus pour avoir aidé « les ennemis des Etats-Unis » en révélant la vérité, comme le lui demande le code militaire américain. On demande aux soldats américains de déclarer les crimes de guerre. Quand les supérieurs de Bradley Manning se sont montrés eux-mêmes indifférents aux crimes de guerre, Manning a rapporté les crimes via WikiLeaks. Que ferait d’autre un soldat ayant le sens du devoir et une conscience morale, quand la chaîne du commandement est corrompue?

Julian Assange est un autre exemple. WikiLeaks a pris la relève de la fonction de rapports que les médias occidentaux ont abandonné. Rappelez-vous, le New York Times a publié les Pentagon Papers en 1971, ce qui a miné les mensonges que Washington avait dit à la fois au public et au Congrès pour justifier la coûteuse guerre du Vietnam. Mais aujourd’hui, aucun journal ni aucune chaîne télé n’accepterait plus de prendre la responsabilité d’informer le public en disant la vérité. Julian Assange a fait irruption dans le vide et a été immédiatement démonisé, non seulement par Washington, mais aussi par l’aile gauche et l’aile droite des médias, y compris ceux d’Internet. C’était un mélange de jalousie, d’ignorance, et de réponses en faveur des demandes de Washington.

Sans WikiLeaks et Julian Assange, le monde ne saurait essentiellement rien. Les manipulations de Washington, les médias pressetitués et les médias fantoches de l’Etat auraient prévalu. Ainsi, le mot est sorti pour détruire Julian Assange.

Il est étonnant de voir combien de gens et de sites Internet obéissent aux ordres de Washington. Assange a été tellement démonisé que, bien qu’il ait reçu l’asile politique de l’Equateur, le gouvernement britannique, qui obéit au maître de Washington, refuse de lui accorder un passage sécurisé pour sortir de l’ambassade d’Equateur à Londres. Assange est-il destiné à vivre sa vie à l’intérieur de l’ambassade d’Equateur à Londres?

Est-ce qu’Assange sera un replay du Cardinal Jozsef Mindszenty qui, le 4 novembre 1956, a cherché l’asile à l’ambassade américaine de Budapest, alors que les chars soviétiques affluaient en Hongrie pour réprimer la révolution anti-communiste? Le Cardinal Mindszenty a vécu 15 ans dans l’ambassade américaine. Aujourd’hui, c’est l’Amérique « de la liberté et de la démocratie » qui copie les pratiques soviétiques datant de la Guerre froide.

En contraste avec « la liberté et la démocratie » des Etats-Unis et du Royaume-Uni, le gouvernement « autoritaire », « communiste » et « oppressif » de la Chine, confronté à la défection du dissident Chen Guangcheng à l’ambassade américaine de Beijing, l’a laissé partir.

C’est un monde à l’envers, quand l’Amérique et les Britanniques refusent d’obéir aux lois internationales, alors que les communistes chinois maintiennent les lois internationales.

Les américains insouciants restent imperturbables devant le fait que des terroristes présumés soient torturés, détenus indéfiniment en prison sans procès, et exécutés sur le caprice d’un fonctionnaire d’une branche de l’exécutif sans application régulière de la loi.

La plupart des américains approuvent le meurtre sans explications, la torture et la détention sans preuves, ce qui proclame leur crédulité au monde entier. Il n’y a jamais eu dans l’histoire une population aussi inconsciente que les américains. Le monde est stupéfié de voir un peuple insouciant, si ce n’est que pour un court laps de temps, devenir une superpuissance.

Le monde a besoin d’intelligence et de leadership pour éviter une catastrophe, mais l’Amérique n’est en mesure d’apporter ni l’intelligence ni le leadership. L’Amérique est un pays perdu où les armes nucléaires sont aux mains de ceux qui sont uniquement concernés par leur propre pouvoir. Washington est l’ennemi du monde entier et renferme la plus large concentration de mal sur la planète.

Où est le bien qui doit se lever contre le mal?

Source: http://www.opednews.com/articles/Truth-Is-Offensive-by-Paul-Craig-Roberts-130331-166.html

« Il y a un drone avec le nom d’Assange dessus » – William Blum

CIA

John Robles – 28 Janvier 2013, 12:27

Assange sera assassiné s’il est libéré, selon un expert. Dans une interview exclusive avec Voice of Russia, William Blum, un auteur américain, historien, et critique de la politique étrangère des Etats-Unis, s’exprime au sujet des assassinats de la CIA (l’un de ses domaines d’expertise) et de certains de ses travaux passés. M. Blum est franc dans son évaluation des plans d’assassinat de la CIA contre des gens comme le Président du Venezuela Hugo Chavez et le Président de l’Equateur Rafael Correa. Il a aussi des choses très surprenantes à dire sur Julian Assange et Oussama Ben Laden.

Robles: Bonjour M. Blum, c’est un plaisir de parler avec vous. Vous avez une histoire très longue et intéressante… vous avez écrit beaucoup de choses. Vous avez écrit un livre sur la CIA. Pouvez-vous nous en dire un peu plus à ce sujet?

Blum: Eh bien, les interventions américaines menées via la CIA et toute l’armée américaine ont relevé de ma compétence pendant beaucoup-beaucoup d’années. Mes livres mettent l’accent sur ces choses. Comme le font mes newsletters mensuelles « Le Rapport Anti-Empire ».

En ce qui concerne la répercussion: le gouvernement US ne dérange pas tant que ça les auteurs américains, parce qu’ils savent que nous n’avons pas autant d’influence que cela, ils peuvent accepter que nous écrivions des choses et que nous y fassions référence comme une preuve de liberté d’expression en Amérique. Donc ils ne font pas attention.

Robles: Je vois. Ils ont dit que vous aviez exposé plus de 200 employés de la CIA.

Blum: C’était en 1969 quand je travaillais pour “Underground Press” à Washington D.C. Moi et un collègue, nous avons garé notre voiture à l’extérieur du siège de la CIA en Virginie, et en l’espace de quelques heures ou plus, nous avons enregistré les numéros de licence d’État de toutes les voitures allant à la CIA. Et avec cette information, nous avons compilé une liste de noms et d’adresses de ces personnes, que nous avons publiés dans notre journal.

Robles: Cela semble très intéressant! Vous avez parlé des complots d’assassinat de la CIA, vous êtes un expert sur ce sujet. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce que vous savez du complot pour destituer Hugo Chavez?

Blum: Les tentatives d’assassinat? C’était en 2004 – le gouvernement américain a rencontré les vrais comploteurs à la fois au Venezuela et à Washington, et ces gens ont ensuite mené un coup d’État militaire qui a renversé Chavez et l’a conduit en prison, mais il a été libéré au bout de deux jours environ, en raison de la combinaison de l’indignation publique et des témoignages des membres restants de l’armée qui n’avaient pas fait partie du coup d’État. Il a donc eu en réalité à ce moment, et il a encore, beaucoup de soutien dans l’armée. Lui-même, il en a fait partie. Ainsi, une combinaison de l’indignation de l’armée et du public a forcé les comploteurs à abandonner leur plan, et après deux jours, Chavez a été libéré.

Robles: Pouvez-vous nous parler de votre livre “L’État Voyou: Un Guide pour la Seule Superpuissance Mondiale”? Et pouvez-vous commenter l’approbation que vous avez reçu en 2006 de la part d’Oussama Ben Laden?

Blum: C’était supposé être une mini-encyclopédie de toutes les choses crapuleuses accomplies par la politique étrangère américaine. Il y a un chapitre sur l’assassinat, un chapitre sur les attentats à la bombe, et ainsi de suite. Il y a plusieurs chapitres qui couvrent les aspects flagrants et illégaux de la politique étrangère américaine. Cela a compilé ensemble beaucoup de choses dont la plupart des Américains, la plupart des gens dans le monde, ne sont pas au courant.

On peut trouver des éléments individuels de chacune de ces compilations dans certains lieux publics ou autres, mais ma contribution a été de rassembler cela dans de longues tables de données, et c’est sorti aux alentours de l’an 2000. Et ensuite, en 2006, la version arabe du livre, le livre a eu nombreuses traductions étrangères, deux en arabe, dont l’une a été lue par Oussama Ben Laden, et lui, dans un de ses enregistrements audio périodiques, il a fait la remarque que cela rendrait un bon service aux Américains s’ils lisent mon livre et s’ils ont une meilleure compréhension de leur ennemi.

Et je peux seulement deviner que le thème qui, dans ce livre, L’État Voyou, a le plus éveillé son attention et sa sympathie, était un chapitre qui évoquait les motivations des terroristes anti-américains. Contrairement à ce que l’on nous a enseigné, et encore à présent dans une large mesure, on nous disait que ces personnes: haïssaient juste l’Amérique, ou haïssaient la Chrétienté, ou qu’ils étaient juste fous, ou juste envieux de la démocratie et de notre richesse, de toutes ces raisons, mais jamais même un mot pour dire qu’ils ont agi en représailles pour les décennies d’infractions militaires très graves et autres sur les peuples au Moyen-Orient. Toutes sortes de bombardements et de renversements de gouvernements, le soutien aux dictatures, le soutien à Israël, toutes ces choses dont j’ai donné une longue liste d’actions américaines qui ont créé tous ces terroristes anti-américains, et je suppose que c’est pourquoi la plupart se réfèrent à Ben Laden.

Robles: Que savez-vous du complot d’assassinat pour tuer le Président équatorien Rafael Correa? Avant les élections, il doit être assassiné. Correa a fait une déclaration pour dire qu’ils ont découvert un complot visant à l’assassiner.

Blum: Vous parlez de ce mois-ci?

Robles: Oui monsieur. Correa fait cette déclaration disant qu’ils ont découvert un complot pour l’assassiner avant…

Blum: Je n’en doute pas. Je serais plutôt surpris si la CIA n’essayait pas de l’assassiner. Je veux dire, entre autres raisons, il accorde l’asile à Assange! Cela est en soi une raison pour l’assassiner.

Robles: Voulez-vous dire que le simple fait d’avoir accordé l’asile à Assange est suffisant pour que la CIA l’assassine?

Blum: La CIA a tenté d’assassiner des gens pour beaucoup moins de raisons que ça. Assange est l’ennemi public n°1 en Amérique. Les Etats-Unis sont obsédés par lui et ils ont peur qu’il puisse publier plus de documents classifiés, donc ils voudraient vraiment le mettre à l’écart, s’ils le peuvent.

Ils étaient tous prêts à envahir l’Ambassade d’Équateur à Londres, quand le gouvernement britannique en a été dissuadé par son propre peuple: Cela aurait créé un précédent terrible, que les ambassades britanniques à travers le monde n’auraient alors plus été en sûreté. C’était la raison pour laquelle ils ont annulé le plan d’invasion.

Ils sont très sérieux au sujet d’Assange. Je veux dire qu’il doit s’en aller. Il est l’homme le plus pris pour cible dans le monde.

Robles: Vous le pensez? Vous avez dit qu’il est l’ennemi numéro un aux Etats-Unis.

Blum: En ce qui concerne d’être mis à l’écart? Oui. Je dirais que si les Etats-Unis avaient le choix, ils le feraient sortir avant n’importe qui d’autre.

Robles: Donc vous pensez que ses craintes d’être assassiné par la CIA sont assez crédibles? Oui?

Blum: Il y a un drone quelque part avec son nom dessus, et s’ils sort quelque part dehors et n’est pas au milieu d’une grande ville, il est un homme pris pour cible. Il y a une roquette avec son nom dessus, à l’intérieur d’un drone portant son nom. Je ne peux pas imaginer que cela ne soit pas le cas. La CIA a un plan, si vous fouillez autant que moi dans l’histoire des assassinats et ainsi de suite, c’est tout à fait attendu.

Robles: Donc en tant qu’expert, vous dites que c’est tout à fait attendu?! Eh bien! Ok

Blum: S’il sort quelque part se balader libre. Oui.

Robles: Bien sûr. Je vois. Je vois. Hé Bill, merci beaucoup! J’ai vraiment apprécié de parler avec vous.

William Blum est l’auteur de plusieurs livres sur la politique étrangère américaine. Il publie aussi une newsletter mensuelle appelée « Le Rapport Anti-Empire ».

Source: http://english.ruvr.ru/2013_01_28/There-is-a-drone-with-Assange-s-name-on-William-Blum/

JolPress: Jean-Luc Mélenchon rend visite à Julian Assange à l’ambassade d’Équateur

Réfugié à l’ambassade d’Équateur de Londres depuis plusieurs mois, Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, a reçu la visite de Jean-Luc Mélenchon, jeudi 6 décembre. Le président du Front de gauche a affirmé que la situation de Julian Assange, recherché par la Suède pour viol et agressions sexuelles présumés et par les États-Unis pour l’affaire des télégrammes diplomatiques, était celle d’un « prisonnier ».

Assange - Mélenchon

Le co-président du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a rendu visite au fondateur de WikiLeaks, l’Australien Julian Assange, jeudi 6 décembre, alors que ce dernier est réfugié à l’ambassade d’Équateur à Londres, depuis juillet dernier.

Jean-Luc Mélenchon apporte son soutien a Julian Assange

L’ancien candidat à la présidentielle, qui n’avait jamais rencontré Julian Assange mais l’avait déjà invité à participer, par le biais d’une vidéoconférence, à l’un de ses meetings, a affirmé son soutien à celui qu’il qualifie de « prisonnier ».

Jean-Luc Mélenchon a également souligné « l’attitude très courageuse » de l’Équateur qui a accueilli Julian Assange comme un réfugié politique, « contrairement à beaucoup d’autres pays » qui « ont bel et bien laissé choir » le fondateur de WikiLeaks.

« La situation de Julian Assange est celle d’un prisonnier »

« Je suis un ami de la révolution citoyenne en Équateur et donc je me sens comme un devoir de venir au contact de mes amis, leur exprimer de la reconnaissance et de la solidarité », a affirmé Jean-Luc Mélenchon lors d’un point presse avec l’ambassadrice équatorienne Ana Alban.

« En réalité, la situation de Julian Assange est celle d’un prisonnier », a-t-il ajouté, renouvelant son soutien à celui qui est accusé d’agressions sexuelles en Suède et recherché aux États-Unis pour avoir rendu public les fameux télégrammes diplomatiques qui ont rendu WikiLeaks célèbre.

« Il est prêt à aller se défendre. On ne demande qu’une chose : que la Suède s’engage à ne pas livrer Monsieur Assange aux États-Unis d’Amérique parce que dans le cas où elle le ferait, son sort est connu d’avance, il suffit de voir comment est traité Monsieur Manning », a finalement affirmé Jean-Luc Mélenchon.

La peur de l’extradition vers les États-Unis

Interrogée sur l’état de santé de Julian Assange, l’ambassadrice Ana Alban a affirmé que rien ne nécessitait « un suivi médical » pour son hôte. Elle n’a cependant pas caché son inquiétude quant à une dégradation possible de son état de santé dans la mesure où Julian Assange réside dans un espace confiné. Ana Alban a affirmé qu’un médecin visitait régulièrement le réfugié politique.

Réfugié à l’ambassade d’Équateur depuis plusieurs mois, Julian Assange redoute d’être extradé vers la Suède, non pas pour les accusations de viol et d’agressions sexuelles qu’il nie mais pour l’éventuelle extradition vers les États-Unis qui suivrait ensuite.

Alors que l’Équateur a proposé deux alternatives pour résoudre le cas Assange : que le Royaume-Uni accorde un sauf-conduit à Julian Assange ou que la Suède s’engage à ne pas l’extrader vers les États-Unis, les autorités n’ont pas encore donné leur réponse.

Source: http://www.jolpress.com/international-jean-luc-melenchon-visite-julian-assange-ambassade-equateur-londres-extradition-article-815521.html

Ambassade d’Equateur: Communiqué de presse sur la santé de Julian Assange

Julian Assange

29 Novembre 2012

“En référence aux déclarations récentes de l’Ambassadrice Ana Alban, Julian Assange n’est pas dans un état d’urgence médicale.

Nous continuons à demander l’assurance des gouvernements du Royaume-Uni et  de la Suède pour lui permettre de vivre une vie normale, à l’abri de la menace d’une extradition aux Etats-Unis.

Le gouvernement de l’Equateur demande au gouvernement du Royaume-Uni de s’engager à garantir toute future assistance humanitaire dont Julian Assange aurait besoin en respect de la protection qui lui est accordée par l’Equateur. »

Source: http://www.ecuadorembassyuk.org.uk/announcements/press-release-nota-de-prensa

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