La réputation de « liberté » de l’Amérique est sur le déclin, un an après les révélations sur la NSA

Washington Post, Andrea Peterson, 14 juillet 2014

Un attrait de vente principal de la marque de fabrique américaine sur la scène internationale a longtemps été résumé dans un cri d’aigles et en un seul mot: « Liberté ». Mais à la suite des révélations sur les programmes de surveillance des États-Unis connus grâce à l’ex-agent de la National Security Agency Edward Snowden, l’année dernière, le monde est moins convaincu du respect des Etats-Unis pour les libertés individuelles au vu des nouveaux résultats de l’enquête de Pew Research.

PG-2014-07-14-balance-of-power-0-02Les révélations Snowden semblent avoir endommagé un élément important de l’image globale de l’Amérique: sa réputation pour la protection des libertés individuelles. Dans 22 des 36 pays étudiés au cours des deux années 2013 et 2014, les gens sont beaucoup moins susceptibles de croire que le gouvernement américain respecte les libertés individuelles de ses citoyens. Dans six pays, la baisse a été de 20 pour cent ou plus.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.pewglobal.org/2014/07/14/global-opposition-to-u-s-surveillance-and-drones-but-limited-harm-to-americas-image/

Voir le sondage en ligne: http://www.pewglobal.org/2014/07/14/global-opposition-to-u-s-surveillance-and-drones-but-limited-harm-to-americas-image/pg-2014-07-14-balance-of-power-0-02/

Affaire Prism/NSA: Julian Assange critique les propositions insuffisantes de Barack Obama

Julian Assange: Obama « embarrassant »

Par Jose Delreal, 17 janvier 2014

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a vivement critiqué les réformes de surveillance proposées par le président Barack Obama vendredi, les qualifiant de « faibles » et disant qu’il est « embarrassant pour un chef de l’Etat de continuer ainsi pendant 45 minutes et de ne dire presque rien. »

« Bien que ces lanceurs d’alerte nationaux ont forcé ce débat, ce président a été traîné, se débattant et hurlant au discours d’aujourd’hui. Il se montre très réticent à faire des réformes concrètes », a déclaré Assange à CNN. « Et malheureusement, aujourd’hui, nous voyons aussi très peu de réformes concrètes. »

Source: http://www.politico.com/story/2014/01/julian-assange-obama-embarrassing-102323.html

Hollande et le PS s’en prennent de nouveau à « l’anonymat sur Internet »

Le Monde.fr | 17.12.2013 à 15h42 | Par Martin Untersinger et Damien Leloup

The hackerLa lutte contre l’anonymat sur Internet fait son grand retour. Après Harlem Désir, lundi 16 décembre sur BFM-TV, c’est François Hollande, en recevant le même jour le Conseil représentatif des institutions juives de France, qui a pris pour cible « la tranquillité de l’anonymat sur Internet ».

Ecouter: Hollande au Crif: « Lutter contre la tranquillité de l’anonymat sur Internet »

« Nous travaillons avec Jean-Marc Ayrault (…) pour éviter la tranquillité de l’anonymat qui permet de dire des choses innommables sans être retrouvé », a déclaré le président. Pas plus que le premier secrétaire du Parti socialiste, ce dernier ne dit pas s’il envisage, comme le sénateur Jean-Louis Masson en son temps, une loi pour limiter l’usage du pseudonymat et de l’anonymat sur Internet.

Cette question semble revenir dans la bouche des décideurs dans la même forme que lors de sa dernière incursion dans le débat public. Pourtant, les termes du débat n’ont pas beaucoup changé.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/12/17/hollande-et-le-ps-s-en-prennent-de-nouveau-a-l-anonymat-sur-internet_4335593_651865.html

Des écrivains se mobilisent « Pour une Défense de la Démocratie à l’Ère Numérique »

Pétition de Writers Against Mass Surveillance

Change.org, le mardi 10 décembre

À l’occasion de la Journée mondiale des Droits de l’Homme, 562 auteurs, dont 5 lauréats du Prix Nobel, issus de 80 pays, ont lancé conjointement un appel pour la défense des libertés individuelles face à la surveillance organisée par les entreprises et les gouvernements. Les 5 Prix Nobel signataires sont: Orhan Pamuk, J.M. Coetzee, Elfriede Jelinek, Günter Grass et Tomas Tranströmer. Parmi les signataires, se trouvent également Umberto Eco, Margaret Atwood, Don DeLillo, Daniel Kehlmann, Nawal El Saadawi, Arundhati Roy, Henning Mankell, Richard Ford, Javier Marias, Björk, David Grossman, Arnon Grünberg, Angeles Mastretta, Juan Goytisolo, Nuruddin Farah, João Ribeiro, Victor Erofeyev, Liao Yiwu et David Malouf.

Cet appel mondial a été organisé par un collectif indépendant d’écrivains: Juli Zeh, Ilija Trojanow, Eva Menasse, Janne Teller, Priya Basil, Isabel Cole et Josef Haslinger. Le 10 décembre, il a été publié dans 30 journaux à travers le monde: 

Ces derniers mois, l’étendue de la surveillance de masse est devenue notoriété publique. De quelques clics de souris, l’État peut accéder à votre portable, à votre adresse e-mail, à vos réseaux sociaux et à vos recherches sur Internet.

Il peut suivre vos penchants et vos activités politiques et, en partenariat avec des sociétés de l’Internet, il recueille et stocke vos données et il peut donc prédire votre consommation et vos comportements.

Le pilier fondamental de la démocratie est l’intégrité inviolable de l’individu. L’intégrité humaine s’étend bien au-delà du corps physique.  Dans leurs pensées et dans leurs environnements personnels et de communication, tous les êtres humains ont le droit à une intimité sans encombre.

Ce droit fondamental est rendu caduc par l’abus de l’évolution technologique par les États et par les sociétés organisées à des fins de surveillance de masse.

Une personne placée sous surveillance n’est plus libre;  une société sous surveillance n’est plus une démocratie. Pour rester valides, nos droits démocratiques doivent s’appliquer aussi bien dans le virtuel que dans le concret.

* La surveillance viole la sphère privée et compromet la liberté de pensée et d’opinion.

* La surveillance des masses traite chaque citoyen comme un suspect potentiel. Elle remet en question un de nos triomphes historiques : celui de la présomption d’innocence.

* La surveillance rend l’individu transparent, tandis que l’État et la société fonctionnent dans le secret. Comme nous l’avons vu, ce pouvoir est systématiquement abusif.

* La surveillance est un vol. Ces données ne sont pas un bien public: elles nous appartiennent. Quand elles sont utilisées pour prédire notre comportement, nous sommes spoliés d’autre chose : du principe de la libre volonté, essentiel à la liberté démocratique.

NOUS EXIGEONS LE DROIT pour tous les peuples à déterminer, comme citoyens démocratiques, dans quelle mesure leurs données personnelles peuvent être légalement collectées, stockées et traitées et par qui;  d’obtenir des informations sur l’endroit où leurs données sont stockées et comment elles sont utilisées;  d’obtenir la suppression de leurs données si elles ont été illégalement recueillies et stockées.

NOUS APPELONS TOUS LES ÉTATS ET SOCIÉTÉS à respecter ces droits.

NOUS APPELONS TOUS LES CITOYENS à se lever en défense de ces droits.

NOUS APPELONS LES NATIONS UNIES à reconnaître l’importance centrale de la protection des droits civils de l’ère numérique et de créer une Charte internationale des droits numériques.

NOUS APPELONS LES GOUVERNEMENTS à signer et à adhérer à une telle convention.

Écrivains à l’origine de l’appel:

Juli Zeh Allemagne
Ilija Trojanow Allemagne
Eva Menasse Allemagne
Janne Teller Danemark
Priya Basil Royaume-Uni
Isabel Fargo Cole États-Unis
Josef Haslinger Autriche

Lien de la pétition: https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/pour-une-d%C3%A9fense-de-la-democratie-%C3%A0-l-%C3%A8re-num%C3%A9rique

Makaila Nguebla: « Mobiliser la jeunesse africaine contre les dictatures en Afrique »

Makaila NgueblaPhoto: Makaila Nguebla a reçu l’asile politique en France le 11 juillet 2013

Mercredi 24 juillet 2013, par Assanatou Baldé

Après avoir été expulsé du Sénégal, où il s’était réfugié depuis 2005, il a séjourné en Guinée. Le célèbre blogueur tchadien, Makaila, très critique à l’égard du régime d’Idriss Déby, a finalement obtenu son visa pour la France, où il a atterri vendredi 12 juillet. Dans son nouveau moment de répit, il raconte à Afrik.com son long périple pour la liberté.

« Makaila » peut désormais souffler ! Il en a fait du chemin avant d’atterrir en France, après avoir obtenu son visa. Vêtu d’une chemise bleu clair, assortie d’une veste bleu marine, il sort fièrement son récépissé de sa sacoche, qui contient une tonne de documents. « Vous voyez, c’est ce récépissé qui m’a permis d’être là aujourd’hui », dit-il fièrement, de sa voix posée. La bataille a été longue pour que le blogueur tchadien, honni par Idriss Déby qui veut toujours sa peau, puisse trouver sa nouvelle terre d’accueil. Il est encore marqué par son expulsion du Sénégal, où il s’était réfugié depuis 2005, pour fuir l’oppression du régime tchadien, qui le traquait, avant d’être conduit à Conakry. Encore ému, il tient constamment à remercier tous ceux qui l’ont soutenu. « Jusqu’en Espagne, des gens ont pleuré quand ils ont su que j’avais obtenu mon visa. Même au Sénégal, j’avais un solide comité de soutien. Des ONG comme Reporter sans frontières m’ont aussi prêté main forte. » Mais pas le temps de se dormir sur ses lauriers. Makaila pense déjà à ses projets: poursuivre coûte que coûte son combat pour un Tchad libre, qui briserait enfin la dictature installée par Idriss Déby, depuis bientôt un quart de siècle!

Afrik.com: Vous attendiez-vous à ce que la France vous délivre aussi rapidement un visa, sachant qu’elle entretient des liens très étroits avec le régime de Déby? N’est-ce pas paradoxal?
Makaila Nguebla:
Personne ne s’attendait en effet à ce que j’obtienne le visa aussi rapidement. J’ai été le premier surpris. Mais je pense que la France doit se racheter par rapport à sa politique tchadienne. Je pense que c’est ce qu’elle tente de faire. Je pense aussi que la France ne s’attendait pas à ce qu’un blogueur soit aussi médiatisé. C’est un message que la France a envoyé à Idriss Déby pour dire: « même si on te soutient, on est très regardant par rapport aux Droits de l’Homme et respect des libertés individuelles ». C’est un signal fort.

Afrik.com: D’autres pays aussi comme l’Espagne vous ont proposé l’asile politique. Pourquoi avez-vous choisi la France, alors que vous êtes très critique envers elle par rapport aux liens étroits qu’elle entretient avec le régime de Déby?
Makaila Nguebla:
Oui effectivement l’Espagne, où j’avais un très grand comité de soutien, était prête à m’accueillir. Mais ici en France aussi je dispose de beaucoup de soutiens, notamment des amis et un grand réseau. Sans compter que de nombreux responsables politiques comme le député Noël Mamère, Pascal Canfin, le ministre français délégué au Développement, Gilles Yabi, Patrick Farbiaz, ou encore l’ex-rédacteur en chef de la Lettre du Continent, Antoine Glaser m’ont tous soutenu et ont fait pression pour que les autorités françaises m’octroient le visa. Si la France s’obstinait à refuser de me donner le visa, cela n’aurait pas été bon pour son image, elle qui affirme défendre les Droits de l’Homme, sachant que j’ai été expulsé injustement du Sénégal. Et puis mon affaire a été tellement médiatisé, grâce à la pression des ONG et politiques qui m’ont soutenu, qu’au final, la France n’avait plus le choix que de me donner l’asile politique.

Afrik.com: Pouvez-vous nous raconter ce qui s’est réellement passé au Sénégal où vous avez été violemment expulsé ?
Makaila Nguebla:
Mon blog très critique à l’égard d’Idriss Déby est à l’origine de ma mésaventure au Sénégal. Lorsque le ministre de la Justice du Tchad s’est rendu au Sénégal dans le cadre du partenariat entre les deux pays sur le dossier Hissène Habré, il a demandé à Macky Sall de se pencher sur mon cas pour me régler mon compte. A la suite de l’intervention du ministre de la Justice tchadien, j’ai été convoqué par les autorités sénégalaises. On m’a interrogé. Puis on a réceptionné tous les mails des gens qui étaient en contact avec moi, notamment de nombreux journalistes. Et on m’a accusé d’incitation à la violence au Tchad via mon blog. On m’a ensuite proposé de m’expulser vers le Mali sans même me conduire devant un juge. Je leur ai dit que ce n’est pas possible que je me rende au Mali, car l’armée tchadienne combat là-bas et que si elle met la main sur moi, elle pourrait me renvoyer au Tchad, où ma vie serait en danger. Finalement, j’ai atterri à Conakry, où une maman m’a vu en train de pleurer dans l’avion. Elle m’a consolé et proposé de m’héberger chez elle.

Afrik.com: Comment expliquez-vous cet acharnement des autorités sénégalaises à votre encontre ?
Makaila Nguebla:
Depuis l’intervention au Mali des troupes tchadiennes, l’aura de Déby s’est agrandi dans la sous-région. Il a tous les chefs d’Etat dans sa poche! Ce qui est regrettable dans cette histoire, c’est que le Président Macky Sall ait obéi aux ordres de Déby. Cette affaire a donné une mauvaise image au Sénégal qui est considéré comme un modèle de démocratie en Afrique. Idriss Deby a profité du déploiement des troupes tchadiennes au Mali pour redorer son image en Afrique. Le régime de Déby avait déjà approché Abdoulaye Wade sur mon cas, lui demandant de fermer mon blog en 2010. Mais Abdoulaye Wade a refusé, affirmant qu’il est juriste. Il a dit à Deby: « Makaila est venu au Sénégal légalement. Je ne fermerai pas son blog. Si tu veux le faire fais-le ailleurs, mais ce sera pas au Sénégal! »

Afrik.com: Que reprochez-vous au juste à Idriss Déby?
Makaila Nguebla:
Je lui reproche son éternité à la tête du pays. Cela va bientôt faire un quart de siècle qu’il est au pouvoir, c’est trop. Je dénonce aussi son accession au pouvoir par les armes, son maintien au pouvoir par les armes, sa gestion calamiteuse et clanique du régime. Idriss Déby a une gestion familiale du régime. Tout tourne autour de lui. Il utilise les richesses du pays comme bon lui semble, et les redistribue seulement à ses proches, alors que le peuple tchadien lui vit dans la misère. Je lui reproche aussi la confiscation des libertés, le déficit démocratique au Tchad. L’armée est clanisée. Le peuple est pris en otage car aucune manifestation n’est autorisée. Ceux qui osent manifester risquent la mort, car les forces de l’ordre peuvent intervenir à tout moment pour les réprimer. Il n’y a pas d’alternance dans le pays, les postes stratégiques sont gérés par la famille de Déby. Malheureusement les médias parlent très peu du Tchad, des violations des libertés dans le pays. Les puissances étrangères ne sanctionnent pas Déby, car ils se disent que le Tchad est le plus stable pays de l’Afrique centrale, donc tout va bien. Or, le peuple tchadien souffre beaucoup.

Afrik.com: Maintenant que vous avez recouvré la liberté, quels sont vos projets?
Makaila Nguebla:
Mettre en place une plateforme pour mobiliser toute la jeunesse africaine contre les dictatures et injustices en Afrique. Nous allons utiliser internet, car aujourd’hui l’Afrique est de plus en plus connectée. Beaucoup de personnes ont été arrêtées à cause de moi, après m’avoir apporté leur soutien. De nombreuses personnes, s’opposant au régime de Déby, sont emprisonnées dans des conditions effroyables au Tchad. Il est temps de mettre un terme à l’arbitraire et l’oppression en Afrique. Pour cela, les Africains doivent se mobiliser et lutter ensemble pour la liberté et la démocratie sur le continent.

Source: http://www.afrik.com/makaila-nguebla-mobiliser-la-jeunesse-africaine-contre-les-dictatures-en-afrique

Voir le blog de Makaila: http://makaila.over-blog.com/

Suivre Makaila sur Twitter: https://twitter.com/Makbololo

Makaïla, Dakar

Poutine: Snowden bloqué en Russie par la faute des USA

15 juillet – RIA Novosti

Les Etats-Unis ont bloqué l’ex-agent de la CIA Edward Snowden en Russie, a déclaré lundi le président russe Vladimir Poutine, précisant que Moscou n’était pas le lieu de sa destination et qu’il devait seulement y passer en transit.

« Il est arrivé sur notre territoire sans invitation. Ce n’est pas chez nous qu’il voulait se rendre, mais dans d’autres pays. Or, dès que son avion a décollé et que nos partenaires américains l’ont appris, ils ont bloqué tous ses déplacements ultérieurs », a indiqué M. Poutine lors d’une rencontre avec des étudiants dans les environs de Saint-Pétersbourg.

« Ils [les Etats-Unis] ont intimidé tous les autres pays, si bien que personne ne veut l’accueillir. En fait, ils l’ont bloqué sur notre territoire », a conclu M. Poutine.

L’informaticien Edward Snowden, recherché par Washington pour avoir divulgué des renseignements secrets sur l’espionnage électronique américain, est coincé depuis plus de deux semaines dans la zone de transit de l’aéroport Cheremetievo de Moscou. Son passeport américain étant annulé, il fait l’objet de trois chefs d’accusation, chacun pouvant lui coûter jusqu’à 10 ans de prison. Il est notamment inculpé de transfert illégal d’informations relevant de la sécurité nationale, de transfert prémédité de renseignements secrets et de détournement de patrimoine public.

Aucun pays européen ne veut laisser ce « lanceur d’alerte » passer par son territoire. Début juillet, la France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal ont même fermé leur espace aérien à l’avion du président bolivien Evo Morales, soupçonnant la présence d’Edward Snowden à bord de l’appareil. L’avion a été obligé d’atterrir d’urgence à Vienne (Autriche) où il a été fouillé.

Source: http://fr.rian.ru/world/20130715/198780276.html

L’ONU peut-elle envisager un statut de protection internationale pour les lanceurs d’alerte?

03-18-2013commissionerpilla
Les individus tels que Snowden qui révèlent des violations des droits doivent être protégés, dit Pillay

12 juillet 2013 – La Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a souligné vendredi la nécessité de protéger ceux qui révèlent des violations des droits de l’homme, citant le cas de l’Américain Edward Snowden qui a mis à jour les violations à grande échelle du droit à la vie privée du fait de programmes de surveillance.

« Alors que les préoccupations concernant la sécurité nationale et les activités criminelles peuvent justifier l’utilisation exceptionnelle et ciblée de programmes de surveillance, un manque de garanties suffisantes du droit à la vie privée risque d’avoir un impact néfaste sur le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales », a déclaré Mme Pillay dans un communiqué de presse.

« Le cas Snowden a montré la nécessité de protéger les personnes qui divulguent des informations ayant des répercussions sur les droits humains et le respect du droit à la vie privée », a-t-elle souligné.

M. Snowden, un ancien employé de l’agence de sécurité nationale des Etats-Unis, est accusé d’avoir divulgué aux médias des informations secrètes sur des programmes de surveillance électronique menés à une grande échelle. Selon les médias, M. Snowden aurait formulé des demandes d’asile auprès de plusieurs pays.

« Sans préjuger de la validité de la demande d’asile formulée par M. Snowden, je lance un appel à tous les États afin qu’ils respectent le droit d’asile garanti par les normes internationales, notamment l’article 14 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et l’article 1 de la Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés, et qu’ils statuent sur ladite demande en conformité avec leurs obligations internationales », a déclaré Mme Pillay.

La Haut commissaire a également rappelé que, selon l’article 12 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et l’article 17 du Pacte international sur l’état des droits civils et politiques, personne ne peut faire l’objet d’ingérences arbitraires dans sa vie privée et que chacun a le droit de bénéficier de la protection de la loi contre de telles ingérences.

«Les individus doivent avoir la certitude raisonnable que leurs communications privées ne sont pas indûment examinées par les autorités étatiques », a affirmé la Haut commissaire. « Le droit à la vie privée, les libertés d’information et d’expression sont intimement liés. Le public détient un droit démocratique de participer aux affaires publiques. Un tel droit, s’il est uniquement adossé à des informations autorisées, ne peut s’exercer pleinement», a-t-elle conclu.

Source: http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=30716&Cr=pillay&Cr1=#.UeD_QlNSw1s

Les associations de défense des libertés civiles en France peuvent-elles envisager de porter plainte contre la NSA et le programme PRISM?

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Face au scandale Prism, nous avons élaboré une série de questions pour savoir s’il est possible juridiquement d’attaquer et de dénoncer le programme d’espionnage de la NSA. Quels sont les recours dont nous disposons en France? Peut-on lutter contre Prism? Des internautes et militants nous répondent par e-mail. Voici la 1ère réponse que nous avons reçue aujourd’hui.

1. Les associations de défense des libertés civiles en France peuvent-elles envisager de porter plainte contre la NSA et le programme PRISM?

Réponse d’A.: Oui, mais ça changera quoi du fait que la NSA, enfant du Pentagone, lui-même enfant des personnes issues du groupe « Cult of dead Bones », eux-mêmes formés par le MI6 durant la seconde guerre mondiale (soit disant pour lutter contre le fascime) continuera, et ce d’une manière ou d’une autre, de faire ce genre de chose.

2. Y a-t-il une possibilité légale et juridique (du côté des citoyens) de dénoncer le programme PRISM tel qu’il est appliqué par les Etats-Unis, ainsi que la collecte et le stockage illégal des données personnelles, qui constituent une atteinte grave envers la vie privée des citoyens dans le monde?

Réponse d’A.: Oui, la déclaration universelle des droits de l’homme, et surtout l’article 2.4 du conseil nationnal de la résistance (1943) qui donne non seulement le droit à l’anonymat, mais au côté privé des courriers. (Le CNR à récemment été applaudi au Sénat).

3. Peut-on même envisager qu’un Etat porte plainte contre la NSA pour non-respect et violation de la confidentialité des communications diplomatiques, qui ont été espionnées à plusieurs reprises dans le cadre du programme PRISM, y compris lors de sommets politiques internationaux?

Réponse d’A.: Oui côté public pour faire poudre aux yeux, non dans la réalité derrière les rideaux puisque notre gouvernement fait pareil depuis des années avec le programme hérisson et est même rentré dans l’OTAN pour avoir accès à Echelon. Sans oublier qu’en fait, étant en vigie pirate rouge depuis 15 ans, ils ont de fait tous les droits pour le faire, et en dernier ressort l’état de guerre, qui en fait est le fait même des choses (et oui on est en guerre) fait que nous cons-citoyens n’avons pas notre mot à dire.

N.B. d’A.:
1. Durant la seconde guerre mondiale les Nazis qualifiaient la Résistance Française de Terroristes (on peut donc se demander qui sont les nazis aujourd’hui ?)
2. Durant la seconde guerre mondiale, le SS disait « Si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez rien à cacher ». Les politiciens d’aujourd’hui à travers le monde feraient bien de faire attention aux phrases qu’ils utilisent.

Librement

[Militant anonyme]

Julian Assange: « Edward Snowden est un héros »

Lors d’une récente interview sur SkyNews, Julian Assange n’a pas hésité à qualifier Edward Snowden de héros: « Edward Snowden est un héros qui a informé le public au sujet de l’une des plus importantes offenses de la décennie, la formulation horrifiante d’un Etat de surveillance massive qui a maintenant corrompu les tribunaux aux Etats-Unis, les a rendus secrets, les a conduits à produire des ordres qui violent les protections de la Constitution Américaine envers la population entière. Et comme si cela n’était pas suffisant, cela a mené toutes les compagnies high-tech américaines comme Google, Yahoo, Skype, Facebook, etc, à étendre cette surveillance dans le monde entier. Les seules collections de données révèlent s’élever à plus de 2,4 milliards par mois, et c’est quelque chose dont moi, et John Perry Barlow, et beaucoup d’autres journalistes et libertariens civils, nous nous sommes plaint pendant longtemps. Ca fait plaisir de voir une preuve aussi claire et concrète, présentée au public. »

Aujourd’hui, Edward Snowden est réfugié dans la zone de transit à l’aéroport de Moscou, et il attend de recevoir l’asile politique dans l’un des pays qui soutiendra sa cause: la Russie, peut-être, le Vénézuéla, l’Equateur, ou même, espérons, des pays européens qui auront le courage de reconnaître l’utilité de ces révélations d’espionnage. Le sort d’Edward Snowden est incertain, mais il s’en sortira sans doute avec l’appui de la communauté internationale. Certains pays, comme la Chine ou l’Allemagne, commencent déjà à réagir contre le programme Prism et annoncent qu’ils ne pourront pas rester indifférents face à ces révélations. La diplomatie ne pourra pas, en effet, rester indifférente face à ce scandale planétaire. Les révélations d’Edward Snowden ont bouleversé l’équilibre des relations diplomatiques entre les Etats-Unis, d’une part, et les autres pays du monde, qui se trouvent désormais confrontés à la réalité de l’espionnage à grande échelle, et qui plus est, d’un espionnage totalement illégal et contraire à la loi, contraire aux principes de la diplomatie.

Les Etats-Unis, en développant le programme Prism, sont allés à l’encontre non seulement des principes de respect de la vie privée des citoyens dans leur pays et à l’étranger, mais ils sont aussi allés à l’encontre des relations diplomatiques qui suggèrent le respect et la confiance entre les Etats dans le monde. Ils sont allés au-delà de leurs propres lois et des règles de la démocratie. Il n’y aura plus de confiance désormais entre les Etats-Unis et le reste du monde. Si les Etats-Unis ne sont déjà pas appréciés dans plusieurs pays pour les guerres qu’ils ont menées ces dernières années au Moyen-Orient notamment, en Irak et en Afghanistan, et pour les nombreuses atteintes aux droits de l’homme qui ont été commises, leur image ne s’améliorera certainement pas avec le scandale Prism, et surtout leur image ne pourra que se dégrader y compris dans les pays qui étaient « amis » avec les Etats-Unis, les alliés, les partenaires politiques, ou ceux qui menaient des relations commerciales avec eux, et même dans les pays occidentaux qui sont également visés par cet espionnage américain.

Comment, en effet, avoir confiance dans le gouvernement américain, si ce pays fait espionner vos citoyens, vos diplomates, et même votre président, sans en avertir la population, et dans le simple but de gagner des avantages politiques ou commerciaux? Si la NSA peut espionner les e-mails, les photos et les conversations privées de tout le monde, y compris celles des hommes politiques, ou des présidents dans le monde, alors cela change la vision que nous pouvons avoir de ce pays. Les Etats-Unis sont passés de l’image d’un Etat démocratique, respectueux de la diplomatie, à l’image d’un Etat sécuritaire qui fonde ses relations aux autres démocraties du monde sur la base de l’espionnage illégal. Cela laisse aux Américains la possibilité de faire jouer les événements en leur faveur, d’influencer des responsables politiques ou de faire pression sur eux, d’influencer les relations diplomatiques et l’économie mondiale, de créer des complots ou des guerres en tirant les fils de l’histoire, et en ayant toujours l’avantage d’avoir un temps d’avance sur les adversaires politiques.

Cela donne visiblement trop de pouvoir à un seul Etat. Prism est un outil dangereux aux mains des Etats-Unis. Au-delà de la surveillance des citoyens, Prism montre l’enjeu politique de ce programme d’espionnage: si vous savez tout sur vos adversaires politiques, si vous connaissez tous les détails de la vie privée de vos adversaires, des journalistes ou des militants qui luttent contre vos intérêts, si vous pouvez tout connaître de la vie de quelqu’un ou des secrets d’un gouvernement, alors vous pouvez facilement influer sur les événements de l’histoire. Cette connaissance et cette surveillance massive, toutes les données que le gouvernement américain a accumulées sur toutes les personnes dans le monde, ces données accumulées et collectées pendant plusieurs années, représentent un pouvoir immense qui peut être une menace pour les autres Etats et pour les citoyens qui sont la cible de l’espionnage. Le gouvernement américain s’est montré malhonnête en développant ce programme Prism, mais il a aussi acquéri un trop grand pouvoir par rapport aux autres pays du monde, et beaucoup trop de possibilités de renverser des régimes qui ne défendraient pas ses intérêts, par exemple, ou encore de tendre des complots à toutes sortes d’adversaires. L’enjeu politique de Prism est évident, et cela peut représenter un vrai danger pour la démocratie dans le monde.

Ecrit par kimono

Autres interviews vidéos:

Assange sur la fuite de la NSA: « Edward Snowden sera poursuivi pendant des années » (Exclusif/RussiaToday)

Assange affirme un lien « indirect » au lanceur de fuites de la NSA

Julian Assange à Edward Snowden: « Je lui conseillerais vivement d’aller en Amérique Latine »

WikiLeaks: Le Gouvernement vous espionne via votre iPhone

FinFisher Trojan via iTunes update

Leander Kahney, 2 Décembre 2011

Votre iPhone est peut-être en train de vous espionner, selon la dernière révélation de documents de WikiLeaks, qui ressemble à ce qui pourrait être encore le plus grand scandale.

Appelé les SpyFiles, c’est une mine de documents sur « l’industrie d’interception de masse » — la communauté de surveillance massive post-11 septembre qui surveille électroniquement des populations entières.

L’industrie vend des logiciels aux agences du gouvernement —certains d’entre eux délivrés avec des chevaux de Troie — qui peuvent s’emparer de votre iPhone. Il peut suivre chacun de ses usages, suivre chacun de vos mouvements (même en veille), reconnaître votre voix, enregistrer des conversations, et même faire une capture vidéo et audio de la pièce où il se trouve.

Ce n’est pas seulement limité aux iPhones, bien sûr. Il y a plusieurs packages de logiciels espions qui fonctionnent sur PC, Android et Blackberry. Les usages sont très étonnants. La CIA, par exemple, utilise un logiciel de repérage téléphonique pour cibler les attaques de drones au Moyen-Orient et en Asie Centrale. Il reconnaît le sujet grâce à leur empreinte vocale, mais le ciblage effectif n’est pas extrêmement précis.

iPhone spywareL’un des packages les plus sophistiqués de l’espionnage — le programme FinFisher, produit par la compagnie britannique Gamma International — est livré via une mise à jour bidon sur iTunes. Le Wall Street Journal possède plus de détails sur le logiciel FinFisher, qui est vendu à la police et aux agences du gouvernement. (Der Spiegel a écrit un article fascinant sur la manière dont il est commercialisé.)

Apple vient de résoudre la vulnérabilité de la mise à jour iTunes 10.5.1. (La vulnérabilité semble venir seulement de Windows, mais ce n’est pas clair. On dit qu’Apple connaissait le problème depuis trois ans).

FinFisher dit que le logiciel espion est légal et que la compagnie ne connaît pas d’abus. Mais il y a des preuves que le spyware a été utilisé pour surveiller les militants politiques en Tunisie, en Egypte et en Libye pendant le Printemps Arabe, selon une grande histoire au sujet de la dernière fuite de WikiLeaks dans le Washington Post:

« Nous voyons un nombre croissant de régimes répressifs mettre la main sur les dernières, et les meilleures technologies occidentales, et les utiliser dans l’espionnage de leurs propres citoyens dans le but de réduire à néant l’opposition politique pacifique ou même des informations qui permettraient aux citoyens de savoir ce qui se passe dans leurs communautés », a dit Michael Posner, secrétaire d’Etat adjoint aux Droits de l’homme, dans un discours le mois dernier en Californie. « Nous surveillons cette issue de très près. »

Le Post [Washington Post] couvre principalement la vente de cette technologie par les compagnies américaine aux régimes répressifs, qui l’utilisent pour espionner les citoyens et causer des difficultés à l’opposition politique. Mais WikiLeaks affirme que les systèmes de surveillance de masse peuvent être largement déployés dans les pays occidentaux:

Les sociétés de surveillance comme SS8 aux Etats-Unis, Hacking Team en Italie et Vupen en France, produisent des virus (chevaux de Troie) qui détournent les ordinateurs et les téléphones personnels (y compris les iPhones, Blackberry et Android), s’emparent du périphérique, enregistrent chacun de ses usages, de ses mouvements, et même les sons et les aperçus de la pièce où il se trouve. D’autres compagnies comme Phoenexia en République Tchèque collaborent avec l’armée pour créer des outils d’analyse de la parole. Ils identifient les individus par genre, par âge et par niveaux de stress, et ils les pistent sur la base des « empreintes vocales ». Blue Coat aux Etats-Unis et Ipoque en Allemagne vendent des outils aux gouvernements dans des pays comme la Chine et l’Iran pour empêcher les opposants de s’organiser en ligne.

Et vous pensiez que Carrier IQ était mauvais?

WikiLeaks a promis de publier des centaines de documents concernant 160 entreprises de renseignement dans l’industrie de la surveillance de masse pendant le reste du mois et de l’année. Ils ont publié 278 documents jeudi. WikiLeaks travaille avec plusieurs organisations de protection des individus et de médias.

Source: http://www.cultofmac.com/132782/if-you-thought-carrier-iq-scandal-was-bad-wait-till-you-see-latest-wikileaks/

Wikileaks, un monde sous surveillance: http://wikileaks.org/Wikileaks-Un-monde-sous.html

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