Interview avec Julian Assange sur Lateline Australia

Lateline - Interview de Julian Assange

Le fondateur de WikiLeaks a jeté à la poubelle le « soi-disant soutien consulaire » du gouvernement australien durant son séjour à l’intérieur de l’Ambassade équatorienne de Londres.

Ce mois de juin marque l’anniversaire de l’entrée de M. Assange dans l’Ambassade de l’Équateur londonienne, y demandant l’asile politique.

Le lanceur d’alerte australien est responsable de la publication des 700 000 documents diffusés par le soldat américain Bradley Manning, qui a plaidé coupable pour ces fuites de matériel et qui est actuellement en cour martiale aux USA pour aide à l’ennemi.

M. Assange est convaincu qu’il y a un acte d’accusation secret issu d’un grand jury qui l’attend aux USA et redoute l’extradition si le gouvernement britannique le déporte en Suède, où il est confronté à des accusations d’agression sexuelle.

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Bob Carr: L’homme de Washington en Australie

Bob Carr, l'homme de Washington en AustraliePhoto: Ami de longue date des États-Unis. Le Ministre des Affaires Etrangères Bob Carr.

Philip Dorling, 8 Avril 2013

Bob Carr n’a peut-être été Ministre des Affaires étrangères que pendant 12 mois, mais il y a près de 40 ans, il commença à parler aux diplomates américains des politiques internes du Labor [parti travailliste].

Des  rapports appartenant à l’ambassade et au consulat américains, préalablement classés  secrets, et incorporés dans une nouvelle base de données dévoilée par WikiLeaks lundi dernier, révèlent que M. Carr était une source pour les diplomates américains à la recherche d’information sur le gouvernement Whitlam et le mouvement Labor en général dans le milieu des années 1970.

A l’époque, il était une étoile montante dans le NSW [New South Wales] Labor, et M. Carr ne tarda pas à se joindre à la critique envers le Premier Ministre Gough Whitlam, ceci au moment où le Gouvernement fédéral du Labor rencontrait de plus en plus de difficultés politiques et économiques suite a l’élection fédérale de mai 1974.

En Août 1974, l’ambassade américaine à Canberra documentait longuement ce qui est décrit comme «un sentiment généralisé de tristesse et d’anxiété, au moment où le gouvernement Whitlam “lutte de façon désordonnée pour endiguer l’inflation croissante».

En compagnie du président du NSW Labor, John Ducker, M. Carr a confié candidement au consul général des États-Unis à Sydney que «la politique économique n’a jamais été la spécialité de Whitlam » et a critiqué la «tendance »  du  Premier Ministre  « à déléguer pratiquement tout ».

Ancien président de l’Australian Young Labor [parti des Jeunes du Labor Australien] et responsable de l’éducation  dans le NSW Labor Council [Conseil de Ville du Labor], M. Carr a plus tard « exprimé sa profonde préoccupation au consul général américain au sujet de l’impact des conflits au sein du Labor sur les perspectives du gouvernement Labor ».

Interrogé sur ses contacts avec des diplomates américains pendant les années 1970, le sénateur Carr a déclaré lundi: «J’avais une vingtaine d’années, j’aurais pu dire n’importe quoi.»

Ces câbles, un temps confidentiels, suggèrent également que les diplomates américains ont eu recours  à M. Carr en tant que source pour connaître les antécédents des personnalités politiques  du Labor: par exemple, M. Carr a expliqué qu’un porte-parole, lors d’une manifestation pro-palestinienne en 1975 – le parlementaire Labor de gauche George Petersen – était «le NSW équivalent de Bill Hartley à Victoria ».

Le sénateur Carr a longtemps été un fervent partisan de l’alliance de l’Australie avec les Etats-Unis et a un intérêt marqué pour la politique et l’histoire des États-Unis.

Lors de ses premières conversations avec des responsables américains, il semble avoir suivi l’exemple de son mentor M. Ducker, de la faction de droite du NSW Labor et qui lui avait avisé les Etats-Unis des problèmes de relations industrielles et de politiques internes du parti Labor, en dénonçant  les critiques de l’alliance avec les États-Unis, les trouvant engagés dans «une expression idiote et émotionelle manquant de substance et caractéristique de la frange de gauche du ALP [Australian Labor Party].

Les câbles de l’ambassade des États-Unis, transmis à WikiLeaks en 2010, ont exposé un autre membre important de la faction de droite du NSW Labor, l’ancien sénateur Mark Arbib, qui était un plus récent « protégé » de l’ambassade américaine en tant que source, fournissant des informations privilégiées et des commentaires sur les politiques du Labor.

Environ 11.000 câbles de l’ambassade américaine à Canberra et des consulats de Sydney et Melbourne entre 1973 et 1976 font partie d’un trésor immense de plus de 1,7 millions de documents électroniques qui furent transférés à l’US National Archives and Records Administration [Administration des Archives et Dossiers Nationaux des Etats-Unis] en 2006.

Toutefois, les documents ont été largement négligés par les historiens, en raison de l’absence d’un moteur de recherche efficace.

WikiLeaks a incorporé une copie de l’ensemble des archives électroniques dans une base de données facilement consultable qui comprend également les plus de 250.000 câbles diplomatiques américains divulgués par le soldat de l’Armée Américaine Bradley Manning.

Avec plus de deux millions de documents et plus d’un milliard de mots, la Public Library of US Diplomacy [Bibliothèque Publique de la Diplomacie Américaine] de WikiLeaks est la plus grande archive électronique consultable mise à la disposition des historiens, des journalistes et des autres chercheurs.

Traduit sur le forum WikiLeaks par mayya: http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,18603.0.html

Source: http://www.theage.com.au/opinion/political-news/bob-carr-washingtons-man-in-australia-20130408-2hgut.html

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