WikiLeaks dispose désormais d’un moteur de recherche intégré

Câbles secrets américains-WikileaksAlors que des documents dérobés par Edward Snowden ont montré que WikILeaks était activement surveillé par les agences américaine et anglaise de renseignement (NSA et GCHQ), le site a lancé ce week-end un moteur de recherche. Une fonction qui peut paraître anodine, mais qui pourrait avoir un vrai impact.

WikiLeaks a ouvert dimanche, pour la première fois, un moteur de recherche sur son site. Une fonctionnalité somme tout très classique, mais qui permet désormais de trouver beaucoup plus efficacement des informations dans la montagne de documents disponibles.

On peut donc y effectuer des recherches très simples basées sur des mots clés et trouver par exemple très facilement des documents tels que les câbles diplomatiques Kissinger. Le site met en outre en place des opérateurs particuliers et des filtres pour des recherches plus précises. Un outil qui devrait permettre un accès plus aisé à ceux qui pouvaient être rebutés.

Vincent Hermann

Source: http://www.pcinpact.com/breve/86000-wikileaks-dispose-desormais-dun-moteur-recherche-integre.htm

Autres outils de recherche des documents Wikileaks:

PlusD (Cablegate et câbles Kissinger)
GiFiles
War Diaries, journaux de guerre en Irak et en Afghanistan
Wikileaks Storage

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Câbles Kissinger: La psychologie politique de Kadhafi en Libye, selon un document de 1973

Mouammar Kadhafi (1986)

Dans un câble diplomatique secret n°1973TRIPOL00512_b, datant du 23 avril 1973, les diplomates américains dressent un portrait de Kadhafi.

Quelques jours avant cette date, le 16 avril 1973, à Zouara, Kadhafi annonce dans un discours un plan pour mettre en place une Révolution Populaire en Libye, autrement dit une révolution culturelle, et dans les étapes de cette révolution, l’un des points consiste notamment à se libérer des influences étrangères.

Il demande ainsi au peuple libyen de « brûler les livres qui contiennent des idées importées de la réaction capitaliste ou du communisme juif », et que « La seule idéologie qui sera autorisée sera celle émanant du Livre de Dieu, le Coran. ».

Ce discours est sans doute la raison de l’analyse psychologique à laquelle se livrent les diplomates américains, inquiétés par l’annonce d’un changement politique en Libye. Ils essaient donc de comprendre la personnalité de Kadhafi et si cela peut représenter un danger pour leurs intérêts politiques au Moyen-Orient.

Voici la traduction de ce document dans son intégralité.

LA PSYCHOLOGIE POLITIQUE DE KADHAFI EN LIBYE

Date: 23 avril 1973, 8h32
(lundi)
ID: 1973TRIPOL00512_b
Classification d’origine: SECRET
Classification actuelle: DECLASSIFIE

Résumé:

On nous a fréquemment posé la question dans le passé, de savoir si le président du RCC [Conseil de Commandement de la Révolution], Mouammar Al-Kadhafi, était tout à fait sain d’esprit. La réponse de base que nous avons donné est « oui », bien qu’il doive être jugé selon ses propres standards, sa vision de l’Islam, etc. Nous nous demandons désormais, plus qu’à moitié sérieux, si cette réponse doit être révisée. Ses perceptions exprimées en public sont souvent réalistes, et souvent dans un sens dévastateur, mais sa posture devient de plus en plus incompatible avec les réalités politiques à la fois en Libye et dans le monde arabe. Fin du résumé.

Révolution Populaire en Libye

1. La psychologie anormale n’est pas notre fort, mais comme le sujet est d’une certaine importance, nous avons noté ce qui suit: plus que jamais, Kadhafi prétend être profondément frustré. Il reconnaît en public que tous les autres Etats Arabes ont rejeté le « Plan de Bataille Unifiée » pour l’extinction d’Israël qu’il leur a demandé pendant trois ans d’accepter, et qu’au lieu de cela, chaque Etat Arabe sauve la LAR [Ligue des Républiques Arabes] poursuit un objectif séparé, limité et « régional », acceptant au moins tacitement l’existence d’Israël. Il a aussi établi en public que son régime et sa créature l’ASU [Union Socialiste Arabe] ont perdu leur zèle révolutionnaire, dans la mesure où la bureaucratie et l’ASU sont maintenant tous deux soumis aux initiatives de comités populaires invités à les compléter, ou même à les remplacer sur des niveaux locaux. En attendant, il sous-entend que la fusion avec l’Egypte est une question de vie ou de mort, exécutoire au risque de la guerre civile, et que la purification de son régime doit être accomplie par l’écrasement de toute opposition, ou il quittera la scène.

2. Il y a à la fois de la réalité et de l’illusion dans ces perceptions et ces postures. Bien sûr, chaque Etat Arabe poursuit ses propres intérêts, et le peuple libyen a peu d’appétit que ce soit pour la révolution sociale ou pour l’union avec l’Egypte. Ils sont pour la plupart toujours aussi conservateurs, plus renfermés et xénophobes que jamais. Donc les perceptions de Kadhafi de ses problèmes fondamentaux sont en majeure partie réalistes. Les illusions interviennent quand il déclare en effet qu’il a échoué, à la fois en internet et en externe, et que par conséquent il doit redoubler ses efforts dans les deux directions ou bien partir. A vrai dire, Kadhafi a eu beaucoup de succès selon ses propres standards. Il a placé la Libye sur la carte, politiquement, militairement et économiquement; l’a libéré de plusieurs influences étrangères; a forgé des alliances et envahi les souverainetés d’autres nations, dans des manières difficilement concevables il y a trois ans; et a apporté des changements d’envergure dans l’économie libyenne, remarquables par des standards ordinaires. S’il était un homme ordinaire, il ne menacerait pas de partir pour un manque de progrès, mais douterait de professer une satisfaction considérable dans ses réalisations.

3. Le fait est que nous pensons, que Kadhafi n’est pas un homme ordinaire ou susceptible d’auto-satisfaction. Pendant longtemps, nous lui avons donné le bénéfice du doute sur ce fond: peut-être était-il « fou comme un renard » — pour être sûr d’exprimer des idéaux chimériques, toujours hors de portée, mais cherchant seulement en secret cette part qu’il demandait à être réalisable. Cela était particulièrement plausible car il semblait partager le pouvoir authentiquement avec les autres membres du RCC [Conseil de Commandement de la Révolution], dont aucun ne semblait particulièrement messianique. Cependant, il est de plus en plus apparu que, même collectivement, les autres membres du RCC [Conseil de Commandement de la Révolution] sont incapables d’imposer plus qu’un frein temporaire sur les accès de Kadhafi. Le dossier veut qu’il mène en bateau, mystifie et induit constamment en erreur.

4. Le projet comme révélé en mars 1972, octobre 1972, et maintenant avril 1973, et aucun doute qu’il a été joué en privé à beaucoup d’autres occasions, est le suivant: Kadhafi veut quelque chose qui soit au-dessus de ce que les autres membres du RCC [Conseil de Commandement de la Révolution] pensent être intelligent ou désirable. Quand il ne parvient pas à obtenir un consensus, il se retire du groupe, en colère, et disparaît peut-être dans le désert. Ses collègues « le dissuadent surtout » de partir, une réaction à laquelle il peut tout à fait s’attendre. Il retourne alors dans l’enclos et annonce au monde qu’une nouvelle ère, faite d’idéaux élevés et d’une nouvelle activité, a commencé. Cela doit commencer au niveau populaire, et toute opposition doit être écrasée — ou il va partir, comme il a menacé de le faire.

5. Tout ceci est une bonne tactique, aussi longtemps que ça fonctionne. Mais cela est-il juste une tactique? Nous ne le pensons plus désormais, ni ne le pensent vraisemblablement ses collègues du RCC [Conseil de Commandement de la Révolution]. Quelle que soit leur interprétation, laquelle est sans doute qu’ils ont un leader étrangement clairvoyant et efficace, nous pensons qu’il perd de plus en plus son emprise sur la réalité — pas autant dans ses perceptions que dans ses postures. Autorisant le succès de cette posture selon ses propres standards, il s’est désormais engagé à rien de moins que de liquider la personnalité libyenne au prix de l’ordre public. Cet appel pour l’ultime sacrifice de soi, en substance aussi bien que dans la forme, ne semble guère réaliste. Il y a beaucoup de choses au sujet du régime de Kadhafi que le libyen ordinaire peut et doit accepter, d’autant qu’il n’existe pas d’apparente alternative. Mais nous croyons que la plupart des Libyens n’accepteront pas en fin de compte A) d’être repris par les Egyptiens ou par quelques étrangers que ce soient, ou B) de perdre leur prospérité relativement et raisonnablement récente pour le bien de l’idéal suicidaire de « l’Unité Arabe » qui le menace apparemment. A ce jour, toutefois, l’écrasement est seulement dans le futur.

6. Qu’en est-il du futur, dans ce cas? Théoriquement, Kadhafi pourrait quitter la scène comme il le menace. Le manque de travail effectif des nouveaux comités populaires désormais formés pourrait être la cause réelle et invoquée. En fait, il est très improbable que le peuple libyen veuille mesurer son courage aux convictions de Kadhafi. Mais ce genre de défaillance du peuple n’est pas vraiment susceptible de faire renoncer Kadhafi; il a été cruellement déçu par eux avant, mais il les a toujours appelé à suivre un nouveau but. Il est plus vraisemblable que nous voyons plus des mêmes dynamiques entre le peuple, Kadhafi et le RCC [Conseil de Commandement de la Révolution]. (Nous supposons que l’armée, la bureaucratie et l’ASU [Union Socialiste Arabe] resteront basiquement inchangés.)

7. Cependant, avec le RCC [Conseil de Commandement de la Révolution], plus de cette même chose signifie plus de pouvoir pour Kadhafi. Cela a été le résultat de toutes ses crises précédentes avec lui. La collégialité va-t-elle s’effondrer? Elle est déjà bien érodée, un point que nous avons formulé dans notre dernier rapport d’évaluation, mais un peu plus de cette collégialité pourrait encore disparaître. Très prochainement, probablement en relation avec l’union formelle avec l’Egypte, à échéance du 1er septembre, le RCC [Conseil de Commandement de la Révolution] cessera virtuellement d’exister en tant que tel. Quand cela arrivera, cela ne devra pas être considéré comme stupéfiant. Cela sera, en fait, une ratification de ce qui s’est produit — une sorte de coup de grâce à une institution improbable, mais anciennement de poids, qui a gardé Kadhafi, et le pays, relativement en équilibre. Oui, ils pourraient devenir plus instables — comme nous commençons à le voir.

Josif

Source: http://www.wikileaks.org/plusd/cables/1973TRIPOL00512_b.html

Public Library of US Diplomacy: http://www.wikileaks.org/plusd/

Bob Carr: L’homme de Washington en Australie

Bob Carr, l'homme de Washington en AustraliePhoto: Ami de longue date des États-Unis. Le Ministre des Affaires Etrangères Bob Carr.

Philip Dorling, 8 Avril 2013

Bob Carr n’a peut-être été Ministre des Affaires étrangères que pendant 12 mois, mais il y a près de 40 ans, il commença à parler aux diplomates américains des politiques internes du Labor [parti travailliste].

Des  rapports appartenant à l’ambassade et au consulat américains, préalablement classés  secrets, et incorporés dans une nouvelle base de données dévoilée par WikiLeaks lundi dernier, révèlent que M. Carr était une source pour les diplomates américains à la recherche d’information sur le gouvernement Whitlam et le mouvement Labor en général dans le milieu des années 1970.

A l’époque, il était une étoile montante dans le NSW [New South Wales] Labor, et M. Carr ne tarda pas à se joindre à la critique envers le Premier Ministre Gough Whitlam, ceci au moment où le Gouvernement fédéral du Labor rencontrait de plus en plus de difficultés politiques et économiques suite a l’élection fédérale de mai 1974.

En Août 1974, l’ambassade américaine à Canberra documentait longuement ce qui est décrit comme «un sentiment généralisé de tristesse et d’anxiété, au moment où le gouvernement Whitlam “lutte de façon désordonnée pour endiguer l’inflation croissante».

En compagnie du président du NSW Labor, John Ducker, M. Carr a confié candidement au consul général des États-Unis à Sydney que «la politique économique n’a jamais été la spécialité de Whitlam » et a critiqué la «tendance »  du  Premier Ministre  « à déléguer pratiquement tout ».

Ancien président de l’Australian Young Labor [parti des Jeunes du Labor Australien] et responsable de l’éducation  dans le NSW Labor Council [Conseil de Ville du Labor], M. Carr a plus tard « exprimé sa profonde préoccupation au consul général américain au sujet de l’impact des conflits au sein du Labor sur les perspectives du gouvernement Labor ».

Interrogé sur ses contacts avec des diplomates américains pendant les années 1970, le sénateur Carr a déclaré lundi: «J’avais une vingtaine d’années, j’aurais pu dire n’importe quoi.»

Ces câbles, un temps confidentiels, suggèrent également que les diplomates américains ont eu recours  à M. Carr en tant que source pour connaître les antécédents des personnalités politiques  du Labor: par exemple, M. Carr a expliqué qu’un porte-parole, lors d’une manifestation pro-palestinienne en 1975 – le parlementaire Labor de gauche George Petersen – était «le NSW équivalent de Bill Hartley à Victoria ».

Le sénateur Carr a longtemps été un fervent partisan de l’alliance de l’Australie avec les Etats-Unis et a un intérêt marqué pour la politique et l’histoire des États-Unis.

Lors de ses premières conversations avec des responsables américains, il semble avoir suivi l’exemple de son mentor M. Ducker, de la faction de droite du NSW Labor et qui lui avait avisé les Etats-Unis des problèmes de relations industrielles et de politiques internes du parti Labor, en dénonçant  les critiques de l’alliance avec les États-Unis, les trouvant engagés dans «une expression idiote et émotionelle manquant de substance et caractéristique de la frange de gauche du ALP [Australian Labor Party].

Les câbles de l’ambassade des États-Unis, transmis à WikiLeaks en 2010, ont exposé un autre membre important de la faction de droite du NSW Labor, l’ancien sénateur Mark Arbib, qui était un plus récent « protégé » de l’ambassade américaine en tant que source, fournissant des informations privilégiées et des commentaires sur les politiques du Labor.

Environ 11.000 câbles de l’ambassade américaine à Canberra et des consulats de Sydney et Melbourne entre 1973 et 1976 font partie d’un trésor immense de plus de 1,7 millions de documents électroniques qui furent transférés à l’US National Archives and Records Administration [Administration des Archives et Dossiers Nationaux des Etats-Unis] en 2006.

Toutefois, les documents ont été largement négligés par les historiens, en raison de l’absence d’un moteur de recherche efficace.

WikiLeaks a incorporé une copie de l’ensemble des archives électroniques dans une base de données facilement consultable qui comprend également les plus de 250.000 câbles diplomatiques américains divulgués par le soldat de l’Armée Américaine Bradley Manning.

Avec plus de deux millions de documents et plus d’un milliard de mots, la Public Library of US Diplomacy [Bibliothèque Publique de la Diplomacie Américaine] de WikiLeaks est la plus grande archive électronique consultable mise à la disposition des historiens, des journalistes et des autres chercheurs.

Traduit sur le forum WikiLeaks par mayya: http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,18603.0.html

Source: http://www.theage.com.au/opinion/political-news/bob-carr-washingtons-man-in-australia-20130408-2hgut.html

WikiLeaks: Les États-Unis ont blâmé Israël pour avoir retardé la paix en 1975

Henry Kissinger parle au Washington Post

Photo: capture d’écran, Henry Kissinger parle au Washington Post.

Par ARIEL BEN SALOMON – 10/04/2013 05:08

Le ‘Post’ découvre un câble [révélé par WikiLeaks] de l’ambassade américaine en Arabie Saoudite qui analyse le conflit israélo-arabe, et sympathise  avec la position arabe.

WikiLeaks a publié et mis en ligne  1.7 millions de documents diplomatiques datés de 1973 à 1976. C’est leur plus importante parution à ce jour et elle a été baptisée d’après l’ancien secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger parce que beaucoup de ces documents lui ont été adressés ou ont été écrits par lui.

Le Jerusalem Post a decouvert un câble envoyé par l’ambassade américaine en Arabie Saoudite le 9 janvier 1975, qui analyse le conflit israélo-arabe. Il a été conclu que c’était la position obstinée d’Israël qui freinait  l’accord de paix.

À un certain endroit de ce câble, il est dit : «Néanmoins, vu d’ici, le pessimisme israélien semble largement, sinon totalement, injustifié. Il semble basé sur un extraordinaire manque de compréhension de ce qui s’est passé dans le monde arabe  depuis un an et demi. Plutôt que de se préparer pour les cinquième, sixième, septième guerres israélo-arabes, les Israéliens pourraient examiner plus attentivement, un peu plus qu’ils semblent ne l’avoir fait jusqu’à présent, la possibilité d’un accord de paix  avec les Arabes. « 

Ce rapport des Etats-Unis documente également l’attitude pessimiste du public d’Israël envers la paix à la suite de la guerre du Yom Kippour. « Nous avons été frappés par le pessimisme croissant en Israël et dans les milieux juifs américains. Il semble être fondé sur l’axiome qu’on ne peut pas s’attendre à ce qu’Israël renonce à d’autres territoires arabes conquis en 1967 sans des garanties de sécurité de la part des Arabes envers Israël, le corollaire, que les Arabes ne donneront jamais de telles garanties, et la conclusion, qu’une autre guerre est donc inévitable. » Le rapport semble blâmer Israël pour ne pas avoir fait la paix avec les Arabes et montre également une certaine déception quant aux concessions faites  à Israël  lors  de la proposition  arabe  à Alger, concessions  qui sont allées trop loin.

« La décision arabe à Alger, de donner une reconnaissance des frontières de 1967 de facto à Israël, était peut-être une erreur. Annoncer, avant le début des négociations, quelle est votre position finale n’est généralement pas une bonne tactique de négociation », indique le rapport.

La mention d’Alger, la capitale de l’Algérie, fait référence très certainement au sommet de la Ligue Arabe qui s’est tenu là en 1973, et dont la résolution a appelé à un retrait israélien des territoires arabes occupés et de Jérusalem. La résolution  appelait  également à soutenir la résistance palestinienne par tous les moyens possibles.

Une « paix juste » basée sur  des exigences arabes  fut offerte sans conditions  si Israël accédait à ces demandes.

Le rapport poursuit en faisant  une critique cinglante de  la position israélienne.

« Avant de parler d’extermination, et avant de permettre les complexes de Massada ou de Samson de se développer  jusqu’à l’obsession, les Israéliens pourraient examiner leur propre position et celle des Arabes d’une manière constructive », indique le rapport, ajoutant que Le Caire et Damas aspirent fortement à la paix.

« Tous les rapports que nous avons entendus et lus de la part de l’Egypte et de la Syrie nous portent à croire que ces deux pays aspirent fortement à la paix et qu’ils aimeraient consacrer leurs énergies à la reconstruction de leur pays. » Toujours selon les câbles, le Premier Ministre de l’époque, Yitzhak Rabin, n’aidait pas les dirigeants arabes qui voulaient la paix.

« Les partisans de cette approche, cependant, n’ont pas été aidés par les déclarations de Rabin et d’autres en Israël pour qui le retrait prochain sera le dernier pour plusieurs années. » Le rapport se termine par une prédiction politique qui rappelle les controverses contemporaines.

« Les Palestiniens pourraient envisager un Etat démilitarisé comme humiliant ou nuisant à leur souveraineté, mais il est peu probable qu’ils obtiendraient beaucoup de sympathie ou d’aide de la part des Saoudiens s’ils essayaient de dérailler un accord. S’ils acceptaient, ils pourraient s’attendre à un soutien financier saoudien énorme  pour rendre leur minuscule nouvel Etat viable. La Jordanie et Israël en bénéficieraient indirectement. »

Source: http://www.jpost.com/Diplomacy-and-Politics/Wikileaks-US-blamed-Israel-for-holding-back-peace-in-1975-309306

Traduction française par mayya: http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,18558.0.html

Les derniers câbles Kissinger témoignent de l’opinion US vis-à-vis de l’Irlande

Par Eanna Ó Caollaí, le 8 avril 2013

Le site web lanceur d’alertes vient de publier plus de 1,7 million d’archives diplomatiques datées entre 1973 et 1976.

D’après le dernier lot de câbles diplomatiques publiés par WikiLeaks, en 1973, les Etats-Unis étaient inquiets du fait que l’Irlande pourrait devenir l’un des membres de la Communauté Européenne les plus difficiles à gérer.

Le site web lanceur d’alertes  a publié ce matin  plus de 1,7 millions de documents diplomatiques US  datant  de 1973 à 1976.
D’après WikiLeaks, les câbles comprennent “ d’importantes révélations au sujet de l’implication des USA avec des dictatures fascistes, particulièrement en Amérique Latine, sous l’Espagne de Franco (y compris avec la famille royale),  et en Grèce alors sous le régime des Colonels.”

Les documents font également beaucoup référence à l’Irlande. Dans un document daté du 9 octobre 1973, l’ambassade des USA à Dublin fait le point sur les relations USA-Irlande.

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WikiLeaks révèle que Juan Carlos a informé les USA sur Franco

L’actuel roi d’Espagne Juan Carlos fut «le meilleur informateur des Etats-Unis» sur le dictateur Francisco Franco qui l’avait désigné pour lui succéder. C’est ce que montrent des documents américains des années 1970 publiés par WikiLeaks et repris lundi par la presse espagnole.

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WikiLeaks : le Vatican a longtemps minimisé les crimes de Pinochet

AFP, le 8 avril 2013

Des câbles diplomatiques publiés par WikiLeaks montrent que le Saint-Siège a mis au moins un an à réaliser l’ampleur de la répression lancée par le régime chilien.

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Project K: Mitterrand et Chirac vus par les diplomates US

Par Sébastien Seibt, le 8 avril 2013

WikiLeaks publie 1,7 million de documents diplomatiques américains de 1973 à 1976. Plusieurs d’entre eux permettent de mieux comprendre ce que les États-Unis pensaient de deux futurs présidents français : François Mitterrand et Jacques Chirac.

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Communiqué de Presse WikiLeaks: Les Câbles Kissinger

WikiLeaks, le 7 avril 2013, 21:00 EST (heure de Washington)

Projet K, projet spécial de WikiLeaks: Les Câbles Kissinger

Les Câbles Kissinger font partie du lancement, aujourd’hui, de la WikiLeaks Public Library of US Diplomacy (PlusD), qui contient la plus vaste collection, publiquement accessible au monde de communications diplomatiques US confidentielles, ou précédemment confidentielles. Dès son lancement le 8 avril 2013, elle contient 2 millions de communications comprenant approximativement un milliard de mots.

L’éditeur de WikiLeaks Julian Assange a déclaré: « La collection couvre l’implication US dans, ou des rapports diplomatiques ou de renseignements de chaque pays sur Terre. Il s’agit du lot de matériel géopolitique unique le plus significatif qui ait jamais été publié. »

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