Les surfeurs de Fukushima ne quitteront pas les vagues, en dépit des avertissements de radiation près de la centrale nucléaire japonaise touchée par la catastrophe

Mirror.co.uk, Kirstie McCrum, 06/12/2016

pay-the-atomic-surfers-from-fukushimaLa côte japonaise touchée par le tsunami a connu une catastrophe nucléaire en 2011, mais le danger n’a pas empêché ces surfeurs de dompter les vagues

Les résidents sur place ont fui quand un tsunami a frappé le Japon en 2011 – mais ces surfeurs ne sont pas restés loin en dépit des avertissements terribles pour leur santé.

Les amoureux de la mer disent que le problème à Fukushima, c’est que les vagues sont trop bonnes pour être manquées.

Tairatoyoma Beach, à seulement 30 miles [48 km] de la centrale nucléaire, était l’une des plages de surfeurs japonais les plus populaires avant l’accident.

Malgré la contamination du sable et de l’eau, ils continuent de venir.

«Je surfe plusieurs fois par semaine, c’est ma passion, je ne peux pas arrêter de surfer», dit l’un.

Un large panneau d’affiche indique que la zone est interdite, mais ces jeunes gens n’en tiennent pas compte.

Lire la suite: http://www.mirror.co.uk/news/world-news/fukishima-surfers-wont-put-waves-9402925

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L’éolien offshore pourrait remplacer la centrale nucléaire de Hinkley au Royaume-Uni pour le même coût

Bloomberg.com, Jessica Shankleman, 16/08/2016

eolien_wikimediaLa Grande-Bretagne pourrait supprimer les 18 milliards de livres (23 milliards de dollars) de la centrale nucléaire de Hinkley Point et obtenir la même quantité d’électricité à partir d’éoliennes en mer pour à peu près le même investissement.

C’est l’évaluation faite par Bloomberg New Energy Finance suite à la décision de la Première ministre Theresa May pour examiner l’opportunité de procéder ou pas à la première nouvelle centrale atomique dans plus de trois décennies. Pour les mêmes coûts financiers, le Royaume-Uni pourrait installer environ 830 nouvelles turbines en mer, ce qui générerait 25 térawatt heures par an – la même quantité de puissance que produiraient des réacteurs à Hinkley, selon le chercheur basé à Londres.

Lire la suite: http://www.bloomberg.com/news/articles/2016-08-16/offshore-wind-could-replace-hinkley-nuclear-in-u-k-at-same-cost

Le nucléaire? Pas avec l’argent de mes impôts!

Pour la Commission Européenne et les ministres de l’Energie des Etats membres de l’UE

Texte de la pétition (WeMove.eu)

no-nuclearPas un seul euro de l’argent des contribuables européens ne devrait être consacré à une énergie nucléaire dangereuse et polluante! Abandonnez tous les plans pour soutenir l’industrie de l’énergie nucléaire dans leurs paris coûteux au prix de l’argent de nos impôts – et celui de notre santé!

Pourquoi est-ce important?

Des voix puissantes parmi les décideurs de l’UE apportent leur oreille au lobby de l’industrie nucléaire. Ils veulent nous ramener à l’ère nucléaire – une époque où les gens à travers l’Europe vivaient dans l’ombre de réacteurs de plus en plus meurtriers produisant des déchets radioactifs.

Un document de travail récemment divulgué par la Commission Européenne [1] rend claires les ambitions de l’industrie: ils veulent soutenir une énergie nucléaire dangereuse, et ils le veulent avec l’argent des contribuables européens.

La semaine prochaine, les ministres de l’Energie de l’UE se réunissent. Nous devons utiliser ce moment pour crier haut et fort contre l’énergie nucléaire en Europe. Disons à nos ministres et à la Commission d’abandonner tous les plans de soutien à l’industrie de l’énergie nucléaire dans leurs paris coûteux au prix de l’argent de nos impôts – et celui de notre santé!

[1] Projet de déclaration d’intention de l’UE

Lire la suite/signer la pétition: https://act.wemove.eu/campaigns/nuclear-subsidies

Tetsunari Iida: « L’énergie nucléaire n’a pas d’avenir démocratique durable » au Japon

DW, 29/01/2016, interview par Gabriel Dominguez

[…] Dans une interview de DW, l’expert en politique énergétique durable Tetsunari Iida déclare que le lobby nucléaire au Japon a non seulement des intérêts économiques, mais aussi une forte conviction dans un concept conservateur de la politique énergétique, ce qui donne à l’énergie nucléaire un rôle majeur dans le mélange de la politique énergétique.

DW: Pourquoi le gouvernement a-t-il décidé de redémarrer certains des réacteurs malgré les protestations de la population?

Tetsunari Iida: Il y a une croyance forte parmi certaines catégories au Japon que l’énergie nucléaire serait l’un des éléments les plus importants du mix énergétique. Ceci est un concept de politique énergétique dépassé et conservateur partagé par ceux qui sont au centre du cercle de la politique énergétique du Japon, comme le Parti libéral démocrate (PLD) et l’association de l’industrie du pays Keidanren.

Pour eux, la reprise de la production d’énergie nucléaire est d’une importance capitale. Voilà pourquoi le gouvernement du Japon a reçu de vives recommandations pour redémarrer les réacteurs nucléaires.

Le gouvernement conservateur du Premier Ministre Abe ne prend-il pas au sérieux les préoccupations de la population?

Non, je ne crois pas que le PM [Premier Ministre] Abe prend les préoccupations de la population au sérieux. Je suis d’avis qu’Abe croit encore que l’énergie nucléaire est sûre, pas cher et stable, même après la catastrophe de Fukushima.

Selon les opposants à l’énergie nucléaire, de nombreux Japonais ont peur des conséquences potentielles du redémarrage des réacteurs nucléaires, et demandent un changement dans la politique énergétique. Alors pourquoi n’y a-t-il pas beaucoup plus de résistance du public face aux plans du gouvernement?

La majorité des gens au Japon ont été contre les plans du gouvernement Abe pour redémarrer les réacteurs nucléaires. Cette opposition, cependant, n’a pas nécessairement un impact sur les affiliations politiques des personnes et de leurs tendances de vote.

Le contrôle de l’administration Abe sur les médias contribue également à expliquer la raison de l’absence d’une plus grande résistance du public face aux plans nucléaires.

Quelle est la force de l’influence exercée par lobby nucléaire japonais?

Le lobby nucléaire au Japon est puissant. Il a non seulement des intérêts économiques, mais aussi une forte conviction dans le concept de la politique énergétique conservatrice, ce qui donne à l’énergie nucléaire un rôle majeur dans le mélange de la politique énergétique.

Les combustibles fossiles tels que le pétrole ne sont maintenant pas chers à importer. Cependant, le gouvernement fait valoir que l’énergie nucléaire est non seulement moins cher, mais permet aussi au pays d’être indépendant de l’approvisionnement en énergies étrangères. Les sources d’énergie renouvelable pourraient-elles aussi garantir cette indépendance?

Bien sûr, l’énergie renouvelable est vraiment utile pour atteindre l’indépendance énergétique. Mais les bénéfices ne sont pas uniquement limités à assurer l’indépendance énergétique, les énergies renouvelables contribuent également à atténuer les changements climatiques, à créer des emplois et à stimuler la croissance économique.

Pour parler en termes écologiques et économiques, quelles sources d’énergie renouvelable sont les mieux adaptées à un pays industrialisé comme le Japon?

Du point de vue du potentiel des ressources, le vent et l’énergie solaire sont les mieux adaptés pour le Japon.

De nombreux réacteurs nucléaires sont en construction dans les pays asiatiques voisins. Compte tenu de la forte concurrence dans ce domaine, le Japon peut-il se permettre de renoncer complètement à utiliser l’énergie nucléaire?

Oui, le Japon peut se permettre de renoncer complètement à l’énergie nucléaire. En fait, rester collé à l’énergie nucléaire représente une économie à l’ancienne, alors que l’énergie renouvelable est le symbole d’une nouvelle révolution industrielle.

Vous êtes vous-même un expert de l’énergie nucléaire. Mais vous avez décidé de rediriger votre attention sur les sources d’énergie renouvelable. Pourquoi?

C’est parce que l’énergie nucléaire n’a pas d’avenir démocratique durable. Et voilà pourquoi j’ai décidé de ne pas consacrer ma vie à l’énergie nucléaire, et de diriger plutôt mon attention sur les sources renouvelables.

Tetsunari Iida est directeur de l’Institut pour les politiques énergétiques durables au Japon.

Source: http://www.dw.com/en/nuclear-energy-has-no-sustainable-democratic-future-in-japan/a-19011468?maca=en-rss-en-all-1573-rdf

Fukushima et la fin du mythe nucléaire

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J’ai crû bêtement, un jour, au mythe d’une énergie nucléaire qui est propre et sûre. Ce mythe a été complètement déconstruit. Le redémarrage des réacteurs nucléaires alors que nous n’avons pas encore de place pour disposer des déchets nucléaires est un acte criminel envers les générations futures. (22 janvier 2014)

Morihiro Hosokawa, 79ème premier ministre du Japon

Fukushima: Impact des retombées sur les océans

Leuren Moret, 1er Juin 2014

Partie 2: Le pacte du diable

TEPCO, la «Big Science», les politiciens, les industriels et les banquiers…

INTRODUCTION: le théâtre nucléaire mondial du kabuki

Le syndicat corrompu des crimes de guerre anglo-américains permanents

La recherche scientifique est toujours vendue au public avec une promesse que les bénéfices seront pour les gens, afin de les amener à payer pour ça. Une fois la recherche terminée, la science est toujours pervertie en une arme utilisée contre les populations et l’environnement qui profite aux banquiers.

Lire la suite: http://leurenmoret.info/currents/fukushima-impact-of-fallout-2.html

Pour se préparer à rejoindre les guerres américaines, le Japon démantèle la liberté de la presse

Freedom of the Press Foudation, le 10 décembre 2015, Par Jon Mitchell

800px-Shinzo_Abe_with_Obama_laughing_2014En 2010, le Japon a été classé #11 à l’index Reporters sans Frontières de la liberté de la presse mondiale. En Février 2015, ce nombre avait chuté à #61 – et l’année prochaine, il sera probablement encore plus bas.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, le Premier ministre Shinzo Abe et son Parti démocratique libéral se sont lancés dans une guerre d’usure contre les libertés de la presse au Japon.

Les agressions ont inclus: l’intégration des néo-nationalistes à des postes clés de la chaîne de diffusion publique, NHK; la profération de menaces voilées contre des réseaux de télévision dont la couverture critique du gouvernement pourrait leur coûter leur licence de radiodiffusion; et l’acusation envers un journaliste allemand – qui avait écrit à propos du révisionnisme historique du Premier ministre [Shinzo] Abe – d’avoir accepté un pot de vin en provenant de la Chine.

Cette semaine, David Kaye, Rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté d’opinion et d’expression, a été programmé pour une visite à Tokyo – un voyage qui aurait attiré l’attention internationale sur la répression des médias par le gouvernement japonais. Mais au dernier moment, les responsables du gouvernement japonais ont annulé son voyage affirmant qu’ils étaient trop occupés pour le rencontrer.

Le LDP [Parti Libéral-Démocrate] est particulièrement soucieux d’éviter un examen de la loi sur les secrets d’État qu’il s’est précipité de faire passer au parlement à la fin de 2013.

800px-Abe_Bush_Heiligendamm_G8_2007_002La loi donne libre cours au gouvernement japonais de classer comme secret d’État toute information relative à la sécurité et à la diplomatie – avec aucun contrôle indépendant. L’information peut rester classée pour une période indéfinie, y compris ce qui concerne les rapports relatifs aux triples fusions à la centrale nucléaire de Fukushima.

Selon la nouvelle loi, les lanceurs d’alerte du gouvernement peuvent être emprisonnés pour 10 ans, tandis que les membres des médias publiant des informations font face à 5 ans d’emprisonnement; les journalistes étrangers – comme moi – vont probablement être expulsés.

Conscient que l’avenir de leur liberté de la presse était en jeu, le public japonais – environ 80% d’entre eux s’opposent à la loi – ont organisé certaines des plus grandes manifestations vues ici depuis des décennies.

Des directeurs de journaux, journalistes, éditeurs et avocats ont dénoncé la loi comme une atteinte à la liberté de la presse protégée par la Constitution du Japon. Reporters Sans Frontières a déclaré: « le parlement rend le journalisme d’investigation illégal, et bafoue les principes fondamentaux de la confidentialité des sources des journalistes et de ‘l’intérêt public' ».

L’opposition à la Loi sur les secrets d’Etat a été unanime – à une exception près: les Etats-Unis.

Peu de temps après l’adoption de la loi, l’ambassadrice américaine au Japon, Caroline Kennedy, a exprimé l’approbation de Washington:

Nous soutenons l’évolution des politiques de sécurité du Japon, car elles créent une nouvelle stratégie de sécurité nationale, établissent un Conseil de sécurité nationale, et prennent des mesures pour protéger les secrets de la sécurité nationale.

Pendant de nombreuses années, les maîtres du Japon à Washington ont pressé Tokyo d’introduire une législation répressive pour protéger les secrets concernant l’alliance de sécurité nippo-américaine. Plus particulièrement, Richard Armitage et Joseph Nye ont inclus ces lois sur leur liste de souhaits dans le rapport 2012 du CSIS [Center for Strategic and International Studies] sur l’alliance américano-japonaise.

Une telle ingérence du gouvernement américain dans la politique intérieure japonaise n’a rien de nouveau; la CIA a fourni de l’argent au LDP au cours des années 1950 et ’60 pour s’assurer un allié servile dans la région. Au cours des dernières années, cette pression a augmenté avec les exhortations de Washington à plusieurs reprises pour que le Japon permette aux membres de ses Forces d’autodéfense de se joindre aux guerres sans fin de l’Amérique au Moyen-Orient.

Lire l’intégralité de l’article: https://freedom.press/blog/2015/12/preparation-join-us-wars-japan-dismantles-freedom-press

Un accord (Iran) en cache un autre (Grèce) et masque le troisième (Corée du Nord) – par Farid DAOUDI

800px-Iran_negotiations_about_Iran's_nuclearPhoto: Accords sur le nucléaire iranien (Wikipédia)

     Beaucoup de confrères de la presse internationale, experts patentés, critiques littéraires, attitrés ou non, seraient enclin d’avoir une réaction épidermique en pensant que les médias laissaient l’essentiel de côté. On a tendance à oublier que les sanctions ont été votées au Conseil de Sécurité par la Russie aussi, comme pour l’Irak et l’Afghanistan… ou encore pour la connivence USA-Russie concernant la Palestine. La presse ne retient que les contradictions actuelles entre ces deux pays. On oublie encore qu’il y a à travers le monde des dizaines et des dizaines de pays et de peuples qui aspirent à l’accès à la science, à la culture et à la suffisance matérielle… et que cela ne leur sera pas facilité par le condominium du monde par les membres permanents du C.S. et leurs alliés directs (Japon, Allemagne, Inde, Pakistan, Israël). Et on oublie le rôle révolutionnaire de la Corée du Nord. Kadhafi a renoncé à l’arme atomique et il a fini tué comme un chien par des agents spéciaux…  Que va-t-il advenir en Iran si le pays ne se couche pas progressivement devant les USA et la Russie ?

L’accord, neutralisant l’Iran à toute prolifération nucléaire militaire, milite pour un équilibre sécuritaire régional assez énigmatique pour la paix mondiale. La Russie, pour cause d’hégémonie, privilégiant, à raison, ses intérêts géostratégiques, est pour autant responsable de la situation présente: en échange de la promesse occidentale de la laisser accéder à l’Organisation Mondiale du Commerce, elle a voté et légitimé les sanctions contre l’Iran qu’il est si difficile d’annuler totalement.

Et en plus, elle s’est gardée anachroniquement de dénoncer le nucléaire israélien, fermant les yeux sur le droit des Palestiniens à se libérer par les armes. Selon la Russie, on peut revenir sur la coupure de l’Allemagne en deux en 1945 et sur beaucoup de frontières depuis 1945, mais s’abstenant de revenir sur la création malhonnête d’Israël par l’ONU coloniale de 1947.

Maintenant, la Russie sait qu’accéder à l’OMC, refuser unilatéralement de vendre des missiles  S-300 à l’Iran, n’empêche pas des « sanctions » économiques contre elle-même.

L’accord imposé ce 14 juillet à l’Iran est un accord inégal, au détriment de tous les pays non nucléaires et non balistiques. Les Iraniens ont accepté faute de mieux, pour le moment. La vérité est que tous les pays du monde ont droit de tirer profit de la science, y compris militairement: pourquoi le droit au nucléaire serait-il naturel pour un pays comme les USA qui ont assassiné des millions de personnes à travers le monde depuis 1945? Et pourquoi les 180 autres États de la planète devraient en être privés et au surplus soumis au bon vouloir de celui-ci?

Par-delà la situation actuelle une question se pose: un pays du poids démographique et industriel de l’Iran peut-il se développer en toute indépendance, face à un boycott des principales puissances du monde?

Malgré le blocus, Cuba a continué d’exister dans des conditions très difficiles. Mais ce pays n’a pas le poids démographique, l’importance économique et les richesses naturelles de l’Iran. De plus, Cuba est une île, alors que l’Iran est un État continental et maritime, frontalier avec cinq pays. Ce pays dispose aussi d’une certaine profondeur stratégique propre, augmentée par la géographie du culte Musulman Chi’ite. Seuls les Iraniens savent si, face aux « sanctions », le régime en place pouvait encore tenir cinquante ans comme à Cuba ou s’il devenait urgent de sauver l’économie.

Une autre forme de réponse à cette question nous est apportée par l’accord de l’Euro-groupe et de l’UE avec la Grèce. La mise sous tutelle de l’Ukraine par les USA et l’UE est encore une illustration de la politique internationale actuelle: le rapport des forces économiques et militaires continue d’être le moteur des relations internationales ; le respect de la souveraineté ne pèse rien. La Grèce est humiliée, soumise à un protectorat collectif européen: à qualification égale, ses citoyens auront un niveau de vie cinq fois inférieur à celui des Allemands et cela pendant au moins quinze ans!

Cela signifie que tous les peuples ne sont pas égaux, qu’il existe une science, une finance des « Blancs » et, une science, une économie, bridées et surveillées, pour les « Coloured nations ».

À l’occasion de cette longue négociation intra-européenne et de celle concernant la Corée du Nord, on assiste à un retour au premier plan de la scène de deux protagonistes vaincus lors de la Seconde guerre mondiale: l’Allemagne et le Japon. Aujourd’hui, le Japon réclame la restitution de Sakhaline ; demain, l’Allemagne rachètera à la Pologne ou exigera tout simplement le retour des « terres de l’Est ». Pour l’Allemagne et le Japon, les vainqueurs avaient effacé la dette et allégé les réparations… On craignait de les voir basculer vers le Pacte de Varsovie.

Résultat, l’Allemagne et le Japon profitent de plus de libertés que l’Iran dans le domaine nucléaire et balistique… Cela est possible parce que ces deux pays sont à présent des alliés dociles aux USA contre la Russie et contre les pays qui aspirent à un développement indépendant, voire à échapper au contrôle et aux limitations américaines. Face à ce bloc agressif, les pays du BRICS veulent une émergence soft, sans confrontation directe aux conséquences incertaines ;  c’est ce qui explique pourquoi les USA continuent de tancer la Russie à ses frontières, alors que celle-ci continue de proposer ses services contre le « terrorisme » dans le cadre de l’ONU dominé pourtant par les Américains.

Mais, tôt ou tard, le sentiment de démocratie internationale entre États imposera la suppression du pouvoir d’intervention en meute des cinq pays du Conseil de Sécurité (chapitre 7 de la charte de l’ONU) et plus particulièrement de liquider l’interventionnisme  des USA qui  contournent à leur convenance les « lois internationales » en recourant à des « alliances » qui n’ont jamais eu valeur de légitimation universelle, dans le respect de la souveraineté des États.

L’espoir d’un changement des relations internationales perdure. Les USA, confirmant ces dernières années leur pouvoir de destruction et de sédition, ont aussi montré au monde entier qu’ils ne peuvent pas remporter plusieurs conflits simultanés de faible ou moyenne intensité.

Ce fut notamment le constat de Che Guevara: ils ne peuvent pas vaincre partout en même temps ; ils ont toujours un point faible. Tout en maintenant les autres zones de conflit, c’est ce point faible qu’il faut enfoncer. Enfin, ce point faible peut être créé à l’initiative de forces révolutionnaires ou encore par d’anciens « valets de l’impérialisme » parvenus au pouvoir et confrontés à la nécessité de développer leur pays – l’attitude récente de l’Arabie saoudite est une ébauche encore incertaine de celles d’Omar Torrijos ou Manuel  Noriegua au Panama ou encore d’Hugo Chavez au Venezuela.

Le principe est simple: tout ce qui nuit aux USA devient bon pour le reste de l’humanité tant que ce pays s’obstinera à vouloir régenter la planète par ses moyens militaires et financiers. Faut-il multiplier les points chauds ou tièdes? La politique US fait toujours des victimes qui n’ont plus rien à perdre ; il faut leur parler, les soutenir. Il est temps pour la « communauté internationale » d’arrêter sa politique de doubles standards et de falsifier l’Histoire. De tout temps, celle-ci  a montré que la juste cause des opprimés  triomphe toujours  de  l’arbitraire; qu’intransigeance, partialité de la loi du plus fort, diplomatique ou militaire, ne rapportent que de faibles dividendes à des ambitions irrationnelles.  Un  processus salvateur: l’avènement d’un monde multipolaire, supplantant l’hégémonie étatsunienne et desservant un support éducatif décadent.

    Farid DAOUDI – Journaliste (Tlemcen-Algérie)

Du même auteur: « Le Liban insoumis » paru sur Alterinfo.net.

Fukushima a maintenant contaminé 1/3 des océans dans le monde (officiels)

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Un besoin urgent d’évaluer l’impact sur la nourriture & l’eau

NeonNettle.com, Sophia Akram, 9 juillet 2015

L’océan Pacifique – en fait, presque un tiers du globe – aurait été contaminé par la fuite lors de la catastrophe nucléaire de Fukushima.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui cherche à promouvoir l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, a établi en 2011 avec les Etats membres de l’Accord régional de coopération (RCA), un projet conjoint de coopération technique de l’AIEA (TC) dans la région de l’océan Pacifique. Il a été créé après la catastrophe de Fukushima, quand un séisme majeur a provoqué un tsunami, le 11 Mars 2011, désactivé l’alimentation et le refroidissement de trois réacteurs de Fukushima Daiichi, en provoquant un accident nucléaire. Il en résulte une grande quantité de matières radioactives qui se sont retrouvées dans l’océan Pacifique.

Lire la suite: http://www.neonnettle.com/features/448-officials-fukushima-has-now-contaminated-1-3-of-the-worlds-oceans

Lire aussi: Une grande partie de l’océan Pacifique menacée par les fuites de Fukushima, une surface couvrant 1/3 du globe – l’AIEA commence des tests (Global Research)

Un Moyen-Orient sans nucléaire vaut la peine d’être imaginé, même si c’est une utopie

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Washington Post, par Walter Pincus, le 15 juin 2015

Qu’arriverait-il si Israël soudainement changeait de cap et annonçait qu’il était prêt à signer le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et de travailler à l’établissement d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient?

Je ne dis pas que cela est en préparation. Loin de là.

Alors que les négociations entre les États-Unis et cinq autres puissances mondiales, connues comme les 5 +1, et l’Iran, se dirigent vers une sorte de conclusion, il est évident que peu importe le contenu de tout accord, il y aura un combat aux États-Unis au sujet de ses mérites. Et si l’accord survit, les années à venir verront inévitablement des allégations de toutes sortes, disant que l’un ou l’autre des côtés a violé ses termes.

Cela semblait être un moment opportun pour réfléchir à la question « Et qu’arriverait-il si? », qui a également été déclenchée en relisant une section du livre de 2013 du chroniqueur israélien Ari Shavit, « Ma Terre Promise, le Triomphe et la Tragédie d’Israël ».

Shavit a brièvement décrit l’histoire du programme nucléaire d’Israël, en le faisant remonter aux débuts de l’Etat nouvellement créé.

Lire la suite: http://www.washingtonpost.com/world/national-security/a-nuclear-free-middle-east-is-worth-imagining-even-if-its-fantasy/2015/06/15/83374158-104b-11e5-9726-49d6fa26a8c6_story.html

Fukushima, Japon, 4 ans après: « L’énergie nucléaire et les humains ne peuvent pas coexister »

Le 11 Mars 2011, le plus puissant séisme dans l’histoire du Japon a provoqué un tsunami géant qui a tué plus de 18.000 personnes, le long de la côte nord-est du pays. Il a également déclenché une triple fusion à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, qui nécessitera quatre décennies pour nettoyer au coût de dizaines de milliards de dollars. Alors que le Japon se prépare à marquer le quatrième anniversaire de la catastrophe du 11 mars, le Guardian s’adresse aux figures clés des jours les plus critiques de la crise de Fukushima et à quelques-uns des dizaines de milliers [d’individus] contraints d’évacuer leurs communautés irradiées et qui continuent à vivre dans les limbes nucléaires.

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