Mettre fin à toutes les guerres: une idée dont le temps est venu – pour nos enfants et toutes les générations futures

Worldbeyondwar.org

Par David Swanson et David Hartsough, avec la participation de George Lakey, Jan Passion, Mike Ferner, Colleen Kelly, Ruth Benn, Leah Bolger, Nathan Schneider, Hakim, Paul Chappell, Colin Archer, Kathy Kelly, et d’autres. (dont aucun n’est à blâmer pour les lacunes de ce projet). De nombreux groupes et individus discutent d’un nouveau projet; si vous avez des idées, faites-le nous savoir.

Si des souffrances inutiles sur une échelle énorme sont à éviter, nous devons abolir la guerre. Quelque 180 millions de personnes sont mortes dans les guerres du 20e siècle et, bien que nous n’avons pas encore répété de guerre à l’échelle de la Seconde Guerre mondiale, les guerres ne vont pas disparaître. Leur destruction énorme continue, mesurée en termes de décès, blessures, traumatismes, des millions de personnes ayant dû fuir leurs maisons, le coût financier, la destruction de l’environnement, les pertes économiques, et l’érosion des droits civils et politiques.

Si l’humanité veut survivre, il faut abolir la guerre. Toute guerre apporte avec elle à la fois une destruction massive et le risque d’une escalade incontrôlée. Nous sommes confrontés à un monde de plus grande prolifération des armes, de pénurie de ressources, de pressions environnementales, et à la plus grande population humaine que la terre ait jamais vu. Dans un monde si turbulent, nous devons abolir la violence organisée par les gouvernements connue en tant que guerre, parce que sa poursuite risque de maner à notre extinction.

Si nous abolissons la guerre, l’humanité ne fera pas que survivre et mieux répondre à la crise climatique et à d’autres dangers, mais elle trouvera beaucoup plus facile de prospérer. La réaffectation des ressources loin de la guerre promet un monde dont les avantages sont au-delà de la simple imagination. Quelque 2 000 milliards de dollars par an, venant environ de la moitié des États-Unis et de la moitié du reste du monde, sont consacrés à la guerre et à la préparation de la guerre. Ces fonds pourraient transformer les efforts mondiaux pour créer des systèmes durables pour l’énergie, l’agriculture, l’économie, la santé, et l’éducation. La redirection du financement de la guerre pourrait sauver de nombreuses fois les vies qui sont prises par les dépenses de la guerre.

Lire la suite: http://www.worldbeyondwar.org/ending-war/

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Falling Whistles: « Soyez lanceur d’alerte pour la paix »

En 2008, un jeune voyageur nommé Sean a voyagé à travers l’est du Congo pour en apprendre davantage sur une guerre dont il ne savait rien. Quelques jours plus tard, il s’est retrouvé dans un camp militaire, où il a rencontré cinq garçons retenus prisonniers par l’armée nationale. Les garçons avaient été des enfants soldats, pris depuis leurs maisons et forcés de se battre pour deux groupes rebelles différents, jusqu’à ce qu’une nuit ils se soient échappés et aient couru à l’armée nationale pour refuge. Maintenant, dans les mains de leur propre armée, ils ont été traités comme des ennemis de l’État.

Il a passé la journée avec les garçons, échangeant les histoires, le rire et les larmes. Un garçon lui a parlé des enfants trop petits pour porter des armes qui sont envoyés au front, armés seulement d’un sifflement. Après que lui et son partenaire aient travaillé avec l’ONU pour que les garçons soient libérés, il rentra chez lui ce soir-là et a écrit le journal de Falling Whistles. L’histoire simple d’une seule journée. Cela a été envoyé à environ 80 amis et à la famille, qui l’ont transmis à travers le monde. Des milliers d’étrangers ont écrit une réponse en demandant : que pouvons-nous faire?

Lire la suite de l’histoire: http://www.fallingwhistles.com/story#our-story-1

Voir toutes les vidéos de Falling Whistles: http://www.fallingwhistles.com/videos

La crise et l’austérité, une opportunité pour mettre fin à l’armement?

La troïka a décidé une chose étrange en Grèce: mettre fin à l’industrie de l’armement dans ce pays pour des raisons économiques. Mais ce qui apparaît comme une décision de sauver le capitalisme, peut aussi être une chance pour tous les pacifistes qui sont contre la guerre et l’armement, pour tous ceux qui espérent un monde plus juste et libéré des conflits.

Ainsi, grâce à cette crise européenne et mondiale qui a bouleversé la vie de millions de citoyens, et qui a appauvri des milliers de personnes, peut-être que les Etats ont compris qu’il faut renoncer à l’armement et à toutes sortes de projets de défense militaire.

Si tous les Etats européens faisaient comme la Grèce, ce serait une bonne chose pour la paix en Europe et dans le monde. Si la France, au lieu de développer son budget, renonçait aux drones, par exemple, et aux logiciels de surveillance, peut-être que l’argent économisé sur l’industrie de la défense et de l’armement servirait à financer des projets humains dans notre société?

Tellement d’argent part dans le budget de l’armement, tant de bombes inutiles explosent dans le monde, ne laissant derrière que des morts, de la poussière, le vide et la désolation des populations. Pourquoi les Etats consacrent tant d’argent à des choses qui sont contraires à la vie, et contraires au respect et au maintien des Droits de l’homme dans le monde?

Peut-être que cette décision de la troïka est une décision de sagesse, et qu’elle annonce une nouvelle prise de conscience de nos gouvernements face à l’inutilité des armes et des guerres dans le monde?

Comme on peut même le voir dans les derniers documents publiés par Wikileaks, les marchands d’armes vont dans les pays les plus pauvres et les plus menacés politiquement. L’armement déstabilise de nombreux pays, et ceci a des conséquences directes sur les populations touchées par les conflits, comme c’est le cas en Syrie, où le régime se défend de façon meurtrière contre des rebelles financés et armés par l’Arabie Saoudite. Quels sont les hommes politiques qui osent dénoncer en France le rôle de l’Arabie Saoudite dans ce conflit? Encore une fois, cela prouve que l’armement est au service des Etats, mais ce n’est pas un outil de libération pour la population qui en est victime. L’armement ruine des pays et la vie des civils.

Alors, il faut espérer que la crise économique en Europe et dans le monde abolira la nécessité et la volonté des Etats à posséder de plus en plus d’armes et de matériel militaire.

Cette course à l’armement s’est toujours faite contre l’intérêt des populations, notamment depuis les attentats du 11 septembre, et la crise actuelle résulte aussi de ce manque de discernement face aux vraies priorités des gouvernements. La course à l’armement, la guerre contre le terrorisme, le développement des logiciels de surveillance et le fichage systématique des citoyens, ont appauvri les Etats, plus qu’ils n’ont apporté un quelconque progrès à l’humanité. Tout cela a pesé sur les budgets et l’économie de nos démocraties, qui ont souvent choisi la surveillance totalitaire plutôt que la défense des libertés civiles.

Il faut espérer que d’autres pays suivront le modèle de la Grèce, en renonçant aux industries de l’armement et aux budgets de la défense. Ceci ouvrira peut-être la voie à des projets de paix qui permettront la stabilité politique dans le monde, ainsi que le progrès des libertés et des droits humains pour chacun d’entre nous.

kimono

6 septembre 2013

CC BY-SA

Un rapport confidentiel du gouvernement pakistanais confirme que des douzaines d’enfants ont été tués par des drones US

Drone américain

Par Kevin Gosztola, le 22 juillet 2013

Une évaluation produite par le gouvernement pakistanais sur des douzaines de frappes de drones menées par la CIA qui ne devait pas être rendue publique l’est devenue. Le document démontre que des douzaines d’enfants ont été tués par des drones entre 2006 et 2009.

Le rapport intitulé, « Détails d’Attaques par les Forces/Predators de l’OTAN dans les FATA (Federally Administered Tribal Areas, Zones Tribales d’Administration Fédérale, ndt) a été « obtenu de trois sources différentes », selon The Bureau of Investigative Journalism (Bureau de Journalisme d’Investigation, TBIJ, ndt). Il couvre soixante-quinze frappes de drones qui ont eu lieu entre le 13 janvier 2006 et le 24 octobre 2009.

TBIJ précise:

Tiré de rapports de terrain établis par des officiels locaux des Zones Tribales d’Administration Fédérale pakistanaises, le document liste plus de 70 frappes de drones entre 2006 et fin 2009 et un petit nombre d’autres incidents tels que des attaques attribuées à l’OTAN sans certitude et des frappes de forces non-spécifiées.

Sur 746 personnes listées comme tuées lors des frappes de drones, au moins 147 d’entre elles sont clairement définies par le rapport dévoilé comme étant de victimes civiles. Quelques 94 d’entre elles sont dites être des enfants.

Le document omet également de mentionner les détails concernant un certain nombre de commandants militaires gradés, connus pour être morts lors des frappes.

Une fois de plus, voici un exemple de comment une fuite peut avoir une immense valeur pour la compréhension du public vis-à-vis des opérations gouvernementales.

Les USA, comme le souligne avec justesse TBIJ,

Les chiffres enregistrés sont beaucoup plus élevés que ceux fournis par l’administration US, qui continue d’insister que pas plus de 50 ou 60 « non-combattants » ont été tués par la CIA au cours des neuf années de bombardements au Pakistan. Le nouveau directeur de la CIA John Brennan a décrit les allégations allant dans le sens contraire comme de « fausses interprétations intentionnelles ».

Pendant un temps de discussion sur Google+ le 30 janvier 2012, le président Barack Obama a affirmé que le gouvernement n’avait entrepris que des frappes « de précision » contre al-Qaeda et ses affiliés. Il a dit qu’il y avait une « perception » que les USA s’engageaient dans des volées de frappes « au petit bonheur » alors que ce qui se passait était un « effort ciblé » pour atteindre des personnes sur une liste, qui veulent frapper les Américains et les équipements américains.

Obama a aussi dit, selon un rapport de septembre 2012 du Center for Civilians in Conflict (Centre pour les Civils en Conflit, ndt):

Comme proposition générale… Je veux être sûr que les gens comprennent qu’en fait, les drones n’ont pas causé un grand nombre de victimes civiles. Pour la plupart, les frappes ont été des frappes précises, de précision contre al-Qaeda et leurs affiliés et nous faisons très attention à la manière dont elles sont accomplies.

Enfants tués au Pakistan par les drones américains

Par ailleurs, en 2009, Leon Panetta, alors directeur de la CIA et actuel ministre de la défense, a dit que les frappes aériennes au Pakistan étaient « très limitées en termes de dommages collatéraux ».

Voici les remarques de Brennan (John Brennan, actuel directeur de la CIA, ndt), au long de 2011:

Janvier 2011: Selon un officiel anonyme, « depuis que le programme des drones a été accéléré à la mi-août [nous] avons tué plusieurs centaines de militants sans causer de morts parmi les civils non-combattants. »

Février 2011: Selon un officiel anonyme, aucun civil n’a été tué en plus de 75 frappes dans les zones tribales du Pakistan depuis le 22 août 2010.

Juin 2011: Le conseiller au contre-terrorisme John Brennan a dit que « en presque un an il n’y a pas eu une seule mort en dommage collatéral à cause de l’efficacité exceptionnelle et de la précision des capacités que nous avons pu développer. »

Août 2011: Brennan a déclaré: « Heureusement, depuis plus d’un an, grâce à notre discrétion et à notre précision, le gouvernement US n’a pas trouvé de preuves crédibles de morts collatérales résultant d’opérations de contre-terrorisme US à l’extérieur de l’Afghanistan ou de l’Irak, et nous allons continuer à faire de notre mieux pour que cela reste ainsi. »

Ceci, comme l’a expliqué le Centre, a « mené à la stigmatisation des civils ciblés par erreur, » et que la « précision vantée des drones peut vouloir dire que des victimes civiles de frappes de drones sont présumées être en connexion avec la militance par leur communauté. Les victimes portent le double poids de faire face aux attaques physiques et aussi de laver leur nom. »

Le même rapport a ensuite ajouté, « Plus étonnant, les officiels US ont estimé en juin 2010 que les frappes de drones avaient causé 50 victimes civiles à cette date, mais ont révisé leur estimation six mois plus tard à 30 victimes. »

Des remarques mentionnées précédemment et le secret se sont combinés pour faire accroire qu’il n’y a pas de raison pour que les organisations des droits de l’homme soient concernées. Naureen Shah, Conseillère en Défense des Intérêts chez Amnesty International USA, a commenté, « Plus de quatre mille personnes ont été tuées lors de frappes de drones, mais pour la plupart d’entre eux les USA sont restés silencieux sur leurs identités exactes. Le gouvernement US devrait enquêter toutes allégation crédible de morts illégitimes et rendre publics ses propres chiffres sur les victimes. » (Shah a travaillé sur le rapport du Center for Civilians in Conflict)

Le gouvernement du Pakistan a réclamé que les USA cessent les frappes de drones, mais l’administration Obama a témoigné une indifférence ininterrompue face à cette requête, qui a été faite à plusieurs reprises.

Une haute cour du Pakistan avait auparavant statué que les frappes de drones en cours au Pakistan étaient « absolument illégales » et constituaient des « crimes de guerre ». Elle a trouvé que « des dommages considérables à des biens, à du bétail, à la vie sauvage & le meurtre de bébés/nourrissons, de femmes et d’enfants pré-adolescents » étaient un « crime impardonnable de la part des autorités US y compris la CIA. »

Consulter l’intégralité du rapport secret du gouvernement pakistanais: http://www.thebureauinvestigates.com/2013/07/22/get-the-data-the-pakistan-governments-secret-document/

Source: http://dissenter.firedoglake.com/2013/07/22/leaked-pakistan-government-report-indicates-dozens-of-children-have-been-killed-by-us-drones/

Traduction française par WillSummer: http://globalepresse.com/2013/07/24/un-rapport-confidentiel-du-gouvernement-pakistanais-confirme-que-des-douzaines-denfants-ont-ete-tues-par-des-drones-us/

Daniel Ellsberg et les secrets du Pentagone

Daniel Ellsberg, lanceur d’alerte sur la guerre du Vietnam

Posté le 6 juillet 2013

En 1971, Daniel Ellsberg, un brillant analyste employé comme consultant par le Pentagone, fait parvenir au New York Times un rapport confidentiel de 7000 pages sur la guerre du Viêtnam. Ces documents, Ellsberg les a photocopiés avec ses deux enfants pendant des nuits entières. Ils mettent directement en cause l’intégrité des gouvernements Eisenhower, Kennedy et Johnson, qui ont accumulé les mensonges pour poursuivre une guerre qu’ils savaient perdue d’avance. Le rapport montre aussi que les Etats-Unis s’enfoncent encore davantage dans le conflit avec Richard Nixon, même si celui-ci affirme le contraire. Ces révélations font l’effet d’une bombe. En l’espace de quelques jours, tandis que se profile une véritable bataille constitutionnelle, Daniel Ellsberg devient l’homme le plus recherché en Amérique. Henry Kissinger le baptise « the most dangerous man in America », Richard Nixon le qualifie de « son of a bitch ». Tout est fait pour discréditer Ellsberg devant le tribunal – son dossier personnel est même volé chez son psychanalyste. Le but de l’ancien consultant était pourtant d’arrêter une guerre inutile, barbare, coûteuse et injustifiée. Ses révélations explosives n’empêcheront pas la réélection de Nixon en 1972. En revanche, elles exacerberont la paranoïa du président, provoquant indirectement le cambriolage du Watergate.

2013: NOUVEAUX SECRETS DEVOILÉS:

Après les présidents du Venezuela, Nicolas Maduro, et du Nicaragua, Daniel Ortega, c’est au tour du chef d’Etat bolivien, Evo Morales, de proposer l’asile à l’ancien consultant de l’Agence de la sécurité américaine Edward Snowden, bloqué depuis treize jours dans la zone de transit de l’aéroport de Moscou-Cheremetievo.
« En signe de protestation, je voudrais dire aux Européens et aux Américains du Nord: maintenant, nous allons accorder l’asile si cet Américain persécuté par ses compatriotes nous le demande. Nous n’avons pas peur », a assuré le président bolivien, samedi 6 juillet, lors d’un discours devant des agriculteurs à Oruro, dans le sud-ouest de la Bolivie.

BLOQUÉ À MOSCOU POUR UN TEMPS INDÉTERMINÉ

Le jeune informaticien pourrait également bénéficier à Caracas de « l’asile humanitaire » et d’une protection « contre la persécution de l’empire le plus puissant du monde, qui s’est déchaîné sur lui », a promis le chef d’Etat vénézuélien Nicolas Maduro. « Nous, nous sommes ouverts et respectueux du droit d’asile, et il est clair que si les circonstances le permettent, nous recevrons Snowden avec grand plaisir et lui donnerons l’asile ici, au Nicaragua », avait déclaré plus tôt Daniel Ortega.

L’ex-consultant est bloqué depuis le 23 juin dans la capitale russe, où il est arrivé en provenance de Hongkong. Recherché par les Etats-Unis, qui veulent le juger pour espionnage et ont annulé son passeport, il a déposé des demandes d’asile auprès d’une vingtaine de pays sans parvenir, pour le moment, à trouver une terre d’accueil.

« Le risque de voir Snowden bloqué à Moscou pour un temps indéterminé est de plus en plus grand », estimait vendredi Maria Lipman, de l’antenne moscovite du Centre Carnegie.

SIX NOUVEAUX PAYS SOLLICITÉS

La France, qui figurait sur sa liste, avait refusé la veille de donner une suite favorable à sa demande. Le Parlement de Reykjavik a également repoussé une motion visant à accorder la citoyenneté islandaise à l’Américain.

L’organisation WikiLeaks, qui assiste juridiquement le « lanceur d’alerte » américain, a réagi en annonçant que Snowden avait déposé une demande d’asile dans six nouveaux pays. Mais le site, spécialisé dans la divulgation de données confidentielles, a refusé de préciser lesquels, par crainte d' »ingérence américaine ».

(Texte présentant la vidéo sur youtube)

« Les peuples se soulèveront contre leurs gouvernements, et le monde sera libéré »

2011-10-19_Syntagma_squarePhoto: Manifestation place Syntagma, en Grèce (2011)

Nous vivons une époque unique de notre histoire. Avec l’affaire Prism, un scandale planétaire d’espionnage qui vient s’ajouter aux révélations antérieures de Wikileaks, le monde se trouve aujourd’hui, en 2013, face à un tournant historique. Le monde change, et la liberté des peuples n’aura jamais été autant menacée qu’à présent. L’humanité et les Droits de l’homme n’auront jamais autant régressé. Certaines parties du monde sont plongées dans le chaos, alors que d’autres se relèvent difficilement de la guerre ou de la révolution.

Il y a d’abord eu l’Afghanistan, une guerre meurtrière comme toutes les guerres qui existent. Puis, il y a eu l’Irak, un massacre comparable à celui de la 2ème guerre mondiale. Comme si ces guerres n’avaient pas suffi, et comme si le nombre des morts n’avait pas été suffisamment effrayant, il y a aujourd’hui la guerre en Syrie — une guerre sans fin. Toutes ces guerres engendrées par l’Occident ont fait de nombreux morts parmi les musulmans. Les pays du Moyen-Orient ont souffert, et si on compte ces guerres comme une seule guerre de l’Occident contre le Moyen-Orient, alors on peut dire qu’il y a eu un génocide commis envers les peuples musulmans vivant au Moyen-Orient. Ces peuples n’ont pas pu se défendre.

L’Irak, l’Afghanistan, la Libye et la Syrie — sans compter les musulmans d’autres pays qui ont aussi été les victimes de toutes ces guerres. Les Etats-Unis et l’Europe ont mené des guerres inutiles, honteuses et inhumaines au Maghreb et au Moyen-Orient. Ces derniers mois, nous a aussi été révélée l’horreur du système concentrationnaire mis en place pour détenir les prisonniers de Guantanamo. Cette prison existe toujours. Des milliers de détenus et des milliers de morts encore dans les attaques de drones.

Quel est donc ce pays qui a torturé des hommes, sans leur avoir laissé la possibilité de se défendre? Quel est ce pays qui a enfreint les traités internationaux sur les Droits de l’homme? Quel est ce pays qui a incité également 54 autres nations à participer au vaste programme de torture et de déportation vers la prison de Guantanamo? Quel est ce pays qui aveugle les hommes avec des principes de liberté, mais qui en échange ne donne que l’injustice et la répression contre tous ceux qui veulent s’élever vers la liberté?

Quel est ce pays d’injustice et de honte qui livre désormais la guerre contre les lanceurs d’alerte? Ce pays, ce sont les Etats-Unis, et plus largement l’Occident qui se livre à une dénégation totale du principe des Droits de l’homme dans nos pays depuis ces toutes dernières années. Guantanamo, détention illégale, détention indéfinie.Torture, prisons secrètes, prison à vie, peine de mort. Toutes ces choses viennent des Etats-Unis. Aujourd’hui, le scandale Prism.

Il n’y a jamais eu autant de guerres, mais les guerres continuent. Il n’y a jamais eu autant de misère, mais la misère continue, sans que les gouvernements s’en soucient. Il n’y aura jamais eu autant de sans-abris. Il n’y aura jamais eu autant de crises économiques, de licenciements et de profits bancaires. Il n’y aura jamais eu autant de pauvres asservis au pouvoir des plus puissants. Il n’y aura jamais eu autant de désespoir dans le monde, sans compter la destruction programmée de notre environnement et de notre écologie.

2011-10-19_Athens_general_strike_3Que font nos gouvernements pour résoudre cette situation mondiale? Ils ne font rien. Ils votent l’austérité et la répression pour tous les citoyens du monde. Ils enferment les individus. Aucun de nous ne peut y échapper. Les gouvernements arrêtent tous ceux qui veulent se révolter et dénoncer l’injustice, comme c’est le cas pour Bradley Manning, Julian Assange et Edward Snowden. Tous ceux qui se révoltent sont censurés et arrêtés. Tous les autres sont encore libres, mais pour combien de temps? Pour combien de temps pourrons-nous encore parler librement, dans un monde où chacun de nos gestes est espionné, où chacune de nos phrases est enregistrée par la NSA? Combien de temps accepterons-nous d’être surveillés et réprimés?

Si le monde doit changer, il faut que les gouvernements se réveillent maintenant et qu’ils arrêtent les injustices contre les citoyens. Il faut que les guerres cessent partout dans le monde. Il faut que des pays comme la Palestine puissent être libres, et que les Israéliens acceptent de vivre en paix avec les peuples qui les entourent. Nous ne sommes qu’un seul peuple sur la terre, nous ne sommes qu’une seule histoire. Nous ne pouvons plus accepter que les gouvernements détruisent l’humanité et la vie sur cette terre. Nous ne pouvons plus accepter d’être traités de cette manière par ceux qui nous gouvernent.

Nous appelons nos gouvernements à nous rendre notre liberté et à respecter nos droits. Nos droits sont tous égaux, quel que soit le pays: nous avons tous le droit de vivre et d’exister, nous avons tous le droit d’aimer, le droit d’être libre et de vivre en paix. Nous appelons nos gouvernements à respecter ces droits et à faire preuve de bon sens. Les gouvernements doivent arrêter de persécuter les citoyens. Les gouvernements doivent soutenir les rêves des hommes, et non pas les détenir, les censurer ou les torturer. Les rêves des hommes ne doivent pas être détenus indéfiniment dans des prisons, comme Bradley Manning, pour avoir espéré la paix dans le monde. Les rêves des hommes ne doivent pas mourir dans des prisons. Ces rêves doivent vivre éternellement.

Nous appelons les gouvernements à libérer les lanceurs d’alerte, quel que soit le pays où ils se trouvent. Personne ne mérite la prison pour avoir rendu une information publique. Nous appelons les gouvernements à arrêter les guerres, à ne plus engendrer de conflits et à pacifier les peuples. Nous appelons les gouvernements à ne plus vendre d’armes et à ne plus détruire la vie de ceux qui n’ont rien. Nous appelons les gouvernements à ne plus se nourrir de notre sang et de nos larmes, en vendant des armes de destruction à des dictatures. Nous appelons les gouvernements à ne plus détruire nos rêves de liberté, mais à porter l’humanité vers un monde meilleur. Vous ne l’avez jamais fait, il est temps de changer d’attitude.

Mais si vous persistez dans votre silence et dans vos crimes, si vous persistez dans la corruption, si vous n’arrêtez pas de nous emprisonner, de nous censurer et de nous tuer, si vous n’arrêtez pas la torture et l’espionnage, si vous n’arrêtez pas toutes ces guerres, alors sachez que nous — citoyens du monde, citoyens sans frontières — nous saurons nous libérer des forces qui oppriment le monde, avec la seule force de nos rêves et celle de notre courage. Alors, ce sera la fin de toutes les injustices. Les peuples se soulèveront contre leurs gouvernements, et le monde sera libéré.

Ecrit par kimono

19 juillet 2013

Lien pdf de l’article: « Les peuples se soulèveront contre leurs gouvernements, et le monde sera libéré »

Révolution et Libertés: « Stoppons le marché de l’armement! »

Stoppons le marché de l'armement!

Posté le 19 juillet 2013

Un peu partout dans le monde, les marchands d’armes prolifèrent là où les conflits s’enlisent et font des bilans très lourds. Les marchands d’armes ne sont pas les amis des peuples, au contraire leur richesse se compte au nombre de crânes posés dans le cimetière ou la fosse commune pour les plus démunis. Les marchands de mort dans certaines régions sont considérés comme des libérateurs, alors qu’ils sont responsables de tous les crimes contre l’Humanité avec la collaboration de ceux qui les dictent.

L’Homme tue, les armes tuent, mais dans tous les cas, il y a un décès et un deuil à faire pour une famille. De plus, il a été démontré que dans les régions où il y a le plus de tueries par armes à feu, cela entraîne la création d’une véritable richesse pour les vendeurs d’armes.

Mais à cela, il faut comprendre que les armes sont un outil encore plus grand dans la création de génocide (crime contre l’humanité tendant à la destruction totale ou partielle d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux). Or, nous savons que dans le cadre d’une extermination de masse, les armes à feu sont un moyen très efficace sur une population sans défense. Aussi dans les armes, il y est intégré les engins lourds, tels que les véhicules blindés, armés avec des gros calibres, ou encore des véhicules de guerre comme les Tanks. De plus, ces dernières années, les crimes contre l’Humanité (actes tels que le meurtre, l’extermination, le viol, la persécution et tous autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances, ou des atteintes graves à l’intégrité physique, ou à la santé physique ou mentale, sont commis « dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque ») sont en hausse. Ainsi, pour faire face à la recrudescence de ces formes d’atteinte à la vie, il est nécessaire de trouver des solutions concrètes. L’une d’entre elles permet d’orienter l’humanité vers d’autres principes que la guerre, car la guerre n’est pas la paix, elle est un drame. L’Homme a trop fait la guerre, trop enduré de souffrance.

Dans un processus de paix mondiale, il reste toujours un absent qui continue à entraver l’action pacifiste afin de soutenir les massacres et à alimenter le nombre de morts. Les marchands d’armes, qu’ils soient dans la légalité ou l’illégalité — là n’est pas le problème. Ils doivent répondre de leurs actes dans le rôle des guerres. Tant qu’ils n’auront pas été jugés, alors il n’y aura pas de justice et de paix pour les victimes et donc aucune résolution durable des conflits. Mettre un pansement sur une plaie cache la plaie, mais ne la guérit pas.

Il est nécessaire de traiter une partie de l’infection, si nous voulons être guéris des marchés de l’armement. Nous devons nous attaquer également aux outils financiers et aux banques qui investissent en masse pour faire du profit des corps qui sont enterrés. La logique de l’armement est une logique qui se base sur le « business de la mort ».

Avant tout, le débat sur l’armement est un débat citoyen. Un débat qui agit dans le progrès de l’être humain. En effet, nous ne pouvons laisser les notes devenir de la chaire à billet.

PLB

Source: http://revolutionetlibertes.wordpress.com/2013/07/19/stoppons-le-marche-de-larmement/

Une partie de la société américaine doit aussi être condamnée pour non-assistance au soldat Bradley Manning

Procès de Bradley Manning

(*cet article reflète un point de vue personnel et n’exprime pas les idées des autres traducteurs présents sur ce blog)

Dans le conflit idéologique et juridique qui oppose le jeune soldat Bradley Manning au gouvernement des Etats-Unis, il convient de rappeler que Bradley Manning n’est pas seulement opposé au gouvernement de son pays, mais il est aussi opposé à tous les citoyens américains qui soutiennent les guerres meurtrières et inhumaines qui ravagent le monde depuis des années. Il est opposé à tous ces citoyens qui soutiennent l’action injuste de leur gouvernement.

Si Bradley Manning est en prison, ce n’est pas seulement à cause du gouvernement américain. Ce n’est pas seulement à cause des lois. Si Bradley Manning est en prison, c’est aussi à cause de tous ces citoyens qui se taisent et n’osent plus défendre les Droits de l’homme, et n’osent plus le défendre, s’enfermant dans une approbation passive des actes de leur gouvernement.

Une partie de la société américaine doit aussi être condamnée pour non-assistance au soldat Bradley Manning. Si demain, 70% des Américains soutenaient Bradley Manning, le gouvernement serait obligé de le relâcher. Le gouvernement américain serait contraint par la pression du public.

Ainsi, les Américains, par leur passivité, leur ignorance ou leur incompréhension, sont aussi responsables de la situation inhumaine que vit Bradley Manning en prison, de la torture psychique, de son isolement et de la dégradation de sa santé. Ils sont responsables de laisser le gouvernement faire ce qu’il ne devrait pas faire.

Ne dites pas que cette décision de le libérer n’appartient qu’au gouvernement. Ne dites pas qu’en tant que citoyens, vous ne pouvez rien faire. Le sort de Bradley Manning est entre les mains de chaque citoyen qui aura le courage de le défendre. Le sort de Bradley Manning est entre les mains de chaque citoyen américain.

L’affaire Bradley Manning reflète finalement le problème fondamental de la société américaine, une société de consommation qui a oublié le sens des Droits de l’homme, une société qui a échangé le mot « liberté » contre celui de « surveillance massive », en exerçant par ailleurs des pressions pour faire taire les opposants, en envoyant en prison les lanceurs d’alerte, en réprimant les hackers et les militants Occupy, en qualifiant de « terroristes » tout ce qui n’est pas labellé par la fascisme bienveillant du gouvernement américain.

La société américaine est imprégnée, en effet, par un fascisme sournois (qui se cache sous la belle apparence des films et des publicités américaines), un fascisme presque invisible qui justifie le meurtre et la répression des populations au nom du terrorisme, partout dans le monde. Mais qui aurait jamais osé comparer la liberté citoyenne à un acte terroriste? Qui aurait osé enfermer Bradley Manning pour avoir dénoncé la corruption et l’inhumanité de l’armée américaine, si ce n’est un Etat fasciste qui ne souhaite plus donner de liberté d’expression à ses citoyens, et qui souhaite enrôler la totalité de la société dans une idéologie malsaine?

L’affaire Bradley Manning entache l’histoire des Etats-Unis, comme le dénonçaient encore récemment des journalistes américains. L’affaire Bradley Manning entachera les Etats-Unis pendant encore de nombreuses années, et ce sera une ombre indélébile dans l’histoire des Droits de l’homme. Cela montre aussi, de manière beaucoup plus large, les injustices, la corruption, l’égoïsme, la violence et la cruauté qui existent aux Etats-Unis, et la manière dont les Etats-Unis agissent et incitent à la violence dans les autres pays, notamment dans les guerres et les conflits.

Et ces injustices, et cette violence, sont aussi celle de la société américaine, de la société dans son ensemble — car nous vivons tous dans des sociétés où l’on se préoccupe de moins en moins du bonheur des individus et de la liberté des citoyens, au nom de la sécurité suprême des gouvernements et du bien-être de nos présidents.

Ecrit par kimono

« Si vous étiez témoins de crimes de guerre, qu’auriez-vous fait? »


« Je suis Bradley Manning »,
parce que je crois que le public mérite la vérité et que les lanceurs d’alerte méritent des procès équitables – 1106 jours de détention injuste, c’est assez! Abandonnez la charge d' »aide à l’ennemi »

Au milieu du secret de la salle d’audience, le lanceur d’alerte et nominé pour le Prix Nobel de la Paix, Bradley Manning, est jugé après trois ans de détention.

Les informations que Bradley Manning a transmis au public ont été un catalyseur pour les mouvements pro-démocratie dans le monde arabe, elles ont exposé la détention injuste de personnes innocentes à Guantanamo Bay, nous ont montré le vrai coût humain de nos guerres en Irak et en Afghanistan, et ont changé le journalisme pour toujours.

Il n’y a aucune preuve que quelqu’un soit mort à la suite de l’information qui a été publiée, mais Bradley fait face à la prison à vie ou peut-être la mort. La plus grande accusation contre lui est celle d’avoir « aidé l’ennemi », un crime capital. En tant que public ayant bénéficié de cette information, est-ce que cela fait de nous des ennemis? Quel prix vont payer les futurs lanceurs d’alerte?

Tweetez vos messages et envoyez vos photos sur le site: http://iam.bradleymanning.org/

Traduit de l’anglais depuis le site http://iam.bradleymanning.org/

Faire un don à la Freedom of the Press Foundation pour la transcription du procès de Bradley Manning: https://pressfreedomfoundation.org/