L’Etat Islamique (ISIS) a acheté des missiles anti-aériens en Ukraine via une cellule du Koweït

Syrie:TurquieRT, 20 novembre 2015

Le Koweït a mis à jour une cellule internationale qui a fourni à l’Etat islamique (anciennement ISIS/ISIL) des armes achetées en Ukraine, des fonds et de nouvelles recrues. Six membres ont été arrêtés, mais quatre autres, y compris des ressortissants australo-libanais, restent en fuite à l’étranger.

L’information est venue du ministère de l’Intérieur du Koweït, qui a identifié le chef du groupe comme un ressortissant libanais de 45 ans, Oussama Khayat. Le chef de file a été d’abord détenu et a donné l’information sur le reste des membres au cours des interrogatoires, a indiqué le ministère dans un communiqué.

La cellule a été impliquée dans le trafic d’armes au nom des chefs de l’État islamique en Syrie, y compris l’acquisition de systèmes portables de défense aérienne FN-6 fabriqués en Chine ainsi que d’autres armes, selon les informations fournies par Khayat.

Les détails du trafic ont révélé que les armes ont été expédiées d’abord de l’Ukraine vers la Turquie, et ensuite en contrebande vers la Syrie, d’après le communiqué cité par l’agence d’informations du Koweït KUNA.

Lors de son interrogatoire, Khayat a également admis avoir transféré de l’argent sur des comptes bancaires turcs, ainsi que d’avoir propagé la propagande d’ISIS en ligne pour obtenir de nouvelles recrues.

D’autres personnes impliquées dans la cellule étaient des syriens, un égyptien et un koweïtien. Quatre autres n’ont pas été arrêtés et sont soupçonnés d’être à l’extérieur du Koweït. Les suspects toujours en fuite comprennent deux ressortissants australo-libanais et deux ressortissants syriens.

Un des membres en charge de l’approvisionnement des terroristes avec les armes a été identifié comme un ressortissant syrien, Mohammad Abdulkarim Selem.

Les autorités du Koweït ont déclaré que la cellule a été découverte au milieu d’une vague de répression contre le terrorisme dans le pays.

Le ministère ukrainien de la Défense a publié une déclaration disant que l’Ukraine n’a rien à voir avec les provisions de munitions à l’État islamique.

«L’Ukraine n’a ni produit ni acheté les systèmes de missiles de défense aérienne FN-6 mentionnés produits en Chine et n’a pas fourni de transit pour leur réinstallation, » selon la déclaration faite par le ministère.

« Par ailleurs, ni l’armée ukrainienne, ni d’autres unités armées n’ont jamais été armées de systèmes de missiles de défense aérienne FN-6 », a-t-il ajouté.

Source: https://www.rt.com/news/322788-isis-kuwait-ukraine-weapons/

Lire aussi: « Comment des armes ukrainiennes se sont-elles retrouvées aux mains de Daesh? »

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De 2004 à 2014, plus de 2.000 personnes soupçonnées de terrorisme ont acheté des armes légalement aux États-Unis

Washington Post, 16 novembre 2015

800px-Houston_Gun_Show_at_the_George_R._Brown_Convention_CenterAu vu des lois strictes sur les armes en France, les terroristes qui ont attaqué Paris vendredi [13 novembre] ont dû se tourner vers le marché noir pour les armes qu’ils ont utilisées. Mais aux États-Unis, les terroristes connus et présumés sont autorisés à acheter des armes à feu en vertu du droit fédéral.

« L’adhésion à une organisation terroriste ne prohibe pas une personne de posséder des armes à feu ou des explosifs en vertu du droit fédéral actuel », a conclu en 2010 le Government Accountability Office. La loi interdit aux criminels, aux fugitifs, aux toxicomanes et aux agresseurs domestiques d’acheter une arme à feu aux États-Unis. Mais les gens [placés] sur la liste terroriste consolidée du FBI – généralement placés là quand il y a un «soupçon raisonnable» qu’ils soient des terroristes connus ou suspectés – peuvent librement acheter des armes de poing ou de type fusils d’assaut.

Lire la suite: https://www.washingtonpost.com/news/wonk/wp/2015/11/16/why-the-nra-opposed-laws-to-prevent-suspected-terrorists-from-buying-guns/

Révélation sur les ventes chimiques du Royaume-Uni à la Syrie

Révélation sur les ventes chimiques du Royaume-Uni à la Syrie

17 Juillet 2013, 7h18

Le Royaume-Uni a vendu des matériaux industriels en Syrie qui auraient pu être utilisés pour fabriquer des armes chimiques, selon un nouveau rapport publié par les députés sur les ventes d’armes.

Les Comités Communs sur le Contrôle des Exportations d’Armes [Committees on Arms Export Controls] (CAEC) a dit que c’était juste un exemple parmi de nombreuses transactions douteuses entre les entrepreneurs du Royaume-Uni et les pays que le Ministère des Affaires étrangères [Foreign & Commonwealth Office] (FCO) estime avoir de mauvais antécédents en matière de droits de l’homme.

Le CAEC [Committees on Arms Export Controls] a déclaré que des fournitures de fluorure de sodium, qui pourraient être utilisées pour fabriquer des armes chimiques, ont été envoyées en Syrie dans les deux dernières années.

Le fluorure de sodium est une composante légitime d’un certain nombre de produits civils, y compris la pâte dentifrice, mais il n’y a aucun moyen de savoir comment il a été utilisé au final.

Les députés ont tiré un coup de semonce à travers les arcs du gouvernement, remettant en cause les contrôles effectués sur plus de 3.000 licences d’exportation d’une valeur de plus de 12 milliards de £ [13,78 milliards d’euros] à 27 pays sur la propre liste du FCO [Foreign & Commonwealth Office] des pays concernés par les questions de droits de l’homme.

Alors que le CAEC [Committees on Arms Export Controls] a reconnu que la plupart des licences ont été pour des biens à double usage (civil ou militaire), ou pour d’autres équipements qui ne pouvaient pas facilement être utilisés pour la « répression interne », les députés ont dit que les chiffres étaient encore « étonnamment élevés ».

Le plus gros morceau des 12 milliards de £ [13,78 milliards d’euros] provient d’Israël, qui représente 7,8 milliards de £ [8,95 milliards d’euros].

Les Saoudiens sont les suivants, avec près de 1,9 milliard de £ [2,18 milliards d’euros], et la Chine est troisième, avec près de 1,4 milliard de £ [1,6 milliard d’euros].

Le Royaume-Uni a également permis de vendre des armes à l’Iran, à l’Egypte et à la Syrie parmi beaucoup d’autres.

« L’ampleur des licences stratégiques existantes dans 27 pays concernés par des préoccupations sur les droits de l’homme listés par le Ministère des Affaires étrangères [Foreign & Commonwealth Office, FCO] place dans un relief saisissant le conflit inhérent entre les exportations d’armes du Gouvernement et les politiques de droits de l’homme », a déclaré le président du CAEC, Sir John Stanley.

« Les comités adhèrent à leur précédente recommandation selon laquelle le Gouvernement devrait appliquer de manière significative des jugements beaucoup plus prudents quand il prend en considération les demandes de licence pour l’export d’armes pour des produits destinés à des régimes autoritaires ‘qui pourraient être utilisés pour faciliter la répression interne’ en violation de la politique officielle du gouvernement. »

Le député travailliste Richard Burden, qui préside le Groupe Parlementaire Multipartite Royaume-Uni-Palestine [Britain-Palestine All Party Parliamentary Group], a déclaré que la quantité allant vers Israël était « déconcertante ».

« Ce qui est le plus frappant, c’est que plus de la moitié du total va à Israël et aux Territoires Occupés Palestiniens », a-t-il dit.

« Regardez d’un peu plus près et vous verrez que la quasi-totalité de ces exportations vont vers Israël, avec seulement 5539 £ [6363 euros] à destination des Territoires Occupés. »

« Regardez de plus près encore, et vous voyez quelque chose de tout à fait déconcertant – 380 licences différentes ont été accordées pour les exportations d’armes et de matériel militaire à Israël. »

« Cependant, 7 765 450 000 de £ de la valeur des 7,8 milliards de £ d’équipements exportés vers Israël est couvert par une seule approbation de licence – pour les équipements utilisant la cryptographie et les logiciels pour les équipements utilisant la cryptographie. »

« C’est bizarre, d’autant plus qu’il y a des dizaines d’autres licences accordées pour l’exportation du matériel de cryptographie et pour des logiciels qui ont une valeur considérable – mais cela s’ajoute seulement à une infime fraction de ce montant. »

« Je mets à plat des questions au ministre aujourd’hui, pour savoir au juste sur quoi repose exactement toute cette autorisation. Est-ce qu’une seule entreprise est juste impliquée? Pourquoi l’ampleur de cette licence éclipse toutes les autres avec des titres similaires? Qu’est-ce que le contact implique réellement? »

Le Premier ministre David Cameron n’a montré aucun secret sur son désir de pousser les ventes de la défense britannique et il a conduit des missions en Inde, dans le Golfe et l’Arabie saoudite, pour tenter de rapporter des contrats de plusieurs millions de pounds, même si l’Arabie saoudite se situe dans les pays de la liste des préoccupations du Ministère des Affaires étrangères.

Tout comme l’Arabie saoudite, la liste des préoccupations du FCO [Foreign & Commonwealth Office] comprend l’Afghanistan, le Bélarus, la Birmanie, la Chine, la Colombie, Cuba, la Corée du Nord, la République Démocratique du Congo, l’Érythrée, Fidji, l’Iran, l’Irak, Israël et les Territoires Occupés Palestiniens, la Libye, le Pakistan, la Russie, la Somalie, le Soudan du Sud, le Sri Lanka, le Soudan, la Syrie, le Turkménistan, l’Ouzbékistan, le Vietnam, le Yémen et le Zimbabwe.

L’Argentine est l’un des cinq pays supplémentaires au sujet duquel le CAEC [Committees on Arms Export Controls] a montré de l’inquiétude – les autres sont le Bahreïn, l’Egypte, Madagascar et la Tunisie.

Le commerce des armes permet aux nations d’acheter de l’influence diplomatique et politique, en vendant des armes et de la technologie, tout en protégeant dans le même temps des centaines de milliers d’emplois à la maison.

Mais le problème, semble-t-il, d’après ce dernier rapport, est de s’assurer que l’on sait qui est en train de mettre la main sur cette technologie en dernier lieu.

Un porte-parole du Ministère de l’Economie, de l’Innovation et des Compétences [Department for Business, Innovation and Skills] a déclaré que le Gouvernement « exploite l’un des régimes les plus rigoureux en matière de contrôle des exportations d’armes dans le monde ».

« Une licence d’exportation ne serait pas accordée si nous évaluions qu’il existe un risque évident que les produits puissent être utilisés pour la répression interne, pour provoquer ou prolonger des conflits au sein d’un pays, pour être utilisés de manière agressive contre un autre pays ou présenter un risque pour notre sécurité nationale », a-t-il dit.

« Toutes les licences mises en évidence dans le rapport des comités ont été pleinement évaluées par rapport à un ensemble de critères rigoureux convenus au niveau international, et qui tiennent compte de la situation au moment où la demande de licence a été faite. »

« Lorsque les circonstances changent ou que de nouvelles informations apparaissent au grand jour, nous pouvons – et nous le faisons – en révoquant les autorisations existantes où la proposition d’exportation n’est plus compatible avec les critères. »

L’expert d’Amnesty International en matière de contrôle des armes, Oliver Sprague, a appelé à une plus grande transparence.

« En les regardant, les propres chiffres du Gouvernement, il serait difficile de ne pas conclure que les pratiques de vente d’armes du gouvernement britannique sont en contradiction avec sa politique déclarée de ne pas envoyer des armes là où cela pose un risque clair qu’elles pourraient être utilisées pour des violations des droits de l’homme », a-t-il dit.

« Ce qui est nécessaire maintenant, c’est une explication urgente de ce à quoi ces licences étaient réellement destinées, qui allait les utiliser et quelles garanties étaient en place pour s’assurer qu’elles n’allaient pas être utilisées pour des violations des droits de l’homme. »

« Tant qu’il n’y aura pas une plus grande transparence sur ce que nous vendons exactement et à qui, il sera impossible pour le Parlement ou pour le public d’avoir confiance dans les politiques de ventes d’armes du Royaume-Uni. »

Source: http://web.orange.co.uk/article/news/britain_s_chemical_sales_to_syria_revealed

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