Le Yémen, au centre de la guerre pour le pétrole, selon WikiLeaks

Communiqué WikiLeaks, 25 novembre 2016

Aujourd’hui, vendredi 25 novembre, WikiLeaks publie les Yemen Files.

Les Yemen Files sont une collection de plus de 500 documents de l’ambassade des États-Unis à Sanaa, au Yémen. Comprenant plus de 200 emails et 300 fichiers PDF, la collection détaille la correspondance et les documents officiels relatifs à l’Office of Military Cooperation (OMC) situé dans l’ambassade américaine. Cette collection d’étend sur une période allant de 2009 à la veille de la guerre au Yémen qui éclate sérieusement en mars 2015. Cette période couvre à la fois le mandat d’Hillary Clinton en tant que secrétaire d’État (2009-2013) et les deux premières années du mandat du secrétaire John Kerry.

Julian Assange a déclaré: « La guerre au Yémen a produit 3,15 millions de personnes déplacées en interne. Bien que le gouvernement des États-Unis ait fourni la plupart des bombes et soit profondément impliqué dans la conduite de la guerre elle-même, le reportage sur la guerre en anglais est manifestement rare.

Le Yémen est d’un intérêt stratégique significatif, car le Yémen contrôle un point d’étranglement étroit vers la mer Rouge et le canal de Suez par lesquels 11% du pétrole mondial passe chaque jour. En outre, le Yémen est à la frontière de l’Arabie saoudite (au nord) et de l’Oman (à l’est), et il a accès à la mer d’Arabie, à travers laquelle 20% du pétrole mondial passe depuis le détroit d’Ormuz (incluant le pétole saoudien et de l’Iran). L’Arabie Saoudite cherche à contrôler un port du Yémen afin d’éviter la contraction potentielle de ses expéditions de pétrole par l’Iran le long du détroit d’Ormuz ou par des pays qui peuvent contrôler son autre chemin d’expédition de pétrole le long de la mer Rouge.

Les Yemen Files offrent des preuves documentaires de l’armement, de la formation et du financement des forces yéménites par les États-Unis pendant les années qui ont précédé la guerre. Les documents révèlent, entre autres, l’acquisition de nombreux types d’armes: aéronefs, navires, véhicules, propositions pour le contrôle de la sécurité des frontières maritimes et l’achat par le Yémen de systèmes biométriques américains.

Une présence américaine est restée dans le pays jusqu’en février 2015, lorsque les États-Unis ont fermé leur ambassade en raison de l’agitation continue entre les différentes factions du pays. La guerre a éclaté un mois plus tard.

Source: https://wikileaks.org/yemen-files/

Le débat: Arabie Saoudite-Israël, une alliance secrète? (vidéo)

27 septembre 2016

Source: http://www.presstv.ir/DetailFr/2016/09/26/486486/Le-dbat-Arabie-SaouditeIsral-Une-alliance-secrte-25-sep

Les origines de l’Etat Islamique: une responsabilité historique?

OneEurope.info, le 12 avril 2016

[Extrait de l’article]

La montée de l’Etat Islamique sur les cendres des interventions occidentales

280px-Sykes_picotL’insuffisance chronique de l’Irak et de la Syrie pour lutter efficacement contre l’Etat Islamique (ISIS) a conduit les commentateurs à les qualifier d' »États défaillants ». L’expression révèle leur incapacité à exercer le monopole de la violence au sein de leurs frontières, ainsi qu’à garder le contrôle de leur territoire et de la population. Pourtant, on a tendance à oublier à quel point le processus même de construction de la nation a été entravé dans cette région. Faire porter la responsabilité des nations occidentales pour la misère de ces pays serait très simple, et cela constituerait une insulte à l’égard de ces nations indépendantes et souveraines. Cependant, il faut reconnaître que celles-ci portent une sorte de responsabilité.

En octobre 2015, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair a admis que la guerre en Irak pourrait être en partie responsable de la montée de l’Etat islamique. En fait, on peut faire valoir que les conditions nécessaires à la prospérité des mouvements terroristes dans ce pays – la faiblesse d’un État-nation et l’effondrement de ses institutions – ont été réunies depuis longtemps. Ce fut le cas en 1991, lorsque 28 pays ont décidé d’appliquer vigoureusement les 13 résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies et de défendre la souveraineté du Koweït contre l’invasion de l’Irak, au coût d’environ 30 000 décès (pour la plupart des Irakiens) et la destruction d’innombrables infrastructures civiles essentielles. La fin de la guerre n’a pas mis fin aux sanctions économiques sur la quasi-totalité des ressources commerciales et financières soumises à l’Irak, des sanctions qui sont connues pour avoir eu un effet désastreux sur les populations civiles. Enfin, la guerre juridiquement débattue qui a suivi en 2003, fondée sur la fausse hypothèse que l’Irak possédait des armes de destruction massive, a achevé la destruction de la structure de commandement de l’état et la mort de plus d’une centaine de milliers de civils.

Les origines de l’Etat Islamique (ISIS) ne peuvent pas être identifiées sur un seul jour, mais plutôt en tenant compte de l’ensemble de l’histoire très troublée de la région, ce qui a créé un terrain fertile pour la montée de ce groupe terroriste qui est maintenant dans le contrôle d’un territoire et d’une population. La prise de la première ville irakienne en janvier 2014, Falloujah, a été rendue possible par une armée forte qui était équipée d’une artillerie lourde américaine; contre une très faible armée chiite, méprisée par la nouvelle majorité sunnite irakienne. Mais la vraie force de l’Etat Islamique (ISIS) réside dans son projet politique. Le califat auto-proclamé a commencé une guerre contre la civilisation occidentale qu’il tient pour responsable de tous les malheurs de la région. L’abolition de facto de la frontière entre l’Irak et la Syrie a été annoncée comme « La fin de Sykes-Picot » dans un discours qui a naturellement uni les combattants régionaux sous une bannière commune. Le premier objectif de ces recrues est de se débarrasser de la minorité régnante chiite qui a opprimé la masse. En outre, la tactique du président Bachar al-Assad pour nourrir l’instabilité de son propre pays afin d’apparaître irremplaçable (par exemple, en libérant des centaines de prisonniers extrémistes en 2011) a été fondamentale pour rendre l’idéologie politique de l’Etat Islamique (ISIS) si forte. Dans un tel contexte, il est clair que la religion est juste l’un des nombreux outils que ce mouvement terroriste utilise pour convaincre le monde qu’il mène un « choc des civilisations » moderne.

Dans les mois précédents, l’Etat Islamique (ISIS) a accumulé les défaites militaires et il a perdu une partie importante de son territoire. Néanmoins, l’Irak et la Syrie n’ont pas besoin d’une « victoire » étrangère contre un adversaire désigné. Ces pays ont besoin d’espérer en un avenir qu’ils vont seulement façonner. Le cessez-le-feu récent qui a été négocié en Syrie par l’envoyé spécial de l’ONU, Staffan de Mistura, est un pas en avant dans la fin du conflit. Mais ce qui doit être ciblé afin d’assurer une résolution efficace, ce sont les causes du succès précédent de l’Etat Islamique (ISIS). À cet égard, les anciennes puissances mandataires doivent assumer leur passé colonial et leur responsabilité, aussi bien pour surmonter leur position intéressée à la fois sur le sort de Bachar al-Assad que sur la fragmentation de la Syrie. Ce qu’ils ne peuvent pas nier, c’est le caractère irréversible de leurs actions au Moyen-Orient depuis cent ans.

Lire l’intégralité de l’article: http://one-europe.info/the-origins-of-isis-a-historical-responsibility

Des musulmans chiites protestent à Londres contre les violations des droits de l’homme en Arabie Saoudite, après l’exécution du cheikh al-Nimr

Cependant, notre message aujourd’hui, alors que nous nous réunissons ici, et que nous nous souvenons de ce grand martyr, cet individu qui est venu et a dit « que peuvent-ils nous faire? ils peuvent nous tuer, mais en nous tuant, ils nous donnent la vie, ils nous permettent de vivre une seconde fois dans les cœurs et dans les esprits des gens ».

Aujourd’hui, oui, nous condamnons l’exécution de l’ayatollah al-Nimr en Arabie. Cependant, dans nos cœurs, et dans le cœur de millions [de gens], de ceux qui aiment la liberté, la justice et l’égalité des droits et les droits de l’homme à travers le monde, dans nos cœurs, l’ayatollah al-Nimr est revenu à la vie.

Aujourd’hui, nous nous plaignons, et en même temps, nous sommes solidaires.

Aujourd’hui, nous condamnons, mais dans le même temps, nous appelons à la justice, nous appelons à une condamnation venant des Nations Unies, venant de toute personne, de tout individu et de toute communauté dans le monde qui comprend la paix, la justice, les droits humains.

L’Ayatollah cheikh al-Nimr ne sera jamais oublié. Nous n’oublierons jamais son sacrifice.

Nous étions ici plusieurs fois au cours des dernières années et nous allons continuer à manifester contre la barbarie, contre les commanditaires du terrorisme, contre des personnes qui ont violé les droits humains fondamentaux et ont exécuté des individus.

Nous ne serons jamais silencieux et nous allons continuer à garder le message de l’ayatollah al-Nimr dans les cœurs et dans les esprits et dans les voix à travers le monde « 

(transcription d’une partie du discours prononcé par l’intervenant du rassemblement, de 14′ à 16′ min de la vidéo)

« L’Arabie Saoudite soutient les terroristes, mais exécute les critiques » du régime, selon l’Iran

L’Iran condamne l’exécution du chef religieux chiite Nimr al-Nimr

Le chaos est la nature de l’enjeu pour l’Empire, pas la victoire

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Global Research, Par Peter Koenig, le 6 mai 2015

Une fois de plus, un pays « libéré » par l’Occident sombre de plus en plus profondément dans le chaos.
Ceci peut s’appliquer à tous les pays actuellement en conflit, où Washington et ses sbires occidentaux et moyen-orientaux ont imposé la guerre – le chaos perpétuel, la misère et la mort – et l’asservissement.

C’est là que se trouve toute la question: la stratégie de Washington et de l’OTAN n’est pas de « gagner » une guerre ou un conflit, mais de susciter un chaos continuel, sans fin. C’est la façon de contrôler les gens, les nations et leurs ressources; de garantir à l’Occident un besoin incessant en troupes et en équipement militaire – souvenez-vous que plus de 50% du PIB des USA dépend du complexe militaro-industriel et des industries et services connexes; et enfin , qu’un pays dans la détresse ou le chaos est ruiné et a besoin d’argent – de l’argent sous des conditions de nécessité, des conditions « d’austérité » du sulfureux FMI, de la Banque Mondiale et d’autres malfaisantes « institutions de développement » et de prêteurs d’argent; de l’argent qui équivaut à un esclavage, surtout avec des dirigeants corrompus qui ne se soucient pas de leurs populations.

C’est la nature de l’enjeu – au Yémen, en Ukraine, en Syrie, en Irak, au Soudan, en Afrique Centrale, en Libye… faites votre choix. Qui se bat contre qui n’a pas d’importance. ISIS / EIIL / EI / Daesh / al-Qaeda et quels que soient les noms des organisations de tueurs mercenaires que vous voulez ajouter à la liste – ce ne sont que des étiquettes pour distraire votre attention. Vous pouvez tout aussi bien y ajouter Blackwater, Xe, Academi et tous ces noms successifs choisis pour ne pas être facilement reconnus. Ce sont des prostituées de l’Empire Anglo-Saxon/Sioniste, des prostituées de raz-de-trottoir. Arrivent ensuite les prostituées de luxe comme l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Bahreïn et d’autres États du Golfe; puis le Royaume-Uni et la France, bien sûr.

Le Président Hollande vient de signer un contrat de plusieurs milliards d’euros avec le Qatar pour la vente de 24 avions de combat Rafale. Il se dirige à présent vers Riyad (à l’heure d’écriture, ndlr) pour des discussions avec le Roi saoudien Salmane, et pour lui vendre davantage de Rafales – c’est bon pour le commerce et ça contribue à tuer les ennemis fabriqués au fur et à mesure; et aussi pour se rendre à un sommet du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), le 5 mai. Parmi les sujets abordés lors de la réunion figurent les « crises » de la région dont celle du Yémen, provoquée par l’Occident pour le compte de Washington et imputée aux « rebelles » qui ne font que chercher à avoir un gouvernement plus juste.

L’Occident a inventé un vocabulaire si ignoble, c’est comme un virus qui s’incruste dans nos cerveaux – ou ce qu’il en reste – faisant que nous ne connaissons même plus le vrai sens des mots. Nous les répétons et nous y croyons. Après tout, les médias de masse nous les assènent tous les jours jusqu’à l’abrutissement. Les personnes qui se battent pour leur liberté, pour leur survie contre des régimes oppresseurs sont des « terroristes », des « rebelles ». Les réfugiés d’Afrique, fuyant les pays dévastés par les conflits provoqués par Washington, ces réfugiés dont plus de 4000 ont déjà péri cette année en essayant de traverser la Méditerranée à la quête d’une « vie meilleure » – ils ont opportunément été requalifiés « d’immigrants ». Souvent le terme « illégal » est ajouté. Ainsi, la conscience de l’Occident est blanchie de toute culpabilité. Les immigrants sont des clochards. Les immigrants illégaux ont leur place en prison. Ils n’ont rien à voir avec le désordre et le chaos déclenchés par l’Occident dans les pays d’origine de ces « immigrants ». Honte sur vous, Bruxelles!

On revient au chaos – M. Hollande sait pertinemment que ses avions sont utilisés pour servir son maître et faire davantage de ravages dans la région, plus de mort, de désastre, de misère et d’asservissement – davantage de réfugiés dans la Mer Méditerranée – encore plus de chaos perpétuel, des gens aux limites de la survie, des gens qui ne peuvent plus se battre pour leur pays, pour leurs ressources, pour leur liberté – parce qu’il faut qu’ils se battent rien que pour pouvoir survivre, pour la survie de leurs enfants et de leurs familles. C’est ça l’Empire.

Dites-moi – un homme qui vend des armes, des avions de combat – et d’autres sortes de machines à tuer, à des pays en sachant très bien que ces armes servent à tuer des gens, à détruire des pays – un tel homme n’est-il pas un boucher? Un criminel de guerre de la pire espèce?

Hollande, en plus d’être un criminel de guerre, est un bigot refait qui s’imagine qu’à la fin des comptes, quelques miettes du Grand Butin vont retomber dans son assiette – et qu’il pourra nager en compagnie de ses maîtres dans une voluptueuse mer de lait et de miel. Pense-t-il devoir préserver l’économie de son grand pays qui a produit des hommes comme Victor Hugo, Stendhal, Balzac, Dumas – en vendant des machines à tuer à d’autres sbires de l’empire? Ne se soucie-t-il pas du fait que 83% de son électorat le méprise?

Répandre le désordre, le chaos et la misère – c’est ce que Washington et ses vassaux font le mieux. Ils ne désirent pas « gagner » les guerres; ils veulent un chaos sans fin et la misère; des gens pouvant facilement être soumis – la domination à large spectre (full spectrum dominance, ndlr), comme ils disent.

Et puisque l’armée US et son grand frère (ou grande sœur) l’OTAN ne peuvent pas être partout et ne veulent pas être vus partout, ils payent pour tuer. Washington invente et crée, puis finance avec ses ressources inépuisables d’argent les EIIL, Daesh, al-Qaeda – et le répertoire grandit selon la fantaisie de leurs maîtres – pour qu’ils se battent pour eux, tuent pour eux, provoquent le chaos et des attaques sous fausse bannière – afin qu’éventuellement ils, l’OTAN et le bulldozer du Pentagone, puissent débarquer et faire croire qu’ils « détruisent » ces mercenaires qu’ils ont, dès le départ, implantés. Mais les médias de masse ne vont diront pas la vérité.

Ils vous font croire que les Houthis, un groupe de Chiites laïcs, humanistes et socialistes se battent contre les Sunnites au Yémen pour le pouvoir; que les Saoudiens et leurs acolytes du CCG ne font que libérer le Yémen d’une bande de terroristes; que les Houthis sont soutenus par l’Iran (un pays à majorité Chiite) – ce qui a récemment été contesté avec véhémence par un responsable de l’ONU – et donc, que les Houthis doivent être soumis. Par la même occasion, cela fournit à Washington une raison supplémentaire pour porter encore un autre blâme à l’Iran. Une fois que les Houthis ont été assujettis et décimés en quantité suffisante, un pantin de président sera installé au pouvoir comme l’ancien président Saleh ou son successeur Hadi, afin que Washington puisse continuer à mener la danse – en opprimant la population du pays pour garder un accès sans entraves au port stratégique d’Aden et au Golfe Persique.

C’est pareil en Ukraine: est-ce qu’ISIS / EIIL / Daesh / al-Qaeda, ou quel que soit leur nom se trouve en Ukraine? Vous plaisantez, sous le commandement de la CIA avec quelques 6000 soldats US – des instructeurs bien entendu. Ils entraînent les troupes de Kiev à mieux et plus rapidement tuer leurs frères dans le Donbass; ils les entraînent à susciter un chaos qui perdure. Et si les soldats refusent d’être entraînés à tuer leurs frères, le régime nazi de Kiev les abattra en tant que traîtres. À bout portant. C’est si facile. Comme ça personne ne résistera plus.

En outre, les « conseillers » militaires US et la CIA, avec le concours de leurs tueurs à gages – ISIS / Daesh /al-Qaeda – cherchent à provoquer le Président Poutine à entrer en guerre – éventuellement une Troisième Guerre Mondiale. Oui, la troisième en moins d’un siècle, pouvant potentiellement dévaster l’Europe et peut-être le monde. Jusqu’ici le monde a été préservé de ce désastre, grandement grâce à la sagesse de la stratégie de M. Poutine de non-affrontement.

Donc – pas de doute qu’ISIS / Daesh / al-Qaeda soit en Ukraine. Ils sont là où l’Empire leur ordonne d’être. C’est ce pourquoi ils sont payés. C’est ce que font les prostituées. Surtout des prostituées fabriquées pour l’occasion; des prostituées bien payées. L’idéologie n’est qu’une feuille de vigne, commodément reprise par les médias occidentaux – afin que nous puissions tous croire que les Musulmans sont mauvais, certains encore plus que les autres. L’Occident doit les combattre, parce qu’ils représentent un véritable et palpable danger à l’encontre de notre liberté, de notre indépendance et de notre démocratie – et surtout de nos valeurs néolibérales de marché complètement débridées.

Parce que c’est l’objectif ultime: des êtres humains comme biens de marché monnayables, sacrifiables, réduits à de la chair à canon, à se faire décimer en masse par des aliments génétiquement modifiés (et empoisonnés), par des drones, des bombes, par des famines provoquées artificiellement, pour qu’en définitive les survivants soient les serfs d’une petite élite qui contrôle les quatre coins de la Terre et TOUTES ses ressources, pour entretenir le style de vie de gens exceptionnels – oui, la nation exceptionnelle, qui sera réduite à une troupe de gens exceptionnels vivant dans une splendeur opulente.

Souvenez-vous des fameuses paroles de Henry Kissinger, de la vision de l’un des criminels de guerre les plus atroces encore vivants aujourd’hui – un autre Lauréat du Prix Nobel (sic) – énoncées il y a une cinquantaine d’années: « Celui qui contrôle l’alimentation contrôle la population; celui qui contrôle l’énergie contrôle des continents entiers; celui qui contrôle l’argent peut contrôler le monde entier. »

Ces mots sonnent de plus en plus vrais, à chaque jour qui passe. Mais seulement tant que nous le permettons; tant que Nous, le Peuple, Nous les 99.999% des habitants de la planète, l’autorisons.

Peter Koenig est un économiste et un analyste géopolitique. Il a également fait partie de l’encadrement de la Banque Mondiale, travaillant intensivement autour du monde dans les domaines de l’environnement et des ressources en eau. Il écrit régulièrement pour Global Research, ICH, RT, Sputnik News, the Voice of Russia / Ria Novosti, TeleSur, The Vineyard of The Saker Blog, et d’autres sites internet. Il est l’auteur de « Implosion – Un Thriller Économique sur la Guerre, la Destruction Environnementale et l’Avidité Corporatiste », une fiction inspirée de faits réels et de 30 ans d’expérience auprès de la Banque Mondiale autour du monde.

Source: http://www.globalresearch.ca/chaos-not-victory-is-the-empires-name-of-the-game/5447540

Un leader sunnite: la politique conduit à des divisions sectaires en Irak #IraqatWar

#IraqatWar

Un chef religieux sunnite a déclaré que Bagdad doit faire confiance à sa communauté et les armer afin que le groupe Etat islamique puisse être vaincu en Irak

Muneer al-Obaidi_Baghdad_IrakMuneer Hashim al-Obaidi est un chef religieux et leader de la société sunnite dans la capitale irakienne de Bagdad (MEE)

Rori Donaghy, 21 avril 2015

[…] La guerre a souvent été dépeinte comme sectaire, en raison – partiellement – du fait que le gouvernement de Bagdad était soutenu par l’Iran chiite et l’EI a exploité les plaintes de la communauté sunnite.

Cependant, Muneer, un islamiste sunnite auto-déclaré, réfute cette version et dit que le conflit est motivé par des questions politiques et a peu à voir avec les différences religieuses.

« La guerre en Irak, c’est de la politique, la fracture sunnite et chiite sert juste à couvrir cela, » dit-il.

« L’Iran utilise les chiites d’Irak pour atteindre l’objectif politique d’augmenter son pouvoir dans la région. L’EI utilise le prétexte de protéger les sunnites pour atteindre ses objectifs politiques dans l’établissement du contrôle des terres en Irak et en Syrie « .

« L’Irak fait partie d’une guerre régionale – qui pourrait même être décrite comme une guerre mondiale. Nous pouvons voir l’Occident – je veux dire les Etats-Unis et l’Europe – lutter contre la Russie et la Chine. Les Russes et les Chinois soutiennent l’Iran, alors que les Américains et les Européens soutiennent l’Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe « .

Bien qu’il souligne les facteurs politiques principaux du conflit, Muneer parle avec passion en disant combien il croit que les autorités dominantes chiites de Bagdad ont abusé les sunnites irakiens. Ceci, dit-il, a contribué à une désintégration complète de la confiance entre les deux communautés, permettant aux divisions sectaires de se développer alors que le pays devient de plus en plus fracturé.

Les crises actuelles qui consument l’Irak ont leurs racines dans la guerre menée par les Américains en 2003, selon Muneer, alors que beaucoup d’Irakiens sunnites n’ont pas pris part dans les gouvernements qui ont suivi l’éviction du défunt Saddam Hussein.

Lire la suite de l’article: http://www.middleeasteye.net/news/sunni-leader-says-political-conflict-driving-sectarian-divisions-iraq-1962297395

Les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite avaient-ils préparé une guerre au Yémen?

carte-sunnite-chiiteCarte: Les sunnites et les chiites au Moyen-Orient

Après l’Irak et la Syrie, une nouvelle guerre se dessine au Moyen-Orient avec le Yémen. Dans toutes ces guerres, on constate que l’Arabie Saoudite et les Américains ont eu des intérêts communs à renverser des régimes qui ne leur étaient pas favorables ou à bombarder des pays qui possédaient certaines richesses, comme le pétrole.

Quand les Etats-Unis ont envahi l’Irak en 2003, on sait bien qu’il y a eu une volonté de changement de régime, au nom de la démocratie. Cependant, on constate aussi que l’Irak est un pays riche en pétrole et à majorité chiite, à l’opposé de l’Arabie Saoudite qui est sunnite.

De même, le régime syrien est dirigé par une minorité religieuse alaouite qui n’est pas un allié habituel des Etats-Unis ou de l’Arabie Saoudite.

Dans ces guerres au Moyen-Orient, on pourrait donc voir une volonté américano-saoudienne de renverser tous les régimes politiques qui seraient chiites, alliés de l’Iran ou de la Russie, dans le but d’imposer une nouvelle majorité politique dans ces pays, une majorité qui serait désormais favorable à la fois aux intérêts saoudiens et aux intérêts américains.

L’invasion du Yémen semble poursuivre la logique américaine qui avait commencé avec l’invasion de l’Irak en 2003. Et si on reprend les propos du général Wesley Clark, qui évoquait la guerre planifiée au Moyen-Orient:

« Nous allons prendre sept pays en 5 ans, en commençant par l’Irak, puis la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan, et en finissant par l’Iran. » (Global Research)

Si c’était bien l’intention des Etats-Unis, peut-être que le Yémen se trouvait aussi sur cette liste secrète et qu’il y avait un plan pour prendre le contrôle de tout le Moyen-Orient.

Une idée semblable a été exprimée dans un article sur « Les projets secrets pour le Yémen », publié le 27 mars 2011 — soit 4 ans avant les bombardements qui sont en cours —, et qui parle de « l’agenda secret du Pentagone et des services secrets états-uniens ». Mais l’article en question justifie ces projets américains au Yémen par rapport au pétrole, car « les États-Unis visent à militariser l’une des voies d’acheminement de pétrole les plus vitales ». L’invasion saoudienne actuelle n’aurait peut-être que ce seul but: le contrôle de l’exportation du pétrole.

En prenant en compte les arguments sur les différences religieuses (chiites/sunnites), on constate une autre coïncidence, c’est que l’Etat Islamique est sunnite, tout comme l’Arabie Saoudite, et qu’ils avaient le même but: renverser le régime syrien de Bachar al-Assad. De nombreux articles américains se sont penchés sur cette question du financement saoudien de l’Etat Islamique. Cela donnait aussi la possibilité à l’Arabie Saoudite d’étendre son influence sur toute la région.

Ce qui arrive au Moyen-Orient, ce serait donc toujours la continuité de cette guerre entre, d’un côté, les Etats-Unis et leurs alliés, l’Arabie Saoudite et les régimes sunnites arabes, et de l’autre, la Russie et les pays qui lui sont proches, comme l’Iran et la Syrie — mais tout cela sur fond d’une guerre pour le contrôle des ressources stratégiques comme le pétrole. Sur BFM Business, on apprend aussi que « l’Arabie Saoudite cherche à affaiblir la Russie, qui est un concurrent géopolitique redoutable dans la région » — la Russie étant l’ennemi géopolitique de l’Arabie Saoudite, mais aussi l’ennemi diplomatique des Etats-Unis.

L’Arabie Saoudite a-t-elle volontairement déclenché la guerre au Yémen? Il y avait une possibilité de régler le conflit politiquement, pourtant l’Arabie Saoudite a choisi l’option du bombardement. Les civils se font tuer, comme cela a été le cas en Irak et en Syrie. Le Yémen présente un intérêt stratégique et géopolitique pour l’Arabie Saoudite, « premier exportateur mondial d’or noir » (BFM Business).

Prendre le contrôle du Yémen ou y installer un régime qui lui serait entièrement favorable permettrait à l’Arabie Saoudite de maîtriser une zone géographiquement très importante pour l’exportation du pétrole, « l’un des goulots d’étranglement stratégiques du trafic mondial de pétrole, Bab el-Mandab ». « Plus encore, les réserves de pétrole non-exploitées au Yémen et en Arabie Saoudite seraient les plus importantes au monde » (« Les projets secrets pour le Yémen« , Voltaire.net).

Au mépris de toute diplomatie et de toute solution pacifique, l’Arabie Saoudite semble être en train d’imposer un chaos total au Moyen-Orient, dans tous les pays qui ne sont pas des alliés traditionnels ou qui ne sont pas de la même majorité sunnite. Et les Etats-Unis semblent être un soutien stratégique dans cette guerre au Yémen: selon un diplomate français, les « militaires américains supervisent cette guerre en tant qu’associés ». (Marianne.net).

Au final, on trouve beaucoup de points communs entre l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis dans ces guerres au Moyen-Orient, et si on remonte aux attentats du 11 septembre 2001, beaucoup de gens ont aussi dénoncé l’implication saoudienne dans ces attentats et le fait que le gouvernement américain ait refusé de publier le rapport confidentiel de 28 pages qui mettait en cause l’Arabie Saoudite, comme le révèle le New York Times.

Alors, on devrait se demander pourquoi la France apporte aussi ce soutien à l’Arabie Saoudite, auprès des Etats-Unis, dans cette « nouvelle guerre américaine ». S’il y a aussi un intérêt commercial pour le gouvernement français dans le soutien de la guerre au Yémen, est-ce que nous devons continuer à accepter ces guerres, et que pouvons-nous faire en tant que citoyens pour nous opposer à ces conflits qui semblent avoir uniquement pour but le contrôle des ressources pétrolières?