Turquie: WikiLeaks publie les emails du gendre d’Erdogan

220px-berat_albayrak_croppedLundi 5 décembre 2016, WikiLeaks publie une base d’archives catégoriques de 57 934 emails provenant de l’adresse email personnelle de Berat Albayrak, gendre du Président Recep Tayyip Erdoğan et ministre de l’Energie de la Turquie

Source: https://wikileaks.org/berats-box/

Communiqué: https://wikileaks.org/berats-box/article

Daesh et le pétrole : Wikileaks publie plus de 50 000 mails personnels du gendre de Recep Erdogan https://francais.rt.com/international/30185-turquie-wikileaks-erdogan-gendre-daesh

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Turquie: Fuat Avni affirme qu’Erdogan est derrière l’attaque de Suruç pour semer le chaos dans la société

TodaysZaman.com, 24 juillet 2015

Drapeau de la TurquieLe lanceur d’alerte de Twitter, Fuat Avni, qui est connu pour faire des déclarations concernant les actions du gouvernement qui s’avèrent souvent vraies, a dit que le président Recep Tayyip Erdoğan est derrière l’attentat suicide meurtrier de lundi dernier à Suruç, affirmant que l’intention de M. Erdoğan est de semer le chaos dans la société pour ouvrir la voie au pouvoir au Parti de la Justice et du Développement (AKP) comme seul parti dans une élection anticipée.

Selon Avni, l’attentat-suicide dans la ville du sud-est de Suruç, lundi, a été mené sur les instructions de Hakan Fidan, le chef de l’Agence nationale de renseignement (MIT) de la Turquie dans le cadre du plan d’Erdoğan. « Les cellules d’ISIL [Etat islamique en Irak et au Levant] sous le contrôle de l’équipe malveillante de Fidan ont finalement été mises en action à Suruç, » a déclaré jeudi Avni, qui est supposé travailler au sein du gouvernement.

Trente-deux personnes ont perdu la vie et plus de 100 ont été blessées dans l’attentat de Suruç, une ville à majorité kurde dans la province de Sanliurfa à la frontière syrienne. Suite aux élections générales du 7 juin, Erdoğan a été très occupé avec un plan destiné à semer le chaos dans toute la société pour permettre à l’AKP d’arriver à nouveau au pouvoir comme parti unique, a déclaré Avni. Le kamikaze est soupçonné d’avoir des liens avec ISIL, comme cela a été dit mardi par le Premier ministre Ahmet Davutoğlu.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.todayszaman.com/national_fuat-avni-claims-erdogan-behind-suruc-attack-to-sow-chaos-in-society_394545.html

Lire: Suruç : manifestation kurde à Paris pour dénoncer le « terrorisme de l’Etat turc » (Les Echos)

Sarkozy et Erdogan, les maillons faibles du pouvoir

Lemaillonfaible_jeu_televiseAlors que l’affaire des écoutes Sarkozy bouscule l’opinion publique française, la Turquie, quant à elle, est déjà la proie, depuis fin février, d’un vaste scandale politique qui concerne le 1er ministre Recep Tayyip Erdogan et le système de corruption mis en place dans le pays. Ces deux affaires qui n’ont pas de lien direct ensemble révèlent pourtant des problèmes identiques au sein de nos démocraties: que ce soit en Turquie, ou en France, la corruption au plus haut niveau du pouvoir menace l’équilibre des pouvoirs et peut gravement nuire aux règles fondamentales de la démocratie.

Affaire Sarkozy/Affaire Erdogan: mêmes méthodes, même style de révélations

Même si Nicolas Sarkozy et Recep Tayyip Erdogan ne sont pas accusés des mêmes choses, on peut comparer ces deux personnages dans le fait qu’ils sont tous deux soupçonnés de corruption. Mises en évidence de la même manière, à travers des écoutes téléphoniques diffusées sur Internet, les affaires sont devenues très médiatiques. La manière dont les écoutes Sarkozy sont apparues sur le web rappelle, en effet, l’affaire des écoutes Erdogan en Turquie, puisque là-bas aussi, les écoutes ont été mises en ligne du jour au lendemain dans les médias, sans pouvoir identifier la source exacte des enregistrements. La seule différence, c’est qu’en France, on sait que c’est le conseiller de Nicolas Sarkozy qui avait enregistré les conversations avec un dictaphone, mais néanmoins on ne sait pas qui est à l’origine de la fuite de ces enregistrements dans la presse. En Turquie, les révélations et les écoutes sont apparues sur Twitter, à travers des comptes anonymes, ce qui a conduit Erdogan à appliquer une censure du réseau social.

Nicolas Sarkozy et Erdogan rejettent chacun de leur côté les accusations de corruption, chacun à leur manière: Nicolas Sarkozy choisit de s’exprimer à travers une tribune du Figaro, en s’adressant au public français; tandis qu’Erdogan a rejeté les accusations de corruption portées contre lui  lors d’un meeting, le jeudi 20 mars, et lors d’un autre meeting à Ankara, le 22 mars, en accusant l’opposition politique de « complot contre le gouvernement« .

Sarkozy et Erdogan se débattent à leur manière

Les deux hommes politiques se débattent chacun à leur manière face aux accusations qui les concernent, mais leur méthode consiste notamment à décrédibiliser ces accusations, même si le public aura bien compris que les enjeux de ces affaires sont sérieux et que la mise sur écoutes d’un ex-président ou d’un 1er ministre ne se fait jamais sans raison. Erdogan accuse l’opposition de « comploter contre le gouvernement en coopération avec le mouvement Gulen qu’il a appelé d’organisation terroriste », mais qui pourrait croire la validité de ces paroles? Quel rapport entre la lutte anti-corruption et le terrorisme, M. Erdogan? Tandis que pour dénigrer les écoutes et les procédés de la justice, Sarkozy accuse un système comparable à la Stasi: « Ce n’est pas un extrait du merveilleux film La Vie des autres sur l’Allemagne de l’Est et les activités de la Stasi. Il ne s’agit pas des agissements de tel dictateur dans le monde à l’endroit de ses opposants. Il s’agit de la France. » Toutes ces techniques visent seulement à impressionner l’auditoire, à nous donner le sentiment que ces hommes politiques ont de bons sentiments à notre égard, envers la population, mais leurs paroles ne reposent pas sur des arguments solides.

Quand Sarkozy parle du droit à la « vie privée » dans sa tribune, on aurait bien envie de lui demander: « mais de quel droit à la vie privée, si la justice enquête sur des crimes et des accusations très graves de corruption? » De plus, ne croyez pas que Sarkozy va défendre les citoyens français contre l’espionnage de la NSA: il dénonce l’espionnage pour autant que cela le concerne, mais il n’a jamais pris la parole pour dénoncer l’espionnage massif pratiqué par la NSA, ou même pour défendre Edward Snowden. M. Sarkozy, si vous êtes tellement attaché à la vie privée, pourquoi n’avez-vous pas demandé l’asile politique pour Edward Snowden en France? Si vous êtes un militant de la vie privée, alors soyez plus convaincant aux yeux des français. Mais si vous utilisez le prétexte du droit à la vie privée pour empêcher la justice de faire son travail, alors c’est indigne de votre rôle et de votre passé politique.

Dans les deux cas, il y a visiblement de la mauvaise foi de la part des hommes politiques qui peinent à admettre que la justice puisse faire son travail et que le peuple ait droit à la vérité sur les affaires et les crimes commis dans nos pays respectifs. Rappelons que plusieurs affaires de corruption planent autour de Nicolas Sarkozy, et pas seulement le scandale des écoutes: « les sondages de l’Elysée, l’affaire Bernard Tapie, le financement libyen de la campagne de 2007, le volet financier de l’affaire Karachi », comme le rappelle le Figaro. De son côté, Erdogan est aussi impliqué dans plusieurs affaires.

Sarkozy et Erdogan, les maillons faibles du pouvoir

Il est surprenant de voir à quel point des figures du pouvoir peuvent être affaiblies du jour au lendemain par ce genre de révélations retentissantes, alors que ces deux personnages sont plutôt caractérisés par une vision relativement autoritaire du pouvoir. En effet, Sarkozy a renforcé, du temps de sa présidence, les pouvoirs de la police et du parquet, et notamment le contrôle d’Internet, avec « à partir de 2008, des moyens colossaux d’écoute et de surveillance d’Internet, sans autre contrôle que celui du coordonateur du renseignement, un proche du chef de l’Etat », souligne Le Monde. De la même manière, le gouvernement islamo-conservateur dont fait partie Erdogan a aussi voté une loi de contrôle beaucoup plus strict de l’Internet. Même si le contenu n’est pas le même que celui de la loi française, on perçoit bien la volonté du pouvoir à vouloir contrôler la société, à partager une même volonté de contrôler l’information ou de mieux contrôler l’opposition politique, ce qui n’est pas toujours la meilleure des solutions pour améliorer la démocratie. Mais cette volonté de tout contrôler, y compris Internet, ne rend pas ces pouvoirs plus forts. Au contraire, elle en révèle la faiblesse et le manque de compréhension face aux vrais problèmes de la démocratie.

Erdogan, face au scandale de corruption qui a largement affaibli sa crédibilité, a récemment choisi la censure de Twitter, au mépris de tout respect de la liberté d’expression: « Nous allons éradiquer Twitter. Je me moque des réactions de la communauté internationale », a-t-il déclaré, il y a quelques jours, lors d’un meeting électoral. Il n’a pas manqué d’ajouter: « Ils verront alors la force de la Turquie », comme si les accusations de corruption portées contre sa propre personne étaient un coup porté à la souveraineté de la Turquie. En censurant Twitter, il a conduit et révélé son propre isolement face à la population turque. De la même manière, Sarkozy, dans la décision de publier une tribune médiatique et en attaquant directement le fonctionnement de la justice, un des symboles de la démocratie, a révélé, au contraire, sa faiblesse politique et son isolement face à la population: l’ex-président a tenté de se raccrocher à l’opinion publique comme à une dernière bouée de sauvetage, mais cette tribune n’aura aucun impact sur les enquêtes de la justice. Tout le jeu des politiciens consiste, comme on le voit, à décrédibiliser les accusations portées contre eux, à en éloigner la perspective et en minimiser les conséquences, à essayer de nous faire oublier les fondements de l’accusation, à faire croire que ce sont des rumeurs ou des complots, à faire croire qu’à travers eux, c’est le peuple qui est menacé. Et tout en prétendant dans un langage parfois excessif que les accusations sont fausses ou qu’il n’y a pas de preuves, ils se débattent pourtant dans les médias comme s’ils avaient commis quelque chose.

Ainsi, en tant que citoyens, nous pouvons seulement conseiller à M. Erdogan et à M. Sarkozy de laisser la justice faire son travail. Laissez faire la justice qui, pour le bien de la démocratie, a besoin d’enquêter sur la corruption qui existe dans nos pays, et n’essayez pas de manipuler l’opinion publique, en vous appuyant sur de belles paroles. Les premières victimes de la corruption, c’est le peuple et les citoyens. Nous ne sommes donc pas là pour soutenir le droit ou non à la vie privée de M. Sarkozy et M. Erdogan. Nous ne sommes pas là pour les protéger de ce qu’ils ont pu faire dans l’exercice de leur pouvoir. Nous ne sommes pas là pour empêcher la justice de faire son travail, mais au contraire nous soutenons le droit à la vérité. Les citoyens ne croient plus à la rhétorique. Le temps des rhéteurs qui enseignaient l’art de persuader dans l’antiquité est fini. Il n’est plus question de charmer l’auditoire, mais de pouvoir apporter des preuves et des arguments véritables.

Turquie: Erdogan accusé de soutien financier et militaire aux groupes terroristes en Syrie

Kemal Kilçdaroglu

Kilçdaroglu porte à Erdogan la responsabilité des actes de meurtre en Syrie

9 août 2013

Ankara / Kemal Kilçdaroglu, chef du Parti Républicain turc du peuple (de l’opposition) a porté au Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, la responsabilité de tous les actes de meurtre perpétrés en Syrie, jugeant « erronées et dangereuses » les politiques adoptées par le gouvernement turc dès le début de la crise en Syrie.

Dans des déclarations faites aujourd’hui dans la ville de Tunceli, Kilçdaroglu a affirmé que les politiques du gouvernement représentent un danger sur la sécurité patriotique et nationale de la Turquie, appelant Erdogan à abandonner cette politique dangereuse, qui a également détruit la Syrie.

Dans un rapport qu’elle avait publié aujourd’hui sur l’action des groupes terroristes qui se trouvent près des frontières turco-syriennes, la Commission turque des droits de l’homme a accusé le gouvernement turc de procurer toutes sortes de soutien financier et militaire aux groupes terroristes en Syrie, en particulier  »le Front Nosra », affilié à al-Qaïda, notant que les hommes armés du Front Nosra s’infiltrent à travers ces frontières à l’intérieur de la Syrie.

D. Hmaiché / A. Chatta

Source: http://sana.sy/fra/55/2013/08/09/496507.htm

Turquie: Ecoutes téléphoniques et politiques de la peur

Drapeau de la Turquie

Référence ID               Création                    Classification            Origine
09ANKARA1642      16-11-2009 17:07       CONFIDENTIEL      Ambassade Ankara

TURQUIE : ECOUTES  TELEPHONIQUES  ET POLITIQUES DE LA PEUR

SECTION CONFIDENTIELLE  01 DE  02 ANKARA 001642

Distribué par SIPRnet
Ministère : également pour EUR / SE

E.O. 12958: DECL: 16/11/2019
BALISES: PGOV PINR [Intelligence] TU
Objet: TURQUIE : ECOUTES ELECTRONIQUES ET POLITIQUES DE LA PEUR

REF: ANKARA 1576

Classifié par: Ambassadeur James Jeffrey, pour  raisons 1.4 (b, d)

1. (Classifié)
Résumé: L’inquiétude du public au sujet de l’utilisation des écoutes téléphoniques par le gouvernement pour arrêter des suspects dans le Procès Ergenekon s‘accroît à nouveau, même des membres du Parlement ainsi que l’ancien Président Suleyman Demirel ont fait part de leurs préoccupations à la presse. Bien que les écoutes téléphoniques ne soient rien de nouveau pour la société turque, l’utilisation des écoutes contre les bastions de l’Etat à grande échelle EST nouvelle et choquante, donnant à ceux qui ont un bon rapport avec la presse une excellente raison d’expliquer leurs préoccupations — ignorées par le gouvernement — au public. Les gens qui auparavant se sentaient à l’abri de telles méthodes d’investigation viennent vers nous pour se plaindre qu’ils ne parlent plus librement au téléphone, même pour des choses banales, de peur qu’ils soient inclus dans le champ toujours plus vaste de l’enquête Ergenekon.
En outre, beaucoup de personnes ici pensent que cette situation, ainsi que d’autres développements tels que l’affaire de fraude fiscale du groupe Dogan, sont perçus comme une atteinte à l’équilibre des pouvoirs pluralistes qui renforcent la démocratie turque.
FIN DU RÉSUMÉ.

2. (Non Classifié)
Les allégations selon lesquelles le Ministère de l’Intérieur abuse de son pouvoir afin d’écouter les communications des citoyens turcs ont atteint leur paroxysme, avec l’ancien Président Demirel déclarant dans un récent discours devant la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Antalya, que la Turquie est devenue un «empire de la peur ». Affirmant que le climat de peur en Turquie est pire encore qu’au temps du régime militaire (avec qui Demirel est familier, ayant été envoyé en prison après le coup des années 1980), il dénonce une société dans laquelle les citoyens ont à se faire du souci si leurs conversations sont sur écoute, et, par conséquent, la liberté d’expression et de pensée a cessé d’exister. Le quotidien Hurriyet a rapporté le 16 Novembre que  le député Tacidar Seyhan (CHP [Cumhuriyet Halk Partisi, parti républicain du peuple, ndt]), qui siégeait à la commission parlementaire chargée de l’enquête des écoutes illégales, allègue que les téléphones de 300 députés (plus de la moitié du Parlement), 3 000 juges et 613 journalistes sont actuellement sur écoute. Parmi ceux qui sont sur écoute, on pense qu’il y a certains juges qui président au procès Ergenekon, des procureurs qui ont ouvert les poursuites contre des  membres de l’AKP [Adalet ve Kalkınma Partisi : parti pour la justice et le développement, ndt], ainsi que des membres de la Cour d’appel.

3. (Non Classifié)
La peur que son téléphone soit sur écoute est maintenant répandue dans la société turque, en particulier parmi les universitaires, les avocats, les journalistes et les bureaucrates. Beaucoup craignent que par leurs activités routinières, leurs noms et numéros de téléphone aient été associés à quelqu’un sous investigation ou potentiellement lié à l’enquête Ergenekon, justifiant que leurs conversations soient mises sous écoute. L’enquête Ergenekon étant menée en vertu des lois antiterroristes turques, les autorités  enquêtrices  ont une très grande  marge de manœuvre pour détenir des suspects sans inculpation formelle. Comme un nombre croissant de politiciens, de bureaucrates et de militaires gradés — la plupart, mais pas tous, bien connus pour être de dévoués laïcs et de fiers kémalistes — ont été arrêtés, leurs amis et collègues commencent à craindre que ce ne soit bientôt leur tour.

4. (Confidentiel)
COMMENTAIRE: L’élite laïque turque se sent assiégée. Sa crainte de la détention — parfois renforcée par des procédures humiliantes, comme des arrestations à l’aube et d’interminables interrogatoires — a un impact sur ce dont les gens sont disposés à parler, et, par conséquent, étouffe le débat sur les politiques du gouvernement, les libertés, et l’affaire Ergenekon également. Dans un pays où l’Etat de droit et l’impartialité du système judiciaire ne sont pas fermement intégrés, la crainte de l’abus de pouvoir est réel, et ne peut être minimisé ou traité à la légère. Par ailleurs, la rapidité avec laquelle le procès Ergenekon est passé du stade d’investigation de suspects au sujet de caches d’armes illégales, au stade d’enquête sur ceux dont les conversations téléphoniques anti-AKP les ont stigmatisés comme étant des  putschistes, donne à réfléchir. Bien que les écoutes téléphoniques ne soient pas un phénomène nouveau en Turquie, l’élite laïque pense — et peut-être son système de valeurs — être la cible ultime.

5. (Classifié)
Commentaire (suite):

Pourtant, l’angoisse laïque doit être prise avec une grosse pincée de sel. Tout d’abord, jusqu’à présent, nous n’avons pas vu de preuve concluante indiquant dans tout cela — Dogan, mise sur écoute, Ergenekon, etc — que  le gouvernement va à l’encontre de la loi. Mais comme indiqué plus haut, le comportement de l’Etat et la définition large du «légal» ici ne soulèvent que des inquiétudes.

ANKARA 00001642 002 DE 002

Deuxièmement, Demirel définissant l’atmosphère  de la politique actuelle comme un «empire de la peur» semble excessif, particulièrement lorsque l’on regarde au-delà des élites traditionnelles au travers de toute l’étendue de la société. Demirel avait l’écoute d’une audience amicale à Antalya (zone géographique qui fait partie du cœur politique du Parti Démocrate dont il a été le chef).
Il semble également que les principaux points inclus dans son discours, ainsi que les remarques de Husamettin Cindoruk lors du Congrès du Parti démocrate (REFTEL), un autre large rassemblement de sceptiques au sujet d’Ergenekon, proviennent de la même source. La situation des élites traditionnelles telles que Demirel est, en effet, inconfortable et effrayante. Mais cela n’a pas pris — pour l’instant — l’ampleur de la répression des années 1980.

Traduit sur le Forum WikiLeaks par Mayya: http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,19348.0.html
Câble d’origine: http://wikileaks.org/cable/2009/11/09ANKARA1642.html

A lire sur ce sujet: « Le procès Ergenekon est-il toujours un vecteur de démocratisation en Turquie? »