Vous voulez aider l’Ukraine? Arrêtez d’accepter son argent volé

640px-Euromaidan_in_Kiev_2014-02-19_12-20Révolution en Ukraine (source: Wikimedia)

Foreign Policy, Oliver Bullough, 9 septembre 2014

Les nouveaux dirigeants de l’Ukraine espèrent nettoyer un pays qui est parmi l’un des plus corrompus dans le monde. Mais ils n’ont aucune chance si les banques occidentales continuent d’accepter l’argent volé de l’Ukraine.

Note: Cet article est une version abrégée d’un rapport détaillé publié par l’Institut Legatum et l’Institut de la Russie moderne, intitulé « Pillage de l’Ukraine: Comment l’Est et l’Ouest se sont associés pour voler un pays. »

Les journaux donnent pleins de détails sur comment la Russie sape l’Ukraine, comment le pays veut mettre son ex-colonie à genoux, de la faire plier à la volonté de Vladimir Poutine. Mais ils ne disent qu’une partie de l’histoire: l’Ukraine était déjà à genoux avant que la guerre dans l’est de l’Ukraine n’ait commencé, et c’est autant la faute des pays démocratiques de l’Occident que celle de Poutine. La Grande-Bretagne, l’Autriche, la Suisse, et le Delaware, ainsi que les « endroits ensoleillés pour des personnes cachées à l’ombre » que nous considérons comme des paradis fiscaux, ont permis aux dirigeants corrompus de l’Ukraine d’exporter de l’argent détourné et de jouir des droits de propriété occidentaux pendant des années. Les fonctionnaires ont tellement mis d’argent dans leur poche que le pays était sur le point de s’effondrer avant même que Poutine n’annexe la Crimée.

Lire la suite: http://www.foreignpolicy.com/articles/2014/09/09/want_to_help_ukraine_stop_accepting_its_stolen_cash

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Le Conseil des droits de l’homme de Poutine a posté accidentellement les vrais résultats des élections de Crimée; Seuls 15% ont voté pour l’annexion

Forbes.com, Paul Roderick Gregory – 5 mai 2014

Le site du « Conseil de la société civile et des droits de l’homme du président de la Russie » a affiché un blog qui a été rapidement retiré, comme s’il s’agissait de déchets radioactifs toxiques. Selon le rapport du Conseil au sujet du référendum de Mars pour annexer la Crimée, le taux de participation était au maximum de 30%. Et de ce nombre, seulement la moitié ont voté pour l’annexion – ce qui signifie que seuls 15 pour cent des citoyens de Crimée ont voté pour l’annexion.

Le sort de la Crimée, par conséquent, a été décidé par les 15 pour cent de Criméens, qui ont voté en faveur de l’unification avec la Russie (sous l’œil vigilant des soldats portant une Kalachnikov).

Lire la suite: http://www.forbes.com/sites/paulroderickgregory/2014/05/05/putins-human-rights-council-accidentally-posts-real-crimean-election-results-only-15-voted-for-annexation/

Pourquoi l’occupation russe de la Crimée pourrait conduire à l’expansion d’Al-Qaïda

Ukrainian men help pull one another out of a stampede during clashes at rallies held by ethnic Russians and Crimean Tatars in SimferopolPourquoi l’occupation russe de la Crimée pourrait conduire à un nouveau point chaud de la terreur islamiste

Ariel Cohen, 10 mars 2014

Alors que Poutine renforce son emprise sur la péninsule de la Crimée, les Tatars de Crimée sont de plus en plus inquiets pour leur avenir.

En annexant la Crimée à la Russie, Moscou va probablement radicaliser une communauté tatare autochtone par ailleurs pacifique. L’un des leaders politiques des Tatars, un membre du Parlement ukrainien, Mustafa Jemilev, a averti que les Tatars forment déjà des unités d’autodéfense pour se préparer à une lutte contre les Russes. Jemilev n’est pas un islamiste lui-même. Il est un historien parmi ceux qui ont subi les purges de Staline en 1944.

Alors que le conflit entre la Russie et les Tatars de Crimée s’intensifie, il y a un danger que cela pourrait amener des organisations internationales extrémistes comme al-Qaïda dans la région, comme cela s’est produit en Tchétchénie lors des campagnes militaires de la Russie à la fin des années 1990 et au début des années 2000. Certains extrémistes tatars, qui sont musulmans sunnites, ont déjà combattu en Syrie contre le régime alaouite pro-iranien de Bachar El-Assad et ont des liens avec les militants islamistes.

Si l’islamisation et la radicalisation des Tatars de Crimée a lieu, Moscou n’aura personne à blâmer, à part soi-même. Cependant, les répercussions de sécurité d’un tel développement ferait écho au-delà de la Crimée, qui est stratégiquement située dans la mer Noire et fait partie de l’Europe. En outre, un jihad (la « guerre sainte » islamique) en Crimée ouvrirait un nouveau front islamiste contre la Russie, qui a combattu une longue guerre dans le Caucase du Nord – depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle – contre des groupes ethniques musulmans locaux là-bas, y compris les Tchétchènes, les Ingouches, et bien d’autres.

Les préoccupations des Tatars ont de profondes racines historiques et sont basées sur des faits, et non sur des peurs. Cette année marque le soixante-dixième anniversaire de la déportation de l’ensemble de la population des Tatars de Crimée par Joseph Staline au Kazakhstan du Nord et en Asie centrale en 1944. Jusqu’à 25 pour cent des Tatars de Crimée sont morts dans ces déportations. Les Tatars ont été autorisés à retourner dans leur patrie après 1989. Maintenant, ils craignent que si la Russie annexe la Crimée, ils pourraient faire face à une autre expulsion forcée.

Le dimanche 16 mars, la Crimée tiendra un référendum illégal si elle doit devenir une partie de la Russie. Les Tatars, qui composent plus de 12 pour cent de la population de Crimée et ont largement soutenu les gouvernements ukrainiens à Kiev, ont l’intention de boycotter le référendum.

La plupart des organisations islamiques en Crimée sont alliées à la Direction spirituelle des musulmans de Crimée et ont des liens étroits avec la Turquie, qui accueille également une importante diaspora des Tatars de Crimée. La Turquie a un intérêt particulier dans la région au travers de la mer Noire, la Crimée ayant été un vassal de l’Empire ottoman jusqu’à ce que Catherine la Grande l’ait mis sous contrôle russe en 1771-1783.

Le soutien de Moscou au régime Assad a déjà tendu ses relations avec Ankara, et cette relation est sur le point de s’aggraver encore plus si la Russie commence une répression contre les Tatars.

Aujourd’hui, le «gouvernement» pro-russe de Crimée a tenté de rassurer les dirigeants des Tatars de Crimée de leurs bonnes intentions en leur offrant plusieurs postes, dont ceux de « vice-premier ministre, deux sièges ministériels et les meilleurs bureaux dans le reste des ministères », selon La Voix de la Russie. En outre, le Financial Times rapporte qu’ils ont reçu comme offres « une aide financière pour le retour des Tatars et même un engagement à rétablir les noms originaux des Tatars de certaines villes et villages. » Cependant, les Tatars continuent à se méfier de l’accord et ne sont pas disposés à signer, craignant que le gouvernement de Crimée et les Russes ne puissent pas être de confiance.

Ce sera une tragédie si des manoeuvres brutales de la Russie en Crimée mettent le feu à une guerre de religion. Si cela se produit, les décideurs russes seront seuls à s’en blâmer.

Source: http://blog.heritage.org/2014/03/10/russian-occuption-crimea-lead-al-qaeda-expanding/

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