Dans un tribunal américain, les Irakiens accusent Blackwater de meurtres en 2007

Procès BLACKWATER aux Etats-UnisPhoto: Sarhan Deab Abdul Moniem quittant le tribunal mardi, après avoir témoigné dans le procès Blackwater

New York Times, par Matt Apuzzo, 25 juin 2014

Plus de quatre douzaines de citoyens irakiens comme M. Moniem devraient se rendre à Washington dans les mois à venir pour témoigner contre les Américains qui, d’après eux, ont tiré sauvagement sur les citoyens non-armés, faisant 17 morts Irakiens [le 16 septembre 2007]. Pendant des années, ils ont attendu que l’affaire fasse son chemin à travers le système judiciaire américain. Dans une salle d’audience, à deux pas du Capitole, ils ont enfin leur mot à dire. Le ministère de la Justice dit que ce sera le plus grand nombre de témoins étrangers à témoigner dans un procès criminel.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.nytimes.com/2014/06/26/us/in-us-court-iraqis-accusing-blackwater-of-murders-in-07.html

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Les millions de Carl Bildt

Publié par Rixstep.com

Le Ministre des Affaires Etrangères de la Suède a propagé l’idée de l’invasion de l’Irak et en profita. À partir de 2007.

BAGDAD (Rixstep) – Carl Bildt a gagné des millions avec l’invasion américaine de l’Irak. Il a siégé au conseil d’administration de la société d’investissement Legg Mason, faisant la gestion d’énormes participations financières dans le secteur de l’armement US, et en même temps était un lobbyiste pour le géant des armes Lockheed Martin.

Pendant tout ce temps, il a également été embauché par l’ONG américaine «CLI» pour «vendre» l’invasion au monde.

«C’est tout à fait remarquable que le ministre suédois des affaires étrangères ait fait du lobbying pour l’invasion américaine de l’Irak, tout en profitant aussi personnellement de cette invasion», explique Rolf Lindahl, secrétaire politique de la Paix Suédoise et Société d’Arbitrage (Svenska Freds).

Legg Mason et Lockheed Martin

Le 17 Septembre 2002, Carl Bildt, prend un siège au conseil d’administration de Legg Mason, un des plus grands gestionnaires d’actifs aux États-Unis, avec une part importante de leur portefeuille placé dans la haute-technologie. Bildt s’intéresse aux plans de stock-options de Legg Mason.

Trois mois plus tard, Carl Bildt est recruté au Comité pour la libération de l’Irak (CLI) par Randy Scheunemann. Bildt tente ensuite de prétendre le contraire, mais Scheunemann et d’autres à la CLI de préciser que Bildt savait que son travail consistait à «vendre» l’invasion américaine au monde entier. L’article de Bildt pour le Forum Européen de la Sécurité du CEPS/IISS [Rencontre du 13 janvier 2003 sur L’Action militaire préventive et l’utilisation légitime de la force] tente de justifier – des frappes militaires préventives

Le débat actuel sur la légitimité de l’action militaire préventive a été déclenché par la nouvelle stratégie de sécurité nationale des États-Unis et il a été alimenté par le débat sur la légitimité d’une action armée contre l’Irak. Ainsi, je vais concentrer ce document principalement sur les questions de l’usage préventif de la force militaire qui ont été portées à l’avant-garde du débat international à travers cela.

Le président du CLI à l’époque est Bruce P. Jackson, dont le poste précédent était responsable de la planification stratégique chez le géant des armes Lockheed Martin, l’un des principaux investissements de Legg Mason. Il y a beaucoup d’argent qui dépend de l’invasion américaine de l’Irak. Si les Etats-Unis mènent finalement l’invasion, Lockheed Martin peut gagner des contrats pour 1 milliard de dollars.

Des bombes sur Bagdad

Les bombes sont tombées avec choc et effroi sur la capitale irakienne à partir du 19 Mars 2003; La valeur des actions de Lockheed Martin a plus que doublé en deux ans, passant de 45 $ à plus de 100 $, ce qui justifie son inscription comme l’un des investissements les plus réussis de Legg Mason. L’analyste de Legg Mason, William Loomis, a admis que l’invasion a été un grand coup de pouce pour l’ensemble de l’industrie de haute-technologie des États-Unis. «L’augmentation est la plus importante que nous avons vu en 20 ans», a-t-il dit. Cela a conduit à son tour à un pic dans le stock de Legg Mason, et de ce fait même dans le portefeuille de Carl Bildt, évalué à l’époque à 1.78 millions de dollars.

«Les connexions de Carl Bildt avec le complexe militaro-industriel des États-Unis sont gênantes: cela ne fait pas bonne impression, quand le ministre suédois des Affaires étrangères encourage activement l’invasion d’un pays souverain, une chose que le Parlement suédois et le ministère suédois ont condamné comme un crime contre l’humanité» , explique Rolf Lindahl.

Carl Bildt, actions Legg Mason et Lockheed MartinLes millions de Carl Bildt: la ligne rouge est le stock de Legg Mason, la ligne bleue Lockheed Martin.

Source: http://rixstep.com/1/20140502,00.shtml

Bradley [Chelsea Manning]: « Nous avons oublié notre humanité »

Bradley-Manning-non-coupable-de-collusion-avec-l-ennemi_article_landscape_pm_v8[Bradley Manning a affirmé sa volonté de changer d’identité après son procès, et souhaite désormais se faire appeler Chelsea Manning]

Par Chelsea E. Manning, 21 août 2013

Mercredi, Chelsea (anciennement Bradley) Manning a été condamnée à 35 ans de prison. Suite à l’annonce de la sentence, la déclaration suivante de Manning a été lue lors d’une conférence de presse, par son avocat David Coombs. Jeudi, Chelsea Manning a publié un communiqué expliquant qu’elle voulait vivre comme une femme.

« Les décisions que j’ai faites en 2010 sont venues d’une préoccupation pour mon pays et pour le monde dans lequel nous vivons. Depuis les tragiques événements du 11/9, notre pays a été en guerre. Nous avons été en guerre avec un ennemi qui choisit de ne pas nous rencontrer sur aucun champ de bataille traditionnel, et de ce fait, nous avons dû changer nos méthodes de lutte contre les risques posés pour nous et notre mode de vie.

J’ai d’abord été d’accord avec ces méthodes et j’ai choisi de me porter volontaire pour aider à défendre mon pays. Ce n’est pas avant que j’aie été en Irak, et en lisant des rapports militaires secrets sur une base quotidienne, que j’ai commencé à remettre en question la moralité de ce que nous faisions. C’est à ce moment que j’ai réalisé que dans nos efforts pour répondre à ce risque posé à nous par l’ennemi, nous avons oublié notre humanité. Nous avons consciemment choisi de dévaloriser la vie humaine à la fois en Irak et en Afghanistan. Lorsque nous avons engagé la guerre contre ceux que nous percevions comme l’ennemi, nous avons parfois tué des civils innocents. Chaque fois que nous avons tué des civils innocents, au lieu d’accepter la responsabilité de notre conduite, nous avons choisi de nous cacher derrière le voile de la sécurité nationale et des renseignements classifiés afin d’éviter toute responsabilité publique.

Dans notre zèle pour tuer l’ennemi, nous avons débattu en interne la définition de la torture. Nous avons détenu des personnes à Guantanamo pendant des années sans procès. Nous avons inexplicablement fermé les yeux sur la torture et sur les exécutions commises par le gouvernement irakien. Et nous avons supporté d’innombrables autres actes au nom de notre guerre contre le terrorisme.

Le patriotisme est souvent le cri prôné, lorsque des actes moralement discutables sont préconisés par ceux qui sont au pouvoir. Lorsque ces cris de patriotisme noient toutes nos dissensions fondées sur la logique, il revient généralement à un soldat américain d’effectuer une mission mal conçue.

Notre nation a eu des moments sombres et semblables pour les vertus de la démocratie – la Piste des Larmes, la décision Dred Scott, le maccarthysme, les camps d’internement nippo-américains – pour en citer quelques-uns. Je suis convaincu que beaucoup de nos actions menées depuis le 11/9 seront un jour vues dans une lumière semblable.

Comme le regretté Howard Zinn l’a dit un jour: «Il n’est pas de drapeau assez grand pour couvrir la honte de tuer des innocents. »

Je comprends que mes actes ont violé la loi, et je regrette que mes actions aient causé du mal à quiconque ou heurté les États-Unis. Mon intention n’a jamais été de blesser qui que ce soit. Je voulais seulement aider les gens. Quand j’ai choisi de divulguer des informations classifiées, je l’ai fait par amour pour mon pays et par sens du devoir envers les autres.

Si vous refusez ma demande de grâce, je servirai mon temps en sachant que parfois vous devez payer un lourd tribut pour vivre dans une société libre. Je serai heureux de payer ce prix, si cela signifie que nous pourrions avoir un pays qui est vraiment conçu dans la liberté et dédié à la proposition selon laquelle toutes les femmes et tous les hommes sont créés égaux. »

Source: http://rabble.ca/news/2013/08/chelsea-manning-we-have-forgotten-our-humanity

Wikileaks: Bradley Manning condamné à 35 ans de prison

U.S. Army Arraigns PFC Bradley Manning In Wikileaks Case

Le HuffPost/AFP  |  Publication: 21/08/2013 16h26

WIKILEAKS – Bradley Manning, le soldat américain reconnu coupable de la plus grande fuite de documents secrets de l’histoire des Etats-Unis, s’est vu infliger une peine de 35 ans de prison, mercredi 21 août par une cour martiale.

Après plus de deux mois de procès, la juge militaire Denise Lind a en outre décidé son renvoi de l’armée pour « déshonneur », notamment pour des faits d’espionnage, de fraude et de vol de quelque 700.0000 documents diplomatiques et militaires confidentiels, transmis au site WikiLeaks. Le procureur avait requis au moins 60 ans de prison.

La juge a rappelé que Manning bénéficiait de 1.293 jours de remise de peine, correspondant à plus de trois ans de détention préventive, dont neuf mois de régime d’isolement strict.

Le jeune soldat de 25 ans, menu et frêle entre ses deux avocats civil et militaire, s’est levé à l’annonce de la sentence, énoncé laconiquement par la juge vers 16h15. « Je vais maintenant annoncer la sentence », a-t-elle déclaré, prévenant qu’elle « cesserait immédiatement en cas de perturbation » dans la salle d’audience comble.

« PFC Manning vous êtes condamné à être incarcéré pendant 35 ans », a-t-elle lancé lors de cette audience qui a duré moins de dix minutes.

Son avocat pourrait demander la grâce de Barack Obama

Selon le réseau de soutien à Bradley Manning, son avocat David Coombs a l’intention de faire un appel en grâce auprès du président Barack Obama, pour implorer sa clémence. Manning pourra ensuite faire appel devant la Cour d’appel supérieure des forces armées (Court of Appeals for the Armed Forces) et devant la Cour suprême des Etats-Unis.

Amnesty International a demandé au président américain de « commuer la peine de Bradley Manning et d’enquêter sur les abus qu’il a révélés »:

https://twitter.com/amnesty/statuses/370191039728209922

Le jugement du jeune homme sera réexaminé automatiquement en appel par la Cour pénale d’appel de l’armée de terre (Army Court of Criminal Appeal). La peine de 35 ans à laquelle il a été condamné est en tout cas, à ce jour, la plus longue infligée en matière de fuite de documents confidentiels.

WikiLeaks parle d’une « victoire stratégique significative »

L’organisation WikiLeaks, qui avait publié les documents obtenus par le soldat américain, a parlé de son côté d’une « victoire stratégique significative »:

https://twitter.com/wikileaks/statuses/370201848415678464

Le verdict du procès Manning représente « une victoire stratégique significative, indique WikiLeaks. Bradley Manning est désormais éligible à une libération dans moins de neuf ans, 4,4 selon un autre calcul »

La sentence pourra en effet être réduite par un système de remises de peine pour bonne conduite une fois que le condamné aura purgé un tiers de la condamnation. Si ce système lui est favorable, Bradley Manning pourrait dès lors sortir de prison après neuf ans.

Ses soutiens s’indignent et appellent à continuer le combat

Du côté des soutiens de l’ex-soldat, les réactions ne se sont pas faites attendre.

Glenn Grennwald, le journaliste du Guardian qui a révélé la surveillance des télécommunications par la NSA avec l’aide d’Edward Snowden, et dont le compagnon a été détenu par les autorités britanniques, a lui aussi exprimé son indignation:

https://twitter.com/ggreenwald/statuses/370199616660070400

« L’administration Obama: nous poursuivons avec agressivité tous ceux qui révèlent les crimes de guerre, et protégeons avec enthousiasme ceux qui les commettent », écrit-il dans un message posté sur son compte Twitter.

Paul Lewis, correspondant du Guardian à Washington, a rapporté que les partisans de Bradley Manning ont promis de poursuivre son combat:

https://twitter.com/PaulLewis/statuses/370190958744190976

« Bradley Manning a rapidement été amené dans le tribunal. Ses partisans criaient: ‘nous allons continuer à nous battre pour toi, Bradley’, ‘tu es notre héros' »

En France, le journaliste Edwy Plenel, défenseur des « lanceurs d’alerte », a estimé qu’il s’agissait d’un « jour de honte pour la démocratie américaine »:

https://twitter.com/edwyplenel/statuses/370191017556705280

La Russie dénonce une « décision sévère injustifiée »

La Russie a estimé que la condamnation de Bradley Manning était une décision « sévère injustifiée ».

« Il est assez fréquent d’entendre de la part de responsables américains des critiques concernant des décisions de justice d’autres pays (…), mais quand cela concerne les intérêts américains, la justice américaine prend, comme dans le cas de Manning, une décision sévère injustifiée, selon le principe de ‘faire passer l’envie à d’autres’ sans aucun souci des droits de l’homme », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

« Une telle utilisation du deux poids deux mesures sur un sujet prééminent comme les droits de l’homme montre une fois de plus que les États-Unis ne peuvent pas prétendre à un leadership dans ce domaine important’, a-t-il ajouté.

Les relations entre les Etats-Unis et la Russie se sont considérablement tendues ces dernières semaines, en participer après que Moscou a décidé d’octroyer un asile temporaire d’un an à l’ex-consultant de la NSA alors que Washington réclamait son extradition vers les Etats-Unis, où il a été inculpé d’espionnage.

Une peine exemplaire pour dissuader les autres soldats

Cette peine, qui intervient sur fond d’une autre affaire retentissante de fuites, celles de l’Américain Edward Snowden, veut servir d’exemple pour tous les soldats qui envisageraient une fuite similaire, comme l’avait réclamé le gouvernement américain. Elle met un point final à un procès fleuve, ouvert le 3 juin après plus d’un an d’audiences préliminaires.

En début de semaine, le procureur militaire Joe Morrow avait demandé à la juge Denise Lind « d’envoyer un message à tous les soldats qui envisageraient de voler des informations classifiées », requerrant six décennies de prison.

De son côté, son avocat David Coombs avait demandé au colonel Lind de punir son client, certes, mais d’une peine qui lui donne la « possibilité de vivre » et permette la réinsertion d’un accusé « jeune », « humaniste », « très intelligent », « naïf certainement, mais bien intentionné ».

La semaine dernière, le jeune homme avait regretté « avoir fait du mal aux gens et aux Etats-Unis », quelques jours après que la juge Lind l’a reconnu coupable, entre autres chefs d’accusation, d’espionnage et de fraude. Elle l’avait en revanche acquitté de celui de « collusion avec l’ennemi », en l’occurrence Al-Qaïda.

Un jeune homme à la personnalité complexe

« Traître » égoïste et téméraire ou jeune homme « naïf et bien intentionné »: après un procès fleuve, le mystère demeure autour de la véritable personnalité de Bradley Manning.

La « fuite » du siècle dont il est à l’origine a provoqué une tempête dans la diplomatie mondiale et la fureur de la première puissance mondiale. Un statut lourd à porter pour le jeune Manning, entré dans l’armée en 2007 après une enfance abandonnée à des parents alcooliques dans une ferme isolée de l’Oklahoma (sud), passée à subir les quolibets de ses camarades en raison de son côté « intello » ou de ses troubles d’identité sexuelle.

Lors de son réquisitoire, l’accusation l’a dépeint comme un être égoïste et téméraire, qui savait qu’en transmettant des documents à WikiLeaks, ils seraient mis en ligne et consultés par les ennemis des Etats-Unis. Lors d’audiences préliminaires au procès, des témoins du gouvernement avaient dans un premier temps fait référence à un être « déprimé », « anxieux », « sujet à des crises de panique ». Sans parler de son mutisme, de son somnambulisme et de ses pertes de repères sexuels.

Ses partisans demandent le prix Nobel de la paix

Des membres du personnel de la prison de Quantico (Virginie, est) –où Manning a été détenu à l’isolement pendant neuf mois– ont cité des épisodes où il léchait les barreaux de sa cellule en dormant, pleurait en tapant sa tête dans ses mains, ou grimaçait en se regardant dans le miroir, tentant ainsi de justifier son maintien sous un régime ultra-sévère réservé aux suicidaires.

La défense n’a cessé d’argumenter que Manning n’était pas suicidaire. Son avocat David Coombs a même raconté que le rêve de son client était « d’aller à l’université, travailler pour le service public et peut-être, un jour, être candidat » à une élection, « car il veut faire la différence dans ce monde ». Ses partisans lancent même une pétition pour que le Nobel de la paix lui soit attribué.

Entre ces deux portraits aux antipodes, difficile de dire où se situe la vérité.

« Je regrette que mes actions aient blessé des gens »

L’acte de contrition de Manning à la dernière minute du procès a crée une certaine surprise. « Je regrette que mes actions aient blessé des gens et les Etats-Unis », a-t-il lâché. « Je comprenais ce que je faisais et les décisions que j’ai prises, mais je n’ai pas complètement saisi l’étendue des conséquences de mes actes ».

Lors de sa première prise de parole devant les juges en novembre 2012, il n’exprimait alors aucun regret et racontait d’un ton assuré les conditions de sa détention.

En février dernier, ce féru de géopolitique et de technologies de l’information justifiait ses actes par le désir de « provoquer un débat public sur les forces armées et la politique étrangère » des Etats-Unis. Il précisait toutefois qu’il ne s’intéressait qu’aux documents dont il était « absolument sûr qu’ils ne causeraient pas de tort » à la sécurité nationale.

Source: http://www.huffingtonpost.fr/2013/08/21/wikileaks-manning-_n_3790203.html

Bush et Blair reconnus coupables de crimes de guerre en Malaisie — mais que font les autres pays pour les condamner?

Bush et Blair reconnus coupables de crimes de guerre (Vidéo)

Press TV

Un tribunal pour crimes de guerre a trouvé l’ancien président américain George W. Bush et l’ancien premier ministre britannique Anthony Blair coupables de crimes de guerre pour leurs rôles dans la guerre d’Irak.

Le panel de cinq juges du tribunal de Kuala Lumpur (Malaisie) pour crimes de guerre a décidé que Bush et Blair ont commis un génocide et des crimes contre l’humanité en menant l’invasion contre l’Irak en 2003, a rapporté un correspondant de Press TV Mardi.

En 2003, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne envahissaient l’Irak en bafouant la loi internationale et sous le prétexte de trouver des armes de destruction massive qui avaient soi-disant été stockées par l’ex-dictateur Saddam Hussein.
Les juges du tribunal malais ont décidé que la décision d’entrer en guerre contre l’Irak, prise par les deux anciens chefs de gouvernements, était un abus flagrant de la loi et un acte d’agression qui mena à des massacres de grande ampleur sur le peuple irakien.

Les bombardements et d’autres formes de violence devinrent monnaie courante en Irak peu après l’invasion du pays menée par les Etats-Unis.

Dans leur verdict, les juges du tribunal ont également déclaré que les Etats-Unis sous le leadership de Bush, ont fabriqué des documents pour faire penser que l’Irak avait des armes de destruction massive.

Quoi qu’il en soit, le monde apprit par la suite que l’ancien régime irakien ne possédait pas d’armes de destruction massive et que les Etats-Unis et la Grande Bretagne le savaient depuis le départ.

Plus d’un million d’Irakiens ont été tués durant l’invasion en accord avec l’organisation d’enquête basée en Californie Project Censored.

Les juges ont aussi dit que les décisions de la cour devraient être fournies aux signataires des Statuts de Rome, qui ont établi le Tribunal Pénal International (TPI) et ont ajouté que les noms de Bush et de Blair seraient listés sur le registre des criminels de guerre.

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Source: http://cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=5293

Article original: http://www.presstv.ir/detail/211590.html

Bush annule une visite au Canada pour éviter une possible incarcération:

Mise en ligne le 2 oct. 2011
CHOQ.FM – François Marginean pour l’Autre Monde – 26 Septembre 2011 – 10/18

Ferdinando Imposimato propose une plainte devant la cour pénale internationale de La Haye dans l’affaire du 11 septembre

La Rédaction Mouvida.com, 17 avril 2013

11 Septembre et Stratégie de la Tension – Le Juge imposimato persiste et signe!

Le grand juge anti-mafia italien Ferdinando Imposimato réaffirme publiquement que la Vérité sur le 11 Septembre et sur les attentats des années noires en Allemagne et en Italie est très éloignée de la Version Officielle!

En tant que Président honoraire de la Cour Suprême de Cassation en Italie, il est le plus grand personnage de la Justice italienne, et tout au long de sa carrière exemplaire, il s’est occupé de très nombreuses affaire d’Etat telles que l’attentat contre le Pape Jean Paul II, persiste et signe dans sa condamnation du groupe Bilderberg et dans sa dénonciation de la Version officielle sur les attentats du 11 Septembre, espérant porter la Vérité devant la Cour Pénale Internationale de Lahaye.

Ces déclarations en provenance d’un personnage aussi important d’un pays aussi important que l’Italie sont totalement censurées par les grands médias alignés, alors qu’elles constituent un véritable tremblement de terre qui pourrait menacer le Système établi!

Ces déclarations, en provenance d’un expert judiciaire en comparaison duquel les journaleux et intervenants dans les grands médias alignés passent pour des ignares pathétiques et sans aucune légitimité eu égard à son palmarès impressionnant, revêtent une importance particulière avec le double attentat de Boston et la lettre mortelle à la Ricine envoyées à Obama, dans ce qui ressemble de plus en plus comme une nouvelle Stratégie de la Tension!

Longue vie à Ferdinando Imposimato qui est pressenti par le Mouvement 5 Etoiles comme un Candidat majeur pour les prochaines élections présidentielles!

En espérant, face à la censure des médias et collabos du NWO, qu’internet permettra de relayer son appel à la Vérité vers un public le plus nombreux possible…

Source: http://mouvida.com/11-septembre-et-strategie-de-la-tension-le-juge-imposimato-persiste-et-signe/

Une partie de la société américaine doit aussi être condamnée pour non-assistance au soldat Bradley Manning

Procès de Bradley Manning

(*cet article reflète un point de vue personnel et n’exprime pas les idées des autres traducteurs présents sur ce blog)

Dans le conflit idéologique et juridique qui oppose le jeune soldat Bradley Manning au gouvernement des Etats-Unis, il convient de rappeler que Bradley Manning n’est pas seulement opposé au gouvernement de son pays, mais il est aussi opposé à tous les citoyens américains qui soutiennent les guerres meurtrières et inhumaines qui ravagent le monde depuis des années. Il est opposé à tous ces citoyens qui soutiennent l’action injuste de leur gouvernement.

Si Bradley Manning est en prison, ce n’est pas seulement à cause du gouvernement américain. Ce n’est pas seulement à cause des lois. Si Bradley Manning est en prison, c’est aussi à cause de tous ces citoyens qui se taisent et n’osent plus défendre les Droits de l’homme, et n’osent plus le défendre, s’enfermant dans une approbation passive des actes de leur gouvernement.

Une partie de la société américaine doit aussi être condamnée pour non-assistance au soldat Bradley Manning. Si demain, 70% des Américains soutenaient Bradley Manning, le gouvernement serait obligé de le relâcher. Le gouvernement américain serait contraint par la pression du public.

Ainsi, les Américains, par leur passivité, leur ignorance ou leur incompréhension, sont aussi responsables de la situation inhumaine que vit Bradley Manning en prison, de la torture psychique, de son isolement et de la dégradation de sa santé. Ils sont responsables de laisser le gouvernement faire ce qu’il ne devrait pas faire.

Ne dites pas que cette décision de le libérer n’appartient qu’au gouvernement. Ne dites pas qu’en tant que citoyens, vous ne pouvez rien faire. Le sort de Bradley Manning est entre les mains de chaque citoyen qui aura le courage de le défendre. Le sort de Bradley Manning est entre les mains de chaque citoyen américain.

L’affaire Bradley Manning reflète finalement le problème fondamental de la société américaine, une société de consommation qui a oublié le sens des Droits de l’homme, une société qui a échangé le mot « liberté » contre celui de « surveillance massive », en exerçant par ailleurs des pressions pour faire taire les opposants, en envoyant en prison les lanceurs d’alerte, en réprimant les hackers et les militants Occupy, en qualifiant de « terroristes » tout ce qui n’est pas labellé par la fascisme bienveillant du gouvernement américain.

La société américaine est imprégnée, en effet, par un fascisme sournois (qui se cache sous la belle apparence des films et des publicités américaines), un fascisme presque invisible qui justifie le meurtre et la répression des populations au nom du terrorisme, partout dans le monde. Mais qui aurait jamais osé comparer la liberté citoyenne à un acte terroriste? Qui aurait osé enfermer Bradley Manning pour avoir dénoncé la corruption et l’inhumanité de l’armée américaine, si ce n’est un Etat fasciste qui ne souhaite plus donner de liberté d’expression à ses citoyens, et qui souhaite enrôler la totalité de la société dans une idéologie malsaine?

L’affaire Bradley Manning entache l’histoire des Etats-Unis, comme le dénonçaient encore récemment des journalistes américains. L’affaire Bradley Manning entachera les Etats-Unis pendant encore de nombreuses années, et ce sera une ombre indélébile dans l’histoire des Droits de l’homme. Cela montre aussi, de manière beaucoup plus large, les injustices, la corruption, l’égoïsme, la violence et la cruauté qui existent aux Etats-Unis, et la manière dont les Etats-Unis agissent et incitent à la violence dans les autres pays, notamment dans les guerres et les conflits.

Et ces injustices, et cette violence, sont aussi celle de la société américaine, de la société dans son ensemble — car nous vivons tous dans des sociétés où l’on se préoccupe de moins en moins du bonheur des individus et de la liberté des citoyens, au nom de la sécurité suprême des gouvernements et du bien-être de nos présidents.

Ecrit par kimono