WikiLeaks lance un appel pour récolter des preuves sur le bombardement de Kunduz

Déclaration de MSF après le bombardement de Kunduz

Les vidéos et l’audio du cockpit du bombardement de l’hôpital de Kunduz.

50.000 dollars US pour suspicion de preuves de crime de guerre. Le samedi 3 Octobre 2015, l’hôpital de Médecins Sans Frontières (MSF) à Kunduz en Afghanistan a été bombardé à plusieurs reprises par un avion de combat américain AC-130. 22 membres du personnel MSF et des patients ont été tués et l’hôpital détruit. L’hôpital n’était pas à proximité d’autres bâtiments et ses coordonnées GPS ont été enregistrées avec les forces américaines.

MSF estime que les massacres constituent un crime de guerre. L’AC-130 enregistre ses attaques avec des caméras embarquées de haute résolution. Conformément à la procédure militaire, cette séquence aurait été gardée avec l’audio du poste de pilotage. Un rapport d’enquête post-massacre dénommé « AR 15-6 » aurait également été commandé.

Nous élevons une prime de 50.000 dollars US pour obtenir les images, l’audio du poste de pilotage, le rapport d’enquête et d’autres documents pertinents tels que les règles d’engagement actives à ce moment. Le cas de Kunduz est similaire à une précédente affaire de WikiLeaks, « Collateral Murder ».

Source et lien pour faire un don en ligne: https://wikileaks.org/pledge/#rd-9

Tragédie de Kunduz: Wikileaks offre 50.000 dollars pour la vidéo (Sputnik News)  http://fr.sputniknews.com/international/20151008/1018691004/kunduz-wikileaks-recompense-video-bombardements.html

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Tout s’est déroulé selon le Plan – Le massacre de Raba’a et le meurtre en masse des manifestants en Egypte

Egypte: Meurtres en masse par les Forces de Sécurité

Human Rights Watch, 12 août 2014

Le rapport de 188 pages documente la façon dont la police égyptienne et l’armée ont méthodiquement ouvert le feu à balles réelles sur des foules de manifestants opposés à l’éviction du 3 juillet par l’armée de Mohamed Morsi, premier président civil élu en Egypte, lors de six manifestations entre le 5 Juillet et le 17 Août 2013. Bien qu’il existe également des preuves que certains manifestants ont utilisé des armes à feu au cours de plusieurs de ces manifestations, Human Rights Watch n’a été en mesure de confirmer leur utilisation que dans quelques cas qui ne justifient pas les attaques meurtrières grossièrement disproportionnées et préméditées contre des manifestants massivement pacifiques.

Lire le communiqué de presse: http://www.hrw.org/news/2014/08/12/egypt-rab-killings-likely-crimes-against-humanity

Lire le rapport: http://www.hrw.org/reports/2014/08/12/all-according-plan

Version intégrale du rapport (pdf): http://www.hrw.org/sites/default/files/reports/egypt0814_ForUpload_0_0.pdf

Stop Arming Israel – une campagne internationale pour l’embargo sur les armes en Israël – BDS Movement

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AGIS MAINTENANT – ajoute ton nom à l’appel pour un embargo militaire en utilisant le formulaire à droite.

Israël a de nouveau déclenché toute la force de son armée contre la population palestinienne captive, en particulier dans la bande de Gaza assiégée, dans un acte inhumain et illégal d’agression militaire.

La capacité d’Israël à lancer de telles attaques dévastatrices en toute impunité découle en grande partie de la vaste coopération militaire internationale et du commerce des armes qu’elle entretient avec la complicité des gouvernements à travers le monde.

Les lauréats du prix Nobel l’archevêque Desmond Tutu, Adolfo Esquivel Peres, Jody Williams, Mairead Maguire, Rigoberta Menchú et Betty Williams ont publié une lettre ouverte appelant l’ONU et les gouvernements du monde entier à imposer un embargo militaire sur Israël.

Les autres signataires sont Noam Chomsky, Roger Waters de Pink Floyd, la dramaturge Caryl Churchill, le rappeur américain Boots Riley, João Antonio Felicio, le président de la Confédération syndicale internationale, et Zwelinzima Vavi, le secrétaire général de la Confédération des syndicats sud-africains.

Par l’importation et l’exportation des armes à Israël et en facilitant le développement de la technologie militaire israélienne, les gouvernements envoient effectivement un message clair d’approbation de l’agression militaire israélienne, y compris ses crimes de guerre et de possibles crimes contre l’humanité.

AGIS MAINTENANT – ajoute ton nom à l’appel pour un embargo militaire en utilisant le formulaire à droite.

L’appel sera présenté au nouveau Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, quand ils prennent leurs fonctions en septembre 2014.
Lis notre fiche d’information sur l’embargo militaire
#StopArmingIsrael

Photo: Un enfant se tient au milieu des décombres de la maison de la famille Al Dalu, ville de Gaza, le 3 décembre 2012. Dix membres de la famille Al Dalu ont été tués, ainsi que deux voisins, par une frappe aérienne sur les trois étages de leur maison. le 18 novembre 2012.

Source: http://www.bdsmovement.net/stoparmingisrael

Dans un tribunal américain, les Irakiens accusent Blackwater de meurtres en 2007

Procès BLACKWATER aux Etats-UnisPhoto: Sarhan Deab Abdul Moniem quittant le tribunal mardi, après avoir témoigné dans le procès Blackwater

New York Times, par Matt Apuzzo, 25 juin 2014

Plus de quatre douzaines de citoyens irakiens comme M. Moniem devraient se rendre à Washington dans les mois à venir pour témoigner contre les Américains qui, d’après eux, ont tiré sauvagement sur les citoyens non-armés, faisant 17 morts Irakiens [le 16 septembre 2007]. Pendant des années, ils ont attendu que l’affaire fasse son chemin à travers le système judiciaire américain. Dans une salle d’audience, à deux pas du Capitole, ils ont enfin leur mot à dire. Le ministère de la Justice dit que ce sera le plus grand nombre de témoins étrangers à témoigner dans un procès criminel.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.nytimes.com/2014/06/26/us/in-us-court-iraqis-accusing-blackwater-of-murders-in-07.html

Bradley [Chelsea Manning]: « Nous avons oublié notre humanité »

Bradley-Manning-non-coupable-de-collusion-avec-l-ennemi_article_landscape_pm_v8[Bradley Manning a affirmé sa volonté de changer d’identité après son procès, et souhaite désormais se faire appeler Chelsea Manning]

Par Chelsea E. Manning, 21 août 2013

Mercredi, Chelsea (anciennement Bradley) Manning a été condamnée à 35 ans de prison. Suite à l’annonce de la sentence, la déclaration suivante de Manning a été lue lors d’une conférence de presse, par son avocat David Coombs. Jeudi, Chelsea Manning a publié un communiqué expliquant qu’elle voulait vivre comme une femme.

« Les décisions que j’ai faites en 2010 sont venues d’une préoccupation pour mon pays et pour le monde dans lequel nous vivons. Depuis les tragiques événements du 11/9, notre pays a été en guerre. Nous avons été en guerre avec un ennemi qui choisit de ne pas nous rencontrer sur aucun champ de bataille traditionnel, et de ce fait, nous avons dû changer nos méthodes de lutte contre les risques posés pour nous et notre mode de vie.

J’ai d’abord été d’accord avec ces méthodes et j’ai choisi de me porter volontaire pour aider à défendre mon pays. Ce n’est pas avant que j’aie été en Irak, et en lisant des rapports militaires secrets sur une base quotidienne, que j’ai commencé à remettre en question la moralité de ce que nous faisions. C’est à ce moment que j’ai réalisé que dans nos efforts pour répondre à ce risque posé à nous par l’ennemi, nous avons oublié notre humanité. Nous avons consciemment choisi de dévaloriser la vie humaine à la fois en Irak et en Afghanistan. Lorsque nous avons engagé la guerre contre ceux que nous percevions comme l’ennemi, nous avons parfois tué des civils innocents. Chaque fois que nous avons tué des civils innocents, au lieu d’accepter la responsabilité de notre conduite, nous avons choisi de nous cacher derrière le voile de la sécurité nationale et des renseignements classifiés afin d’éviter toute responsabilité publique.

Dans notre zèle pour tuer l’ennemi, nous avons débattu en interne la définition de la torture. Nous avons détenu des personnes à Guantanamo pendant des années sans procès. Nous avons inexplicablement fermé les yeux sur la torture et sur les exécutions commises par le gouvernement irakien. Et nous avons supporté d’innombrables autres actes au nom de notre guerre contre le terrorisme.

Le patriotisme est souvent le cri prôné, lorsque des actes moralement discutables sont préconisés par ceux qui sont au pouvoir. Lorsque ces cris de patriotisme noient toutes nos dissensions fondées sur la logique, il revient généralement à un soldat américain d’effectuer une mission mal conçue.

Notre nation a eu des moments sombres et semblables pour les vertus de la démocratie – la Piste des Larmes, la décision Dred Scott, le maccarthysme, les camps d’internement nippo-américains – pour en citer quelques-uns. Je suis convaincu que beaucoup de nos actions menées depuis le 11/9 seront un jour vues dans une lumière semblable.

Comme le regretté Howard Zinn l’a dit un jour: «Il n’est pas de drapeau assez grand pour couvrir la honte de tuer des innocents. »

Je comprends que mes actes ont violé la loi, et je regrette que mes actions aient causé du mal à quiconque ou heurté les États-Unis. Mon intention n’a jamais été de blesser qui que ce soit. Je voulais seulement aider les gens. Quand j’ai choisi de divulguer des informations classifiées, je l’ai fait par amour pour mon pays et par sens du devoir envers les autres.

Si vous refusez ma demande de grâce, je servirai mon temps en sachant que parfois vous devez payer un lourd tribut pour vivre dans une société libre. Je serai heureux de payer ce prix, si cela signifie que nous pourrions avoir un pays qui est vraiment conçu dans la liberté et dédié à la proposition selon laquelle toutes les femmes et tous les hommes sont créés égaux. »

Source: http://rabble.ca/news/2013/08/chelsea-manning-we-have-forgotten-our-humanity

Egypte: Obama sous le feu des critiques

Armée égyptienne

BBC Afrique, 16 août 2013

De nombreux sénateurs et la presse américaine ont sévèrement critiqué Barack Obama pour n’avoir pas suspendu l’aide militaire à l’Egypte après le bain de sang au Caire.

Au Congrès, John McCain, l’ancien rival républicain de Barack Obama aux présidentielles de 2008, réclamait la suspension de l’aide militaire avant même les violences de mercredi, mais jeudi soir, il a accuse le ministre des Affaires Etrangères John Kerry d’avoir contribué à la détérioration de la situation en Egypte en ayant déclaré le mois dernier que le renversement de Mohamed Morsi par l’armée allait « rétablir la démocratie » en Egypte.

De son coté, le sénateur républicain de Rand Paul appelle Barack Obama à « suivre la loi » américaine qui prévoit la suspension de l’aide militaire en cas de coup d’Etat dans le pays bénéficiaire du soutien des Etats-Unis. « Le président Obama dit qu’il ‘condamne la violence en Egypte’, mais l’aide américaine continue de contribuer à financer cette violence », déplore le sénateur Paul.

Des amis démocrates du président Obama sont également scandalisés. « Tant que nous n’obtiendrons pas l’assurance que l’aide américaine est utilisée pour aider le peuple égyptien, il n’y a aucune raison de la continuer », lance ainsi Loretta Sanchez, une députée démocrate de Californie.

Quant au sénateur Patrick Leahy, le démocrate de gauche qui préside la commission judiciaire, il emboite le pas au Républicain Rand Paul en estimant que la loi américaine « est claire » et que « l’aide a l’Egypte doit cesser jusqu’à ce que la démocratie soir rétablie dans ce pays ».

La presse américaine est, elle aussi, favorable a l’arrêt de l’aide militaire américaine à l’Egypte. C’est le cas du New York Times et du Washington Post, les deux quotidiens américains les plus influents. C’est aussi le cas de journaux aussi différents sur le plan politique que le Los Angeles Times, un journal situe sur l’aile gauche de Barack Obama, ou le Washington Times, un quotidien ultra-conservateur.

Chaque année, les Etats-Unis accordent à l’Egypte une aide de 1,5 milliard de dollars, la plupart sous forme d’assistance militaire. Depuis 1948, l’Egypte a ainsi reçu plus de 70 milliards de dollars du gouvernement américain.

Jusqu’à présent, les milieux politiques américains considéraient cette aide comme une sorte de police d’assurance permettant de maintenir l’accord de paix que l’Egypte a signe avec Israël.

En juillet, une motion déposée par le sénateur Paul qui visait à suspendre l’aide américaine à l’Egypte n’avait pu recueillir que 13 voix sur les 100 membres du Sénat. Mais depuis, l’escalade de la violence en Egypte, l’utilisation d’équipement militaire américain par l’armée égyptienne dans ses actions de répression, ainsi que le manque d’influence des Etats-Unis sur le gouvernement Morsi, puis sur le gouvernement intérimaire, amènent de plus en plus d’élus américains et d’Américains ordinaires à exiger la suspension, voire, l’arrêt pur et simple de l’aide américaine a l’Egypte.

Source: http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2013/08/130816_obama_critics.shtml