L’Islande va condamner le 9ème banquier reconnu coupable de manipulation du marché qui a contribué à causer le crash de 2008

L’Islande a différé du reste de l’Europe et des États-Unis en permettant que des banquiers soient poursuivis comme des criminels

Independent, par Alexandra Sims, 07/10/2016

Islande a considéré neuf banquiers coupables de crimes liés à la crise économique en 2008.

La Cour suprême à Reykjavik a rendu des verdicts de culpabilité pour tous les neuf accusés dans l’affaire de manipulation du marché de Kaupthing Bank, l’une des plus grosses affaires de ce genre dans l’histoire de l’Islande.

Kaupthing était une grande banque internationale basée à Reykjavik. Pendant des années, celle-ci a observé des plans d’expansion à l’étranger, mais s’est effondré en 2008 sous des dettes énormes.

Elle a été reprise par le gouvernement en 2008 et les opérations nationales ont été fondues dans une nouvelle banque, qui porte maintenant le nom d’Arion Banki.

Le procès au tribunal de l’affaire a commencé en avril 2015 et, en juin de l’année dernière, le Conseil du district de Reykjavik a reconnu coupables sept des neuf accusés, en acquittant deux.

Mais la Cour suprême a annulé les acquittements jeudi, trouvant que l’ancien représentant du service de crédit de la banque, Björk Þórarinsdóttir, et l’ancien PDG de Kaupthing Luxembourg, Magnús Guðmundsson, sont également coupables, rapporte Iceland Monitor.

Les six accusés qui ont été condamnés à des peines de prison en 2015, y compris un des anciens directeurs de la banque, son ancien gestionnaire de crédit, le directeur du conseil d’administration, le directeur des opérations pour compte propre et deux anciens cadres des opérations exclusives.

Leurs peines varient d’une année à plus de quatre ans pour des crimes liés au financement trompeux d’achats d’actions – la banque a prêté de l’argent pour l’achat des actions et a utilisé ses propres actions comme garantie pour les prêts. Ils sont également reconnus coupables d’avoir créé une demande trompeuse pour les actions Kaupthing.

Lire la suite: http://www.independent.co.uk/news/world/europe/iceland-to-sentence-ninth-banker-found-guilty-of-market-manipulation-that-helped-cause-2008-a7349711.html

L’analyse de 3 économistes du FMI sur « les aspects de l’agenda néolibéral qui n’ont pas donné les résultats que l’on attendait »

Le néolibéralisme, survendu? (Finance & Development, juin 2016)

Au lieu d’apporter la croissance, certaines politiques néolibérales ont augmenté l’inégalité, mettant en péril en retour une expansion durable

Lire l’article de Jonathan D. Ostry, Prakash Loungani, et Davide Furceri paru dans la revue Finance & Development http://images.transcontinentalmedia.com/LAF/lacom/ostry.pdf

Lire « Le néolibéralisme est mort, selon le FMI! » http://www.lesaffaires.com/blogues/l-economie-en-version-corsee/le-neoliberalisme-est-mort-selon-le-fmi-/587919

Sur Joseph E. Stiglitz (2003), La Mondialisation et ses mécontents, New York: W.W. Norton & Company.

Zero Anthropology, 25/04/2016

« Aujourd’hui, la mondialisation est contestée dans le monde entier….pour des millions de personnes, la mondialisation n’a pas fonctionné. Beaucoup ont été effectivement plus durement touchés, alors qu’ils ont vu leurs emplois détruits et leur vie devenue plus précaire. Ils se sont sentis de plus en plus impuissants contre les forces indépendantes de leur volonté. Ils ont vu leurs démocraties affaiblies, leurs cultures érodées ». (Stiglitz, 2003, p. 248)

Il y a au moins deux raisons principales pour lesquelles les approches réformistes passées face aux mesures d’austérité imposées par le FMI, la déréglementation des marchés, la libéralisation du commerce et la privatisation — certains des principes fondamentaux de la mondialisation néolibérale — ont largement tourné court. La première est que les institutions telles que le FMI sont parfaitement antidémocratiques, non représentatives et responsables, tout comme elles sont hystériquement idéologiques, insensibles et donc résistantes au changement. Une autre [raison] est que certaines des réformes proposées sont presque pires que ce qui doit être réformé – ou elles peuvent le sembler avec le temps qui passe. Un exemple serait la proposition selon laquelle le « libre-échange » a été injuste pour les pays en développement (parce qu’il n’est pas libre, quand des pays développés maintiennent des subventions, des tarifs et d’autres protections nationales), alors la meilleure façon d’avoir un commerce équitable c’est de le rendre gratuit absolument partout. Ce qui ressemble maintenant à une généralisation de la misère, — mais cela est « juste » si elle est uniformément répartie. Alors que des pertes d’emplois massives ont balayé le « monde développé » dans une marée montante de désindustrialisation avec l’avènement d’une batterie d’accords de libre-échange, il y en a quelques-uns au bout qui appeleraient cela une étape positive.

Relire La Mondialisation et ses mécontents de Joseph E. Stiglitz dans le contexte actuel (plus d’une décennie depuis qu’il a été publié) pourrait provoquer la prise de conscience que, quelque puisse avoir été la chance de réformer la mondialisation néolibérale, ce temps a passé. Ce que Stiglitz appelle la mondialisation (ce que d’autres appellent le néolibéralisme) était quelque chose qu’il voyait comme une valeur digne d’être sauvée, même en reconnaissant combien largement injuste, inégale, et idéologiquement entraînée, elle ait été. En ce qui concerne les questions de commerce, d’austérité et de privatisation, Stiglitz fait une critique cinglante dans ses remarques sur le FMI, la Banque mondiale et l’OMC. Parlant à titre d’initié, — comme quelqu’un qui a siégé au Conseil des conseillers économiques du président Bill Clinton, puis économiste en chef et vice-président de la Banque mondiale, — Stiglitz a amassé une connaissance considérable du fonctionnement de ces institutions, mais a néanmoins maintenu un certain niveau de croyance dans les avantages de la mondialisation et a maintenu l’espoir pour la réforme. Sur ces deux fronts, l’optimisme prudent était injustifié.

Lire l’intégralité de l’article: https://zeroanthropology.net/2016/04/25/globalization-beyond-discontent/

Alternatives et solutions humaines face à la crise grecque: « Ne vivons plus comme des esclaves », de Yannis Youlountas (2013)

« Ne vivons plus comme des esclaves »

Appel à souscription pour le prochain film de Yannis Youlountas: http://jeluttedoncjesuis.net/

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