Les Etats-Unis nient les affirmations faites par WikiLeaks d’un complot pour renverser le président bolivien

TelesurTV.net, le 6 octobre 2015

Coroico_townLa Bolivie dit qu’elle lance une enquête approfondie sur des révélations rendues publiques par un rapport de WikiLeaks

Les États-Unis ont réfuté les rapports selon lesquels ils prévoyaient de renverser le gouvernement de Bolivie.

La controverse a commencé après qu’un rapport ait fait surface sur WikiLeaks selon lequel le gouvernement américain avait comploté une tentative d’assassinat contre le président Evo Morales, en 2008.

Un représentant a décrit les accusations de WikiLeaks comme « absolument fausses et absurdes ».

Dans un communiqué très ferme, l’ambassade américaine en Bolivie a déclaré: « Le gouvernement des États-Unis n’a été impliqué dans aucun complot, ni tentative de renverser le gouvernement de la Bolivie ou d’assassiner le président Morales. Ce genre d’allégations sans fondement ne contribue pas à améliorer les relations bilatérales », a déclaré un porte-parole.

Malgré les dénégations, le gouvernement bolivien a annoncé qu’il continue en lançant une enquête approfondie.

Un ministre du gouvernement a révélé sur la télévision d’Etat, mardi matin, de nouvelles informations provenant d’un rapport de WikiLeaks.

Carlos Romero a rapporté des réunions qui ont eu lieu entre les dirigeants de l’opposition avec des représentants de l’ambassade des États-Unis entre 2007 et 2008. Romero a déclaré à TV Bolivia que les révélations montrent l’implication « catégorique » des Etats-Unis dans la coordination des « théories de conspiration » contre le gouvernement d’Evo Morales.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.telesurtv.net/english/news/US-Denies-WikiLeaks-Claims-of-Plot-To-Topple-Bolivian-President-20151006-0019.html

Révolution et Libertés: « Edward Snowden est innocent »

Posté le 18 juillet 2013

snowden102way_sq-e640efc5481e6a88137c4aa402822717bc5c48b2-s6-c30Depuis trois semaines, Edward Snowden est retenu dans la zone de transit de l’aéroport de Moscou, après être parti des Etats-Unis d’Amérique, suite aux informations qu’il a divulgué venant de la NSA. Ce jeune informaticien a confirmé que l’administration américaine faisait de l’espionnage de masse sur les pays du monde, dont ceux de l’Europe.

Mais l’administration américaine, face à son acte hostile qui met en danger les pays visés, a considéré par pure ironie qu’il s’agissait d’un acte de traîtrise. Mais qui trahit qui? Les Etats-Unis d’Amérique, l’Union Européenne ou Snowden? En effet, dans le cadre de la négociation du traité transatlantique, la déclaration et les actes de l’administration américaine sont inadmissibles. De plus, ils ne se sont même pas excusés auprès des pays victimes. Il s’agit d’une guerre diplomatique où les victimes sont ceux qui ont été espionnés, cela pose une question plus grande dans le cadre des économies entre les Etats-Unis d’Amérique et les pays espionnés. En effet, la question de confiance est rudimentaire si deux pays ou deux unions de pays veulent pouvoir faire du commerce ensemble. Or l’espionnage se traduit par un manque de confiance, ce qui à long terme peut amener à un boycott des produits américains.

De plus, la situation sur l’espionnage s’est envenimée, car la solidarité entre les pays nécessite la confiance. Or quand une personne divulgue des informations de ce niveau-là, alors il y a nécessairement deux faits qui se mettent en avant: tout d’abord, il est considéré comme un traître dans son pays, ensuite dans les autres pays, alors que pour les pays d’Amérique latine, tout comme les progressistes en Europe, il est considéré comme un Héros. La traîtrise lorsqu’elle relève d’une traîtrise n’est pas une traîtrise, ainsi, nous pouvons dire qu’Edward Snowden est innocent. Les coupables sont ceux qui ont donné les ordres, adopté les lois pour que la NSA espionne les pays dont elle est alliée.

Souvent, on parle du motif, pour justifier l’espionnage des USA sur le monde extérieur, de la sécurité intérieure. Mais cet espionnage fait clairement allusion à une guerre froide entre l’Union Européenne et les Etats-Unis d’Amérique, sauf que ces pays-là sont alliés dans le cadre de l’OTAN. Ainsi, ces fameuses méthodes utilisées nous rappellent encore et encore que l’une des menaces pour les Etats-Unis d’Amérique est l’Union Européenne. Ainsi, on peut dire que dans la politique américaine, la question des relations extérieures en matière de sécurité se confond avec la politique interne du Pays le plus endetté au Monde.

Il est grand temps de mettre en sûreté Edward Snowden pour qu’il puisse être protégé face à une administration dangereuse et stupide. Il est l’heure aussi de rompre toutes les négociations du Traité transatlantique et demander réparation des préjudices subis par les États.

Comme d’autres pays, la France (une des victimes de l’espionnage de masse) n’a pas réagi de manière frontale à l’attaque, elle a préféré se mettre de côté de ceux qui espionnent. Ainsi, dans le volet du conflit diplomatique qui a opposé la Bolivie à la France, suite à l’interdiction de vol de Evo Morales sur le territoire français, l’incident a permis de se rendre compte que la haute administration française était atteinte du Syndrome de Stockholm (défendre l’ennemi ou l’agresseur).

Et oui, Snowden, lui qu’on accuse de tous les maux n’est autre qu’un lanceur d’alerte. En effet, il lui est reproché comme nous l’avons dit tout au long de l’article d’avoir divulgué des informations secrètes.

Edward Snowden doit pouvoir jouir de l’asile politique dans un pays qui reconnaît que les peuples ont le droit d’être informés en toute liberté quels que soient les sujets concernés.

PLB

Source: http://revolutionetlibertes.wordpress.com/2013/07/18/edward-snowden-est-innocent/

Poutine: Snowden bloqué en Russie par la faute des USA

15 juillet – RIA Novosti

Les Etats-Unis ont bloqué l’ex-agent de la CIA Edward Snowden en Russie, a déclaré lundi le président russe Vladimir Poutine, précisant que Moscou n’était pas le lieu de sa destination et qu’il devait seulement y passer en transit.

« Il est arrivé sur notre territoire sans invitation. Ce n’est pas chez nous qu’il voulait se rendre, mais dans d’autres pays. Or, dès que son avion a décollé et que nos partenaires américains l’ont appris, ils ont bloqué tous ses déplacements ultérieurs », a indiqué M. Poutine lors d’une rencontre avec des étudiants dans les environs de Saint-Pétersbourg.

« Ils [les Etats-Unis] ont intimidé tous les autres pays, si bien que personne ne veut l’accueillir. En fait, ils l’ont bloqué sur notre territoire », a conclu M. Poutine.

L’informaticien Edward Snowden, recherché par Washington pour avoir divulgué des renseignements secrets sur l’espionnage électronique américain, est coincé depuis plus de deux semaines dans la zone de transit de l’aéroport Cheremetievo de Moscou. Son passeport américain étant annulé, il fait l’objet de trois chefs d’accusation, chacun pouvant lui coûter jusqu’à 10 ans de prison. Il est notamment inculpé de transfert illégal d’informations relevant de la sécurité nationale, de transfert prémédité de renseignements secrets et de détournement de patrimoine public.

Aucun pays européen ne veut laisser ce « lanceur d’alerte » passer par son territoire. Début juillet, la France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal ont même fermé leur espace aérien à l’avion du président bolivien Evo Morales, soupçonnant la présence d’Edward Snowden à bord de l’appareil. L’avion a été obligé d’atterrir d’urgence à Vienne (Autriche) où il a été fouillé.

Source: http://fr.rian.ru/world/20130715/198780276.html

Affaire Snowden: la France aphone, par Eva Joly

EDWARD-SNOWDEN

Eva Joly,
Députée européenne EELV,
ancienne candidate à la présidentielle de 2012

Publication: 15/07/2013 06h29

Alors que Edward Snowden vient de demander l’asile à la Russie de Vladimir Poutine, il convient de rappeler que l’aspect feuilletonesque des tribulations du lanceur d’alerte ne doit pas nous faire oublier l’essentiel: nous ne sommes pas dans une fiction, et cette affaire jette une lumière crue sur la réalité des relations internationales et sur le rang qu’y tient la France.

Notre vieille nation aime à croire qu’elle est une grande nation; influente sur le cours du monde parce qu’écoutée dans le concert des nations. Plaident pêle-mêle pour cette thèse notre Histoire, le rôle central que nous jouons dans la construction européenne, notre statut de membre du conseil de sécurité à l’Onu, notre rang économique, la place particulière que nous occupons sur le continent africain, la capacité de résistance que l’on prête volontiers à nos dirigeants et la réputation d’être le pays des droits de l’Homme.

A rebours de cette vision par trop optimiste, nombre d’esprits préfèrent entonner l’éternel refrain du déclin de la France. Rien ne me porte à rejoindre leurs rangs, car je connais la vitalité démocratique de notre pays, et ce, d’autant plus que parcourant le monde, je sais quels espoirs le simple mot de France peut susciter partout sur la planète. Mais je dois constater avec tristesse que la manière dont l’actuel gouvernement a agi dans sa gestion de l’affaire Snowden illustre une forme de renoncement à tenir notre rang qui ne présage rien de bon.

Je rentre du Brésil: le récent comportement du gouvernement français y a suscité doutes, interrogations, inquiétudes et déception. Comment expliquer que nous ayons pu interdire à Evo Morales de survoler notre territoire au motif, au demeurant erroné, que l’avion présidentiel aurait pu transporter Edward Snowden? Cette décision constitue une triple faute.

En premier lieu, elle est signe de faiblesse. Nous venons de donner l’impression que la France est devenue l’auxiliaire de police du gouvernement des Etats-Unis, et que celui-ci peut à sa guise nous dicter notre conduite. Rappelons quand même que nous venons de découvrir que la France faisait partie des pays espionnés par les Etats-Unis. De manière hallucinante, notre réponse ne fut pas de trouver une réponse à la hauteur du problème ni même de seulement tendre l’autre joue: elle fut de céder complaisamment aux demandes impérieuses d’un Etat qui n’était pourtant pas en situation d’exiger de nous une telle chose, au regard de son comportement inamical. Ce réflexe de soumission est dévastateur.

En second lieu, il s’agit d’une faute stratégique: pour faire plaisir à Barack Obama, nous venons d’envoyer un bien mauvais signal à l’Amérique latine. Nous fâcher avec les pays d’Amérique latine en humiliant inutilement le président bolivien est une erreur majeure. Quelle méconnaissance de notre histoire ! Alors que dans les années 70, la France fut terre d’accueil pour nombre de réfugiés politiques chiliens, argentins ou uruguayens, nous voilà aujourd’hui aidant à la traque d’un homme dont le seul crime, jusqu’à ce qu’on nous apporte la preuve du contraire, est d’avoir dénoncé des actes scandaleux de la part de son gouvernement. Pensons-nous que l’Amérique latine a oublié le tristement célèbre plan Condor et est disposée à accepter que nous nous fassions dicter notre politique par les Etats-Unis quand il s’agit d’agir pour les droits de l’Homme? Je gage que notre image est durablement écornée par le mauvais road-trip aérien que nous avons imposé au président d’une nation dont la dignité vaut bien celle des Etats-Unis d’Amérique.

En dernier lieu, je considère qu’il était moralement infondé d’agir de la sorte. Loin de participer à une chasse à l’homme, la protection des lanceurs d’alerte devrait au contraire être un objectif naturel d’un pays tel que le nôtre. Nous aurions dû offrir l’asile politique à Snowden au lieu de concourir, même de manière indirecte, à le pourchasser. Je crois à un monde multipolaire, et je milite pour un rééquilibrage des relations internationales. Les Etats-Unis sont nos alliés. En aucun cas nous ne devons admettre de devenir leurs vassaux. Entre les coups de menton cocardiers de l’ère Sarkozy et la génuflexion contrite du président Hollande, il existe une autre voie, qui est celle d’une France offensive dans la défense de ses valeurs et réaliste dans la défense de ses intérêts. Les choses sont parfois plus simples qu’on ne le croit. Quand on hésite sur le chemin à suivre, souvenons-nous que le courage peut servir de boussole. Sur la scène internationale, le premier acte de l’existence, c’est la résistance. Dans l’affaire Snowden, la France doit quitter les rivages du silence embarrassé, et faire enfin entendre sa voix. C’est une question de valeurs autant que de géopolitique.

Source: http://www.huffingtonpost.fr/eva-joly/affaire-snowden-la-france-aphone_b_3595768.html?utm_hp_ref=international

Lire aussi: « EELV demande à François Hollande d’accorder l’asile politique à Edward Snowden »
http://eelv.fr/2013/07/01/eelv-demande-a-francois-hollande-daccorder-lasile-politique-a-edward-snowden/

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