Un accord (Iran) en cache un autre (Grèce) et masque le troisième (Corée du Nord) – par Farid DAOUDI

800px-Iran_negotiations_about_Iran's_nuclearPhoto: Accords sur le nucléaire iranien (Wikipédia)

     Beaucoup de confrères de la presse internationale, experts patentés, critiques littéraires, attitrés ou non, seraient enclin d’avoir une réaction épidermique en pensant que les médias laissaient l’essentiel de côté. On a tendance à oublier que les sanctions ont été votées au Conseil de Sécurité par la Russie aussi, comme pour l’Irak et l’Afghanistan… ou encore pour la connivence USA-Russie concernant la Palestine. La presse ne retient que les contradictions actuelles entre ces deux pays. On oublie encore qu’il y a à travers le monde des dizaines et des dizaines de pays et de peuples qui aspirent à l’accès à la science, à la culture et à la suffisance matérielle… et que cela ne leur sera pas facilité par le condominium du monde par les membres permanents du C.S. et leurs alliés directs (Japon, Allemagne, Inde, Pakistan, Israël). Et on oublie le rôle révolutionnaire de la Corée du Nord. Kadhafi a renoncé à l’arme atomique et il a fini tué comme un chien par des agents spéciaux…  Que va-t-il advenir en Iran si le pays ne se couche pas progressivement devant les USA et la Russie ?

L’accord, neutralisant l’Iran à toute prolifération nucléaire militaire, milite pour un équilibre sécuritaire régional assez énigmatique pour la paix mondiale. La Russie, pour cause d’hégémonie, privilégiant, à raison, ses intérêts géostratégiques, est pour autant responsable de la situation présente: en échange de la promesse occidentale de la laisser accéder à l’Organisation Mondiale du Commerce, elle a voté et légitimé les sanctions contre l’Iran qu’il est si difficile d’annuler totalement.

Et en plus, elle s’est gardée anachroniquement de dénoncer le nucléaire israélien, fermant les yeux sur le droit des Palestiniens à se libérer par les armes. Selon la Russie, on peut revenir sur la coupure de l’Allemagne en deux en 1945 et sur beaucoup de frontières depuis 1945, mais s’abstenant de revenir sur la création malhonnête d’Israël par l’ONU coloniale de 1947.

Maintenant, la Russie sait qu’accéder à l’OMC, refuser unilatéralement de vendre des missiles  S-300 à l’Iran, n’empêche pas des « sanctions » économiques contre elle-même.

L’accord imposé ce 14 juillet à l’Iran est un accord inégal, au détriment de tous les pays non nucléaires et non balistiques. Les Iraniens ont accepté faute de mieux, pour le moment. La vérité est que tous les pays du monde ont droit de tirer profit de la science, y compris militairement: pourquoi le droit au nucléaire serait-il naturel pour un pays comme les USA qui ont assassiné des millions de personnes à travers le monde depuis 1945? Et pourquoi les 180 autres États de la planète devraient en être privés et au surplus soumis au bon vouloir de celui-ci?

Par-delà la situation actuelle une question se pose: un pays du poids démographique et industriel de l’Iran peut-il se développer en toute indépendance, face à un boycott des principales puissances du monde?

Malgré le blocus, Cuba a continué d’exister dans des conditions très difficiles. Mais ce pays n’a pas le poids démographique, l’importance économique et les richesses naturelles de l’Iran. De plus, Cuba est une île, alors que l’Iran est un État continental et maritime, frontalier avec cinq pays. Ce pays dispose aussi d’une certaine profondeur stratégique propre, augmentée par la géographie du culte Musulman Chi’ite. Seuls les Iraniens savent si, face aux « sanctions », le régime en place pouvait encore tenir cinquante ans comme à Cuba ou s’il devenait urgent de sauver l’économie.

Une autre forme de réponse à cette question nous est apportée par l’accord de l’Euro-groupe et de l’UE avec la Grèce. La mise sous tutelle de l’Ukraine par les USA et l’UE est encore une illustration de la politique internationale actuelle: le rapport des forces économiques et militaires continue d’être le moteur des relations internationales ; le respect de la souveraineté ne pèse rien. La Grèce est humiliée, soumise à un protectorat collectif européen: à qualification égale, ses citoyens auront un niveau de vie cinq fois inférieur à celui des Allemands et cela pendant au moins quinze ans!

Cela signifie que tous les peuples ne sont pas égaux, qu’il existe une science, une finance des « Blancs » et, une science, une économie, bridées et surveillées, pour les « Coloured nations ».

À l’occasion de cette longue négociation intra-européenne et de celle concernant la Corée du Nord, on assiste à un retour au premier plan de la scène de deux protagonistes vaincus lors de la Seconde guerre mondiale: l’Allemagne et le Japon. Aujourd’hui, le Japon réclame la restitution de Sakhaline ; demain, l’Allemagne rachètera à la Pologne ou exigera tout simplement le retour des « terres de l’Est ». Pour l’Allemagne et le Japon, les vainqueurs avaient effacé la dette et allégé les réparations… On craignait de les voir basculer vers le Pacte de Varsovie.

Résultat, l’Allemagne et le Japon profitent de plus de libertés que l’Iran dans le domaine nucléaire et balistique… Cela est possible parce que ces deux pays sont à présent des alliés dociles aux USA contre la Russie et contre les pays qui aspirent à un développement indépendant, voire à échapper au contrôle et aux limitations américaines. Face à ce bloc agressif, les pays du BRICS veulent une émergence soft, sans confrontation directe aux conséquences incertaines ;  c’est ce qui explique pourquoi les USA continuent de tancer la Russie à ses frontières, alors que celle-ci continue de proposer ses services contre le « terrorisme » dans le cadre de l’ONU dominé pourtant par les Américains.

Mais, tôt ou tard, le sentiment de démocratie internationale entre États imposera la suppression du pouvoir d’intervention en meute des cinq pays du Conseil de Sécurité (chapitre 7 de la charte de l’ONU) et plus particulièrement de liquider l’interventionnisme  des USA qui  contournent à leur convenance les « lois internationales » en recourant à des « alliances » qui n’ont jamais eu valeur de légitimation universelle, dans le respect de la souveraineté des États.

L’espoir d’un changement des relations internationales perdure. Les USA, confirmant ces dernières années leur pouvoir de destruction et de sédition, ont aussi montré au monde entier qu’ils ne peuvent pas remporter plusieurs conflits simultanés de faible ou moyenne intensité.

Ce fut notamment le constat de Che Guevara: ils ne peuvent pas vaincre partout en même temps ; ils ont toujours un point faible. Tout en maintenant les autres zones de conflit, c’est ce point faible qu’il faut enfoncer. Enfin, ce point faible peut être créé à l’initiative de forces révolutionnaires ou encore par d’anciens « valets de l’impérialisme » parvenus au pouvoir et confrontés à la nécessité de développer leur pays – l’attitude récente de l’Arabie saoudite est une ébauche encore incertaine de celles d’Omar Torrijos ou Manuel  Noriegua au Panama ou encore d’Hugo Chavez au Venezuela.

Le principe est simple: tout ce qui nuit aux USA devient bon pour le reste de l’humanité tant que ce pays s’obstinera à vouloir régenter la planète par ses moyens militaires et financiers. Faut-il multiplier les points chauds ou tièdes? La politique US fait toujours des victimes qui n’ont plus rien à perdre ; il faut leur parler, les soutenir. Il est temps pour la « communauté internationale » d’arrêter sa politique de doubles standards et de falsifier l’Histoire. De tout temps, celle-ci  a montré que la juste cause des opprimés  triomphe toujours  de  l’arbitraire; qu’intransigeance, partialité de la loi du plus fort, diplomatique ou militaire, ne rapportent que de faibles dividendes à des ambitions irrationnelles.  Un  processus salvateur: l’avènement d’un monde multipolaire, supplantant l’hégémonie étatsunienne et desservant un support éducatif décadent.

    Farid DAOUDI – Journaliste (Tlemcen-Algérie)

Du même auteur: « Le Liban insoumis » paru sur Alterinfo.net.

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Alternatives et solutions humaines face à la crise grecque: « Ne vivons plus comme des esclaves », de Yannis Youlountas (2013)

« Ne vivons plus comme des esclaves »

Appel à souscription pour le prochain film de Yannis Youlountas: http://jeluttedoncjesuis.net/

La crise et l’austérité, une opportunité pour mettre fin à l’armement?

La troïka a décidé une chose étrange en Grèce: mettre fin à l’industrie de l’armement dans ce pays pour des raisons économiques. Mais ce qui apparaît comme une décision de sauver le capitalisme, peut aussi être une chance pour tous les pacifistes qui sont contre la guerre et l’armement, pour tous ceux qui espérent un monde plus juste et libéré des conflits.

Ainsi, grâce à cette crise européenne et mondiale qui a bouleversé la vie de millions de citoyens, et qui a appauvri des milliers de personnes, peut-être que les Etats ont compris qu’il faut renoncer à l’armement et à toutes sortes de projets de défense militaire.

Si tous les Etats européens faisaient comme la Grèce, ce serait une bonne chose pour la paix en Europe et dans le monde. Si la France, au lieu de développer son budget, renonçait aux drones, par exemple, et aux logiciels de surveillance, peut-être que l’argent économisé sur l’industrie de la défense et de l’armement servirait à financer des projets humains dans notre société?

Tellement d’argent part dans le budget de l’armement, tant de bombes inutiles explosent dans le monde, ne laissant derrière que des morts, de la poussière, le vide et la désolation des populations. Pourquoi les Etats consacrent tant d’argent à des choses qui sont contraires à la vie, et contraires au respect et au maintien des Droits de l’homme dans le monde?

Peut-être que cette décision de la troïka est une décision de sagesse, et qu’elle annonce une nouvelle prise de conscience de nos gouvernements face à l’inutilité des armes et des guerres dans le monde?

Comme on peut même le voir dans les derniers documents publiés par Wikileaks, les marchands d’armes vont dans les pays les plus pauvres et les plus menacés politiquement. L’armement déstabilise de nombreux pays, et ceci a des conséquences directes sur les populations touchées par les conflits, comme c’est le cas en Syrie, où le régime se défend de façon meurtrière contre des rebelles financés et armés par l’Arabie Saoudite. Quels sont les hommes politiques qui osent dénoncer en France le rôle de l’Arabie Saoudite dans ce conflit? Encore une fois, cela prouve que l’armement est au service des Etats, mais ce n’est pas un outil de libération pour la population qui en est victime. L’armement ruine des pays et la vie des civils.

Alors, il faut espérer que la crise économique en Europe et dans le monde abolira la nécessité et la volonté des Etats à posséder de plus en plus d’armes et de matériel militaire.

Cette course à l’armement s’est toujours faite contre l’intérêt des populations, notamment depuis les attentats du 11 septembre, et la crise actuelle résulte aussi de ce manque de discernement face aux vraies priorités des gouvernements. La course à l’armement, la guerre contre le terrorisme, le développement des logiciels de surveillance et le fichage systématique des citoyens, ont appauvri les Etats, plus qu’ils n’ont apporté un quelconque progrès à l’humanité. Tout cela a pesé sur les budgets et l’économie de nos démocraties, qui ont souvent choisi la surveillance totalitaire plutôt que la défense des libertés civiles.

Il faut espérer que d’autres pays suivront le modèle de la Grèce, en renonçant aux industries de l’armement et aux budgets de la défense. Ceci ouvrira peut-être la voie à des projets de paix qui permettront la stabilité politique dans le monde, ainsi que le progrès des libertés et des droits humains pour chacun d’entre nous.

kimono

6 septembre 2013

CC BY-SA

« Les peuples se soulèveront contre leurs gouvernements, et le monde sera libéré »

2011-10-19_Syntagma_squarePhoto: Manifestation place Syntagma, en Grèce (2011)

Nous vivons une époque unique de notre histoire. Avec l’affaire Prism, un scandale planétaire d’espionnage qui vient s’ajouter aux révélations antérieures de Wikileaks, le monde se trouve aujourd’hui, en 2013, face à un tournant historique. Le monde change, et la liberté des peuples n’aura jamais été autant menacée qu’à présent. L’humanité et les Droits de l’homme n’auront jamais autant régressé. Certaines parties du monde sont plongées dans le chaos, alors que d’autres se relèvent difficilement de la guerre ou de la révolution.

Il y a d’abord eu l’Afghanistan, une guerre meurtrière comme toutes les guerres qui existent. Puis, il y a eu l’Irak, un massacre comparable à celui de la 2ème guerre mondiale. Comme si ces guerres n’avaient pas suffi, et comme si le nombre des morts n’avait pas été suffisamment effrayant, il y a aujourd’hui la guerre en Syrie — une guerre sans fin. Toutes ces guerres engendrées par l’Occident ont fait de nombreux morts parmi les musulmans. Les pays du Moyen-Orient ont souffert, et si on compte ces guerres comme une seule guerre de l’Occident contre le Moyen-Orient, alors on peut dire qu’il y a eu un génocide commis envers les peuples musulmans vivant au Moyen-Orient. Ces peuples n’ont pas pu se défendre.

L’Irak, l’Afghanistan, la Libye et la Syrie — sans compter les musulmans d’autres pays qui ont aussi été les victimes de toutes ces guerres. Les Etats-Unis et l’Europe ont mené des guerres inutiles, honteuses et inhumaines au Maghreb et au Moyen-Orient. Ces derniers mois, nous a aussi été révélée l’horreur du système concentrationnaire mis en place pour détenir les prisonniers de Guantanamo. Cette prison existe toujours. Des milliers de détenus et des milliers de morts encore dans les attaques de drones.

Quel est donc ce pays qui a torturé des hommes, sans leur avoir laissé la possibilité de se défendre? Quel est ce pays qui a enfreint les traités internationaux sur les Droits de l’homme? Quel est ce pays qui a incité également 54 autres nations à participer au vaste programme de torture et de déportation vers la prison de Guantanamo? Quel est ce pays qui aveugle les hommes avec des principes de liberté, mais qui en échange ne donne que l’injustice et la répression contre tous ceux qui veulent s’élever vers la liberté?

Quel est ce pays d’injustice et de honte qui livre désormais la guerre contre les lanceurs d’alerte? Ce pays, ce sont les Etats-Unis, et plus largement l’Occident qui se livre à une dénégation totale du principe des Droits de l’homme dans nos pays depuis ces toutes dernières années. Guantanamo, détention illégale, détention indéfinie.Torture, prisons secrètes, prison à vie, peine de mort. Toutes ces choses viennent des Etats-Unis. Aujourd’hui, le scandale Prism.

Il n’y a jamais eu autant de guerres, mais les guerres continuent. Il n’y a jamais eu autant de misère, mais la misère continue, sans que les gouvernements s’en soucient. Il n’y aura jamais eu autant de sans-abris. Il n’y aura jamais eu autant de crises économiques, de licenciements et de profits bancaires. Il n’y aura jamais eu autant de pauvres asservis au pouvoir des plus puissants. Il n’y aura jamais eu autant de désespoir dans le monde, sans compter la destruction programmée de notre environnement et de notre écologie.

2011-10-19_Athens_general_strike_3Que font nos gouvernements pour résoudre cette situation mondiale? Ils ne font rien. Ils votent l’austérité et la répression pour tous les citoyens du monde. Ils enferment les individus. Aucun de nous ne peut y échapper. Les gouvernements arrêtent tous ceux qui veulent se révolter et dénoncer l’injustice, comme c’est le cas pour Bradley Manning, Julian Assange et Edward Snowden. Tous ceux qui se révoltent sont censurés et arrêtés. Tous les autres sont encore libres, mais pour combien de temps? Pour combien de temps pourrons-nous encore parler librement, dans un monde où chacun de nos gestes est espionné, où chacune de nos phrases est enregistrée par la NSA? Combien de temps accepterons-nous d’être surveillés et réprimés?

Si le monde doit changer, il faut que les gouvernements se réveillent maintenant et qu’ils arrêtent les injustices contre les citoyens. Il faut que les guerres cessent partout dans le monde. Il faut que des pays comme la Palestine puissent être libres, et que les Israéliens acceptent de vivre en paix avec les peuples qui les entourent. Nous ne sommes qu’un seul peuple sur la terre, nous ne sommes qu’une seule histoire. Nous ne pouvons plus accepter que les gouvernements détruisent l’humanité et la vie sur cette terre. Nous ne pouvons plus accepter d’être traités de cette manière par ceux qui nous gouvernent.

Nous appelons nos gouvernements à nous rendre notre liberté et à respecter nos droits. Nos droits sont tous égaux, quel que soit le pays: nous avons tous le droit de vivre et d’exister, nous avons tous le droit d’aimer, le droit d’être libre et de vivre en paix. Nous appelons nos gouvernements à respecter ces droits et à faire preuve de bon sens. Les gouvernements doivent arrêter de persécuter les citoyens. Les gouvernements doivent soutenir les rêves des hommes, et non pas les détenir, les censurer ou les torturer. Les rêves des hommes ne doivent pas être détenus indéfiniment dans des prisons, comme Bradley Manning, pour avoir espéré la paix dans le monde. Les rêves des hommes ne doivent pas mourir dans des prisons. Ces rêves doivent vivre éternellement.

Nous appelons les gouvernements à libérer les lanceurs d’alerte, quel que soit le pays où ils se trouvent. Personne ne mérite la prison pour avoir rendu une information publique. Nous appelons les gouvernements à arrêter les guerres, à ne plus engendrer de conflits et à pacifier les peuples. Nous appelons les gouvernements à ne plus vendre d’armes et à ne plus détruire la vie de ceux qui n’ont rien. Nous appelons les gouvernements à ne plus se nourrir de notre sang et de nos larmes, en vendant des armes de destruction à des dictatures. Nous appelons les gouvernements à ne plus détruire nos rêves de liberté, mais à porter l’humanité vers un monde meilleur. Vous ne l’avez jamais fait, il est temps de changer d’attitude.

Mais si vous persistez dans votre silence et dans vos crimes, si vous persistez dans la corruption, si vous n’arrêtez pas de nous emprisonner, de nous censurer et de nous tuer, si vous n’arrêtez pas la torture et l’espionnage, si vous n’arrêtez pas toutes ces guerres, alors sachez que nous — citoyens du monde, citoyens sans frontières — nous saurons nous libérer des forces qui oppriment le monde, avec la seule force de nos rêves et celle de notre courage. Alors, ce sera la fin de toutes les injustices. Les peuples se soulèveront contre leurs gouvernements, et le monde sera libéré.

Ecrit par kimono

19 juillet 2013

Lien pdf de l’article: « Les peuples se soulèveront contre leurs gouvernements, et le monde sera libéré »

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