La propagande occidentale à travers les yeux de la Corée du Nord – Interview avec Slavko Martinov sur Russia Today

Interview de Slavko Martinov

Abby Martin parle au cinéaste Slavko Martinov, auteur du film «Propagande», un documentaire réalisé à partir de la perspective de la Corée du Nord, qui sert de critique contre la structure hyper-capitaliste, la manipulation politique, et le consumérisme qui caractérise le monde occidental. (youtube)

Voir le documentaire « Propaganda »:

Le réalisateur néo-zélandais Slavko Martinov fournit un réquisitoire accablant de la culture occidentale, du consumérisme, et du militarisme. Afin d’attirer l’attention du monde entier, il a d’abord été présenté comme la fuite d’un film nord-coréen de propagande. Après que certains de ses associés ont eu des ennuis avec la loi, il est sorti blanchi. (youtube)

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Owned & Operated (sous-titres français)

Owned & Operated, documentaire de 2012

Owned & Operated (Crackin Films, 2012) est un documentaire qui se pose comme une question face à l’avenir de notre société moderne. Le titre vient d’une expression anglaise appartenant au domaine télévisuel: « Owned and Operated » (O&O) se traduit par « Détenu et Exploité » (Wikipedia).

Le titre du documentaire renvoie à deux aspects: d’un côté, ce titre peut en effet évoquer le domaine des médias et de la télévision, l’exploitation de l’information et le fait que les médias détiennent et manipulent l’information servie aux citoyens, que nous soyons sans cesse soumis à un lavage de cerveau médiatique et que les enjeux qui nous concernent soient occultés, que le système économique lui-même repose sur la puissance des médias et l’incitation à consommer, un monde qui est donc construit sur la puissance de l’argent et qui met au second plan les notions de justice sociale, d’égalité, de partage des richesses, etc.

Mais c’est un titre qui renvoie aussi à l’exploitation humaine: chaque être humain n’est-il pas, en effet, « détenu et exploité » sur cette planète, où ne règne que la logique de la production et de la surconsommation, au mépris de toute notion des droits de l’homme? « Détenu et Exploité » serait aussi la condition de chaque être humain et chacun peut se retrouver dans cette phrase. Nous sommes tous « détenus et exploités » par un système injuste qui ne nous laisse pas forcément de choix quant à notre avenir. Aujourd’hui plus que jamais, la survie de tout individu sur cette planète semble tenir uniquement à un facteur économique et financier. Plus aucune partie du monde ne semble échapper à cette logique de l’argent, notamment face à la globalisation et à la mondialisation de l’économie.

« Owned & Operated » est une réflexion sur le monde et sur les événements des dernières années. Les premières minutes du documentaire s’ouvrent sur une question: « Est-il possible de provoquer une mutation pacifiste et totale de ce qui existe? », autrement dit le but de ce documentaire est aussi de nous montrer que le monde actuel est en train de subir les prémices d’une « révolution totale ». La crise économique, les guerres et toutes les catastrophes intervenues dans le monde ces dernières années vont nécessairement changer l’aspect du monde et son fonctionnement classique. Le monde ne pourra pas continuer à exister dans la surexploitation des masses et la destruction de l’écologie, la destruction des réserves naturelles, car tout cela ne pourrait mener qu’à la disparition totale de l’être humain sur terre.

« La crise, particulièrement maintenant, est une crise de conscience », entend-on dans la suite de l’extrait sonore attribué à un discours de Jiddu Krishnamurti (Ojai, 5 novembre 1966). La crise économique mondiale est peut-être un signe que, non seulement un système économique basé sur la surexploitation ne peut pas se maintenir durablement, mais aussi que l’humanité ne croit plus à ce système et que nous avançons inconsciemment vers ce changement durable qui doit avoir lieu dans le monde. Le documentaire se double ainsi d’une sorte de réflexion existentielle et philosophique sur l’avenir de l’homme, à travers des extraits sonores et visuels qui éveillent notre conscience.

Voir la description du documentaire: http://www.amara.org/fr/videos/2A3SRqNXM4Z2/fr/312117/

Owned & Operated sur IMDB: http://www.imdb.com/title/tt2218646/

Paul Craig Roberts: « La vérité est offensive »

Citation de George Orwell

Par Paul Craig Roberts, 31 mars 2013

« Dans une époque de supercherie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. » George Orwell

En Amérique, la vérité est offensive. Si vous dites la vérité, vous êtes offensifs.

Je suis offensif. Michael Hudson est offensif. Gerald Celente est offensif. Herman Daly est offensif. Nomi Prins est offensive. Pam Martens est offensive. Chris Hedges est offensif. Chris Floyd est offensif. John Pilger est offensif. Noam Chomsky est offensif. Harvey Silverglate est offensif. Naomi Wolf est offensive. Stephen Lendman est offensif. David Ray Griffin est offensif. Ellen Brown est offensive.

Heureusement, beaucoup d’autres sont offensifs. Mais avant d’être offensifs, combien de temps cela prend pour devenir « un ennemi de l’Etat »?

A travers l’histoire, les lanceurs de vérité ont souffert et les historiens de la cour ont prospéré. Il en est de même aujourd’hui. Gerald Celente illustre cela de manière brillante dans le prochain sujet du Trends Journal.

Au cours des 35 dernières années, j’ai retenu cette leçon en tant que chroniqueur. Si vous dites aux lecteurs ce qui se passe vraiment, ils veulent savoir pourquoi vous ne pouvez pas être positifs. Pourquoi est-ce que vous nous dites qu’il y a des mauvaises choses qui arrivent, et qui ne peuvent pas trouver de solutions? Vous ne savez pas que Dieu a donné aux Américains le pouvoir de résoudre tous les torts? Qui êtes-vous? Une sorte d’idiot, un anti-américain, un gauchiste-coco-libéral? Si vous haïssez tellement l’Amérique, pourquoi vous n’allez pas à Cuba, en Iran ou en Chine (ou à n’importe quel endroit où le boogieman se situe)?

Les anciens Grecs comprenaient cela très bien. Dans la mythologie grecque, Cassandre était la prophétesse que personne ne croyait, malgré ses 100% de chances d’avoir raison. Dire la vérité aux Américains ou aux Européens revient aussi cher que de dire la vérité aux Grecs de l’ancienne mythologie.

En Amérique et partout dans le monde occidental, ou dans le monde entier, dire la vérité est impopulaire. En effet, aux Etats-Unis, dire la vérité est un acte criminalisé. Regardez par exemple Bradley Manning, détenu pendant deux ans en prison sans caution et sans procès, en violation de la Constitution américaine, torturé pendant un an lors de sa détention illégale, en violation des lois américaines et des lois internationales, et jugé maintenant par des procureurs corrompus pour avoir aidé « les ennemis des Etats-Unis » en révélant la vérité, comme le lui demande le code militaire américain. On demande aux soldats américains de déclarer les crimes de guerre. Quand les supérieurs de Bradley Manning se sont montrés eux-mêmes indifférents aux crimes de guerre, Manning a rapporté les crimes via WikiLeaks. Que ferait d’autre un soldat ayant le sens du devoir et une conscience morale, quand la chaîne du commandement est corrompue?

Julian Assange est un autre exemple. WikiLeaks a pris la relève de la fonction de rapports que les médias occidentaux ont abandonné. Rappelez-vous, le New York Times a publié les Pentagon Papers en 1971, ce qui a miné les mensonges que Washington avait dit à la fois au public et au Congrès pour justifier la coûteuse guerre du Vietnam. Mais aujourd’hui, aucun journal ni aucune chaîne télé n’accepterait plus de prendre la responsabilité d’informer le public en disant la vérité. Julian Assange a fait irruption dans le vide et a été immédiatement démonisé, non seulement par Washington, mais aussi par l’aile gauche et l’aile droite des médias, y compris ceux d’Internet. C’était un mélange de jalousie, d’ignorance, et de réponses en faveur des demandes de Washington.

Sans WikiLeaks et Julian Assange, le monde ne saurait essentiellement rien. Les manipulations de Washington, les médias pressetitués et les médias fantoches de l’Etat auraient prévalu. Ainsi, le mot est sorti pour détruire Julian Assange.

Il est étonnant de voir combien de gens et de sites Internet obéissent aux ordres de Washington. Assange a été tellement démonisé que, bien qu’il ait reçu l’asile politique de l’Equateur, le gouvernement britannique, qui obéit au maître de Washington, refuse de lui accorder un passage sécurisé pour sortir de l’ambassade d’Equateur à Londres. Assange est-il destiné à vivre sa vie à l’intérieur de l’ambassade d’Equateur à Londres?

Est-ce qu’Assange sera un replay du Cardinal Jozsef Mindszenty qui, le 4 novembre 1956, a cherché l’asile à l’ambassade américaine de Budapest, alors que les chars soviétiques affluaient en Hongrie pour réprimer la révolution anti-communiste? Le Cardinal Mindszenty a vécu 15 ans dans l’ambassade américaine. Aujourd’hui, c’est l’Amérique « de la liberté et de la démocratie » qui copie les pratiques soviétiques datant de la Guerre froide.

En contraste avec « la liberté et la démocratie » des Etats-Unis et du Royaume-Uni, le gouvernement « autoritaire », « communiste » et « oppressif » de la Chine, confronté à la défection du dissident Chen Guangcheng à l’ambassade américaine de Beijing, l’a laissé partir.

C’est un monde à l’envers, quand l’Amérique et les Britanniques refusent d’obéir aux lois internationales, alors que les communistes chinois maintiennent les lois internationales.

Les américains insouciants restent imperturbables devant le fait que des terroristes présumés soient torturés, détenus indéfiniment en prison sans procès, et exécutés sur le caprice d’un fonctionnaire d’une branche de l’exécutif sans application régulière de la loi.

La plupart des américains approuvent le meurtre sans explications, la torture et la détention sans preuves, ce qui proclame leur crédulité au monde entier. Il n’y a jamais eu dans l’histoire une population aussi inconsciente que les américains. Le monde est stupéfié de voir un peuple insouciant, si ce n’est que pour un court laps de temps, devenir une superpuissance.

Le monde a besoin d’intelligence et de leadership pour éviter une catastrophe, mais l’Amérique n’est en mesure d’apporter ni l’intelligence ni le leadership. L’Amérique est un pays perdu où les armes nucléaires sont aux mains de ceux qui sont uniquement concernés par leur propre pouvoir. Washington est l’ennemi du monde entier et renferme la plus large concentration de mal sur la planète.

Où est le bien qui doit se lever contre le mal?

Source: http://www.opednews.com/articles/Truth-Is-Offensive-by-Paul-Craig-Roberts-130331-166.html

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