Exclusif: le gouvernement britannique exhorté à révéler son rôle dans l’accession de l’Arabie Saoudite au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies

arabie_saoudite_cameronPhoto: Le premier ministre David Cameron rencontre le ministre saoudien des affaires étrangères le Prince Saud al-Faisal au 10 Downing Street

Independent.co.uk, Adam Withnall, Charlie Cooper, 3 janvier 2016

Les leaders [du parti] Libéral Démocrate et du Green Party demandent à David Cameron de révéler si le gouvernement britannique a soutenu l’offre de l’Arabie Saoudite

David Cameron a été invité à « clarifier » le rôle que le gouvernement britannique a joué dans le vote en faveur de l’Arabie Saoudite au Conseil des droits de l’homme de l’ONU dans une entente secrète présumée.

Le gouvernement saoudien a exécuté 47 personnes, samedi, provoquant l’indignation à travers le Moyen-Orient et en suscitant un regain d’inquiétudes sur son bilan des droits de l’homme.

En réponse, les leaders [du parti] Libéral Démocrate et du Green Party ont exigé une enquête publique afin de déterminer si la Grande-Bretagne a été impliquée dans une entente secrète en échange du vote en 2013 pour assurer aux deux pays une place sur un panel influent de l’ONU.

Des câbles diplomatiques publiés par Wikileaks l’an dernier tendent à montrer que le Royaume-Uni a entamé des négociations secrètes, en demandant à l’Arabie Saoudite son soutien avant un scrutin.

Les échanges n’ont jamais été commentés par les responsables britanniques. La Grande-Bretagne et l’Arabie saoudite ont tous deux plus tard été nommés parmi les 47 Etats membres du CDH de l’ONU à la suite du scrutin secret.

Après l’exécution de dizaines de personnes, y compris celle de l’éminent chef religieux chiite le cheikh Nimr al-Nimr, M. Cameron a été accusé par des militants des droits de l’homme de « fermer les yeux » sur les abus saoudiens.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.independent.co.uk/news/uk/politics/uk-government-urged-to-reveal-its-role-in-getting-saudi-arabia-a-key-un-human-rights-role-a6794801.html

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Royaume-Uni: La nouvelle ministre de l’emploi de David Cameron favorable au rétablissement de la peine de mort

Huffington Post, 11/05/2015, par Ned Simons

La nouvellement nommée ministre de l’emploi de David Cameron, Priti Patel, est en faveur de la peine de mort.

Patel, députée de Witham qui était ministre du Trésor dans le dernier gouvernement de Cameron, remplace Esther McVey, qui a perdu son siège lors de l’élection de la semaine dernière. Patel participera au Cabinet, mais tiendra le rang de ministre d’Etat.

Elle a déjà exprimé son soutien à la peine de mort. Elle a dit à BBC Question Time en 2011: «Je serais en faveur de la réintroduction de la peine capitale pour servir de dissuasion.

«Je pense que nous ne disposons pas suffisamment de dissuasion dans ce pays pour les criminels, et n’oublions pas, les meurtres et les violeurs et les criminels de cette nature ont choisi de commettre les crimes qu’ils commettent. »

Interrogée par le Mail on Sunday en 2006, pour savoir si elle favorisait la pendaison ou la chaise électrique dans les exécutions, Patel a déclaré: «Je n’ai pas réfléchi à tous les détails. »

Priti Patel, interrogée au sujet de la peine de mort en septembre 2011.

Lire la suite: http://www.huffingtonpost.co.uk/2015/05/11/priti-patel-wants-to-bring-back-the-death-penalty_n_7255322.html

Non, David [Cameron], vous n’êtes pas Charlie!

Le jour où le Guardian a dû détruire des ordinateurs contenant les documents Snowden, sous la pression du gouvernement britannique

Par Paul Bernal, 12 janvier 2015

Avec tant d’autres dirigeants du monde, David Cameron a fait un grand point de montrer sa solidarité avec les Français face aux atrocités de Charlie Hebdo, prétendant défendre la liberté d’expression – mais toute personne qui a suivi ou étudié la façon dont son gouvernement traite la presse et même la liberté d’expression sait généralement qu’il est loin d’être un champion de la liberté d’expression.

En effet, plutôt que de défendre la liberté d’expression, le gouvernement Cameron a été activement hostile. Le sien est un gouvernement qui a envoyé des agents au bureau d’un journal national pour les forcer à détruire des ordinateurs – un acte qui pourrait difficilement être interprété autrement que comme de l’intimidation brutale. C’est un gouvernement sous les auspices duquel la police a secrètement surveillé les communications entre les journalistes et leurs sources.

Lire la suite: https://paulbernal.wordpress.com/2015/01/12/non-david-vous-netes-pas-charlie/

Vidéo: Les autoportraits d’Obama lors de l’adieu à Mandela

Barack Obama prenait des photos « selfie » [autoportraits] avec la Première Ministre du Danemark Helle Thorning-Schmidt et David Cameron, lors de la cérémonie d’adieu à Nelson Mandela. Michelle Obama avait l’air mécontente du comportement désinvolte de son mari.

Réactions dans la presse internationale

Cérémonie Mandela : le « selfie » d’Obama, Cameron et Thorning largement critiqué

Autophoto d’Obama lors de l’hommage à Mandela: mise en contexte

L’autoportrait d’Obama, Thorning-Schmidt et Cameron mal interprété

Le gouvernement britannique contre ses journalistes

Le journaliste Glenn Greenwald et Edward Snowden

Nathalie Collard (Lapresse.ca), le 07 novembre 2013

Au moment où on pleure la mort des deux reporters français assassinés au Mali le week-end dernier, et qu’en même temps, on réitère l’importance du travail journalistique en démocratie, la Grande-Bretagne livre une charge sans précédent à l’endroit du journalisme d’enquête.

Les pressions exercées par le premier ministre David Cameron sur le quotidien The Guardian sont tellement intenses qu’elles ont fait réagir plusieurs groupes de défense des droits de la personne qui ont publié lundi une lettre ouverte dénonçant cette menace à la liberté de presse.

Rappelons les faits: depuis plusieurs mois, le Guardian publie des articles du journaliste Glenn Greenwald qui reposent sur des données divulguées par Edward Snowden, ancien consultant auprès de la National Security Agency (NSA), aujourd’hui réfugié en Russie. Ces informations explosives concernent entre autres des opérations d’espionnage des États-Unis dans divers pays européens. Pour des raisons de sécurité, et pour éviter d’être intercepté par les autorités américaines, Glenn Greenwald travaille de chez lui, au Brésil. Il y a quelques semaines, son conjoint a été intercepté à l’aéroport d’Heathrow où on lui a confisqué téléphone cellulaire et ordinateur et où on l’a interrogé pendant neuf heures. Bref, la tension est grande.

Le Guardian est au coeur de la tempête et fait l’objet de pressions continues de la part du gouvernement britannique. L’été dernier, son rédacteur en chef, Alan Rusbridger, a révélé avoir été forcé par des représentants des services secrets britanniques de détruire des fichiers reliés à l’affaire Snowden. Loin de se laisser intimider, il avait déclaré qu’il publierait désormais à partir des bureaux du Guardian aux États-Unis.

Mais les pressions gouvernementales se sont poursuivies jusqu’à atteindre leur point culminant, la semaine dernière, lorsque le premier ministre Cameron y est allé d’une déclaration que d’aucuns ont qualifiée de menace.

«Je ne veux pas avoir à utiliser des injonctions ou d’autres mesures plus dures, a déclaré David Cameron. Je préfère de loin en appeler au sens de la responsabilité sociale des journaux. Mais s’ils ne font pas preuve de responsabilité sociale, il sera très difficile pour le gouvernement de rester passif et de ne pas agir.»

Le député Keith Vaz a pour sa part annoncé que la commission parlementaire britannique sur le contre-terrorisme allait enquêter sur le Guardian. Est-ce que le quotidien a enfreint la loi en publiant les informations divulguées par Edward Snowden? A-t-il mis la sécurité du pays en danger? Ce sont des questions auxquelles la commission tentera de répondre.

De leur côté, les signataires de la lettre – environ 70 organismes issus d’une quarantaine de pays- sonnent l’alarme à propos de ces pressions qui, disent-ils, tentent d’empêcher le débat public sur les questions soulevées par les révélations du Guardian.

«Nous avons uni nos voix au sein d’une coalition internationale, car nous croyons que la réponse de la Grande-Bretagne face aux révélations concernant les opérations de surveillance de la NSA porte atteinte aux droits de la personne au pays, écrivent-ils. La réponse du gouvernement a été de condamner au lieu de célébrer le journalisme d’enquête qui joue un rôle crucial dans une société démocratique en santé.»

La lettre est disponible dans son intégralité sur le site du Guardian.

Source: http://www.lapresse.ca/international/dossiers/sous-surveillance/201311/07/01-4708150-le-gouvernement-britannique-contre-ses-journalistes.php

Révélation sur les ventes chimiques du Royaume-Uni à la Syrie

Révélation sur les ventes chimiques du Royaume-Uni à la Syrie

17 Juillet 2013, 7h18

Le Royaume-Uni a vendu des matériaux industriels en Syrie qui auraient pu être utilisés pour fabriquer des armes chimiques, selon un nouveau rapport publié par les députés sur les ventes d’armes.

Les Comités Communs sur le Contrôle des Exportations d’Armes [Committees on Arms Export Controls] (CAEC) a dit que c’était juste un exemple parmi de nombreuses transactions douteuses entre les entrepreneurs du Royaume-Uni et les pays que le Ministère des Affaires étrangères [Foreign & Commonwealth Office] (FCO) estime avoir de mauvais antécédents en matière de droits de l’homme.

Le CAEC [Committees on Arms Export Controls] a déclaré que des fournitures de fluorure de sodium, qui pourraient être utilisées pour fabriquer des armes chimiques, ont été envoyées en Syrie dans les deux dernières années.

Le fluorure de sodium est une composante légitime d’un certain nombre de produits civils, y compris la pâte dentifrice, mais il n’y a aucun moyen de savoir comment il a été utilisé au final.

Les députés ont tiré un coup de semonce à travers les arcs du gouvernement, remettant en cause les contrôles effectués sur plus de 3.000 licences d’exportation d’une valeur de plus de 12 milliards de £ [13,78 milliards d’euros] à 27 pays sur la propre liste du FCO [Foreign & Commonwealth Office] des pays concernés par les questions de droits de l’homme.

Alors que le CAEC [Committees on Arms Export Controls] a reconnu que la plupart des licences ont été pour des biens à double usage (civil ou militaire), ou pour d’autres équipements qui ne pouvaient pas facilement être utilisés pour la « répression interne », les députés ont dit que les chiffres étaient encore « étonnamment élevés ».

Le plus gros morceau des 12 milliards de £ [13,78 milliards d’euros] provient d’Israël, qui représente 7,8 milliards de £ [8,95 milliards d’euros].

Les Saoudiens sont les suivants, avec près de 1,9 milliard de £ [2,18 milliards d’euros], et la Chine est troisième, avec près de 1,4 milliard de £ [1,6 milliard d’euros].

Le Royaume-Uni a également permis de vendre des armes à l’Iran, à l’Egypte et à la Syrie parmi beaucoup d’autres.

« L’ampleur des licences stratégiques existantes dans 27 pays concernés par des préoccupations sur les droits de l’homme listés par le Ministère des Affaires étrangères [Foreign & Commonwealth Office, FCO] place dans un relief saisissant le conflit inhérent entre les exportations d’armes du Gouvernement et les politiques de droits de l’homme », a déclaré le président du CAEC, Sir John Stanley.

« Les comités adhèrent à leur précédente recommandation selon laquelle le Gouvernement devrait appliquer de manière significative des jugements beaucoup plus prudents quand il prend en considération les demandes de licence pour l’export d’armes pour des produits destinés à des régimes autoritaires ‘qui pourraient être utilisés pour faciliter la répression interne’ en violation de la politique officielle du gouvernement. »

Le député travailliste Richard Burden, qui préside le Groupe Parlementaire Multipartite Royaume-Uni-Palestine [Britain-Palestine All Party Parliamentary Group], a déclaré que la quantité allant vers Israël était « déconcertante ».

« Ce qui est le plus frappant, c’est que plus de la moitié du total va à Israël et aux Territoires Occupés Palestiniens », a-t-il dit.

« Regardez d’un peu plus près et vous verrez que la quasi-totalité de ces exportations vont vers Israël, avec seulement 5539 £ [6363 euros] à destination des Territoires Occupés. »

« Regardez de plus près encore, et vous voyez quelque chose de tout à fait déconcertant – 380 licences différentes ont été accordées pour les exportations d’armes et de matériel militaire à Israël. »

« Cependant, 7 765 450 000 de £ de la valeur des 7,8 milliards de £ d’équipements exportés vers Israël est couvert par une seule approbation de licence – pour les équipements utilisant la cryptographie et les logiciels pour les équipements utilisant la cryptographie. »

« C’est bizarre, d’autant plus qu’il y a des dizaines d’autres licences accordées pour l’exportation du matériel de cryptographie et pour des logiciels qui ont une valeur considérable – mais cela s’ajoute seulement à une infime fraction de ce montant. »

« Je mets à plat des questions au ministre aujourd’hui, pour savoir au juste sur quoi repose exactement toute cette autorisation. Est-ce qu’une seule entreprise est juste impliquée? Pourquoi l’ampleur de cette licence éclipse toutes les autres avec des titres similaires? Qu’est-ce que le contact implique réellement? »

Le Premier ministre David Cameron n’a montré aucun secret sur son désir de pousser les ventes de la défense britannique et il a conduit des missions en Inde, dans le Golfe et l’Arabie saoudite, pour tenter de rapporter des contrats de plusieurs millions de pounds, même si l’Arabie saoudite se situe dans les pays de la liste des préoccupations du Ministère des Affaires étrangères.

Tout comme l’Arabie saoudite, la liste des préoccupations du FCO [Foreign & Commonwealth Office] comprend l’Afghanistan, le Bélarus, la Birmanie, la Chine, la Colombie, Cuba, la Corée du Nord, la République Démocratique du Congo, l’Érythrée, Fidji, l’Iran, l’Irak, Israël et les Territoires Occupés Palestiniens, la Libye, le Pakistan, la Russie, la Somalie, le Soudan du Sud, le Sri Lanka, le Soudan, la Syrie, le Turkménistan, l’Ouzbékistan, le Vietnam, le Yémen et le Zimbabwe.

L’Argentine est l’un des cinq pays supplémentaires au sujet duquel le CAEC [Committees on Arms Export Controls] a montré de l’inquiétude – les autres sont le Bahreïn, l’Egypte, Madagascar et la Tunisie.

Le commerce des armes permet aux nations d’acheter de l’influence diplomatique et politique, en vendant des armes et de la technologie, tout en protégeant dans le même temps des centaines de milliers d’emplois à la maison.

Mais le problème, semble-t-il, d’après ce dernier rapport, est de s’assurer que l’on sait qui est en train de mettre la main sur cette technologie en dernier lieu.

Un porte-parole du Ministère de l’Economie, de l’Innovation et des Compétences [Department for Business, Innovation and Skills] a déclaré que le Gouvernement « exploite l’un des régimes les plus rigoureux en matière de contrôle des exportations d’armes dans le monde ».

« Une licence d’exportation ne serait pas accordée si nous évaluions qu’il existe un risque évident que les produits puissent être utilisés pour la répression interne, pour provoquer ou prolonger des conflits au sein d’un pays, pour être utilisés de manière agressive contre un autre pays ou présenter un risque pour notre sécurité nationale », a-t-il dit.

« Toutes les licences mises en évidence dans le rapport des comités ont été pleinement évaluées par rapport à un ensemble de critères rigoureux convenus au niveau international, et qui tiennent compte de la situation au moment où la demande de licence a été faite. »

« Lorsque les circonstances changent ou que de nouvelles informations apparaissent au grand jour, nous pouvons – et nous le faisons – en révoquant les autorisations existantes où la proposition d’exportation n’est plus compatible avec les critères. »

L’expert d’Amnesty International en matière de contrôle des armes, Oliver Sprague, a appelé à une plus grande transparence.

« En les regardant, les propres chiffres du Gouvernement, il serait difficile de ne pas conclure que les pratiques de vente d’armes du gouvernement britannique sont en contradiction avec sa politique déclarée de ne pas envoyer des armes là où cela pose un risque clair qu’elles pourraient être utilisées pour des violations des droits de l’homme », a-t-il dit.

« Ce qui est nécessaire maintenant, c’est une explication urgente de ce à quoi ces licences étaient réellement destinées, qui allait les utiliser et quelles garanties étaient en place pour s’assurer qu’elles n’allaient pas être utilisées pour des violations des droits de l’homme. »

« Tant qu’il n’y aura pas une plus grande transparence sur ce que nous vendons exactement et à qui, il sera impossible pour le Parlement ou pour le public d’avoir confiance dans les politiques de ventes d’armes du Royaume-Uni. »

Source: http://web.orange.co.uk/article/news/britain_s_chemical_sales_to_syria_revealed

Stratfor Files: L’Argentine répond fermement aux déclarations du Premier Ministre britannique sur les Malouines

David Cameron, Premier Ministre britannique en plein discours, aux USA

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Date 2011-06-17 12:30:53
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Réponse cinglante du gouvernement à la déclaration du Premier ministre britannique sur les Malouines

Rapport de Guido Braslavsky : « Londres met un « point final » à l’affaire des Malouines : réponse cinglante de l’Argentine » ; Clarin.com.
Jeudi 16 juin 2011 20 : 20 :34
Dans un communiqué publié hier soir, le ministre des Affaires étrangères a déclaré qu’il « déplore » le fait que le gouvernement britannique « revendique l’autorité de mettre un terme à l’histoire du conflit de souveraineté sur les îles ». Il a également accusé Londres de faire montre d’un « mépris permanent » et d’afficher « un manque de respect pour le droit international » en ce qui concerne le mandat de l’ONU et les appels de la communauté internationale pour que les deux pays reprennent les négociations.

Le Ministre des Affaires étrangères Hector Timerman s’est servi de Twitter pour alimenter une dispute avec Cameron, rejetant l’expression « fin de l’histoire » que le politologue américain Francis Fukuyama avait introduit dans les discussions globales des années 1990. « Aux Malouines, je dis au Premier ministre que la fin de l’histoire n’est jamais une décision prise par une seule personne, quel que soit son sentiment de toute-puissance », a twitté le ministre des Affaires étrangères.

Ce nouvel échange diplomatique a eu lieu mercredi, au lendemain du 29ème anniversaire de la fin de la guerre, laquelle coïncide avec la chute de Puerto Argentino (Port Stanley) ; date que les Kelpers célèbrent comme « Jour de Libération ». Cameron s’est ensuite adressé au parlement britannique, confirmant la position officielle du Royaume-Uni sur la question des Malouines : il refuse de négocier la souveraineté, à moins que les Kelpers lui demandent de le faire.

« Tant que les Malouines manifestent l’intérêt de rester un territoire sous souveraineté britannique, elles doivent continuer à être un territoire sous souveraineté britannique. Point final. Fin de l’histoire », Cameron a t’il déclaré énergiquement, considérant la question comme close.

Comme il le fait chaque semaine, le Premier ministre du Parti conservateur est allé à la Chambre des communes pour présenter son rapport. La question des îles malouines a fait surface pendant la séance consacrée aux questions, période pendant laquelle des questions orales peuvent être posées sur les problèmes qui ne sont pas à l’ordre du jour. Le problème a été soulevé lorsqu’un député du Parti conservateur, Andrew Rosindell, a demandé à Cameron de rappeler au président Barack Obama lors de leur prochaine réunion que Londres n’acceptera jamais aucune négociation quelle qu’elle soit en ce qui concerne l’archipel de l’Atlantique sud. Cette préoccupation était motivée par le fait que la semaine dernière l’OEA ait exhorté l’Argentine et le Royaume-Uni à se rencontrer afin de négocier la question des Malouines « dès que possible ».

Cette semaine, Cristina Kirchner a réitéré cette demande à deux reprises. Elle l’a d’abord fait lundi pendant la visite du Secrétaire général Ban Ki-moon à Buenos Aires, en présence de qui elle a renouvelé sa demande que le Royaume-Uni respecte les résolutions de l’ONU et a critiqué le deux poids, deux mesures que les nations les plus puissantes appliquent dans les relations internationales. Elle est revenu sur la question mardi, lorsqu’elle inaugurait l’héliport présidentiel « Roberto Mario Fiorito ». Son nom est un hommage au seul pilote d’hélicoptère mort lors de la guerre de 1982. Lors de cette cérémonie, la présidente a également délivré un DNI (document national d’identité) à James Peck, qui est né à Port Stanley en 1968. Il est Kepler de quatrième génération et fils d’un ancien combattant britannique, et  a plus tard choisi de devenir citoyen argentin.

En mai 2010, Cristina a parlé avec Cameron lors du Sommet de l’Union de Madrid « Amérique latine –Europe » Dans le discours qu’elle y a fait la présidente avait de nouveau exhorté le Royaume-Uni à négocier, Londres opposa son refus habituel, déclarant qu’il considère les îles comme un « territoire d’outre-mer » qui appartient au Royaume-Uni.

Ces dernières années, les relations bilatérales sont devenues plus tendues en raison de la décision britannique d’autoriser les explorations d’hydrocarbure au nord des îles. A cela, l’Argentine a répondu avec un décret émis en février 2010 obligeant les navires en route vers les îles et qui souhaitent traverser la mer argentine ou mouiller dans les ports argentins à demander l’autorisation au gouvernement argentin. Il a également promulgué la loi 2659, laquelle pénalise les entreprises qui procèdent à des explorations sur le plateau continental argentin sans avoir obtenu la permission du gouvernement argentin.

Dans un autre rapport écrit en espagnol et publié le 16 juin La Nacion ajoute : « Le Premier ministre britannique a confirmé le droit des insulaires à l’autodétermination ».

C’était une réponse direct et quasi- automatique aux revendications que l’Argentine venait de rappeler à l’Organisation des Nations Unies et au soutien qu’elle avait reçu de l’OEA. Hier, le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré au Parlement britannique que la souveraineté des Malouines « n’est pas négociable » et il a confirmé le droit à l’autodétermination des insulaires.

Ce faisant, le gouvernement britannique a tué dans l’œuf les récentes tentatives de la Casa Rosada pour entamer des pourparlers avec Londres concernant la souveraineté. Cameron, un membre du Parti conservateur, était présent hier au Parlement britannique et a abordé, entre autres, la question des Malouines.

En réponse au député conservateur Andrew Rosindell qui suggérait à Cameron que lors de sa prochaine rencontre avec le président Barack Obama, il lui dise que la Grande-Bretagne ne sera jamais d’accord pour négocier la souveraineté de l’île avec l’Argentine, le Premier ministre a parlé avec force : « Tant que les Malouines manifestent l’intérêt de rester un territoire sous souveraineté britannique, elles devront continuer à être un territoire sous souveraineté britannique. Point final. Fin de l’histoire ».

La demande de Rosindell a été faite la semaine dernière, après que l’OEA, dont les Etats-Unis sont également membres, ait unanimement exhorté l’Argentine et la Grande-Bretagne à se rencontrer « dès que possible » pour négocier en vue de trouver une solution au conflit.

Cameron a également tenu ces propos au cours de la semaine même pendant laquelle la présidente Cristina Kirchner et le secrétaire général Ban Ki-moon se sont réunis à Buenos Aires, et elle a renouvelé la requête argentine auprès de Londres de négocier la souveraineté de l’île avec Buenos Aires et de se conformer à la résolution de l’ONU qui incite les nations à se réunir afin de négocier lorsque des situations conflictuelles surgissent.

Il y a deux jours, lorsqu’elle a inauguré l’héliport présidentiel Roberto Mario Fioriti, nommé en l’honneur du seul pilote d’hélicoptère décédé dans la Guerre des Malouines ; il est mort lorsqu’il venait en aide à un bateau de pêche ; la présidente a déclaré : « Affirmer avoir une hégémonie géographique à une distance de plus de 14 000 kilomètres frise le ridicule ».

‘Arrogance’

Il n’y a pas que du guano, des algues et du poisson aux îles Malouines…

Hier, sept heures après que Cameron ait parlé, le gouvernement a dénoncé les propos tenus par le premier ministre britannique. Un communiqué du ministère des Affaires étrangères proclame : « L’Argentine déplore le fait que le gouvernement du Royaume-Uni s’arroge, avec une arrogance lamentable, le pouvoir de mettre fin à cette histoire, se référant à un conflit de souveraineté dont l’existence a été reconnue par les Nations-Unies et qui est toujours dans l’attente d’être résolu ».

« Le gouvernement a déclaré que la Grande-Bretagne fait preuve d’un mépris constant à l’égard du nouveau mandat des Nations-Unies et à l’encontre des multiples appels de la communauté internationale exhortant l’Argentine et le Royaume-Uni à reprendre les négociations afin de parvenir à une solution au conflit de souveraineté concernant les Îles Malouines ».

Pendant ce temps, à New York, l’ambassadeur argentin aux Nations-Unies, Jorge Arguello, a déclaré que « la communauté internationale doit juger consciencieusement jusqu’à quel point il est approprié de continuer à reconnaître le statut de membre permanent au Conseil de Sécurité des Nations-Unies aux pays qui ignorent ou violent systématiquement les décisions de l’Assemblée générale ».

Arguello a également annoncé que « les déclarations de M. Cameron confirment que le Royaume-Uni défendra ses intérêts par n’importe quel moyen. Ils ne sont pas prêts à agir conformément à la loi, mais semblent déterminés à défendre leur position de facto dont les origines remontent à l’utilisation de la force au 19ème siècle ».

« Les propos de Cameron ont été tenus un jour après que le gouvernement ait donné un DNI à James Peck, un indigène des îles Malouines, et le fils d’un ancien combattant britannique (qui a combattu dans la guerre de 1982. Peck a choisi de devenir citoyen argentin). »

(Description des sources : Buenos Aires Clarin.com en espagnol – version en ligne extrêmement consultée, quotidien en format tabloïd propriété du group de médias Clarin ; généralement critique envers le gouvernement ; URL : http://www.clarin.com. )

Le matériel de World News Connection est généralement la propriété de la source citée. L’autorisation d’exploitation doit être demandée au propriétaire. Toute demande de renseignement concernant l’exploitation peut être adressée au NTIS, le département américain de commerce.

Traduit via le Forum WikiLeaks par Dragonfly84

Lien vers l’article original: https://wikileaks.org/gifiles/docs/2985193_united-states-americas-government-replies-to-british-pm-s.html

Traduit en français: https://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,14517.0.html

La répression contre Julian Assange: une attaque contre la liberté et une farce journalistique

La menace du gouvernement britannique d’envahir l’ambassade équatorienne à Londres pour s’emparer de Julian Assange est d’une importance historique. David Cameron, ancien chargé des relations publiques d’un magnat de la télévision et marchand d’armes auprès des monarchies du Golfe, est bien placé pour déshonorer les conventions internationales qui ont protégé des Britanniques qui s’étaient retrouvés au milieu d’un soulèvement. Tout comme l’invasion de l’Irak par Tony Blair a directement mené aux attentats terroristes de Londres le 7 juillet 2005, Cameron et le Ministre des Affaires étrangères William Hague ont mis en péril la sécurité des représentants britanniques à travers le monde.

En menaçant de violer une loi prévue pour expulser des assassins d’une ambassade étrangère, tout en diffamant un homme innocent qualifié de « criminel présumé », Hague a fait de la Grande-Bretagne la risée du monde entier, même si cette information a été largement censurée dans la presse britannique. Les mêmes journaux et télévisions courageux, qui ont soutenu le rôle britannique dans les crimes sanglants historiques, depuis le génocide en Indonésie jusqu’aux invasions de l’Irak et de l’Afghanistan, et aujourd’hui une attaque contre « le bilan des Droits de l’homme » de l’Equateur dont le véritable crime a été de tenir tête aux voyous de Londres et de Washington.

Comme si les joyeuses festivités des Jeux Olympiques s’étaient transformées en l’espace d’une nuit en un étalage de férocité colonialiste. Observez l’officier de l’armée britannique devenu reporter de la BBC, Mark Urban, « interviewant » l’ancien apologiste de Blair à Washington, Sir Christopher Meyer en train de beugler devant l’ambassade équatorienne, et regardez les tous les deux exploser d’une indignation réactionnaire contre l’insociable Assange et l’inflexible Rafael Correa pour avoir exposé le système de pouvoir rapace de l’Occident. Un affront similaire est encore tout frais dans les pages du Guardian, qui a conseillé à Hague d’être « patient » et qu’un assaut contre l’ambassade provoquerait plus de problèmes qu’il n’en résoudrait. Assange n’est pas un réfugié politique, a déclaré The Guardian, parce que « ni la Suède ni la Grande-Bretagne ne déporterait quelqu’un qui risque la torture ou la mort ».

L’irresponsabilité de cette déclaration est parfaitement dans la lignée du rôle perfide joué par the Guardian dans toute l’affaire Assange. Le journal sait parfaitement que les documents révélés par WikiLeaks montrent que la Suède a constamment cédé aux pressions des États-Unis en matière de droits civiques. En décembre 2001, le gouvernement suédois a brutalement révoqué le statut de réfugié politique de deux Égyptiens, Ahmed Agiza et Mohammedel-Zari, qui ont été remis à un escadron de la CIA à l’aéroport de Stockholm et « remis » à l’Égypte où ils ont été torturés. Une enquête par le médiateur de la justice suédois a conclu que le gouvernement avait « gravement violé » les droits humains de ces deux hommes. Dans un câble de l’ambassade US de 2009 obtenu par WikiLeaks, intitulé « WikiLeaks jette la neutralité dans les poubelles de l’histoire », la réputation tant vantée de la neutralité de l’élite suédoise se révèle une arnaque. Un autre câble US révèle que « l’étendue de la coopération [de l’armée et des services de renseignement suédois avec l’OTAN] n’est pas très connue » et devait être tenue secrète « au risque de provoquer des critiques contre le gouvernement ».

Le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, a joué un rôle notoire dans le Comité pour la Libération de l’Irak de George W. Bush et entretient des relations étroites avec l’extrême-droite du Parti Républicain. Selon l’ancien procureur en chef suédois, Sven-Erik Alhem, la décision suédoise de demander l’extradition d’Assange sur accusation de « délit sexuel » est « déraisonnable et peu professionnel, ainsi qu’injuste et disproportionnée. » S’étant porté volontaire lui-même pour être interrogé, Assange a été autorisé à quitter la Suède pour Londres où là encore il s’est proposé pour être interrogé. Au mois de mai, lors d’un dernier appel contre l’extradition, la Cour Suprême britannique a rajouté dans la farce en faisant référence à des « charges » qui n’existent pas.

Le tout a été accompagné d’une campagne virulente contre la personne d’Assange. Une bonne partie de cette campagne est venue du Guardian qui, tel un amoureux éconduit, s’est retourné contre son ancien informateur assiégé, après avoir énormément profité des révélations de WikiLeaks. Un livre du Guardian a fait l’objet d’un contrat lucratif à Hollywood, et ni Assange ni WikiLeaks ne toucheront un centime. Les auteurs, David Leigh et Luke Harding, insultent gratuitement Assange en le qualifiant de « caractère fêlé » et d’ »insensible ». Ils ont révélé aussi le mot de passe secret qui avait été confié au journal et qui était censé protéger le fichier informatique qui contenait les câbles US. Le 20 août, Harding se trouvait devant l’ambassade équatorienne, jubilant sur son blog que « Scotland Yard pourrait bien avoir le dernier mot ». Quelle ironie, mais en même temps assez logique, que de constater que l’éditorial du Guardian, qui assène le dernier coup en date contre Assange, s’inspire de la presse (à scandale – NdT) de Murdoch en surenchérissant de manière prévisible dans la bigoterie. Au temps pour Leveson, le Hackgate et tous les discours sur le journalisme respectable et indépendant et qui n’auront duré qu’un temps.

Ce sont les assaillants d’Assange qui révèlent toute l’étendue de la persécution dont il fait l’objet. Accusé d’aucun crime, il n’est donc pas un fugitif de la justice. Les pièces versées au dossier, dont les textos envoyés par les femmes impliquées, démontrent à toute personne douée d’un minimum de raison toute l’absurdité des accusations de viol – accusations qui ont pratiquement été totalement écartées par la procureure en chef de Stockholm, Eva Finne, avant que n’intervienne un politicien, Claes Borgström. Au cours des auditions préliminaires de Bradley Manning, un enquêteur de l’armée US a confirmé que le FBI ciblait secrètement « les fondateurs, propriétaires ou dirigeants de WikiLeaks » pour espionnage.

Il y a quatre ans, un document du Pentagone qui est passé pratiquement inaperçu, et révélé par WikiLeaks, décrivait comment WikiLeaks et Assange allaient être détruits par une campagne de calomnies et un procès intenté pour « crime ». Le 18 août, le (quotidien australien) Sydney Morning Herald a révélé, grâce à des documents officiels obtenus dans le cadre de la loi sur la liberté d’information, que le gouvernement australien a régulièrement reçu la confirmation que les Etats-Unis menaient une persécution « sans précédent » contre Assange, mais n’a formulé aucune objection.

Parmi les motifs invoqués par l’Equateur pour accorder l’asile à Assange, se trouve celui d’avoir été abandonné « par l’Etat dont il est citoyen ». En 2010, une enquête de la Police Fédérale Australienne a conclu qu’Assange et WikiLeaks n’avaient commis aucun délit. Sa persécution est une attaque contre nous tous et contre la liberté.

23 août 2012

John Pilger

Source: http://www.legrandsoir.info/la-repression-contre-julian-assange-une-attaque-contre-la-liberte-et-une-farce-journalistique.html
http://www.johnpilger.com/articles/the-pursuit-of-julian-assange-is-an-assault-on-freedom-and-a-mockery-of-journalism