Cette nouvelle campagne veut aider les agents de la surveillance à quitter la NSA ou le GCHQ

Panneau Intelexit placé à l’extérieur du complexe Dagger, une base militaire américaine et avant-poste de la NSA à Darmstadt, en Allemagne

Wired.com, Andy Greenberg, le 28/09/2015

Des groupes de soutien aident les membres de sectes et de gangs à se libérer de leurs anciennes vies. Les Alcooliques et Narcotiques Anonymes aident les toxicomanes à surmonter leurs dépendances. Et maintenant, un groupe de militants de la vie privée veut offrir à son public ciblé une voie d’évacuation pour ce qu’ils considèrent comme un piège tout aussi insidieux: leurs emplois pour des agences de renseignement comme la NSA.

Le lundi, un groupe de militants anti-surveillance à Berlin a lancé Intelexit, une campagne visant à encourager les employés de la NSA et de l’agence d’espionnage britannique GCHQ à reconsidérer la moralité de leur travail d’espionnage et de les persuader de le quitter. Ils ont prévu de lancer le projet avec une série de panneaux publicitaires stratégiquement postés à proximité des bâtiments de l’agence de renseignement dans le monde entier. L’un d’eux, avec le message « écoutez votre cœur, pas les appels téléphoniques privés », devait être installé à côté du complexe Dagger, une base militaire et un avant-poste de la NSA à Darmstadt, en Allemagne, a déclaré le groupe à WIRED.

Lire la suite: http://www.wired.com/2015/09/campaign-help-surveillance-agents-quit-nsa-gchq/

Lire l’article « Ecoutez votre coeur, pas les appels privés » (Russia Today) https://www.rt.com/news/317026-campaign-intelligence-agents-quit/

Voir le site de la campagne Intelexit: https://www.intelexit.org/

#PJLRenseignement: L’Assemblée Nationale française montre son soutien à la légalisation des alertes à la manière d’Edward Snowden

Washington Post, par Rick Noack, 17 avril 2015

EDWARD-SNOWDENSi le lanceur d’alerte américain Edward Snowden était français, il aurait eu une bonne chance de rester un homme libre – même en ayant fuité des milliers de documents classifiés du renseignement.

Alors que les législateurs américains démocrates et républicains ont souligné ensemble à maintes reprises que Snowden et d’autres lanceurs d’alerte similaires devaient faire face à une peine, les parlementaires français ont pris la position opposée, jeudi. L’Assemblée Nationale française a créé un amendement qui légalisera la fuite d’informations par des employés du renseignement s’ils veulent exposer un abus de pouvoir par leurs propres autorités.

« L’affaire Snowden a démontré la nécessité de créer les conditions pour que des agents puissent dénoncer des abus commis par les services de renseignement », [explique] Jean-Jacques Urvoas, l’auteur de l’amendement, cité par la station de radio française France Inter.

Selon Urvoas, l’amendement est censé fournir « une protection juridique à un agent des services de renseignement qui dénonce la collecte illégale de renseignements ou une supervision abusive. »

Lire la suite: http://www.washingtonpost.com/blogs/worldviews/wp/2015/04/17/france-just-passed-a-bill-to-legalize-edward-snowden-style-whistleblowing/

Pourquoi la loi renseignement est de la surveillance généralisée

Leçon magistrale de Benjamin Bayart

Retrouver l’ensemble du débat avec :

– Laurence Blisson, porte parole du Syndicat de la Magistrature,
– Benjamin Bayart, représentant la FFDN et la Quadrature du Net,
– Eduardo Rihan Cypel, député PS de la 8è circonscription de la Seine et Marne,
– Daniel Martin, Président de l’Institut International des Hautes Etudes de la Cybercriminalité,
– Bertrand Warusfel, Docteur d’Etat en Droit.

(youtube)

Débat intégral:

Hacktivistes, de nouveaux acteurs politiques?

Débat du 3 septembre 2014 (https://www.facebook.com/events/1483377855239969/)

Intervenants lors du débat:

– Amaelle GUITON, animation du débat, journaliste
– Flo LAVAL, réalisateur du film « Les Gardiens du Nouveau Monde »
– Frédéric Bardeau, cofondateur de l’école de code Simplon
– Okhin, Hacktiviste
– CMAL, porte parole du parti pirate IDF

(youtube)

Pourquoi la NSA casse notre cryptage – et pourquoi nous devrions y être attentif – Matthew Green – TEDxMidAtlantic

Cette conférence a été donnée lors d’un événement local de TEDx, produite indépendamment des conférences TED. Le cryptage remonte aux Pères fondateurs et à la Déclaration des Droits. Maintenant, la National Security Agency des États-Unis casse et sape les technologies de cryptage de base qui alimentent Internet, en disant que cela est fait pour notre propre protection contre les terroristes. Mais sommes-nous en train de sacrifier nos libertés pour la peur?

Matthew Green est professeur adjoint à la recherche de la science informatique à l’Université Johns Hopkins. Ses recherches portent sur la sécurité et la cryptographie informatiques, et en particulier la façon dont la cryptographie peut être utilisée pour promouvoir la vie privée. Son travail inclut des techniques pour accéder en toute sécurité aux bases de données médicales, améliorer l’anonymat des Bitcoin, et analyser les systèmes de sécurité déployés. Avant de rejoindre la faculté Johns Hopkins, il a été un membre du personnel technique principal chez AT & T Laboratories.

(youtube)

Si la NSA surveille ces genres de communications, pourquoi n’ont-ils pas arrêté l’attentat de Boston?

« Les suspects de l’attentat de Boston ont construit des explosifs avec l’aide d’un magazine en ligne d’Al-Qaïda », d’après un article de FoxNews. Pour autant, il semble que ce genre d’informations n’a pas alerté la NSA et le programme de surveillance s’est avéré inefficace pour arrêter les auteurs des attentats. Si la NSA possédait des informations sur les suspects des attentats, pourquoi n’est-elle pas intervenue à temps?

Glenn Greenwald: « Le terrorisme est un prétexte »

Le Monde.fr | 28.05.2014 à 11h56

Glenn Greenwald, journaliste à l’origine d’une bonne partie des révélations sur la NSA et auteur du livre Nulle part où se cacher (éd. Lattès), débat avec Marc Trévidic (juge antiterroriste), Alain Chouet (ex-DGSE) et Hubert Védrine (ancien ministre des affaires étrangères). Le terrorisme est-il un alibi bien pratique ou un argument justifié ? Pour M. Greenwald, « le terrorisme est un prétexte » permettant aux dirigeants occidentaux d’« exploiter les craintes » pour accroître leurs prérogatives. En cela, les attentats du 11 septembre 2001 furent « un coup de pouce », selon M. Trévidic, alors que, comme l’assure M. Chouet, « il ne faut pas penser que le terrorisme est la pire des menaces ».

Source: http://www.lemonde.fr/pixels/video/2014/05/28/glenn-greenwald-le-terrorisme-est-un-pretexte_4427665_4408996.html

Voir les autres vidéos du débat:

Glenn Greenwald: “les Etats Unis ont peur que Snowden devienne un exemple” (vidéo LeMonde.fr)

Glenn Greenwald: « grâce aux métadonnées, on sait tout de votre vie » (vidéo LeMonde.fr)

 

Edward Snowden s’est exprimé devant le Conseil de l’Europe

Devant le Conseil de l’Europe, Snowden confirme que des ONG ont fait l’objet d’écoutes

Edward Snowden, ancien consultant de la NSA, a été entendu, via une liaison vidéo en direct depuis Moscou. Le lanceur d’alertes, devenu célèbre après ses révélations sur les programmes d’espionnage de la NSA, est intervenu dans le cadre d’une audition parlementaire sur ces opérations massives de surveillance, en marge de la session plénière de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

Voir le témoignage intégral d’Edward Snowden (vidéo): http://fr.euronews.com/2014/04/08/edward-snowden-va-sexprimer-via-liaison-video-devant-le-conseil-de-leurope/

Le gouvernement secret, ou la constitution en crise

« Le gouvernement secret », PBS.

Cette vidéo est extraite d’un documentaire de 1987, où le présentateur américain de la chaîne PBS, Bill Moyers, soulève la question de l’existence d’un gouvernement secret en mettant en lumière les nombreux réseaux qui pourraient y être reliés: politiques, économiques, services secrets, etc. Un autre terme employé pour y faire référence est celui de « gouvernement de l’ombre » [shadow government], un terme qui indique l’existence d’une conspiration qui agit en marge du pouvoir officiel.

« Le gouvernement secret est un réseau fermé de fonctionnaires officiels, d’espions, de mercenaires, d’ex-généraux, de profiteurs et de super-patriotes qui, pour une variété de motifs, opèrent en dehors des institutions légitimes des gouvernements. Les présidents ont recours à eux quand ils ne peuvent pas gagner le soutien du congrès ou de la population, créant ce pouvoir sans surveillance tant redouté par les professionnels de notre constitution. Imaginez que le rêve de William Casey soit devenu réalité. Supposez que l’entreprise ait grandi jusqu’à devenir une organisation super-secrète, auto-financée, auto-perpétuée. Imaginez qu’ils décident seuls d’assassiner Gorbachev ou le leader de l’Afrique du Sud. Est-ce que le président pourrait les contrôler? Et qu’en serait-il si le président devenait l’ennemi public n°1 de l’entreprise — qui le saurait? qui aurait pu dire non?… » (Bill Moyers, PBS)

Aujourd’hui, on peut se demander si le rôle de la NSA, dans la surveillance quasi-totalitaire des communications de la planète, peut s’apparenter ou non au pouvoir d’un gouvernement secret: la NSA, comme l’a souligné Edward Snowden dans sa première interview, peut espionner n’importe qui dans le monde, n’importe quel leader politique de la planète, y compris le président des Etats-Unis. La NSA peut accéder à n’importe quel type de communications, n’importe quel contenu crypté ou non-crypté, sans véritable contrôle de la justice, et de ce fait, la NSA acquiert un pouvoir de contrôle humain et de contrôle sur la société entière.

Nous reposons à notre façon les questions de Bill Moyers: Et si des espions de la NSA, ou d’une agence partenaire de la NSA, aux Etats-Unis ou à l’étranger, décident d’assassiner un leader politique, un militant écologiste ou un défenseur des droits de l’homme, qui pourrait s’y opposer? Qui pourrait le savoir à l’avance, alors qu’il n’y a quasiment aucun contrôle sur les données stockées par les agences de renseignement? Le pouvoir quasi-totalitaire de la NSA sur les communications de la planète met-il en péril la démocratie? Des gouvernements ont-ils pu être déstabilisés grâce à ces informations? Si la NSA était infiltrée par une société secrète, cela pourrait-il aider un gouvernement secret à prendre le contrôle de la démocratie?

Transcription complète du documentaire PBS sur le gouvernement secret: http://www.wanttoknow.info/050423secretgovernment

Hollande et le PS s’en prennent de nouveau à « l’anonymat sur Internet »

Le Monde.fr | 17.12.2013 à 15h42 | Par Martin Untersinger et Damien Leloup

The hackerLa lutte contre l’anonymat sur Internet fait son grand retour. Après Harlem Désir, lundi 16 décembre sur BFM-TV, c’est François Hollande, en recevant le même jour le Conseil représentatif des institutions juives de France, qui a pris pour cible « la tranquillité de l’anonymat sur Internet ».

Ecouter: Hollande au Crif: « Lutter contre la tranquillité de l’anonymat sur Internet »

« Nous travaillons avec Jean-Marc Ayrault (…) pour éviter la tranquillité de l’anonymat qui permet de dire des choses innommables sans être retrouvé », a déclaré le président. Pas plus que le premier secrétaire du Parti socialiste, ce dernier ne dit pas s’il envisage, comme le sénateur Jean-Louis Masson en son temps, une loi pour limiter l’usage du pseudonymat et de l’anonymat sur Internet.

Cette question semble revenir dans la bouche des décideurs dans la même forme que lors de sa dernière incursion dans le débat public. Pourtant, les termes du débat n’ont pas beaucoup changé.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/12/17/hollande-et-le-ps-s-en-prennent-de-nouveau-a-l-anonymat-sur-internet_4335593_651865.html

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