Quand les USA fournissent des armes à Al-Qaïda (Euronews)

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Comment le Pentagone pourrait bientôt partager les données des Américains avec des armées étrangères

30 avril 2015, Par Patrick Tucker

La nouvelle cyber-stratégie pourrait fournir aux alliés des informations sur les Américains réunies sous la législation proposée.

pentagoneAlors qu’Ashton Carter a dévoilé la nouvelle Cyber-Stratégie du Pentagone la semaine dernière, il a souligné son importance en révélant que les réseaux du DOD [Département de la Défense] avaient été infiltrés par des acteurs au sein de la Russie. Le secrétaire à la Défense n’a pas mis l’accent sur une disposition de la stratégie qui pourrait envoyer des données privées sur les entreprises et les citoyens américains à des forces armées étrangères.

Patrick Tucker est l’éditeur technologique de Defense One. Il est également l’auteur de « The Naked Future » [Le Futur nu]: Qu’arrive-t-il dans un monde qui anticipe chacun de vos mouvements? (Current, 2014). Auparavant, Tucker était rédacteur en chef adjoint de The Futurist pendant neuf ans. Tucker a écrit à propos de la technologie émergente dans Slate, … Biographie complète

Voici ce qu’il dit: « Pour améliorer la conscience situationnelle commune, le DOD [Département de la Défense] travaillera en partenariat avec le DHS [Département de la Sécurité Intérieure] et d’autres agences pour développer des mécanismes continus, automatisés et standardisés pour partager l’information avec chacun de ses partenaires essentiels dans le gouvernement américain, les armées partenaires et alliées-clé, les gouvernements étatiques et locaux, et le secteur privé. En outre, le DOD collaborera avec d’autres agences du gouvernement américain et le Congrès pour soutenir la législation qui permet le partage de l’information entre le gouvernement américain et le secteur privé « .

La nouvelle stratégie indirectement, mais sans équivoque, fait le lien avec la législation de partage de l’information qui fait lentement son chemin vers le bureau du président. Parmi les différents projets de loi qui se déplacent autour du Capitol Hill, le plus important est le Cyber Information Sharing Act [Loi sur le Partage de la Cyber-Information]. Entre autres choses, la CISA protègerait les entreprises face à des poursuites pour avoir envoyé des données concernant leurs utilisateurs au DHS, qui serait autorisé à les envoyer en temps réel au DOD et à d’autres agences américaines et organisations. À son tour, la nouvelle stratégie du DOD revendique le droit de partager des données de cyber-menaces au-delà des États-Unis. Vraisemblablement, cela inclurait des informations obtenues via CISA.

En particulier, la nouvelle stratégie engage la cyber-assistance du DOD [Département de la Défense], y compris le partage de l’information, à des alliés au Moyen-Orient. « Dans le cadre de son cyber-dialogue et des partenariats, le DOD travaillera avec les principaux alliés et partenaires au Moyen-Orient afin d’améliorer leur capacité à sécuriser leurs réseaux militaires, ainsi que l’infrastructure critique et des ressources clés dont dépendent les intérêts américains. Les principales initiatives comprennent le partage amélioré de l’information pour établir une compréhension unifiée de la cyber-menace, une évaluation de notre posture de cyber-défense mutuelle, et les approches de coopération pour renforcer la cyber-expertise. »

Lire l’intégralité de l’article: http://www.defenseone.com/technology/2015/04/how-pentagon-could-soon-share-americans-data-with-foreign-militaries/111553/

Dans un tribunal américain, les Irakiens accusent Blackwater de meurtres en 2007

Procès BLACKWATER aux Etats-UnisPhoto: Sarhan Deab Abdul Moniem quittant le tribunal mardi, après avoir témoigné dans le procès Blackwater

New York Times, par Matt Apuzzo, 25 juin 2014

Plus de quatre douzaines de citoyens irakiens comme M. Moniem devraient se rendre à Washington dans les mois à venir pour témoigner contre les Américains qui, d’après eux, ont tiré sauvagement sur les citoyens non-armés, faisant 17 morts Irakiens [le 16 septembre 2007]. Pendant des années, ils ont attendu que l’affaire fasse son chemin à travers le système judiciaire américain. Dans une salle d’audience, à deux pas du Capitole, ils ont enfin leur mot à dire. Le ministère de la Justice dit que ce sera le plus grand nombre de témoins étrangers à témoigner dans un procès criminel.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.nytimes.com/2014/06/26/us/in-us-court-iraqis-accusing-blackwater-of-murders-in-07.html

Communiqué de Presse WikiLeaks: Les procédures envers les détenus

05h00 Heure de New York (EDT), 10h00 heure de Londres (BST), Jeudi 25 Octobre 2012

Aujourd’hui, Mardi 25 Octobre 2012, WikiLeaks commence la publication des « Procédures à l’égard des détenus » : Plus de 100 fichiers classés secret défense ou d’accès restreint, du Ministère de la Défense des Etats-Unis, exposant les règles et les procédures envers les détenus dans les prisons militaires Américaines. Au cours du mois prochain, WikiLeaks publiera dans l’ordre chronologique les procédures de détention militaires américaines suivies depuis plus de dix ans. Ces documents incluent les procédures opératoires normalisées (Standard Operating Procedures) (SOP) des camps de détention en Irak et à Cuba, les manuels d’interrogatoire et les Ordres Abrégés (Fragmentary Orders) (FRAGO) qui modifient les politiques et procédures envers les détenus. Un certain nombre de ces modes de gestion concernent le Camp Bucca en Irak, mais il y a aussi les procédures du Ministère de la Défense au sens large, et des documents relatifs à Abu Ghraib, Guantanamo Bay et aux installations pénitentiaires Européennes de l’armée US.

Parmi les premiers documents publiés on trouve le document fondateur pour Guantanamo («Camp Delta»), le manuel SOP du Camp Delta de 2002. La publication des « politiques de gestion à l’égard des détenus » correspond à la troisième année de manuels SOP du Camp Delta (Guantanamo Bay) publiés par WikiLeaks. WikiLeaks a actuellement publié le manuel opératoire principal de Guantanamo pour 2002, 2003 et 2004. Le manuel de 2002, non publié jusqu’à ce jour, a été en vigueur plusieurs années successives dans le complexe carcéral de Guantanamo Bay et d’autres prisons militaires américaines à travers le monde, comme Abu Ghraib. « Ce document a une importance historique considérable. Guantanamo Bay est devenue le symbole de la violation systématique des droits de l’homme en Occident pour une bonne raison. » déclare le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. Mais comment se fait il que WikiLeaks ait publié trois ans de ces manuels opératoires alors que toute la Presse du reste du monde n’en a publié aucun?»

Pour l’Irak, la publication inclut des Ordres d’Opération (Operation Orders) (OPORD) relatifs aux politiques de sélection et d’interrogatoire des détenus. Les documents contiennent également des instructions courantes ayant trait au personnel, à la planification des visites juridiques, les procédures pour administrer un traitement médical, comment les dossiers médicaux et les revues quotidiennes du personnel doivent être conservées, le rationnement des cigarettes et quels objets les détenus sont autorisés à posséder.

Un certain nombre de ce qu’on ne peut qu’appeler des « procédures d’impunité » sera aussi rendu public. Un de ces documents est le document de 2005 « Affectation de numéros d’internement aux détenus » Ce document traite de comment faire disparaître discrètement des détenus gardés par d’autres agences gouvernementales US tout en conservant leurs noms hors des registres centraux de l’armée, en évitant systématiquement d’affecter un numéro de suivi au prisonnier (numéro ISN). Même de simples références à ce document sont classées « SECRET/NOFORN ». On peut de cette manière disposer des détenus sans laisser de trace papier significative.

Une autre de ces procédures d’impunité avérées est un Ordre Abrégé de 2008 qui réduit au minimum la tenue de registres d’interrogatoire. A la suite des révélations d’ enregistrements et de photos de tortures à Abu Ghraib et du scandale politique sur la destruction des enregistrements d’interrogatoires de la CIA, le FRAGO élimine « l’obligation d’enregistrer les séances d’interrogatoire à l’établissement carcéral du théatre des opérations » ( USTIF, en Afghanistan ndt) Bien que le document maintienne l’obligation d’enregistrement dans les établissements carcéraux de division et de brigade, il dispose ensuite que ces enregistrements seront « effacés après 30 jours ». Cette procédure a ensuite été annulée par la nouvelle administration Obama.

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a déclaré : « Ces procédures à l’égard des détenus » montrent les entrailles du monstre qu’est devenue la condition des détenus après le 11 Septembre, le maintien d’une zone floue où la Loi et les Droits de l’Homme ne s’appliquent pas. Où des personnes peuvent être détenues sans aucune trace selon le bon vouloir du Ministère de la Défense US. Cela montre les excès des premiers temps d’une guerre contre un ennemi inconnu, et comment ces procédures ont mûri et ont évolué pour finalement devenir l’état d’urgence permanent dans lequel se retrouvent les Etats Unis maintenant, dix ans plus tard. »

Un certain nombre de documents sont relatifs aux procédures d’interrogatoire des détenus (2004, 2005, 2008). La violence physique directe est interdite, sur le papier, mais une procédure avérée d’intimidation musclée des détenus durant les interrogatoires, ajoutée à la procédure de destruction  des enregistrements des interrogatoires a abouti à des abus et à l’impunité. Nous découvrons les procédures qui s’appliquent aux forces internationales. Un document de procédés d’interrogatoire est relatif au personnel de la Force Multi-Nationale Irak (MNF-I). Il détaille les procédés d’interrogatoire « approuvés ». Le document promeut des techniques d’exploitation telles que « l’Approche Émotionnelle par l’Affection qui consiste à jouer sur l’affection qu’une personne détenue éprouve pour sa famille, son pays ou ses compagnons. ». Au contraire dans l’approche « Provoquer la Peur (Sévère) »la personne dirigeant l’interrogatoire « se comporte de manière à accabler le sujet, avec une voix forte et menaçante pour convaincre la source qu’elle a bel et bien quelque chose à craindre, et qu’elle n’a pas d’autre choix que de coopérer ».

Les « Procédures envers les Détenus » permettent une meilleure compréhension des instructions données aux geôliers, et des « droits » accordés aux détenus. Nous appelons les Juristes, les ONG, les militants des Droits de l’Homme et le Public à examiner les « procédures envers les détenus » et à faire des investigations sur des sujets importants comme le refus d’accès des centres de détention au Comité International de la Croix Rouge, et aussi a rechercher et comparer les divers types de SOP et de FRAGO pour nous aider à mieux comprendre l’évolution de ces procédures et pourquoi elles sont intervenues. Publiez vos découvertes en utilisant le Hashtag #WlfindDP.

Les procédures sur le site WikiLeaks: http://wikileaks.org/detaineepolicies
Soutenez WikiLeaks: https://shop.wikileaks.org/donate
Friends of WikiLeaks (Amis de WikiLeaks): https://wlfriends.org

Article sur le forum : http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,15564.0.html
Communiqué sur le site WL. org : http://wikileaks.org/Press-Release-The-Detainee.html

Traduit par Irien, relu par Arduenna Silva sur le Forum WikiLeaks

Stratfor Files: Les analystes de Stratfor ne croyaient pas que Ben Laden ait été immergé dans la mer

Les Directeurs de la société américaine de renseignement privé Stratfor ne croyaient pas que Ben Laden ait été immergé dans la mer, selon les emails Stratfor publiés par WikiLeaks.

Le 2 mai, à 5h26, le matin après lequel Barack Obama a annoncé le raid réussi sur l’enceinte de Ben Laden à Abbottabad, le Directeur Général de Stratfor, George Friedman, a envoyé un email avec pour sujet « [alpha] OBL » qui disait:

A priori, nous aurions pris le corps avec nous. Dieu, merci.

Fred Burton, le vice-président du renseignement de Stratfor, a fait suivre cela à 5h51, dans un email ayant pour titre « [alpha] Le corps se rend à Dover, DE (Etat du Delaware) dans un avion de la CIA » qui disait:

Puis, [sic] se poursuit à l’Institut de Pathologie des Forces Armées à Bethesda.

A 13h36, Burton répondait à un fil de discussion titré « Re: Le corps d’OBL » avec le message:

Le corps se rend à Dover, devrait être là d’un moment à l’autre.

Cela contredit la thèse officielle selon laquelle le corps de Ben Laden aurait été traité en respect de la tradition islamique et relâché en mer depuis un vaisseau de la U.S. Navy.

Stratfor fournit des services de renseignement secret à de larges corporations et à des agences du gouvernement, incluant le Département de la Sécurité Intérieure des Etats-Unis (U.S. Department of Homeland Security), les Marines (U.S. Marines) et l’Agence du Renseignement de la Défense américaine (U.S. Defense Intelligence Agency).

Friedman — auteur de nombreux articles et de livres sur la sécurité nationale, la guerre et le renseignement — a fondé Austin, une compagnie basée au Texas, en 1996.

Burton est un ancien chef de la division du Département d’Etat de lutte contre le terrorisme pour le Service de Sécurité Diplomatique, le DSS (Diplomatic Security Service). Le DSS assiste le Département de la Défense en suivant des instructions et en faisant des analyses légales de disques durs saisis par le gouvernement des Etats-Unis dans des investigations criminelles en cours.

WikiLeaks a publié 671 mails de ce qui est considéré comme une réserve de 5 millions d’emails internes de Stratfor (datés de juillet 2004 à décembre 2011), obtenus par le collectif de hackers Anonymous aux alentours de Noël.

Traduit par kimono

Source: http://www.businessinsider.com/leaked-emails-stratfor-analysts-didnt-believe-laden-was-buried-at-sea-2012-3#ixzz27yukdOlt