La Russie commandait des opérations d’espionnage contre les forces israéliennes et les rebelles syriens, montre une vidéo

Des images récentes téléchargées par les combattants de l’Armée syrienne libre après leur capture d’une base du Golan indique une forte implication russe dans les opérations d’espionnage du régime du président Bachar al-Assad.

Base russe en Syrie

By Anshel Pfeffer, 7 octobre 2014

Des images récentes apparemment prises dans une base de renseignement du Golan syrien, téléchargées par les combattants de l’Armée syrienne libre (ASL) après leur capture de la base, indiquent une forte implication russe dans les opérations d’espionnage du régime du président Bachar al-Assad.

La base de Tel Al-Hara, au sud de la frontière de Quneitra avec Israël, a été prise ce week-end par l’ASL [FSA], après des batailles rangées qui comprenaient un certain nombre de groupes rebelles, y compris le Front al-Nosra aligné avec al-Qaida.

La vidéo montre que la base, utilisée pour effectuer la surveillance électronique à la fois des rebelles et des forces militaires israéliennes, avait été sous le commandement russe.

Lire la suite: http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/.premium-1.619664

Lire en français: http://fr.timesofisrael.com/les-rebelles-decouvrent-un-site-despionnage-russo-syrien-dans-le-golan/

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Les enfants à Raqqa forcés de s’entraîner comme des combattants et des bourreaux de l’Etat Islamique (ISIS)

Isis-childrenv2v3Les enfants reçoivent des fusils Kalachnikov et apprennent à décapiter les gens dans le camp d’entraînement

Loulla-Mae Eleftheriou-Smith, 25 septembre 2014

Dans un camp spécial de la province de Raqqa en Syrie, entre 200 et 300 enfants sont supposés recevoir un entraînement des militants de l’Etat Islamique (Isis) pour devenir des combattants et des bourreaux du groupe terroriste.

Le camp d’Al Sharea’l est réservé aux enfants de moins de 16 ans qui apprennent à soutenir l’idéologie militante d’Isis (également connu sous le nom d’Etat islamique), et seraient formés pour manipuler des fusils Kalachnikov et RPG dans le cadre de leur entraînement initial.

Ibrahim al-Raqqawi, un militant syrien, a déclaré au Telegraph que les camps sont présentés aux parents comme des « clubs de scouts pour garçon » où les enfants recevront un enseignement sur l’islam et l’étude du Coran, mais en réalité, ils sont formés comme kamikazes et militants combattants.

Lire la suite: http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/children-in-raqqa-forced-to-train-as-isis-fighters-and-executioners-9754544.html

Le Qatar, « Club Med des terroristes »

Un grand nombre d’extrémistes liés au Qatar sont dévoués à la collecte de fonds pour les jihadistes. Combien de temps l’Etat du Golfe peut-il continuer à jouer des deux côtés?

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Par Andrew Gilligan, 27 septembre 2014

Dans un exemple un peu plus important la semaine dernière, le cheikh Tamim bin Hamad al-Thani, l’émir du Qatar, a donné sa première interview depuis qu’il a succédé au trône l’an dernier. « Nous ne finançons pas les extrémistes », a-t-il déclaré à CNN.

« Si vous parlez de certains mouvements, en particulier en Syrie et en Irak, nous les considérons comme des mouvements terroristes. »

Le Qatar, qui abrite une base aérienne américaine majeure, a rejoint la coalition militaire contre l’Etat islamique en Irak et au Levant (ISIL).

La vérité, cependant, est que nous n’aurions jamais eu besoin d’une guerre en premier lieu sans le financement substantiel qu’Isil a reçu d’individus au Qatar.

Pour la Grande-Bretagne, « Jihadi John », l’homme avec un accent londonien entendu dans trois vidéos de meurtre d’otages, est devenu le visage masqué d’Isil, la première fois que la vraie menace du groupe a été ramenée sur place.

La semaine dernière, alors même que l’émir du Qatar a protesté de l’innocence du financement d’ISIL [Etat Islamique en Irak et au Levant] par son pays, le Trésor américain a produit la première preuve que l’argent du Qatar a permis au jihadiste John, ou à d’autres Britanniques comme lui, d’atteindre la Syrie.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/middleeast/qatar/11125897/The-Club-Med-for-terrorists.html

Révélations sur des écoutes téléphoniques entre l’ex-président Mohamed Morsi et le chef d’Al-Qaïda

AlgeriePatriotique.com, 12 décembre 2013

morsi-zawahiriDes sources très bien informées font état de fuites organisées concernant des appels téléphoniques secrets entre Mohamed Morsi et Ayman Al-Zawahiri, chef d’Al-Qaïda, mettant dans l’embarras plus d’un gouvernement, que ce soit en Occident, en Israël ou dans certains pays arabes. Les Etats-Unis n’ont pas soufflé mot pour commenter ces révélations choc démontrant la collusion entre un chef d’Etat en exercice et le terroriste soi-disant ennemi public numéro un, dont un journal égyptien à gros tirage vient de publier le deuxième volet. Les conversations téléphoniques entre le chef d’Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri, et le président déchu Mohamed Morsi attestent également de l’implication de Khairat Al-Shater, chef adjoint du guide suprême des Frères musulmans et de celle de Tahtawi, l’ancien conseiller présidentiel de Morsi. Cet échange secret témoigne de la relation qui unit les Frères musulmans et Al-Qaïda et divulgue, en outre, l’utilisation par la confrérie d’un réseau de communications très pointu, fondé par une société américaine pour empêcher tout contrôle de communications téléphoniques et pour éviter l’espionnage des e-mails, et dont les responsables de cette société entretiennent, selon des sources souveraines, une relation directe avec l’homme fort de l’organisation des Frères musulmans, Khairat Al-Shater. Les dispositifs de renseignement ont été en mesure de déchiffrer les codes utilisés par la confrérie pour les échanges téléphoniques et les e-mails avec Al-Qaïda, et découvert que les téléphones satellitaires spéciaux provenaient de Turquie et qu’ils avaient été remis à Mohamed Morsi en personne, qui les avait à son tour distribués à certains fonctionnaires de la présidence, dont Ahmed Shiha, l’un des conseillers de l’ex-président, et l’ambassadeur Tahtawi ; tous ont utilisé les téléphones plusieurs fois dans leurs contacts avec Al-Qaïda. Les sources souveraines affirment que depuis l’avènement de Mohamed Morsi au pouvoir, Ayman Al-Zawahiri est devenu le responsable d’Al-Qaïda à l’intérieur du territoire égyptien. Les enregistrements des conversations révèlent ainsi, pour la première fois, que des Pakistanais et des Palestiniens ont rencontré Khairat Al-Shater, qu’ils ont eu un contact direct avec Ayman Al-Zawahiri et qu’ils en ont reçu des directives 24 heures avant le massacre des soldats égyptiens à Rafah. En outre, il s’avère qu’Al-Qaïda s’est connectée aux réseaux israéliens à partir de différents endroits à l’intérieur du Sinaï, profitant de la difficulté de décodage de l’entreprise israélienne pour éviter la censure, mais les dispositifs égyptiens ont réussi à en décrypter trois codes et surveiller les liens entre les éléments d’Al-Qaïda et sa filiale «l’Etat islamique en Irak et au Levant», depuis la prise de pouvoir de Morsi.

Appel du 1er octobre 2012
Ayman Al-Zawahiri, le chef d’Al-Qaïda, à Mohamed Morsi, à propos du massacre des soldats égyptiens de Rafah: «Les soldats n’ont pas commis de péché, leurs tyrans de dirigeants qui exercent la politique sioniste et américaine portent la responsabilité de leur mort. Il ne faut pas avoir peur de ce sang. Il faut repousser l’attaque de la religion islamique à laquelle nous sommes exposés.» Puis: «L’armée égyptienne doit être une armée islamiste. Il faut lui permettre de former l’ensemble de nos éléments, permettre la barbe et accepter des djihadistes, ne pas laisser les tyrans gérer l’armée et accepter des soldats de toutes les nationalités pour faire face à la tyrannie et soutenir la terre de l’islam.» Morsi répond: «Nous cherchons à former une armée islamique de djihadistes sous la direction de « l’Armée de l’Islam », intégrant les enfants des moudjahidines et les Frères musulmans de toutes les nationalités au sein de l’institution de l’armée…»

Appel du 28 décembre 2012
Al-Zawahiri à Morsi: «Les laïques agissent au détriment de la doctrine de l’islam qu’ils menacent par des manifestations sans ampleur. Je vous ordonne la nomination du cheikh Hazem Salah Abou Ismaël comme vice-président, parce que ce serait appliquer la loi de Dieu, et ils ont tellement peur de lui. Si vous n’appliquez pas la charia, nous allons la mettre en œuvre nous-mêmes. Il faut donner un poste à cheikh Imad Abdul Ghafour, homme de valeur et de respect apprécié par les moudjahidine. Tu dois arrêter le cheikh d’Al-Azhar, ordonner la fermeture de l’ensemble de cette institution pour sa déviation de la trajectoire et appliquer la charia sur eux. Vous devez nommer Khairat Al-Shater prince des moudjahidines…»

Appel du 12 janvier 2013
Ayman Al-Zawahiri à Morsi: «Les enseignements de Dieu doivent être appliqués et mis en œuvre, ainsi que la loi islamique. L’arrêt des laïques commence par empêcher la construction des églises, les Coptes doivent payer une dîme (jiziya) et renoncer aux demandes s’ils veulent vivre en paix.» Puis: «Vous allez régner des centaines, voire des milliers d’années, vous devez appliquer l’expérience du Pakistan et de l’Afghanistan en Egypte en appliquant la loi.» Il explique: «L’exécution de toute personne qui enfreint la loi et pour appartenance laïque qui contribue à répandre l’immoralité. Aider les chrétiens est une violation de la loi.» Il ajoute: «Nous ne reconnaissons pas une Constitution laïque, il n’y a pas de Constitution par le juge, elle n’existe qu’en vertu de Dieu.» Morsi répond: «Ô Commandeur de la droiture, nous avons pris des décisions de dissuasion face à ceux-là, et nous préparons une nouvelle législation, un nouveau défi dans les médias. Dans un avenir proche, nous allons fermer ces canaux et nous allons créer des médias islamistes. Un gros budget doit venir de l’organisation internationale de la confrérie des Frères musulmans dont le programme est d’établir des canaux satellites islamiques pour exhorter au djihad. Il y aura un canal fixe par satellite pour vous et vos hommes d’Al-Qaïda, et ce canal pourra être diffusé à partir de l’Afghanistan et former les cadets des Frères musulmans.» Al-Zawahiri: «Certains médias sont financés par l’église et travaillent avec les adversaires de la loi.» Morsi: «Nous allons bientôt honorer nos engagements envers vous.»

Appel du 20 janvier 2013
Al-Zawahiri à Morsi: «Grâce à nous, vous êtes à l’extérieur des prisons de la tyrannie et nous voulons libérer tous nos frères du système des tyrans. Nous voulons installer le califat au Yémen et en Irak, et nous soutenir est un devoir. Nous avons une demande: la libération des moudjahidine d’Al-Qaïda détenus dans les geôles d’Al-Arab et dans les autres prisons. Nous avons soutenu avec l’argent et les armes en Libye, au Yémen et dans le Sinaï, et il faut qu’une partie de cet argent aille aux familles des moudjahidines, et pour l’entraînement et la formation des moudjahidine dans le Sinaï. Nos demandes ne sont pas nombreuses, mais il y en aura d’autres par des intermédiaires qui sont nos frères.» Suite à cet appel, les sources de renseignement révèlent que pour la première fois, 350 familles de groupes takfiristes sont entrées au Sinaï et d’autres familles appartenant à Ahmed Ashoush ont été logées là-bas sur la demande personnelle de Morsi, leur offrant des habitations et des terres. Morsi avait prévu à l’époque de fermer définitivement la prison de Burj Al-Arab, mais la confrérie des Frères musulmans est revenue sur sa décision, car elle envisageait d’emprisonner un certain nombre de dissidents et de journalistes sur les conseils d’Al-Shater qui a déclaré: «La prison sera pour les opposants et les djihadistes pourront tous sortir.»

Appel du 2 février 2013
Al-Zawahiri à Morsi: «Demandez la libération de cheikh Omar Abdel Rahman et mettez la pression sur l’Amérique pour le libérer.» Morsi: «D’accord, bien sûr !» Les sources ont révélé que Morsi a eu des contacts directement après l’appel avec les autorités américaines et a demandé à son assistant Issam Haddad de se déplacer pour négocier la libération d’Omar Abdel Rahman, acceptant de faire des concessions importantes aux Etats-Unis, comme l’augmentation des forces de maintien de la paix internationale dans le Sinaï, l’exploitation de plusieurs kilomètres carrés dans le Sinaï pour réinstaller les Palestiniens de Ghaza et permettre à Israël de planter des capteurs à la frontière avec l’Egypte, mais les dispositifs sécuritaires ont arrêté le processus et déjoué complètement le complot.

Appel du 9 mars 2013
Morsi à Al-Zawahiri, en présence de Tahtawy et Shiha et d’un autre conseiller, à l’intérieur du palais présidentiel: «Nous avons l’intention de faire voyager les fils des Frères musulmans en Afghanistan, puis au Pakistan.» Il a demandé le soutien d’Al-Zawahiri pour aider à la coordination de ces voyages. Les sources révèlent que plus d’un voyage avait déjà été effectué, et les services de renseignement ont déconseillé au président de permettre à nouveau ce genre de voyages dans des moments aussi sensibles, lui disant qu’il serait accusé d’extrémisme. Mais Morsi n’a pas tenu compte des mises en garde qu’il a complètement ignorées. Les forces de sécurité ont réagi en arrêtant à leur retour en Egypte tous les éléments qui avaient participé à ces voyages en Afghanistan et au Pakistan, mais ils ont été libérés au bout d’une semaine, suite à l’intervention directe de la présidence.

Appel du 12 avril 2013
Dans un appel de deux minutes, Al-Zawahiri a critiqué Morsi à la suite des événements de la cathédrale Saint-Marc à Abbassiya: «Nous avons suivi ce qui s’est passé pour les chrétiens et leurs partisans et nous avons parlé avec nos frères dans les différents groupes. Parler de réconciliation et de pardon est une insulte à tous les musulmans. Les chrétiens doivent quitter cette terre.» Morsi: «La présidence n’a rien fait, même pas des excuses à la minorité copte. Leur droit de vivre en Egypte et leurs tentatives de demander l’aide de l’extérieur ne sera pas à leur avantage, ils sont une minorité en vertu de la loi islamique.»

Appel du 15 mai 2013
Dans cet appel, Al-Zawahiri décrit Omar Al-Bashir du Soudan comme «un président croyant qui ne reconnaît pas l’opposition». Ensuite, il déclare: «Tu dois procéder à l’abolition de la justice d’Etat. Le pouvoir judiciaire ne se prononce pas dans un pays islamique.» Morsi a répondu qu’il se préparait «pour le prochain nettoyage de toutes les institutions de l’Etat».

Appel du 21 juin 2013
Ce volet concerne les appels successifs entre Ayman Al-Zawahiri et Faraj Al-Abed Al-Mowafy, élément d’Al-Qaïda, spécialiste du transport des fonds. Al-Zawahiri: «Laissez les groupes appliquer la loi de Dieu, l’argent est entré au Pakistan à travers un certain nombre de lieux.» Ce Faraj Al-Abed Al-Mowafy a réussi à faire sortir plus de trois milliards de dollars hors d’Egypte via la Libye, après avoir rencontré Ramzy Mowafy dans le Sinaï sur ordre des Frères musulmans et d’Al-Qaïda, et s’est ensuite rendu en Libye.
Des sources indiquent qu’Al-Qaïda prévoyait, à ce moment-là, de faire sauter un certain nombre d’ambassades arabes et étrangères pour empêcher le départ de Morsi du pouvoir, y compris le bombardement du bâtiment de la National Security Agency (NSA). Les sources confirment que, sur ordre des services de sécurité, des Pakistanais ont été interdits d’accès dans le pays et que d’autres éléments qui y étaient entrés pour planifier une série d’attentats à la bombe ont été arrêtés. Ainsi, les sources ont révélé pour la première fois que les agences de renseignement de trois pays ont prévu de capturer Ayman Al-Zawahiri grâce à ses relations et contacts avec le président déchu, surtout après la surveillance de ses appels, et l’accord conclu avec Mohamed Morsi d’entrer en Egypte et de vivre dans un endroit caché loin des yeux du monde et des services de sécurité et du renseignement.
Après toutes ces informations que nous avons essayé de synthétiser, nous ne pouvons que nous poser des questions légitimes: pourquoi les Etats-Unis sont-ils restés silencieux face à ces révélations? Bien entendu, cette divulgation doit certainement embarrasser bon nombre de personnalités et d’Etats qui ont soutenu Morsi. N’oublions pas le défilé permanent des Occidentaux au Caire, hypocrites comme à leur habitude, lors de l’arrestation de Morsi. Pensons à McCain qui continue à soutenir les Frères musulmans. Pensons aussi à Catherine Ashton qui a visité Morsi dans sa cellule. Pensons à l’ambassadrice des Etats-Unis, Ann Paterson, qui a joué un rôle crucial entre les Etats-Unis et la confrérie des Frères musulmans. D’après des sources sécuritaires et bien informées, un plan a été déjoué visant à la libération de Morsi afin de pouvoir le liquider pour le réduire au silence. Qui a intérêt à ce que Morsi ne parle pas? En tout cas, ces enregistrements viennent à point nommé pour nous démontrer les liens entre le président issu des Frères musulmans, Mohamed Morsi, et le chef d’Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri.

Mohsen Abdelmoumen

Source: http://www.algeriepatriotique.com/article/revelations-sur-des-ecoutes-telephoniques-entre-lex-president-mohamed-morsi-et-le-chef-dal-q

Vous croyez encore à la version officielle des attentats du 11 septembre?

Coup d’Etat du gouvernement américain, complot de la CIA, crime terroriste, Jihad et Al-Qaïda, implication de l’Arabie Saoudite, prétexte à l’invasion en Irak, crime néo-nazi, manipulation de la population, démolition contrôlée, complicité des médias occidentaux… Que cachent réellement les attentats du 11 septembre 2001 à New York?

Controverse sur les origines et les liens entre Al-Qaïda et la CIA

Leaders d'Al-Qaïda (depuis la gauche), Ayman al-Zawahiri, Oussama Ben Laden et Mohammed AtefPhoto: Leaders d’al-Qaïda (depuis la gauche): Ayman al-Zawahiri, Oussama Ben Laden et Mohammed Atef

BBC News, 20 juillet 2004

Les origines et les liens d’Al-Qaïda

Al-Qaïda, qui signifie «la base», a été créé en 1989 alors que les forces soviétiques se retirent d’Afghanistan et qu’Oussama Ben Laden et ses collègues ont commencé à chercher de nouveaux jihads.

L’organisation a grandi sur le réseau de volontaires arabes qui s’étaient rendus en Afghanistan dans les années 1980 pour combattre sous la bannière de l’Islam contre le communisme soviétique.

Au cours du jihad anti-soviétique, Ben Laden et ses combattants ont reçu un financement américain et saoudien. Certains analystes estiment que Ben Laden lui-même avait reçu une formation à la sécurité de la part de la CIA.

Le « Afghans arabes« , comme on les appelait, étaient aguerris et hautement motivés.

Au début des années 1990, Al-Qaïda a opéré au Soudan. Après 1996, ses sièges ainsi qu’une douzaine de camps d’entraînement ont été déplacés en Afghanistan, où Ben Laden a forgé une relation étroite avec les Talibans.

La campagne américaine en Afghanistan à partir de fin 2001 a dispersé l’organisation et l’a conduit en souterrain, alors que ses personnels ont été attaqués et ses bases et camps d’entraînement détruits.

Les cellules à travers le monde

L’organisation est pensé comme opérant dans 40 à 50 pays, et pas seulement au Moyen-Orient et en Asie, mais aussi en Amérique du Nord et en Europe.

En Europe occidentale, on a connu ou suspecté des cellules à Londres, Hambourg, Milan et Madrid. Celles-ci ont été d’importants centres de recrutement, de collecte de fonds et de planification d’opérations.

Pour l’entraînement, le groupe favorise les zones de non-droit où il peut opérer librement et en secret.

Attaques attribuées à al-Qaïda ou à des associés:

* 1993: Attentat du World Trade Center
* 1996: Meurtre de 19 soldats américains en Arabie Saoudite
* 1998: Attentats dans l’Est de l’Afrique
* 2000: Attaque contre le USS Cole au Yémen
* 2001: Attaques-suicides contre New-York et Washington
* 2002: Attaques contre des touristes israéliens à Mombasa
* 2003: Quatre attentats simultanés à Riyad

Ceux-ci sont soupçonnés d’avoir inclu la Somalie, le Yémen et la Tchétchénie, ainsi que les zones montagneuses de l’Afghanistan.

Il y a eu des rapports sur un camp d’entraînement secret sur l’une des îles de l’Indonésie.

Contrairement aux groupes aux liens reserrés du passé, comme les Brigades rouges en Italie ou le groupe Abou Nidal au Moyen-Orient, Al-Qaïda perd sa structure. Il opère à travers les continents comme une chaîne de réseaux de verrouillage.

Les groupes individuels ou les cellules semblent avoir un haut degré d’autonomie, en élevant leur propre argent, souvent à travers de la petite délinquance, et ne faisant de la prise de contact avec d’autres groupes que lorsque c’est nécessaire.

Définir al-Qaïda?

Cette connexion dissolue entre les groupes a soulevé une question de définition. Lorsque nous parlons d’Al-Qaïda, est-ce que nous nous référons à une organisation réelle ou parlons-nous maintenant de quelque chose plus proche d’une idée?

Des attaques comme les attentats de mai 2003 à Riyad et l’attaque contre des touristes israéliens à Mombasa en 2002 sont largement attribués à al-Qaïda. Mais ces attaques ont-elles été, de quelque manière que ce soit, prévues ou financées ou organisées par Ben Laden ou par l’organisation qu’il est supposé encore diriger?

Les principales figures d’al-Qaïda

De manière large: Oussama Ben Laden, Ayman al-Zawahiri
Capturés par les Etats-Unis: Khalid Sheikh Mohammed, Abu Zubaydah
En procès: Zacarias Moussaoui, Mounir al-Motassadek
Emprisonné: Richard Reid
Présumé mort: Mohammed Atef

Certains analystes ont suggéré que le mot al-Qaïda est désormais utilisé pour désigner une variété de groupes connectés par un peu plus que des objectifs communs, des idéaux et des méthodes.

Nous savons toutefois que plusieurs groupes radicaux sont ou ont été officiellement affiliés à al-Qaïda. Le plus important est l’aile radicale du groupe du Jihad islamique égyptien dont les membres ont trouvé refuge en Afghanistan et ont fusionné avec Al-Qaïda.

Son chef est Ayman al-Zawahiri, un Egyptien impitoyable considéré comme étant le cerveau derrière al-Qaïda et le chef de la plupart de ses opérations les plus infâmes.

Il s’agit notamment des attaques contre deux ambassades américaines en Afrique en 1998 et les attentats du 11 septembre contre New York et Washington.

Ils sont également soupçonnés d’avoir des liens avec:

Les groupes cachemiris militants
Le Mouvement islamique d’Ouzbékistan, ou MIO
Le groupe Abou Sayyaf aux Philippines;
Le GIA, ou Groupe islamique armé, en Algérie et son rejeton radical connu sous le nom du groupe salafiste, ou GSPC.

« Guerre contre le terrorisme »

Les forces de police occidentales et les agences de renseignement ont eu un certain succès dans la dissolution des cellules d’Al-Qaïda, la fermeture des sociétés-écrans et le gel des avoirs dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme ».

Certains de ses hauts dirigeants ont été tués ou capturés, et les interrogatoires de certains membres à Guantanamo ont encore plus affaibli l’organisation.

Toutefois, le déracinement de l’organisation dans son ensemble a été une tâche très complexe et frustrante.

Dans un récent rapport sur l’Irak et la guerre contre le terrorisme, l’Oxford Research Group a noté que malgré la détention de plusieurs de ses membres, al-Qaïda « reste dynamique et efficace ».

Plus frustrant, le sort et la localisation d’Oussama Ben Laden lui-même restent toujours un profond mystère.

Source: http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/1670089.stm

Wikipédia: http://en.wikipedia.org/wiki/CIA_%E2%80%93_al-Qaeda_controversy