Le nouveau président français pourrait-il accorder l’asile politique à Edward Snowden, comme un signe de rupture face au gouvernement socialiste?

Nous sommes en mai 2017, un nouveau président vient d’être élu en France. L’affaire Snowden remonte au printemps 2013, et depuis le 23 juin 2013, Snowden est réfugié en Russie, à Moscou – alors qu’étrangement le monde occidental si prompt à défendre les opposants politiques russes, chinois, etc, dans les médias, devient soudain bien muet quand il s’agit de défendre politiquement des lanceurs d’alerte dénonçant les injustices du monde occidental et la surveillance de masse.

Nous nous rappelons que le gouvernement socialiste avait refusé de « donner suite » à la demande d’asile politique d’Edward Snowden en France — mais alors même que le candidat Emmanuel Macron a souhaité marquer une rupture face au parti socialiste et la politique qui a été menée par le gouvernement précédent, saura-t-il marquer également une rupture face à la manière dont le gouvernement précédent a traité les lanceurs d’alerte? Saura-t-il marquer son indépendance face aux Etats-Unis et face aux pressions politiques qui n’ont pas permis jusqu’à aujourd’hui qu’Edward Snowden puisse se réfugier en Europe, que ce soit en France ou dans un autre pays.

Il ne s’agit pas seulement d’avoir un président neuf qui est perçu comme une personnalité neuve, il ne s’agit pas seulement d’avoir un visage neuf en politique, il faut aussi avoir des idées neuves et que les choix politiques soient neufs et osent être plus indépendants que les choix qui ont été menés par le gouvernement de François Hollande.

Se démarquer d’un gouvernement précédent, ce n’est pas seulement changer de visage, comme on changerait un masque au théâtre en gardant les mêmes acteurs et les mêmes paroles pour accomplir le même jeu. Se démarquer, c’est savoir au contraire changer l’esprit du gouvernement français, ne pas commettre les mêmes erreurs commises dans les guerres multiples auxquelles notre pays a participé, c’est savoir renouveler la manière de penser la politique, c’est savoir être à l’écoute de la contestation sociale dans notre pays (et ne pas mépriser ceux qui défendent leurs droits), ou encore savoir renouveler notre vision des droits de l’homme dans un pays lui-même touché par la pauvreté et le chômage de masse, c’est savoir également accorder la première place aux lanceurs d’alerte et les accueillir si leurs droits sont menacés.

Si le nouveau gouvernement français qui a été élu accordait l’asile politique à Edward Snowden, cela serait une preuve concrète qu’il y a une forme de changement dans la politique menée par ce pays et une forme d’indépendance face aux Etats-Unis qui ont mené la « chasse aux sorcières », ces dernières années, contre les lanceurs d’alerte, en contradiction totale avec les valeurs démocratiques prônées par les sociétés occidentales et par nos gouvernements.

De plus, ces derniers mois ont vu apparaître des articles prétendant que la Russie pourrait envisager d’extrader Snowden vers les Etats-Unis, dans une démarche de rapprochement envers le président Donald Trump. Ce qui n’a pas été complètement démenti par la porte-parole des affaires étrangères de la Russie, Maria Zakharova, qui citée dans un article de Newsweek du 28 avril 2017, tout en assurant que Snowden pouvait rester aussi longtemps qu’il le souhaitait, « a refusé de fournir des commentaires supplémentaires sur la question de savoir si la Russie envisageait ou non de l’extrader vers les États-Unis où il serait jugé, en disant: «Cela ne relève pas de mon domaine» ».

En tant que citoyens français, nous devons continuer à rester vigilants et à considérer de quelle reconnaissance fera preuve le nouveau président français pour ces lanceurs d’alerte. Si rien n’est fait pour Edward Snowden, et si aucun soutien n’est apporté à d’autres lanceurs d’alerte comme Julian Assange qui est toujours réfugié dans une ambassade à Londres, alors seul le visage d’un président aura changé, mais les politiques menées par la France n’auront sans doute rien de neuf et nous verrons continuer la même histoire qui s’est écrite pendant ces dernières années, faite de scandales de surveillance de masse, de lanceurs d’alerte et de groupes Anonymous persécutés en Europe, voire extradés vers les Etats-Unis, etc.

Un tel monde n’est pas le nôtre et nous ne voulons pas d’une France qui refuse l’asile politique au lanceur d’alerte Edward Snowden, ni d’une France qui n’est pas non plus en mesure de dénoncer la manière dont Julian Assange est privé de sa liberté, menacé d’extradition vers la Suède ou les Etats-Unis, s’il sortait de l’ambassade où il s’est réfugié à Londres. Nous voulons une France qui défend tous les lanceurs d’alerte, que ceux-ci dénoncent des injustices commises par des régimes autoritaires ou des injustices commises par des pays occidentaux.

kimono

CC BY-SA

Nigel Farage: L’establishment perd le contrôle sur les gens

Infowars.com, Jamie White, 31/08/2016

L’Empire ne croyait pas que le Brexit était possible, a souligné Farage

Le leader du Brexit, Nigel Farage, a déclaré que l’establishment mondialiste est perplexe sur le Brexit et désemparé sur la façon de reprendre le contrôle.

« L’Empire est abruti », a-t-il dit sur The Alex Jones Show, mardi. « L’Empire ne conçoit pas le Brexit, parce que l’Empire ne croyait pas que le Brexit était possible. »

« Maintenant, le problème de l’Empire est qu’il se bat contre cet argument sur plusieurs fronts à la fois ».

« Nigel Farage rejoint la planète contre le gouvernement mondial tyrannique »

Lire la suite: http://www.infowars.com/farage-establishment-losing-control-over-the-people/

Julian Assange en vidéo-conférence à Cambridge Union évoque la liberté d’expression, la censure occidentale et le piratage de Sony

Julian Assange a commencé son intervention en parlant du journaliste australien Wilfred Burchett, « le premier correspondant étranger à être entré à Hiroshima après que la bombe atomique ait explosé, et il a attiré la controverse pour ses activités pendant les guerres de Corée et du Vietnam ». (Wikipedia)

Assange a évoqué différents aspects liés aux problèmes de liberté d’expression dans le monde, mais aussi de ceux qui se posent dans le monde occidental et l’impact d’Internet dans les communications globales.

On relèvera quelques-uns de ses commentaires sur la situation générale de la liberté d’expression qui vont dans un sens positif: « L’Internet signifie que le fait de publier est plus accessible qu’il ne l’a jamais été auparavant ». C’est ce qui a pu conduire aux nombreuses publications de WikiLeaks, selon Julian Assange et à la « plus belle période d’éducation politique qui soit jamais arrivée ». « Il n’y a aucune période de l’histoire où la propagation latérale de l’information à travers le monde – depuis des gens qui savent quelque chose vers des gens qui veulent savoir quelque chose – n’aura été aussi géniale ». « Si vous parlez de la population mondiale, il n’y a jamais eu une génération qui a été éduquée aussi rapidement en résultat de cela ».

Une partie de la censure a été marginalisée dans le schéma traditionnel que l’on connaissait, mais la plus grande liberté d’expression dans le monde actuel conduit à de nouveaux équilibres et à de nouveaux conflits au sein des classes sociales qui disent plus librement ce qu’elles pensent des élites au pouvoir.

Julian Assange a également évoqué des aspects plus négatifs: « ce nouvel âge d’or de la liberté d’expression revient maintenant en arrière, à cause de son succès, en permettant à autant de gens de parler. Cela a généré à l’intérieur de lui-même une pression pour refermer de nouveau la liberté d’expression à l’intérieur d’une bouteille et l’empêcher de causer tant d’irritations aux groupes qui contrôlent d’une manière ou d’une autre l’infrastructure sous laquelle nous communiquons ».

Julian Assange a également répondu à des questions sur l’impact des publications de WikiLeaks, le piratage de Sony et l’influence de cette société dans la sphère politique, et sur sa situation personnelle vis-à-vis de l’Australie, etc.

Le rôle des hackers pour contrer la surveillance et promouvoir la démocratie – Sebastian Kubitschko

publié sur cogitatiopress.com (2015)

Résumé

Les pratiques liées aux technologies et aux infrastructures médiatiques (MTI) sont une partie de plus en plus importante des constellations démocratiques, en général, et des tactiques de la surveillance, en particulier. Cet article ne cherche pas à discuter de la surveillance en soi, mais plutôt d’ouvrir une nouvelle ligne d’enquête en présentant la recherche qualitative sur le Chaos Computer Club (CCC), l’une des plus grandes organisations de hackers dans le monde et l’une des plus anciennes organisations en Europe. Malgré la conception de longue date du piratage animé d’une signification politique, la portée et le style d’engagement des hackers avec les nouveaux enjeux liés à la surveillance restent mal compris. La raison de cet article est d’examiner le CCC en tant qu’organisation de la société civile qui agit contre les assemblages contemporaines de la surveillance de deux façons: tout d’abord, en dé-construisant la technologie existante et en soutenant, construisant, en maintenant et en utilisant des technologies et des infrastructures de médias alternatifs qui permettent une communication plus sécurisée et anonyme; et deuxièmement, en articulant leur expertise en matière de MTI contemporaine à un large éventail d’auditoires, de publics et d’acteurs. Soulignant l’importance de la «vie privée» pour le bien-être de la démocratie, je soutiens que l’organisation de hacker co-détermine « les espaces interstitiels dans les pratiques de traitement de l’information » (Cohen, 2012, p. 1931), et ce faisant, agit sur les caractéristiques structurelles indispensables des constellations démocratiques contemporaines.

Télécharger l’étude en ligne: http://www.cogitatiopress.com/ojs/index.php/mediaandcommunication/article/view/281

John Kiriakou, le lanceur d’alerte qui a révélé la torture de la CIA, a été libéré de prison

RT, 4 février 2015

John Kiriakou, le lanceur d’alerte de la CIA qui a exposé l’utilisation de la torture par l’agence [de renseignement] et seule personne à avoir été en prison pour ce scandale, a été libéré mardi depuis un établissement correctionnel fédéral. Les défenseurs de la transparence gouvernementale ont longtemps dénoncé la sentence de l’ex-espion comme étant la persécution d’un héros qui a révélé les mauvais agissements de l’agence à grande échelle, tout en pointant du doigt l’hypocrisie de ceux qui ont entrepris la torture en restant libre. Jesselyn Radack, auteur de “Traître”, discute avec Ben Swann de RT.

Source: https://twitter.com/RT_America/status/563133712691261441

Lire l’article complet: http://rt.com/usa/229103-john-kiriakou-released-prison/

Iran: Le message de Khamenei à l’Occident appelle à la tolérance religieuse

Iran's Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei speaks live on television after casting his ballot in the Iranian presidential election in TehranPhoto: Ali Khamenei

Posté le 27 janvier 2015, par Ali Hashem

Une lettre ouverte du guide suprême de l’Iran à la jeunesse occidentale est un autre signe des changements en cours en Iran et d’une décision du leadership du pays de lutter contre l’islamophobie.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a publié le 21 janvier une lettre ouverte à la jeunesse occidentale [cf. traduite en français] sur son site Internet, en leur demandant de « gagner une connaissance directe et de première main » sur l’islam à la place de l’information basée sur « des ressentiments et des préjugés. » Ce serait la première fois qu’un haut dignitaire religieux musulman s’adresse directement à la jeunesse occidentale sur sa religion. Le moment semble avoir été un facteur important dans la délivrance de la lettre, deux semaines seulement après l’attaque du 7 janvier par des extrémistes islamistes sur les bureaux du journal satirique Charlie Hebdo à Paris, attaque qui a déclenché une nouvelle vague d’islamophobie en Occident, avec des mouvements anti-islamisation qui gagnent déjà du terrain, en particulier en Allemagne et en France.

Lire la suite: http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2015/01/iran-foreign-policy.html

Traduction française de la lettre: http://s15.khamenei.ir/ndata/news/28731/pdf/fr.pdf

 

Les questions que les journalistes d’Arte ne se posent pas dans leur communiqué sur les lanceurs d’alerte

640px-Open_Data_stickersJ’ai pu lire récemment sur Twitter ce beau tweet d’@ARTEInfo qui pose la question: « Les lanceurs d’alerte sont-ils les héros d’aujourd’hui? » en donnant le lien d’un communiqué publié en août 2014, « Alerte, whistleblowers en activité ». Bien sûr, la question mérite d’être posée, surtout à la télévision, où si peu de débats et d’émissions s’intéressent à ce sujet. Néanmoins, la plupart d’entre nous – nous, citoyens modernes – nous avons déjà la réponse à ce sujet. C’est dommage qu’Arte se limite à poser une question aussi simple sur les lanceurs d’alerte, alors qu’il y a des questions beaucoup plus complexes. Oui, les lanceurs d’alerte sont des héros et la majorité de la population souhaite que des citoyens, comme eux, mettent fin à la corruption, aux crimes et aux injustices commises au sein de nos gouvernements. Que les gouvernements soient directement responsables ou partiellement impliqués dans certaines affaires, il est évident que les lanceurs d’alerte accomplissent un acte utile envers la société, et qu’ils manifestent ainsi leur dévouement envers un idéal démocratique qui nous unit tous, plus ou moins.

Ce que les journalistes d’Arte ne posent pas comme question, c’est que les gouvernements eux-mêmes ont un intérêt à promouvoir la transparence politique, et à travers elle, les lanceurs d’alerte. Il en va de la survie de notre système démocratique. Tout d’abord, parce que la corruption coûte cher aux gouvernements et parce que les sommes qui sont détournées dans les affaires de corruption sont de l’argent public qui appartient à l’Etat et qui doit servir la collectivité. Les affaires de corruption dans un système démocratique sont comme des trous dans un morceau de gruyère: plus il y en a, plus le système est fragilisé. C’est pourquoi les Etats ont un intérêt certain à promouvoir la transparence politique et les lanceurs d’alerte dans cette lutte contre la corruption. Les Etats ont besoin d’économiser de l’argent, surtout en temps de crise économique, et de maîtriser les dépenses budgétaires.

Ensuite, les lanceurs d’alerte sont utiles aux gouvernements pour conduire les réformes politiques qui permettent d’améliorer notre système de gouvernance. L’open data et l’open gov ne sont pas des idées inventées par les lanceurs d’alerte, mais c’est au contraire l’idée que des gouvernements peuvent amener des réformes politiques en partageant les données publiques et en responsabilisant chaque entité de la société, où chaque citoyen peut ainsi devenir un lanceur d’alerte et un outil pour améliorer la démocratie. Quand le communiqué d’Arte dit qu’ « Assange […] semble avoir passé un deal avec le gouvernement du Royaume-Uni, dont le monde ignore encore les termes », les journalistes qui ont écrit ce texte oublient que ce « deal » avec les gouvernements peut avoir été fait bien avant l’asile politique de Julian Assange, tout simplement parce que WikiLeaks fait peut-être partie d’un programme gouvernemental destiné à promouvoir la transparence politique et la lutte contre la corruption.

En attendant, Arte annonce la diffusion de son émission, le 16 décembre: « Lanceurs d’alerte, coupables ou héros? »

Mais si vous voulez vous poser plus de questions sur les origines de la transparence politique, sur les lanceurs d’alerte et l’affaire WikiLeaks, vous pouvez en profiter pour relire nos articles:

Le présentateur américain Dan Rather estime que WikiLeaks rend un « service public » aux Etats-Unis

Pourquoi WikiLeaks est peut-être un projet gouvernemental en faveur de la transparence politique

Les liens de WikiLeaks et de l’ONU

Ce que les câbles Wikileaks ne nous disent pas

Julian Assange, en 2010: « Nous avons affaire aux agences de renseignement »

Derrière WikiLeaks, une enquête secrète sur les attentats du 11 septembre?

Julian Assange a-t-il été un hacker au service des gouvernements?

Un analyste russe pense que Julian Assange est un espion du Mi6

Comment le gouvernement US a créé WikiLeaks par inadvertance

La ZAD appelle à une journée Internationale contre la police, le 22 Novembre 2014

rassemblement contre la violence policière

Anonymous, ven 07/11/2014 – 09:28

22 Novembre: une journée internationale contre la violence et la répression policière

La répression qui tombe sur ceux qui s’opposent aux projets de type mafieux des politiciens est de plus en plus violente.

Le parti socialiste arrivé au pouvoir n’a rien changé.

La police, les gendarmes et l’armée blessent et mutilent plus que jamais, peut-être même davantage, surfant sur la vague du fascisme qui se lève sous le couvert d’une crise économique mondiale, et grâce à leurs armes, devenant toujours plus efficaces avec l’accent mis sur les technologies militaires.

Encore plus inquiétant, le fait que les budgets sans cesse croissants de la guerre sont la réticence des flics, des gendarmes, des soldats et de leurs patrons politiciens à prendre leur responsabilité face à la violence. L’omniprésence et l’utilisation effrénée des flashballs, lanceurs de balles de défense, et de grenades explosives sont des exemples concrets.

Le discours est également simplifié, minimisé, et la violence faite pour avoir une apparence banale. Quand nous demandons aux flics en face de nous s’ils sont fiers d’avoir tué, ils sourient ou nous menacent. L’une des autorités de police dans le Tarn a récemment affirmé que ceux qui s’opposent aux « forces de l’ordre » devraient s’attendre à la violence et à des blessures éventuelles.

Et, il y a quelques jours, la police a tué. Encore une fois.

Nous, qui avons été réunis au Testet pour lutter contre ce projet de mort du barrage de Sivens, nous avons perdu un ami. Dans les premières heures du dimanche 26 Octobre, à quelques mètres des soldats de l’Etat, armés et protégés par leurs armes et leurs boucliers, Rémi Fraisse a été assassiné par la branche armée de l’Etat.

Par le tir tendu d’une grenade militaire, probablement dirigée sur sa tête, l’explosif a frappé entre la base de son cou et son épaule. Ceci malgré que même les lois internes des branches armées de l’Etat interdisent les tirs à une certaine distance et interdisent aussi de viser la tête, ou avec certaines armes, de viser tout simplement.

Ce n’était pas un accident. C’est même surprenant qu’un tel drame ne soit pas arrivé plus tôt. La police, les gendarmes et les soldats en train d’attaquer enfreignent leurs propres lois tous les jours (dans les expulsions). Nous avons perdu la trace des genoux, des mains, des ventres et des têtes qui ont été visés. Leur violence extraordinaire et illégale a laissé sa trace sur nous tous, que ce soit physiquement ou émotionnellement. Cette fois, [cette violence] a pris quelqu’un avec elle: Rémi Fraisse.

Mais, même si l’assassinat de Rémi est en tête d’affiche des nouvelles du soir et que cela embarrasse le gouvernement, ne croyez pas que c’est une exception.

À la fin du mois d’août, un migrant «illégal» est mort dans une voiture avec la BAC (une force de police secrète notoirement violente), tout en étant emmené à l’aéroport. C’était il y a près de dix ans que les adolescents Zyed Benna et Bouna Traoré sont morts, cachés dans un transformateur électrique après y avoir été pourchassés par la police. Nous ne faisons même pas mention des morts dans la guerre pour des intérêts économiques, au Mali ou ailleurs…

Nous avons arrêté de compter les accusations portées par les proches de ceux qui ont été assassinés par une branche armée de l’Etat. Aucun de ces procès n’ont abouti à des peines de prison.

Nous voulons une justice rapide et implacable pour les meurtriers des branches armées de l’État.

Nous exigeons que, dès à présent, il y ait une amnistie juridique pour toutes les personnes arrêtées pour leur opposition au barrage de Sivens, que nous considérons presque comme des prisonniers politiques.

Nous exigeons aussi le désarmement total des multiples branches armées de l’État, de mettre fin aux meurtres, aux « erreurs » et à la violence de la police, des gendarmes et des militaires. Ainsi nous nous joignons à l’appel de la ZAD de Notre Dame des Landes pour manifester partout contre la répression policière, le samedi 22 Novembre 2014.

Nous appelons chaque personne et chaque groupe qui se sent concerné par le danger représenté par les forces de police de l’Etat à faire des actions et à protestater, où qu’ils soient.

Faisons du 22 Novembre une journée nationale et internationale contre la violence des branches armées de l’État, mais n’oublions pas que chaque jour, avant et après le 22 [novembre], c’est le bon jour pour s’insurger contre l’existence d’une institution qui mutile et tue pour un Etat « fondé sur le droit » et pour leurs projets rentables, mafieux, et dévastateurs.

Indignons-nous!

Lire la suite: http://anarchistnews.org/content/zad-calls-out-intl-day-against-police-november-22nd

8 Leçons tirées de la Million Mask March qui peuvent profiter à tous les militants

La Million Mask March au Capitol Hill, Washington DC, le 5 novembre 2014.

Par Justin King, 11 novembre 2014

(TheAntiMedia) La Million Mask March à Washington DC a fourni de nombreux moments propices à l’apprentissage pour les militants.

Attendez-vous à une arrestation. Lors de toute protestation, les chances d’arrestation sont élevées. Être arrêté est un peu énervant la première fois. Il est important de rester calme et de ne rien dire contre l’application de la loi; vous seriez hors-jeu avant de le savoir. Ne résistez pas, à moins que votre vie soit en danger. Si la presse est à côté, il est certain que vous serez dans les informations. C’est une chance d’atteindre des millions [de personnes]. Sachez ce que vous allez dire. La Million Mask March intervient au Capitol Hill. Si vous donnez à la presse un commentaire accrocheur, ils vont l’utiliser. Parlez clairement à la presse et regardez les caméras. Faites une déclaration courte et convenable.

Restez en dehors des zones qui peuvent être facilement clôturées. La Million Mask March a occupé un tunnel simplement parce que les manifestants savaient que la loi voulait qu’ils restent en dehors de celui-ci. La décision de venir dans le tunnel a eu lieu peu de temps après que la foule a vu apparaître une équipe tactique du Department of Homeland Security [Département de la Sécurité Intérieure]. Si le DHS avait voulu mettre fin à la protestation, ils auraient pu bloquer les deux extrémités du tunnel et commencer les arrestations.

Vous avez atteint un individu non-informé. Quand vous abordez des participants et la presse, vous devez comprendre que vous avez affaire à des personnes qui peuvent ne jamais avoir entendu parler de l’Agenda 21 ou des OGM. Si vous commencez la conversation avec quelque chose qui paraît invraisemblable, même si c’est vrai, vous allez perdre votre auditoire. Plutôt que de dire « Le gouvernement a tué Martin Luther King, » essayez « la surveillance domestique est devenue folle. » Oui, le gouvernement a fait tuer MLK. Cela a été prouvé devant un tribunal fédéral, mais les [citoyens] non-éveillés ne le savent pas, et vous aurez juste l’air d’un idiot.

Les arrestations se produisent lorsque des militants sont en petits groupes. Chaque arrestation et tentative d’arrestation (y compris la mienne) ont eu lieu quand les gens ont été séparés du corps principal de la manifestation. Il y a la sécurité dans le nombre et vous éloigner par vous-même donne prétexte à l’interaction avec l’application de la loi.

La presse va vous compresser. Quand un acte de désobéissance civile se produit, il est important de scander pourquoi cela se produit. Si, par exemple, une voiture de police passe sur un manifestant et que les manifestants entourent la voiture et la secouent, les images des informations vont ressembler à des manifestants qui ont attaqué le flic sans raison. Assurez-vous que l’audio sur les images fournit le contexte pour l’événement. Il est plus difficile pour les informations grand public de modifier le clip de cette façon.

Atténuez les dommages causés par des individus virulents. Dans chaque mouvement, il y a des gens qui ont des idées extrêmes. Quand la presse les trouve, comme ils le feront toujours, il est important de simplement vous retirer de la séquence vidéo. Ne restez pas derrière la personne qui parle et roulez les yeux. Cela brisera l’image d’unité. Ne vous tenez pas à côté de quelqu’un qui dit quelque chose que vous ne soutenez pas. Lors de la documentation des protestations, les cameramen sont formés pour essayer de capturer la protestation en arrière-plan lors d’une interview. Si le fond est subitement vide, l’interview sera terminée.

Ne mettez pas « dehors » les flics en civil. Aussi tentant que cela puisse être de simplement mettre dehors les flics en civil, il y a une meilleure utilisation une fois qu’ils sont identifiés. Photographiez-les et suivez-les. Tenez-vous près d’eux et discutez au sujet de personnes ou de plans fictifs. Laissez-les croire que la majorité de la protestation se prépare pour un lobby dans le hall d’un hôtel à travers la ville et va marcher pour aller à la rencontre du groupe qu’ils ont intégré. S’ils mordent à l’hameçon, vous avez réussi à diviser leurs forces et à augmenter la sécurité des autres manifestants. Vous êtes ici seulement limités par votre imagination.

Courez vers la foule, pas très loin. Si vous décidez d’échapper à la police quand, par exemple, ils essayent de vous détenir illégalement pour avoir filmé sur la voie publique, courez vers la foule. La foule vous aidera à vous fondre et à disparaître. Anonymous a, en particulier, l’avantage que tout le monde ressemble à la même chose. La majorité de la foule correspond à la description d’un « homme blanc vêtu d’une chemise noire et d’un masque blanc ». Fuir la foule donne aux officiers une ligne de vue dégagée. Vous pourriez être en mesure de dépasser le gars grassouillet qui vous chasse, mais vous ne pourriez pas échapper à sa radio.

La prochaine fois que vous êtes à une manifestation, gardez ces choses en tête.

Source: http://theantimedia.org/8-lessons-learned-million-mask-march-can-benefit-activists/

La propagande occidentale à travers les yeux de la Corée du Nord – Interview avec Slavko Martinov sur Russia Today

Interview de Slavko Martinov

Abby Martin parle au cinéaste Slavko Martinov, auteur du film «Propagande», un documentaire réalisé à partir de la perspective de la Corée du Nord, qui sert de critique contre la structure hyper-capitaliste, la manipulation politique, et le consumérisme qui caractérise le monde occidental. (youtube)

Voir le documentaire « Propaganda »:

Le réalisateur néo-zélandais Slavko Martinov fournit un réquisitoire accablant de la culture occidentale, du consumérisme, et du militarisme. Afin d’attirer l’attention du monde entier, il a d’abord été présenté comme la fuite d’un film nord-coréen de propagande. Après que certains de ses associés ont eu des ennuis avec la loi, il est sorti blanchi. (youtube)

  • Creative Commons

    Ce blog est mis à disposition selon les termes de la Licence CC-BY-SA 4.0, sauf pour les contenus traduits depuis d'autres sites internet et qui restent la propriété des médias qui les ont publiés à l'origine.
  • Articles récents

  • Catégories

  • Archives