L’Arctique laisse s’échapper du méthane 200 fois plus vite que d’habitude: une fuite massive de gaz crée des trous géants et « fait trembler les toundras »

Will Stewart pour MailOnline, le 22/07/2016

  • Les scientifiques russes ont mesuré le gaz émis par des bulles mystérieuses sur l’île Belyy dans la mer de Kara
  • La « toundra tremblante » contient également des concentrations de dioxyde de carbone 20 fois plus élevées que les niveaux habituels
  • Ajouté au comportement mystérieux dans cette vaste région, y compris l’apparition soudaine de trous géants dans le nord de la Sibérie

Des bulles étranges ont été découvertes dans le permafrost de l’Arctique – s’ajoutant au comportement mystérieux constaté dans la région, y compris l’apparition soudaine de trous géants dans le nord de la Sibérie.

Des scientifiques russes ont maintenant révélé que les bulles dans la Terre instable laissent s’échapper du méthane environ 200 fois supérieur à la norme dans l’atmosphère.

La « toundra tremblante » contient également des concentrations de dioxyde de carbone 20 fois plus élevés que les niveaux habituels.

trous_geants_siberieL’étendue des gaz à effet de serre nocifs enterrés dans ce nouveau phénomène de bulles qui ressemblent à de la gelée présente « une alarme très grave » concernant l’impact du réchauffement climatique, a averti l’expert Alexander Sokolov.

Quelques 15 exemples de ce sol sibérien tremblant et instable ont été dévoilés cette semaine sur l’île de Belyy, un bastion de l’ours polaire à 475 miles (764 km) au nord du cercle arctique dans la mer de Kara.

Un membre de l’équipe de recherche russe sur la scène a déclaré: « Alors que nous avons enlevé une couche d’herbe et de sol, une fontaine de gaz a surgi ».

« Une première théorie est que la chaleur de l’été chaud a fondu le permafrost provoquant la libération de gaz gelés depuis très longtemps », a rapporté Le Siberian Times.

Lire la suite: http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-3703458/The-Arctic-leaking-methane-200-times-faster-usual-Bizarre-gas-bubbles-create-trembling-tundras-speeding-global-warming.html

Depuis Edward Snowden aux enlèvements récents des 5 éditeurs à Hong-Kong: les menaces contre la liberté d’expression en Chine et ailleurs – par Jean-Jacques M’u, éditeur d’ABC Editions

Menaces sur l’information: le casse-tête hongkongais

Blog Mediapart, JJMU, 13 janvier 2016

La capitale financière chinoise avait reçu en juin 2013 Edouard Snowden que les USA poursuivaient pour avoir diffusé des données « Top Secret ». En automne 2014, les manifestations étudiantes « des parapluies » étaient sévèrement réprimées par le régime de Pékin en dépit du principe “Un pays, deux systèmes”. Depuis octobre 2015, ce sont des éditeurs qui sont enlevés quand ils dénoncent…

Lire la suite: https://blogs.mediapart.fr/jjmu/blog/130116/menaces-sur-l-information-le-casse-tete-hongkongais

Voir le site de l’éditeur: http://www.abceditions.net/

Un reportage dénonce la « confusion des genres entre militants écologistes et terroristes » dont fait preuve l’Etat français

Fukushima a maintenant contaminé 1/3 des océans dans le monde (officiels)

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Un besoin urgent d’évaluer l’impact sur la nourriture & l’eau

NeonNettle.com, Sophia Akram, 9 juillet 2015

L’océan Pacifique – en fait, presque un tiers du globe – aurait été contaminé par la fuite lors de la catastrophe nucléaire de Fukushima.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui cherche à promouvoir l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, a établi en 2011 avec les Etats membres de l’Accord régional de coopération (RCA), un projet conjoint de coopération technique de l’AIEA (TC) dans la région de l’océan Pacifique. Il a été créé après la catastrophe de Fukushima, quand un séisme majeur a provoqué un tsunami, le 11 Mars 2011, désactivé l’alimentation et le refroidissement de trois réacteurs de Fukushima Daiichi, en provoquant un accident nucléaire. Il en résulte une grande quantité de matières radioactives qui se sont retrouvées dans l’océan Pacifique.

Lire la suite: http://www.neonnettle.com/features/448-officials-fukushima-has-now-contaminated-1-3-of-the-worlds-oceans

Lire aussi: Une grande partie de l’océan Pacifique menacée par les fuites de Fukushima, une surface couvrant 1/3 du globe – l’AIEA commence des tests (Global Research)

Fukushima, Japon, 4 ans après: « L’énergie nucléaire et les humains ne peuvent pas coexister »

Le 11 Mars 2011, le plus puissant séisme dans l’histoire du Japon a provoqué un tsunami géant qui a tué plus de 18.000 personnes, le long de la côte nord-est du pays. Il a également déclenché une triple fusion à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, qui nécessitera quatre décennies pour nettoyer au coût de dizaines de milliards de dollars. Alors que le Japon se prépare à marquer le quatrième anniversaire de la catastrophe du 11 mars, le Guardian s’adresse aux figures clés des jours les plus critiques de la crise de Fukushima et à quelques-uns des dizaines de milliers [d’individus] contraints d’évacuer leurs communautés irradiées et qui continuent à vivre dans les limbes nucléaires.

(youtube)

La radiation de Fukushima testée positive sur la côte ouest des Etats-Unis

Kevin Kamps, Beyond Nuclear, se joint à Thom Hartmann. Trois ans et demi après la catastrophe nucléaire de Fukushima – les eaux de l’océan au large de la côte ouest [américaine] sont testées positives pour les éléments radioactifs. Comment devrions-nous en être préoccupés – et est-ce juste un signe des choses à venir? (youtube)

En août 2014, des échantillons ont été prélevés au large des côtes américaines par la Woods Hole Oceanographic Institution, révélant la présence de césium 134, un des éléments radioactifs provenant de la catastrophe de Fukushima, comme l’explique le présentateur de Russia Today. Ces échantillons ont été réalisés au large des côtes à Vancouver (Colombie-Britannique) et jusqu’en Californie.

Kevin Kamps, l’expert invité pour s’exprimer sur le sujet de la pollution nucléaire aux Etats-Unis, rappelle qu’il y a eu une quantité énorme de produits radioactifs libérés aussi bien dans l’atmosphère que dans l’eau océanique qui continue à être polluée par les éléments liquides échappés de la centrale de Fukushima. Tous ces produits radioactifs s’cheminent plus ou moins vite vers les côtes de l’Amérique du Nord. Selon l’expert, les césiums 134 et 137, tous deux radioactifs, vont continuer à se répandre dans la mer pendant des années, voire des décennies. Tous les jours, de l’eau radioactive continue en effet de se déverser dans l’océan depuis 4 ans.

Kevin Kamps parle d’un mélange de « poisons radioactifs » qui se déversent continuellement dans l’océan près de Fukushima: césium 134, césium 137, strontium 90, isotopes de plutonium. Il s’agit d’ « une catastrophe sans précédent pour l’océan ». Alors que la situation ne va cesser d’empirer, l’expert déplore l’indifférence du gouvernement américain face à la situation. Il affirme qu’il y a très peu de surveillance sur les produits de la mer qui viennent du Pacifique, mais également un problème de normes très faibles aux Etats-Unis pour évaluer la radioactivité de certains produits alimentaires. Ces normes seraient largement plus faibles qu’au Japon. Le Japon autorise 100 beckerels par kilo, au-delà la nourriture n’est pas propre à la consommation. Aux Etats-Unis, la norme est de 1200 beckerels par kilo, ce qui signifie qu’il y a un danger beaucoup plus grave pour la santé humaine.

Les 8 théories de la conspiration gouvernementale. Conspiration #6: Le gouvernement m’a exposé à des radiations nocives

La vérité: Si vous avez plus de 50 ans, c’est possible.

Explosion nucléaire

Il est souhaitable que ne soit publié aucun document se référant à des expériences avec les humains et qui pourrait avoir un effet négatif sur l’opinion publique ou entraîner des poursuites judiciaires. Les documents couvrant ce champ de travail doivent être classés «secret». — Mémo de la Commission de l’énergie atomique, 1947

À la fin des années 1980, le Comité de la Chambre américaine de l’Energie et du Commerce a publié un rapport accablant intitulé « Les cobayes nucléaires américains: Trois décennies d’expériences d’irradiation sur les citoyens américains ». Le rapport a mis en lumière l’Opération Green Run, un essai militaire dans une usine de plutonium à Washington. Ici, en 1949, les gestionnaires ont délibérément lancé un nuage massif d’iode-131 radioactif pour tester dans quelle mesure il pourrait voyager sous le vent. L’iode-131 et le xénon-133 se seraient rendus jusqu’à la frontière de la Californie et de l’Orégon, infectant 500 000 acres [202 342 ha]. On prétend que 8000 curies d’iode radioactif ont flotté hors de l’usine. Pour mettre cela en perspective, en 1979, Three Mile Island a émis environ 25 curies d’iode radioactif.

Le rapport a montré que l’armée planifiait 12 rejets radioactifs similaires dans d’autres usines.

Le gouvernement a parrainé de plus petits tests, également. À la fin des années 1950, des enfants handicapés mentaux à l’hôpital d’État de Sonoma ont été nourris avec du lait irradié. Aucun n’avait donné son consentement. Dans le Tennessee, 829 femmes enceintes ont bu une boisson vitaminée pour améliorer la santé de leur bébé. Les mères n’ont pas été informées que la « vitamine » était en réalité du fer radioactif. Dans le Massachusetts, la Commission américaine de l’énergie atomique a nourri 73 enfants handicapés mentaux avec de l’avoine. L’ingrédient secret? Du calcium radioactif. (Les fonctionnaires ont dit aux enfants que s’ils mangeaient de la bouillie, ils se joindraient à un « club de science ».) De 1960 à 1971, le ministère de la Défense a mené des expériences d’irradiation du corps entier sur des patients atteints de cancer noir, qui pensaient qu’ils recevaient un traitement. Au lieu de cela, le DOD [ministère de la Défense] a utilisé le test pour calculer comment les humains ont réagi à des niveaux élevés de rayonnement.

Les États-Unis ont également mené des centaines de tests nucléaires inopinés. En 1957, l’Opération Plumbob a vu 29 explosions nucléaires dans le sud-ouest de l’Amérique. Les explosions, que 18 000 soldats surveillaient à proximité, a laissé échapper 58 curies de radiation d’iode radioactif — suffisant pour provoquer de 11.000 à 212.000 cas de cancer de la thyroïde. À travers les seules années 1950, plus de 400.000 personnes sont devenues des «vétérans atomiques». Beaucoup ne le savent pas.

Source: http://mentalfloss.com/article/33497/8-government-conspiracy-theories-and-how-they-could-be-right

Fukushima: Le cancer radioactif qui provoque la propagation des «particules chaudes» sur tout le Japon et la côte ouest de l’Amérique du Nord

Par Arnie Gundersen – Global Research, 5 avril 2014

(republié depuis Fairewinds.org)

Il y a trois ans, Fairewinds était l’une des premières organisations à parler des «particules chaudes» qui sont dispersées à travers tout le Japon et la côte ouest de l’Amérique du Nord. Les particules chaudes sont dangereuses et difficiles à détecter.

Dans cette vidéo, M. Kaltofen parle de la plus chaude particule chaude qu’il a jamais trouvé, et on l’a découverte à plus de 300 miles [482 km] du site de Fukushima Daiichi. Si Fairewinds Energy Education était un site japonais, la loi sur les secrets d’État serait susceptible de nous empêcher d’émettre cette vidéo. Arnie Gundersen fournit une brève introduction et un résumé de la vidéo.

Lire la suite: http://www.globalresearch.ca/fukushima-radioactive-cancer-causing-hot-particles-spread-all-over-japan-and-north-americas-west-coast/5376695

Révélation WikiLeaks: l’industrie pétrolière se prépare pour la plus importante campagne environnementale jamais connue

Hey, Big Oil-Go Frack Yourself!

MichelCollon.info, 15 décembre 2013

WikiLeaks, la plateforme des lanceurs d’alerte, a dévoilé récemment une série de documents qui révèlent à quel point les compagnies pétrolières se sentent acculées par les activistes. Les experts pensent que l’opposition aux projets dangereux pour l’environnement, notamment l’exploitation des sables bitumeux, pourrait à terme devenir la plus grande campagne pour l’environnement de tous les temps. Ces révélations éclairent les méthodes mises des multinationales pour appréhender la résistance (subdivisée en catégories allant de « réaliste » à « radicale »).

Alors que durant plusieurs décennies, les entreprises pétrolières et gazières ont pu jouir d’une certaine liberté de mouvement, elles doivent depuis quelques années faire face à une contestation toujours plus importante. Les multinationales impliquées dans le très controversé oléoduc Keystone-XL s’estiment d’ailleurs à ce point menacées par les activistes qu’elles encouragent leurs départements de relations publiques et de conseil à s’armer contre la critique.

La plus vaste campagne de défense de l’environnement jamais connue

Rendu public par WikiLeaks, le document « Oil Sands Market Campaigns«  de la société Strategic Forecasting est une présentation destinée à avertir les grands groupes pétroliers qu’en cas de contre-offensive tardive, l’hostilité à l’égard des activités du secteur pourrait se cristalliser dans la plus remarquable campagne pour l’environnement à laquelle ces grands groupes furent jamais confrontés. Bien qu’elle nie avoir sollicité les services de Strategic Forecasting, la société canadienne Suncor semble bien être le destinataire de cette présentation. WikiLeaks possède d’ailleurs quelques courriels dans lesquels des collaborateurs de Strategic Forecasting évoquent le payement par Suncor d’un montant de $ 14.890 pour deux projets achevés.

Radicaux, idéalistes, réalistes et opportunistes

Strategic Forecasting classe les opposants des compagnies pétrolières en différentes catégories (radicaux, idéalistes, réalistes et opportunistes) avant d’expliquer comment appréhender chacune de ces d’entre elles. Parmi les radicaux, on retrouvera des organisations militantes populaires telles que Rising Tide North America, Oil Change International et Indigenous Environmental Network. Greenpeace et Rainforest Action Network sont perçues comme deux entités hybrides, mi-radicales, mi-idéalistes. Sierra Club – le plus grand groupe environnemental américain, Amnesty International et Communities for a Better Environment demeurent des « idéalistes » ; et les différentes structures plus conventionnelles telles que le World Wildlife Funds, Natural Resources Defense Council et Ceres (une association du secteur non-marchand qui rassemble des entreprises, des investisseurs et des groupes d’intérêt publics) se rangent dans la classe des réalistes.

« En somme, ce que les activistes exigent, c’est une régularisation »

Selon Strategic Forecasting, bien que les activistes demandent l’arrêt des projets dangereux pour l’environnement, il apparaît que leur « exigence avérée » est l’application d’un code déontologique au secteur pétrolier. C’est pourquoi, la firme conseille aux compagnies concernées de poursuivre leurs activités tout en veillant à se fabriquer une image plus éthique destinée à atténuer la contestation. Elle préconise en outre de limiter les contacts avec les organisations de défense de l’environnement, de reporter sciemment les négociations, et d’établir des programmes environnementaux propres visant à éclipser les exigences des activistes. Il s’agit ni plus ni moins de museler l’opposition le plus longtemps possible, en tout cas tant que son influence politique est limitée.

Les compagnies pétrolières s’arment de longue date contre les activistes

Les révélations de WikiLeaks confirment l’ampleur toujours croissante des moyens mis en œuvre pour faire pression sur l’opinion publique afin de pouvoir poursuivre ses projets. Les travaux tels que le « fracking » et la pose d’oléoducs amènent les entreprises pétrolières toujours plus près des communautés locales – parfois jusqu’à littéralement envahir les jardins privés! Les citoyens inquiets rejoignent alors les rangs des activistes et donnent davantage de poids aux campagnes de protestation.

Une machine RP bien huilée, un outil essentiel pour une technologie contestée

En Roumanie, la société Chevron a demandé et obtenu l’aide de la police antiémeute pour investir ce mois-ci un camp de résistance pacifique. Activistes et riverains ont été dégagés manu militari pour permettre à Chevron de s’installer et de démarrer les travaux d’extraction du gaz de schiste. Dans le documentaire Gasland II traitant de l’extraction du gaz de schiste aux Etats-Unis, on apprend que des formations RP pour apprendre à appréhender les citoyens réfractaires et en colère, aux livres mettant en scène le « Gentil Frackosaure » et distribués aux enfants des écoles locales, l’industrie du gaz ne lésine pas sur les moyens pour tenter de manipuler le public. Craignant de voir la population locale s’opposer au fracking, Chevron aurait lancé en Pologne la campagne « We Agree », une énième manœuvre pour acheter l’opinion publique selon les activistes du groupe « Occupy Chevron »: « Chevron fournit des ordinateurs aux écoles locales, aménage des voies piétonnières et a même été jusqu’à faire reconstruire la maison d’un particulier qui se plaignait des dégâts causés par les vibrations des camions. Si ça, ce n’est pas de la corruption… »

Activistes: nos campagnes font de l’effet

Depuis qu’est la parution du document Strategic Forecasting, les mouvements de désobéissance civile et de protestation contre les sables bitumeux ont exercé une telle pression que le président Obama s’est vu contraint de postposer un arrêté portant sur le projet Keystone XL, du nom de cet oléoduc qui devrait assurer le transport du pétrole extrait des sables bitumeux canadiens vers les raffineries du Golfe du Mexique. D’autres actions de protestation ont également retardé l’aménagement d’autres oléoducs canadiens. Les campagnes de marketing élaborées par les compagnies pétrolières encouragent les activistes à poursuivre leurs actions. Scott Parkin, membre du Rainforest Action Network et de Rising Tide North America, déclarait à Inside Climate News: « Le fait que des sociétés telles que Strategic Forecasting nous étudient et nous ciblent est révélateur de l’influence de nos structures. Il va de soi que de tels documents n’étaient pas destinés à des non-initiés, mais nous ne nous laisserons pas intimider. Au contraire, cela nous encourage à exercer une pression encore plus forte. »

 Traduit par Olivier Porignaux pour Investig’Action

Source: http://michelcollon.info/Revelation-WikiLeaks-l-industrie.html?lang=fr

Niger: des milliers de travailleurs et d’habitants manifestent contre Areva

mine-uranium

Coordination Anti-nucléaire, dimanche 13 octobre 2013, 14:43

A l’occasion de la ré-négociation des contrats d’exploitation de l’uranium du Niger par Areva, des milliers de Nigériens ont manifesté ce samedi 12 octobre 2013 dans la cité minière d’Arlit pour dénoncer l’impact environnemental causé par les activités du groupe nucléaire français accusé de polluer et contaminer la région depuis des décennies.

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Des milliers de manifestants ont défilé samedi dans la cité minière d’Arlit, dans le nord du Niger, contre le groupe nucléaire français Areva qui exploite depuis plus de 40 ans l’uranium dans ce territoire où vivent et se déplacent, traditionnellement, les nomades touareg. Les manifestants – élus locaux et membres de la société civile, auxquels se sont joints des habitants –, ont défilé dans les rues de la ville en scandant des slogans farouchement anti-Areva.

Les milliers de protestataires accusent Areva de polluer l’environnement et de ne n’avoir fait aucun cas des préoccupations quotidiennes des habitants. Eau d’irrigation et puits contaminés, déchets radioactifs entassés, air chargé de particules radioactives: la stratégie néo-colonialiste de l’Etat français et de ses fers de lance affairistes ronge la terre et ses habitants.

Azaoua Mamane, l’un des organisateurs, dresse un bilan accablant de la présence du groupe nucléaire français sur le sol nigérien depuis près d’un demi-siècle: « La population a hérité de 50 millions de tonnes de résidus radioactifs stockés à Arlit et Areva continue de pomper gratuitement 20 millions de mètres cubes d’eau par an pendant que la population meurt de soif. Les rues et les habitations d’Arlit sont construites à l’aide de résidus radioactifs et la nappe phréatique usée et contaminée s’assèche par la faute d’Areva ».

La manifestation qui a regroupé quelque 5 000 personnes veut montrer  » que nous en avons assez de cette domination et soutenir le nouveau gouvernement dans ses prochaines discussions avec Areva au sujet des ressources du pays», a précisé A.Mamane. Le Premier ministre du Niger, Brigi Rafini, a précisé le 6 octobre dernier que son pays allait « passer au peigne fin » ses contrats miniers avec Areva, jugeant le partenariat pour le moins « déséquilibré ».

Le Niger, qui compte parmi les grands producteurs mondiaux d’uranium mais reste l’un des pays les plus pauvres du monde, avait critiqué fin octobre 2012 le partenariat historique « très déséquilibré » avec Areva et réclamé des retombées plus importantes. Deux co-entreprises ont été monté par l’exploitant nucléaire avec l’Etat nigérien, la Cominak et la Somaïr, pour une production annuelle de l’ordre de 4.500 tonnes.

Les implantations d'Areva au NigerPhoto: Les Implantations d’Areva au Niger (source: Areva)

Le rouleau compresseur du colonialisme nucléaire écrase le peuple

Le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), mené par des Touaregs, a lancé un mouvement de rébellion en février pour demander une plus grande autonomie de la région nord du pays où est extrait l’essentiel de l’uranium nigérien. Une première rébellion touarègue avait eu lieu au début des années 90. Elle avait pris fin en 1995 par un accord de paix qui n’avait pas été totalement respecté par le gouvernement. Ce dernier refuse de négocier avec les rebelles qu’il n’hésite pas à qualifier de trafiquants de drogue et de bandits.

Un attentat suicide avait fait le 23 mai dernier un mort et 14 blessés parmi les employés d’Areva, tous nigériens sur le site de la Somaïr (Société des mines de l’Aïr,détenue à 64% par Areva et 36% par l’Etat du Niger). La production du site minier avait été suspendue, arrêtée et n’avait pu reprendre que 3 mois plus tard alors que le groupe nucléaire espérait ouvrir d’ici deux ans une nouvelle mine (géante) à Imouraren contre laquelle se battent les populations locales et nomades.

Depuis des mois les manifestations, notamment de jeunes, se multiplient tant contre le renforcement des dispositifs policiers et militaires à Niamey pour protéger les ambassades occidentales que contre les activités du lobby nucléaire français. « Nous sommes très en colère, ces barrières nous empêchent de nous rendre au centre-ville par la voie naturelle. Nos ambulances et corbillards sont obligés de faire de longs détours« , a expliqué un habitant à l’AFP qui précise qu’ils en ont assez des « tracasseries et contrôles sécuritaires humiliants« .

Corruption des institutions et dirigeants par le lobby nucléaire?

Fin 2012, l’Observatoire du Nucléaire révélait que la Loi de finance 2013 du Niger, alors étudiée par l’Assemblée nationale de ce pays, qui est supposé être indépendant après avoir été colonisé par la France jusqu’en août 1960, venait d’être subitement modifiée par le ministre des finances. Cette intervention, probablement illégale, a consisté à rajouter au budget national la somme de 17 milliards de FCFA (environ 26 millions d’euros) « offerte » au Niger par la société nucléaire française Areva, dont 10 milliards de FCFA (plus de 15 millions d’euros) directement affectés à l’acquisition d’un avion pour le Président du Niger, M. Issoufou.

L’organisation de veille sur le nucléaire déclarait: « Il s’agit donc clairement d’une manoeuvre de corruption, probablement sur le plan légal et assurément sur le plan moral, par Areva qui entend ainsi perpétuer sa mainmise sur les réserves d’uranium du Niger, pour continuer à alimenter les centrales nucléaires françaises. Par l’intermédiaire d’Areva (anciennement la Cogéma), la France pille l’uranium du Niger depuis des décennies, s’octroyant ce minerai à un prix ridiculement bas tout en causant de graves dommages à l’environnement et en nuisant aux populations locales… il n’est acceptable de voir Areva attribuer de son propre chef une somme au Niger, comme un « généreux donateur » venant au secours d’un déshérité. Et ce d’autant plus que la majeure partie de cette somme est d’ores et déjà affectée à l’achat d’un équipement de luxe et de prestige pour le Président du Niger. » L’opposition démocratique du Niger, regroupée dans l’Alliance pour la réconciliation nationale (ARN), avait dénoncé cette manœuvre.

Areva contrôle le gouvernement Nigérien et… Français

Le Président du Niger, M. Issoufou, est un … ancien directeur de la Somaïr… filiale d’Areva ! Son prédécesseur, Mamadou Tandja, a été renversé en 2010. Ayant fait modifier la constitution du Niger afin de rester au pouvoir, il n’avait lui-même rien d’un grand démocrate. Mais il avait aussi commencé à résister à l’ancien colonisateur français, jouant de l’intérêt des chinois pour l’uranium afin de faire augmenter le prix payé par Areva. Il n’est donc pas surprenant que M Tandja ait été renversé… et remplacé par un employé d’Areva.

Ce véritable putsch de la France sur le Niger a été supervisé par le Président français M Sarkozy, mais c’est aujourd’hui M. Hollande et son gouvernement qui sont au pouvoir… et qui laissent Areva corrompre le président du Niger. Signe des temps, l’un des premiers actes du Président Hollande fut de recevoir M. Issoufou à l’Elysée, le 11 juin 2012, pour s’assurer de la mise en exploitation par Areva, qui plus est avant même la date prévue de 2014, de la mine géante d’uranium Imouraren.

Rappel:  depuis le 16 septembre 2010, cinq employés d’Areva et de Vinci et deux Africains, enlevés à Arlit dans le nord du Niger, sont retenus en otage par Al-Qaida au Maghreb islamique.

carteareva-ffb52Carte: Areva en Afrique- au Niger, des mines en activité

Source: http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2013/10/13/Des-milliers-de-Nig%C3%A9riens-manifestent-contre-Areva

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