Les groupes de défense des droits au Royaume-Uni rejettent l’enquête officielle sur les transferts de prisonniers post-11 septembre

Vue de Guantanamo

L’enquête menée par le gouvernement sur une supposée implication britannique dans la restitution et la torture sera un simulacre, disent les groupes de défense des droits

Mark Townsend, 8 novembre 2014

Les principaux groupes de défense des droits du Royaume-Uni sont sur le point de boycotter l’enquête officielle sur la participation du Royaume-Uni dans la torture et la restitution [des prisonniers] dans les années après le 11 septembre, portant gravement atteinte à l’enquête controversée.

Neuf organisations ont annoncé qu’elles ne veulent rien à voir avec l’enquête parlementaire du comité du renseignement et de la sécurité (ISC) [Intelligence and Security Committee] dans le rôle présumé du Royaume-Uni dans le mauvais traitement des détenus.

Une lettre rédigée avec conviction à l’équipe du comité d’enquête sur les allégations des détenus affirme que, malgré une hausse des préoccupations avec le gouvernement il y a plus de six mois pour savoir si sa décision d’autoriser l’ISC [Intelligence and Security Committee] à mener l’enquête était « légale ou appropriée », leurs préoccupations face à une dissimulation des institutions sont restées sans réponse.

Lire la suite: http://www.theguardian.com/world/2014/nov/08/british-torture-inquiry-boycotted-rights-groups?CMP=twt_gu

France: Jean-Jacques Candelier appelle le président Obama à fermer Guantanamo

Pétition pour les prisonniers de Guantanamo

Alors que la grève de la faim continue dans la prison de Guantanamo et que le désespoir grandit chez les détenus, le député français Jean-Jacques Candelier a posté sur Facebook, vendredi 3 mai, un appel destiné au président Obama:

« J’écris à l’ambassade des États-Unis d’Amérique pour la fermeture immédiate de la prison de Guantanamo, où un nombre croissant de détenus est en grève de la faim.

Cette prison, zone de non-droit sur le sol cubain, où 166 détenus sont toujours enfermés, est indigne des valeurs auxquelles se réfèrent les États-Unis.

Guantanamo n’est pas nécessaire pour la sécurité des États-Unis. Cette prison entrave la coopération antiterroriste et constitue un outil de recrutement pour les extrémistes, selon les mots du Président OBAMA.

Pourquoi le Président se retranche derrière le Congrès alors même qu’il a, selon des juristes, la prérogative de passer outre ? »

Voir le tweet de @jjcandelier

France24: L’appel d’un député français à Obama sur Facebook : « Fermez Guantanamo !

Pétition sur Change.org: Président Obama: Fermez le centre de détention de Guantanamo Bay

Adnan Latif, le visage de la détention illimitée, meurt à Guantanamo – le 8 septembre 2012

Le CCR (Center for Constitutional Rights, ou Centre pour les Droits Constitutionnels) dénonce la responsabilité des tribunaux et d’Obama dans cette tragédie.

Press@ccrjustice.org

Le 11 septembre 2002, à New York, le Centre pour les Droits Constitutionnels a publié la déclaration suivante en réponse à l’annonce aujourd’hui du Ministère de la Défense sur la mort d’Adnan Latif à Guantanamo. C’est le neuvième homme à mourir depuis l’ouverture de la prison, et le quatrième depuis l’arrivée au pouvoir du Président Obama.

Adnan Latif est le visage humain de la détention illimitée à Guantanamo, une politique qui est maintenant entre les mains du Président Obama. M.Latif, détenu sans inculpation ni jugement, est mort tragiquement, une mort personnelle, seul dans une cellule, à des milliers de kilomètres de chez lui, plus d’une décennie après son enlèvement et sa déportation à Guantanamo Bay. Comme les autres hommes, M.Latif avait entamé des grèves de la faim pendant des années pour protester de son innocence. Ses protestations furent vaines.

Rien, en effet, ne justifiait la détention d’Adnan Latif. Bien que le Ministère de la Justice du Président Obama sache qu’il était innocent, il a fait appel de la décision du Tribunal du D.C. ordonnant sa libération plutôt que de le renvoyer chez lui au Yémen. Le président a imposé un moratoire sur tous les transferts vers le Yémen, ce qui explique pourquoi plus de la moitié des détenus restants sont Yéménites.

Adnan Latif a été détenu indéfiniment, et finalement à vie, non pas en raison de sa conduite, mais de sa nationalité yéménite. Lorsque le circuit D.C. (le juge d’appel fédéral) a infirmé l’ordonnance de mise en liberté d’Adnan Latif, une opinion fortement dissidente a critiqué la majorité, lui reprochant non seulement d’avoir « changé les règles du jeu mais d’avoir arbitré en faveur du gouvernement ». Au bout du compte, la Cour suprême des Etats-Unis est restée enfermée dans sa tour d’ivoire, ignorant le plaidoyer d’un homme innocent, ainsi que la promesse d’un « examen sérieux» de son cas. Ils ont tous une part de responsabilité dans le destin de cet homme innocent.

La mort d’Adnan Latif est un brutal rappel qu’enfermer quelqu’un pendant plus d’une décennie sans prévoir de terme porte préjudice à l’être humain de façon irrémédiable. Des hommes mourront encore inutilement, à moins que le président Obama ferme enfin la prison. La mort d’Adnan Latif doit être un appel à reprendre les transferts et à mettre fin à cette sombre période.

Le Centre pour les Droits Constitutionnels mène la bataille concernant Guantanamo depuis dix ans. Il a représenté des clients dans deux cas à la Cour suprême, et a organisé et coordonné des centaines d’avocats pro bono à travers le pays, veillant à ce que presque tous les hommes détenus à Guantanamo aient eu la possibilité d’une représentation légale. Parmi les cas de Guantanamo, le Centre représente les familles d’hommes morts à Guantanamo, et les hommes qui ont été libérés et qui sont en quête de justice dans les tribunaux internationaux. En outre, le CCR a œuvré par voies diplomatiques à réinstaller les hommes qui restent à Guantanamo parce qu’ils ne peuvent pas retourner au pays de crainte d’être persécutés ou torturés.

Le Centre pour les Droits Constitutionnels se consacre à promouvoir et à protéger les droits garantis par la Constitution des Etats-Unis et la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Fondé en 1966 par des avocats qui représentaient des mouvements de droits civiques dans le Sud, le CCR est un organisme éducatif à but non lucratif qui entend utiliser de façon créative le droit pour s’en servir comme force positive de changement social.

Traduit sur le Forum WikiLeaks par Dragonfly84

Source: http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,14825.0.html
http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,14523.0.html

Un garde du corps d’Assange redoute qu’il soit menacé de mort

Par Samantha Turnbull

*Note du blog: Cet article est paru le 7 août 2012, avant l’accord de l’asile politique de Julian Assange. Nous le publions car il dresse le portrait de Ciaron O’Reilly, un militant pacifiste qui donne ici des explications sur la Guerre en Irak et sur son soutien à Assange. L’audio de cette interview est disponible sur le site d’origine (cf. lien en fin d’article).

Un des gardes du corps de Julian Assange était récemment de passage à Lismore où il s’est exprimé pour ABC North Coast

Ciaron O’Reilly ressemble plus à une rockstar qui approche de la cinquantaine qu’à un garde du corps corpulent surveillé par les pouvoirs internationaux.

Derrière les cheveux rastas, cependant, c’est un homme farouchement passionné par le pacifisme et dévoué à la protection d’un des militants les plus connus au monde – Julian Assange, le fondateur de Wikileaks.

M. O’Reilly, originaire de Brisbane, est maintenant un londonien et a été désigné par M. Assange comme un des deux gardes du corps volontaires qui l’escortent au milieu des hordes de journalistes et de photographes affamés dans l’intervalle des apparitions au tribunal.

« C’est une sacrée meute sauvage, toute cette presse, et beaucoup de photographes veulent qu’il ait peur et qu’il ait l’air pris de perdre les pédales, donc nous formons un cordon de sécurité autour de lui pour l’amener au tribunal », dit M. O’Reilly.

« Il me fait évidemment confiance… et je suis plutôt grand. »

« Nous avons eu le rôle… je pense qu’il n’avait pas beaucoup de choix possible parmi les gens. »

M. O’Reilly a rencontré pour la première fois M. Assange en Angleterre et il s’est identifié à sa situation désespérée après avoir été lui-même emprisonné pour des activités anti-guerre.

Il a été emprisonné pendant 13 mois pendant la 1ere Guerre du Golfe pour avoir désarmé un bombardier B-52, dans l’Etat de New York, et à son retour en Australie, il a mis hors service une machine d’extraction d’uranium dans l’Etat du Nord.

Il a affirmé que le Premier Ministre Julia Gillard n’a pas menti quand elle a dit que M. Assange a reçu le même traitement que n’importe quel australien ayant des ennuis à l’étranger.

« Je pense que c’est différent pour un Australien  qui a des ennuis à cause de la drogue en Thaïlande ou à Bali, mais si tu as des ennuis avec les Etats-Unis pour des raisons politiques, le gouvernement australien va juste en profiter pour te livrer », a dit M. O’Reilly.

« Dans mon cas, ils n’ont établi aucun contact avec moi avant mon procès à New York. »

« Ils ont assisté à ma sentence mais ne se sont jamais présentés devant moi. »

« Ils étaient là pour servir le FBI en me mettant en prison. »

« C’est ce qu’ils ont fait. »

M. O’Reilly est revenu en Australie pour 3 mois afin de rendre visite à sa famille, mais il retourne à Londres dans quinze jours.

Là, il prévoit de participer à la veille à l’extérieur de l’ambassade d’Equateur où M. Assange a cherché refuge en attendant une annonce formelle au sujet de l’accord ou non de l’asile politique en Equateur.

Il a dit qu’il a été surpris quand M. Assange a demandé l’asile, mais c’était un pas important pour éviter l’extradition en Suède suivi par celle des Etats-Unis.

« Ce n’est pas quelqu’un qui cherche à réagir, c’est quelqu’un qui prend des initiatives », a dit M. O’Reilly.

« Je pense que toute cette affaire suédoise a été une manœuvre dilatoire pour les Americains, et s’il va en Suède, il ira aux Etats-Unis. »

M. Assange est accusé d’agression sexuelle en Suède, ce qu’il n’a pas eu le temps d’évoquer en détail avec M. O’Reilly.

« J’ai lu des déclarations de témoin et des choses comme ça », a dit M. O’Reilly.

« Je pense que ce qui est arrivé en Suède est que les femmes sont allées demander un test HIV et les flics, en quelque sorte, ont détourné cela en allégation d’agression sexuelle. »

Le Gouvernement US a nié qu’il ait l’intention d’extrader M. Assange depuis la Suède, mais c’est un argument que ses supporters rejettent catégoriquement.

Ils croient que le Gouvernement US veut inculper M. Assange pour la divulgation en masse de documents militaires et diplomatiques des Etats-Unis dans le domaine public.

M. O’Reilly a dit que M. Assange n’a pas été extradé depuis l’Angleterre vers les Etats-Unis, car les accusations n’étaient pas assez graves.

« Les Anglais ne vont pas extrader pour des délits passibles de peine de mort, mais les Suédois le feront, a-t-il dit. »

« Donc s’il part d’Angleterre, ils ne pourront pas l’exécuter. »

La mère d’Assange, Christine Assange, est en ce moment en Equateur pour plaider en faveur de la demande d’asile de son fils.

Elle a rencontré le Président de l’Equateur Rafael Correa la semaine dernière pendant une heure.

M. O’Reilly a dit que Mme. Assange a appris que le Gouvernement Equatorien ferait une annonce quand les Jeux Olympiques seraient terminés.

Source: http://www.abc.net.au/local/stories/2012/08/07/3562410.htm

Traduit par kimono

  • Creative Commons

    Ce blog est mis à disposition selon les termes de la Licence CC-BY-SA 4.0, sauf pour les contenus traduits depuis d'autres sites internet et qui restent la propriété des médias qui les ont publiés à l'origine.
  • Articles récents

  • Catégories

  • Archives